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HISTOIRE DE FRANCE,HISTOIRE,POLITIQUE ET PROTESTANTISME

histoire

La transmission au cœur du Jubilé de la Réforme,protestant reforme,martin luther

28 Mai 2017 , Rédigé par hugo Publié dans #protestants, #histoire, #religion, #martin luther

La transmission au cœur du Jubilé de la Réforme
MaisonLutherLors des célébrations du Jubilé de la Réforme à Eisenach, en Allemagne, le président de l’Eglise protestante a rappelé l’importance de continuer à transmettre le message de l’Evangile.
Photo: La Maison de Luther à Eisenach CC (by-sa) Robert Scarth 
Eisenach (EPD/Protestinter) - Heinrich Bedford-Strohm, le président du Conseil de l’Eglise protestante d’Allemagne (EKD), a salué l’évangélisation comme «une dimension tout à fait indispensable de l’Eglise et de la foi chrétienne». Indépendamment du fait que les autres aient ou non envie d’entendre le message d’un Dieu d’amour envers les hommes, «il serait irresponsable de négliger de parler de cet amour», a déclaré le pasteur dans un communiqué publié en marge d’un prêche au château de la Wartburg. Il a lancé avec ce culte en plein air la semaine de célébrations des «500 ans de la Réforme» qui s’est déroulée du 4 au 7 mai à Eisenach.

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L’exposition universelle de la Réforme débutera le 20 mai à Wittenberg,protestant,martin luther,

28 Mai 2017 , Rédigé par hugo Publié dans #protestants, #martin luther, #histoire

L’exposition universelle de la Réforme débutera le 20 mai à Wittenberg
WittenbergL’exposition pour les 500 ans de la Réforme se déroulera en plein air, dès le 20 mai, à Wittenberg. Plus de 80 Eglises du monde entier y participeront jusqu’au 10 septembre.
Photo: Wittenberg CC (by-nc-nd) Neuwieser 
Wittenberg (EPD/Protestinter) – A partir du 20 mai, une exposition pour les 500 ans de la Réforme dans l’enceinte de la vieille ville de Wittenberg s’intéressera aux événements historiques et à leurs conséquences jusqu’à notre époque. Sept «Portes de la liberté» serviront jusqu’à la mi-septembre de surface de présentation à plus de 80 exposants. Des Eglises et des organisations issues du monde entier s’y questionneront sur les défis de notre époque et proposeront information, discussions et célébrations.

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Essonne : mobilisation contre les expulsions des gens du voyage,societe,racisme,

8 Mai 2017 , Rédigé par hugo Publié dans #protestants, #histoire, #religion, #racisme, #respect

ACCUEIL / Essonne : mobilisation contre les expulsions des gens du voyage
 © FNASAT-GENS DU VOYAGE SEULEMENT 16 % DES CAMPEMENTS DANS L’ESSONNE SE TROUVENT SUR DES TERRES AGRICOLES -  © FNASAT-GENS DU VOYAGE
Essonne : mobilisation contre les expulsions des gens du voyage
 17 AVRIL 2017  Laure Salamon 0
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Depuis lundi, plusieurs associations lancent un appel contre la mise en œuvre d’une charte qui vise à expulser les gens du voyage installés de longue date dans l’Essonne.

En décembre 2016, une charte a été signée, en toute discrétion, par la quasi-totalité des représentants de l’État en Essonne : la préfète, le procureur de la République, le Conseil départemental, l’Union des maires, la caisse d’allocations familiales, la chambre interdépartementale de l’agriculture, la chambre départementale des notaires, certains organismes comme le SAFER, la MSA et ENEDIS (ex-ERDF). Pas moins… L’objectif officiel est de lutter contre le phénomène de constructions illégales dans le département. La charte prévoit des phases de prévention, de contentieux et d’exécution des décisions de justice. Pour les associations qui défendent et accompagnent le mode de vie des Tziganes, cette mobilisation des services de l’État vise clairement à chasser les gens du voyage de ce département de la grande région parisienne.

Selon la dernière étude, ce département au sud de Paris compte 1 025 terrains sur lesquels vivent des familles de gens du voyage, comprenant chacune une dizaine de personnes, sur 86 communes. En moyenne, les familles sont là depuis dix-neuf ans, les plus anciennes vivent dans le département depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. La moitié des terrains se situe dans des zones urbaines ou à urbaniser. 40 % seulement sont raccordés à l’eau, à l’électricité et à l’assainissement.

Application brutale du droit

La mobilisation est née lors d’une réunion, début mars, pendant laquelle les représentants des Tziganes ont expliqué la situation de l’Essonne et de la charte. « Par le biais de l’Association protestante des Amis des Tziganes (APATZI), j’ai demandé à ce qu’on étudie le sujet délicat de cette charte qui commence à avoir des conséquences et qui va en avoir sur des milliers de personnes », explique Désiré, dit Nanou, Vermeersch, président de l’Association sociale nationale et internationale tzigane (ASNIT) et administrateur de Vie et Lumière – Mission évangélique des Tziganes de France. « C’est sans précédent en France. »

Les associations se sont donc mobilisées. Elles sont très nombreuses à avoir signé l’appel : la Fédération protestante de France, la Fédération de l’Entraide protestante, l’APATZI, l’ASNIT, la Fédération nationale des associations solidaires d’action avec les Tsiganes et les Gens du voyage (FNASAT-Gens du voyage) qui regroupe plus de 80 associations, l’Association nationale des gens du voyage catholique (ANGVC) mais aussi par la Fondation Abbé-Pierre, la Ligue des droits de l’homme, le Syndicat de la magistrature…

Stéphanie Chauchet, responsable du pôle Habitat à la FNASAT-Gens du voyage, explique : « Nous sommes toujours très attentifs à la façon dont les gens du voyage sont traités mais cette charte est vraiment la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Nous ne pouvons accepter un tel dispositif sans solutions parallèles à proposer aux personnes concernées. Les collectivités se sont mises dans l’illégalité en verrouillant leurs documents d’urbanisme, sans prendre en compte ce mode d’habitat, sans développer une offre adaptée aux divers besoins. Résultat : les gens du voyage ont été placés dans l’illégalité et aujourd’hui cette situation se retourne contre eux. De plus, la mise en illégalité des gens du voyage renforce encore leur image négative. » Nanou Vermeersch ne comprend pas : pourquoi la politique menée via cette charte vise-t-elle à lutter contre les installations illicites et non à les mettre en conformité avec la législation ?

Pour Jean-Arnold de Clermont, président de l’Association protestante des amis des Tziganes (APATZI), « cette question à fortes dimensions humaines ne peut pas se régler par l’application brutale du droit ».

Un mode de vie en jeu

C’est bien ce que rappelle Simone Gaboriau, magistrate honoraire et ancienne présidente du Syndicat de la magistrature, qui soutient cette mobilisation en citant le principe de proportionnalité. « La Cour européenne des Droits de l’homme, notamment avec l’arrêt Winterstein (17/10/2013) qui a condamné la France pour des expulsions de gens du voyage, a construit notre droit commun. En cas d’expulsions de personnes, elle exige que l’on fasse un examen de proportionnalité entre l’intérêt collectif et l’intérêt fondamental des personnes au regard de leur droit au logement et à la vie privée. C’est un principe oublié des autorités publiques françaises. Pourtant, c’est un principe fondamental que de choisir son mode d’habitat. »

Selon la magistrate, on est dans une illustration paroxystique d’un conflit brutal entre nos règles et les droits fondamentaux : « Cette charte mobilise tout le monde de façon disproportionnée. Comment expliquer que le procureur de la République s’engage à apporter une réponse pénale adaptée à chaque situation lorsqu’une infraction est constituée ? Il est très gênant qu’il donne l’impression de renoncer à son pouvoir d’appréciation de classement sans suite, que la loi lui confie expressément si “les circonstances particulières liées à la commission des faits le justifient.” »

Outre cette mobilisation, un courrier doit être envoyé à tous les signataires de la charte pour leur rappeler des points importants, tels l’arrêt Winterstein ou l’article L101-2 du code de l’urbanisme qui doit prendre en compte l’ensemble des modes d’habitats, sans discrimination.

Derrière cette mobilisation associative, c’est la défense d’un mode de vie qui est en jeu. En 2015, les députés avaient voté en faveur de la suppression du livret de circulation, imposé aux gens du voyage depuis 1969. Les sénateurs avaient ensuite fait machine arrière avant que les députés confirment en seconde lecture la fin de cet outil honteux de contrôle, en novembre 2016, dans la loi « Égalité et citoyenneté ». Pourtant les gens du voyage continuent d’être victimes de discriminations, placés dans l’incapacité de s’inscrire sur les listes électorales ou d’accéder à leurs droits sociaux.

Gens du voyage, Tziganes, Roms

Le terme de « gens du voyage » comprend à la fois des Manouches, Sintis d’origine indienne, des Tziganes, des gitans d’origine espagnole ou catalane, des yéniches (d’origine germanique) et des Français de souche qui ont adopté le mode de vie itinérant. Ils sont français et installés depuis des siècles en France, mais tous ne sont pas tziganes. La population est estimée à 300 000 personnes, dont un tiers voyage en permanence, un tiers se déplace uniquement à certains moments de l’année et un tiers de sédentaires. Côté religion, selon les estimations des experts, deux tiers sont catholiques et un tiers de confession protestante. Ce dernier tiers se retrouve dans l’Église Vie et lumière – Mission évangélique des Tziganes de France, membre de la Fédération protestante de France depuis 1975. Les gens du voyage sont confondus avec les Roms, qui sont des ressortissants bulgares ou roumains. Très visibles dans les rues, ils vivent aussi dans des caravanes mais pour des raisons de précarité. Ils sont en effet sédentaires dans leur pays d’origine, qu’ils ont fui pour des raisons économiques ou discriminatoires. Leur population est stable et estimée à 20 000 personnes en France. Ils n’ont pas de lien avec les voyageurs français, sauf une culture commune autour de la langue romani.

https://www.reforme.net/actualite/societe/essonne-mobilisation-contre-les-expulsions-des-gens-du-voyage/

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Propos sur Richelieu : Marine Le Pen face à la colère des protestants,politiques,religion,protestant,

20 Avril 2017 , Rédigé par hugo Publié dans #protestants, #histoire, #histoire de france, #religion, #politiques

ACCUEIL / Propos sur Richelieu : Marine Le Pen face à la colère des protestants
 © Capture écran TF1 L'ÉMISSION POLITIQUE DE TF1 "DEMAIN PRÉSIDENT" QUI SUIT LE JOURNAL TÉLÉVISÉ DU 20H REÇOIT CHAQUE SOIR UN NOUVEAU CANDIDAT -  © CAPTURE ÉCRAN TF1
Propos sur Richelieu : Marine Le Pen face à la colère des protestants
 19 AVRIL 2017  Nathalie Leenhardt  Frédérick Casadesus 2
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Des protestants s’insurgent face aux propos de Marine Le Pen qui falsifie l’Histoire pour défendre son idéologie.

Mardi 18 avril pendant l’émission politique de TF1, Marine Le Pen s’en est pris aux protestants en affirmant : « Sous Richelieu, c’est peut-être les protestants qui avaient des exigences qui allaient contre la Nation… ». Elle répondait à une question du journaliste Gilles Bouleau lui demandant quel était son modèle en politique. François Clavairoly, président de la Fédération protestante de France (FPF), a aussitôt réagi à cette déclaration : « Marine Le Pen se pose en historienne, interprète dangereuse de l’Histoire tout en stigmatisant une confession ». Il poursuit : « La FPF n’est pas dupe et voit bien qu’à travers la référence aux protestants d’hier, cités avec tant de malveillance et d’irrespect alors qu’ils étaient persécutés et assassinés par le pouvoir royal, c’est « peut être » l’islam d’aujourd’hui qui est visé. Déjà sa nièce, Marion Maréchal-Le Pen avait parlé de la Provence “occupée par les Sarrasins, les nazis et les protestants…” ».

Falsification et instrumentalisation

Comme François Clavairoly, d’autres protestants ont réagi à cette réécriture de l’Histoire, tels les pasteurs de l’Église protestante unie de France (EPUdF) James Woody sur son blog ou Michel Bertrand qui commente : « Marine Le Pen se montre aussi incompétente sur le fait religieux qu’elle l’est dans d’autres domaines. Elle instrumentalise la laïcité, comme elle instrumentalise l’Histoire et met son mensonge au service de son idéologie d’extrême-droite ».

Quant à la députée socialiste Fanny Dombre-Coste, elle aussi protestante, elle s’insurge contre « ces allégations mensongères et cette falsification de l’Histoire dont les dirigeants du Front national sont coutumiers. Doit-on rappeler que le siège dramatique de la Rochelle ordonné par Richelieu s’est conclu par plus de 25 000 morts, dans le seul objectif de priver les protestants de certains de leurs droits et de certaines de leurs libertés ? ».

Rappel historique : Richelieu et les protestants

Disons-le crûment : le Richelieu familier de la plupart des Français n’est pas celui qui vécut de 1585 à 1642. Sous l’influence d’un romancier de génie, l’homme rouge est devenu dictateur, opportunément ridiculisé par « Les Trois Mousquetaires ». Il est plus que nécessaire de faire sortir le cardinal de son image d’Épinal.

Depuis quarante ans, notamment grâce à la biographie de Louis XIII que rédigea Pierre Chevallier, l’historiographie nous a montré que la principale ambition de Richelieu consistait à consolider l’autorité du roi, non d’imposer sa propre puissance. Dans le domaine religieux, sa politique était aussi plus subtile que l’avait prétendu le cher Alexandre Dumas. « Homme de l’État, Richelieu s’est battu contre la dissidence religieuse, mais pour des raisons théologiques, observe l’historien Bernard Cottret. Son opposition aux jansénistes et à ceux qui allaient devenir des dévots se fondait sur le refus de tout ce qui fait passer la foi chrétienne avant l’intérêt national. Avec les protestants, Richelieu se comporte d’abord avec respect, mais fermeté ».

L’épisode sinistre du siège de La Rochelle ne saurait cacher l’ensemble d’une politique. Richelieu ne supportait pas la puissance militaire du parti protestant. « Les calvinistes du nord de la Loire étaient favorables à la raison d’État parce qu’elle était pour eux protectrice, ajoute Bernard Cottret. Le cardinal approuvait l’Edit de Nantes mais refusait l’existence d’une force qui puisse contester l’autorité royale. »

C’est bien l’existence même de places fortes susceptibles de contester l’autorité royale qui motivait l’intervention des troupes de Louis XIII.

De même, on oublie trop souvent que le principal ministre de Louis XIII haïssait la couronne espagnole et s’était alliée avec les États protestants. S’il fallait encore asseoir la complexité du personnage, on pourrait citer Napoléon Peyrat (1809-1881), pasteur devenu historien, considéré par beaucoup comme le Michelet protestant : « Son triomphe a été énergique, mais juste. Richelieu n’a pas été comme on le pense, le champion de l’Église romaine ; en attaquant les calvinistes, Richelieu domptait non une secte religieuse, mais un parti politique ».

C’est donc, une fois encore, l’utilisation de l’Histoire à des fins politiciennes qui pose problème. Il est compréhensible que les protestants s’insurgent contre les propos de Marine Le Pen, car ils devinent un débat biaisé, dans lequel, d’évidence, leur mémoire collective est instrumentalisée contre les musulmans. De surcroît, ces paroles désinvoltes ravivent des blessures ancestrales à partir desquelles, aussi, s’est bâtie notre mémoire. Il n’en demeure pas moins que Richelieu ne peut être réduit à sa caricature. L’Histoire est passionnante, complexe, et demeure une matière politique inflammable.

Mots clés instrumentalisation politiqueMarine Le PenProtestantsRichelieu

https://www.reforme.net/actualite/politique/richelieu-marine-pen-face-a-colere-protestants/

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l’étrange Etat moderne de Marine Le Pen,protestant,religions,histoire,histoire de france,politiques,

20 Avril 2017 , Rédigé par hugo Publié dans #protestants, #histoire, #histoire de france, #religion, #politiques

l’étrange Etat moderne de Marine Le Pen
19 AVRIL 2017 JAMES WOODY THÉOLOGIE
Marine Le Pen, présidente du Front National et candidate à l’élection présidentielle, était interrogée sur TF1, mardi 18 avril. Au cours de l’entretien avec le journaliste Gilles Bouleau, la discussion porte sur les modèles politiques :

– Gilles Bouleau : Y-a t-il dans votre panthéon politique un homme ou une femme qui vous serve de modèle, d’inspiration ?

– Marine Le Pen : En ce moment, Richelieu. Le promoteur d’un Etat moderne, qui a refusé justement peut être qu’une religion prenne le pas sur la France, oui sûrement.

– Gilles Bouleau : Il n’a pas été très amical avec les protestants…

– Marine Le Pen : Qu’est-ce que vous voulez ? C’est peut-être les protestants qui avaient des exigences à l’époque, qui allaient à l’encontre de la Nation.
 

“Il n’a pas été très amical avec les protestants”. En utilisant un euphémisme (Lors du siège de La Rochelle entre 1627 et 1628 seuls un peu plus de 5.000 personnes auront la vie sauve, sur les 27.000 habitants que comptait la ville), le journaliste pousse Marine Le Pen à en dire plus sur le rapport de Richelieu à la communauté protestante et sur ce qu’elle admire chez cet homme d’Etat : “c’est peut-être les protestants qui avaient des exigences à l’époque, qui allaient à l’encontre de la Nation.”

A l’époque, les protestants se conforment aux exigences de l’Edit de Nantes (1598) qui prévoit pour eux des places de sûreté dont La Rochelle est l’une des premières, en vertu de l’Edit de saint Germain de 1570. Cet Edit de Nantes permet la présence des protestants dans quelques villes du Royaume de France, sans pour autant introduire le pluralisme religieux. Il n’est pas question de liberté religieuse pour les protestants, ni de tolérance. Le catholicisme demeure non seulement la religion majoritaire, mais la religion dominante.

Comme le rappelait le pasteur François Clavairoly, président de la Fédération protestante :

De la naissance du parti huguenot à la première guerre de religion, menée par Condé et Coligny en 1562-1563, jusqu’à la Saint Barthélémy en 1572 qui en brise l’élan, la politique réformée et ses visées sont celles, étonnamment, de la conquête. Avec l’espoir fou d’une véritable Réforme de l’Eglise du pays par une prise de pouvoir, jusqu’à ce que l’Edit de Nantes, après tant de violence, interdise définitivement les assemblées politiques, autrement dit le parti protestant, et ne reconnaisse que des personnes, c’est-à-dire les sujets de la RPR (Religion Prétendue Réformée) et quelques rudiments d’assemblée, c’est-à-dire l’organisation de leurs synodes. Il faudra attendre la paix d’Alès en 1629 pour mettre un terme par la force à ces projets de pouvoir et pour que les protestants entrent dans une attitude de loyauté.
En considérant que Richelieu fut le “promoteur d’un Etat moderne”, Marine Le Pen indique sa vision de l’Etat moderne et des moyens pour le mettre en oeuvre.

Une religion unique pour l’ensemble de la Nation, ce qui s’apparente au principe “Cujus regio ejus religio” à chaque région sa religion, à l’échelle du royaume. Le pluralisme religieux est compris, comme par la cour de Louis XIII comme un facteur possible de scission de la population et donc un risque de sédition et de déstabilisation du pays. L’épisode du XVIIème siècle rappelé pendant l’émission de télévision l’a rappelé, c’est aussi la suppression de tout autre parti que celui du roi qui est voulu dans cet acte de guerre mené par le cardinal Richelieu. Le pluralisme religieux est aussi une garantie du pluralisme politique – un fait trop souvent minoré. Richelieu a non seulement œuvré pour qu’une religion prenne le pas sur les autres, mais qu’elle soit l’unique religion.

Plus de séparation de l’Eglise et de l’Etat. Richelieu (1585-1642), qui commande le siège de La Rochelle, est à la fois cardinal et ministre de Louis XIII (on hésite à parler de premier ministre). Non seulement la vision politique est qu’il n’y ait plus qu’une seule Eglise, mais qu’elle marche main dans la main avec l’Etat. Louis XIV parviendra à cette fusion en instaurant un pouvoir absolu qui, d’ailleurs, provoquera la révocation de l’Edit de Nantes pourtant qualifié d’irrévocable par le roi Henri, son grand-père.

La violence d’Etat comme moyen de gouverner. Dans le cas du siège de La Rochelle, on ne parle pas de violences policières, de dérapages ni de bavures. C’est un massacre en règle : des installations sont conçues par les forces de Richelieu pour empêcher l’approvisionnement de la ville et provoquer une famine. Le nombre des victimes ne fait pas seulement froid dans le dos. Il ferait aujourd’hui le tour de la planète et provoquerait une décision de l’ONU sans le veto d’un membre permanent du conseil de sécurité. Rappelons aussi que les protestants étaient des français qui auraient été qualifiés de souche par ceux qui utilisent cette expression. Bien entendu, des siècles plus tard, quelqu’un comme Charles Maurras dira que les protestants sont le parti de l’étranger et, à la même époque, au début du XXème siècle, on parlera encore du “péril protestant”, sans oublier les expressions injurieuses.

Est-ce cela l’Etat moderne auquel aspire cette candidate à l’élection présidentielle, qui a refusé que l’entretien se fasse devant les drapeaux français et européen ? Certainement les protestants de l’époque vivaient encore de ce désir de faire de la France une nation protestante, ce qui n’a rien d’une vision moderne, mais la réplique royale par la main de Richelieu ne fut pas plus heureuse. Elle posa les bases de l’absolutisme royal incarné par Louis XIV ; elle posa les bases de la révocation de l’Edit de Nantes qui conduisit à l’exil massif des forces vives du Royaume et au recul de la France sur le plan culturel et économique, notamment. Le seul bénéfice que l’historien Patrick Cabanel reconnaît à cet exil fut la création de la francophonie par l’essaimage des locuteurs français à travers le monde pour échapper à la tyrannie de l’époque. Maigre consolation.

 

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La colonisation, ce passé qui ne passe pas,histoire,politiques,religion,

25 Février 2017 , Rédigé par hugo Publié dans #histoire, #histoire de france, #politiques, #religion, #islam

La colonisation, ce passé qui ne passe pasGilles Manceron23 Février

2017ACTUALITÉexpo_coloniale_paris_1931.jpgEn qualifiant le 15 février la colonisation de « crime contre l’humanité », Emmanuel Macron a courageusement mis le doigt là où la France a mal.En affirmant que la colonisation était un « crime contre l’humanité », Emmanuel Macron a eu le mérite de lancer, le 15 février, un « pavé dans la mare » dans la campagne présidentielle française. Même si, en le disant en Algérie, il a repris une mauvaise habitude des derniers présidents de la République, tel Sarkozy en décembre 2007 ou Hollande fin 2012, qui ont réservé leurs propos les plus nets sur ces sujets à leurs voyages en Algérie puis les ont contredits ou oubliés en France. Ces paroles ne doivent pas être « réservées à l’exportation ». C’est vis-à-vis de l’opinion publique française qu’un travail de vérité et de reconnaissance est avant tout nécessaire.Macron n’a pas repris les mots de crime contre l’humanité lors de son meeting à Toulon, le 18 février, dans une région où l’extrême droite est active et où le combat pour la vérité doit être mené sans concession. Il a loué le « travail formidable » fait dans l’Algérie française par des « gens formidables » et demandé « pardon » aux Pieds-noirs que ses propos avaient « blessés ». En novembre 2016, il avait dit dans Le Point que, dans l’Algérie coloniale, « il y a eu des éléments de civilisation et des éléments de barbarie ». C’était mal se démarquer de la théorie des « aspects positifs de la colonisation », qui avait suscité un tollé parmi les historiens, les enseignants et des associations quand la loi du 23 février 2005 avait demandé aux professeurs de les enseigner. Macron restera-t-il fidèle à ses déclarations à la télévision algérienne ? Quoi qu’il en soit, elles sont courageuses et il y a un travail de reconnaissance à poursuivre avec intransigeance.Car le passé colonial de la France, faute d’avoir été depuis les indépendances l’objet d’un travail critique des institutions françaises, a laissé des traces dans les représentations collectives et les comportements de parties importantes de notre société. Des mythes persistent dans les esprits. À l’école, quand les manuels progressent dans l’approche de cette page d’histoire, de vigoureuses campagnes sont déclenchées sur le thème « on n’apprend plus la “vraie” histoire à nos enfants », auxquelles sont sensibles une bonne partie des générations les plus anciennes, nostalgiques de leur propre scolarité.Il est vrai que le concept juridique de crime contre l’humanité, forgé pour juger spécifiquement les crimes nazis et introduit tardivement dans le droit français, est inapplicable en l’occurrence, mais la formule renvoie aussi à une notion politique et morale parfaitement pertinente. Elle a été employée à de multiples reprises depuis le XVIIIe siècle par les dénonciateurs de la colonisation.À n’avoir pas regardé en face cette page de son histoire, la France en est encore malade. Les séquelles du passé colonial forment le soubassement des manifestations racistes et islamophobes d’aujourd’hui, un terreau fertile sur lequel l’extrême droite se développe. Les municipalités FN, en délaissant les transports publics et les équipements de quartiers populaires où elles encouragent la discrimination ethnique, ont tendance à reconstituer la ségrégation urbaine propre aux sociétés coloniales. Les pratiques policières visà- vis des jeunes Français descendants d’immigrés sont la continuation d’habitudes coloniales anciennes. Emmanuel Macron va-t-il persister ? D’autres candidats vont-ils avoir le courage de se saisir à leur tour de cette question ?GILLES MANCERON,
historien, auteur notamment de Marianne et les colonies (La Découverte, 2003).


http://temoignagechretien.fr/articles/la-colonisation-ce-passe-qui-ne-passe-pas

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LUTHER, martin luther , protestant,

15 Décembre 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #protestants, #histoire, #martin luther, #reforme, #politiques

Voir les notes de mes amis
SYNOPSIS ET DÉTAILS
Transporté par l'expérience d'une tempête durant laquelle la foudre tomba tout près de lui, Luther est incité à abandonner ses études de droit pour rejoindre un monastère Augustin. La vie au monastère est tout sauf sèche et poussiéreuse pour Luther qui, conduit par sa foi et une étude étroite de la Bible, commence à mettre en cause la pratique religieuse établie. Les tensions s'accélèrent lorsque Luther livre ses 95 thèses sur les portes de l'église Wittenberg, change d'une manière fulgurante et provocante les reliques et les certificats de l'indulgence dont beaucoup de notables d'Eglise avaient profité...

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=42733.html

IL EST EN FRANCAIS , ALLEMAND PUISQUE LUTHER EST ALLEMAND

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Quand Calvin légitimait le prêt à intérêt,protestants,histoire,histoire defrance

5 Décembre 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #protestants, #histoire, #histoire de france

ECONOMIE
Quand Calvin légitimait le prêt à intérêt
Tags: Finance Calvin Economie Genève Université de Genève
Médaille à l’effigie de Jean Calvin ©www.saivenumismatique.fr via http://www.saivenumismatique.fr/monnaies_r1/jetons-et-medailles_c54/numismatique-du-mariage-et-de-la-religion_p1327/protestantisme_t4448/turin-p-jean-calvin-noyon-1509-geneve-1564-argent-68mm-1932-sup_article_17830.htmlAu XVIe siècle, Jean Calvin a été le premier théologien à cautionner la pratique du prêt à intérêt en Europe. Dans le cadre des 500 ans de la Réforme, retour en deux volets sur cet aspect peu connu de l’œuvre du célèbre réformateur. Et sur la pertinence de cette pratique dans l’économie moderne. (1/2)
Photo: Médaille à l’effigie de Jean Calvin (1932) ©www.saivenumismatique.fr
Par Martin Bernard
Le prêt à intérêt est au cœur du fonctionnement de la finance contemporaine. Son impact est considérable, et affecte directement les ménages, les entreprises et les Etats. Parfois remis en question, il n’a pourtant pas toujours existé sous sa forme actuelle. Durant tout le Moyen-Age européen, la pratique est en effet prohibée par l’Eglise catholique. Ce n’est qu’au moment de la Réforme – dont on fêtera le 500e anniversaire en 2017 – que le prêt à intérêt trouvera une certaine légitimité théologique. Sous l’impulsion principale de Calvin, à Genève.
Qu’est-ce que l’intérêt aujourd’hui, et pourquoi était-il interdit au Moyen-Age? «En finance, l’intérêt est la rémunération d’un prêt, sous forme, généralement, d’un versement périodique de l’emprunteur au prêteur», indique Bernard Bayot, directeur du réseau Financité, qui promeut en Belgique des initiatives de finance solidaire. C’est, en d’autres termes, le loyer de l’argent, le prix à payer pour pouvoir en disposer. Communément admise aujourd’hui, cette conception est cependant relativement moderne.
Aristote et les scolastiques
Dans l’antiquité, le philosophe grec Aristote s’oppose à l’idée que l’argent puisse produire de l’argent et s’accumuler. Pour lui, «il est donc par nature injuste que le prêt d’une somme d’argent engendre un surplus. La nature de la monnaie repose sur sa fonction d’intermédiaire des échanges et d’étalon monétaire. Comme intermédiaire, elle ne peut pas être considérée comme une marchandise, ce qui intervient lorsque le paiement d’un intérêt est envisagé», écrit Pascaline Houriez, consultante en entreprise et suivi de projet, dans le numéro 266 de la revue de théologie de la Faculté Jean Calvin d’Aix-en-Provence.
Cette définition se trouve être en accord avec des indications du Deutéronome et de l’Evangile de Luc. Elle influencera fortement les Pères de l’Eglise au Moyen-Age. De fait, le prêt à intérêt est condamné canoniquement en 325 lors du Concile de Nicée, puis également par Charlemagne au début du IXe siècle. Au XIIIe siècle, dans sa «Somme théologique», Thomas d’Aquin écrit que «recevoir un intérêt pour de l’argent prêté est en soi injuste, car c’est faire payer ce qui n’existe pas». En ce qui concerne l’argent, il ajoute: «il a été principalement inventé pour faciliter les échanges; donc son usage propre et principal est d’être consommé, c’est-à-dire dépensé, puisque tel est son emploi dans les achats et les ventes. En conséquence, il est injuste en soi de se faire payer pour l’usage de l’argent prêté; c’est en quoi consiste l’usure…» Le droit canonique condamnera le prêt à intérêt jusqu’en 1830, et ne le rendra licite qu’en 1917. Cela dit, si l’intérêt était prohibé durant tout le Moyen-Age, des exceptions existaient, et de nombreux artifices commerciaux permettaient aux marchands de contourner l’interdit.
Le virage calviniste
En 1545, cependant, lorsque Jean Calvin, dans sa fameuse lettre à Claude de Sachins, apporte sa caution morale à la pratique de l’intérêt, il rompt de fait avec une tradition judéo-chrétienne vieille de près de trois millénaires. Il se démarque en cela de Luther et Zwingli. Contrairement à Aristote et aux scolastiques, Calvin considère que la monnaie est une marchandise comme une autre. «Pour lui, il n’y a pas besoin d’avoir une approche particulière de l’argent. L’argent est un bien qu’on prête contre un loyer, de la même manière qu’on loue un appartement. C’est simple, mais c’est une vraie révolution conceptuelle», explique François Dermange, spécialiste de l’éthique économique à l’Université de Genève.
Une fois cela posé, cependant, Calvin émet plusieurs restrictions morales à cette pratique. «La principale est que le prêt à intérêt ne vaut pas pour le pauvre», souligne Michel Grandjean, historien du christianisme à l’Université de Genève. «Pour Calvin, il faut donc distinguer entre celui qui emprunte pour investir et celui qui emprunte pour se nourrir. Dans le premier cas, l’intérêt est légitime, dans le second, il ne l’est pas». Ainsi, selon Calvin, si la Bible condamne bien l’usure là où devrait se manifester la charité, rien n’est précisé concernant le prêt de production nécessaire, par exemple, à la mise en œuvre d’une nouvelle entreprise rémunératrice et créatrice de richesses. Cependant, le réformateur ne souhaite pas voir la fixation du taux d’intérêt laissée à la libre volonté des acteurs économiques. Il n’est ainsi pas question pour lui de faire du commerce d’argent un métier. C’est pourquoi il s’oppose en 1563 à la création d’une banque à Genève.
La réflexion de Calvin s’inscrit par ailleurs dans un contexte particulier. La Genève d’alors connaît une récession économique suite aux luttes politiques et religieuses de la Réforme, et au déclin des foires commerciales. Ce n’est qu’avec l’arrivée de nombreux réfugiés protestants que l’essor de la ville reprend. «Il était alors urgent de trouver de nouveaux moyens d’accroître l’activité économique», explique François Dermange. «La pratique de l’intérêt a permis un fort développement de celle-ci. Et indirectement, elle a aussi permis, plus tard, de développer l’activité financière». S’il n’est pas directement à l’origine du capitalisme moderne, dont il pressentait les abus extrêmes, Calvin a donc favorisé le développement d’un terreau sur lequel il a pu ensuite s’épanouir.
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Comment la Réforme a façonné la Suisse moderne,reforme,protestant,histoire,

3 Novembre 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #protestants, #histoire, #reforme, #politiques

Comment la Réforme a façonné la Suisse moderne
HistoireBien au-delà des questions religieuses, la Réforme a influencé la construction politique de notre pays. Berne a eu une grande influence sur la conversion des cantons romands.
Ulrich Zwingli contestant les croyances à Zurich. En le suivant, les Alémaniques se sont éloignés du Saint Empire romain germanique. 
Ulrich Zwingli contestant les croyances à Zurich. En le suivant, les Alémaniques se sont éloignés du Saint Empire romain germanique.
Image: Getty Images
Par Lucie Monnat
Mis à jour à 06h44
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Les festivités européennes dédiées aux 500 ans de la Réforme, prévues pendant un an, débutent aujourd’hui à Genève en présence du conseiller fédéral Alain Berset. Une destination symbolique qui marque le caractère capital de la Réforme en Suisse. Ou, plus précisément, de la Réforme suisse.

Car, encore une fois, on peut parler de spécificité helvétique. «La Réforme suisse est née à Zurich avec Zwingli, en parallèle de celle lancée par Luther en Allemagne, souligne l’historien de la Réforme Fabrice Flückiger, chercheur à l’Université de Neuchâtel. Et si certaines bases sont les mêmes, les deux réformateurs étaient fondamentalement opposés sur certains points, notamment sur la définition du rôle de l’autorité civique dans la construction de la communauté chrétienne.»

Derrière le débat religieux, c’est bien un débat politique qui se noue. Pour Zwingli, la véritable Eglise se constitue d’une assemblée de fidèles, réunis par la volonté d’entendre et de faire respecter la Parole de Dieu. «Selon le réformateur zurichois, le système helvétique de l’époque, fondé sur la prise de décision en assemblée, est le plus susceptible de soutenir la parole du Seigneur, ajoute l’historien. Cette idée n’apparaît pas du tout chez Luther.»

Une conquête de territoire

La Réforme suisse est donc instaurée à Zurich (1524), puis gagne Berne dès 1528. Or, la conversion bernoise va jouer un rôle fondamental pour les futurs cantons romands. En 1536, Berne vient en aide à son alliée Genève, qui peine à calmer les appétits du duc de Savoie. Certes, Genève est passée du côté de la Réforme un an auparavant, mais la bonne action répond à d’autres intérêts: Berne rentre dans ses pénates après avoir prêté main-forte à la Cité de Calvin, mais reste sur les terres du Pays de Vaud. De cette façon, non seulement Berne s’attribue un territoire stratégique pour le commerce, mais il renforce ainsi sa position face aux cantons catholiques.

«Aucun canton n’a tenté d’imposer la Réforme ou le catholicisme à un autre par les armes. Les Confédérés ont eu conscience qu’un conflit interne menacerait leur liberté vis-à-vis de l’extérieur»
Entre-temps, Berne a mandaté dès 1530 Guillaume Farel, personnage-clé de l’arrivée du protestantisme en Suisse romande. Le théologien français, connu pour son caractère peu conciliant, est mandaté pour prêcher la «vraie foi» dans le Pays de Vaud et à Neuchâtel. «Ses prêches n’étaient évidemment pas toujours les bienvenus auprès de la population, raconte Fabrice Flückiger. Il y a même une légende qui raconte que Farel a été chassé à coups de pierres par les femmes du Landeron (NE).» Neuchâtel, alliée des Bernois, adopte malgré tout la Réforme de son plein gré par un vote à… 18 voix de majorité sur environ 2000 votants. Le Pays de Vaud, désormais sous le joug de Berne, n’a quant à lui guère eu le choix.

La Réforme n’a pas contre jamais pris dans certains cantons, à l’instar de Fribourg, pourtant voisin de Berne. Pourquoi? «Il est difficile de connaître les raisons exactes qui ont poussé certains cantons à refuser la Réforme et d’autres à l’adopter.»

Pas de conversion par la force

«Ce qui est sûr, c’est qu’aucun canton n’a tenté d’imposer la Réforme ou le catholicisme à un autre par les armes», explique Fabrice Flückiger. L’idée devait sûrement démanger certains à l’époque, mais des intérêts supérieurs l’ont emporté. «La Réforme de Zwingli arrive quinze ans seulement après la liberté acquise par les cantons suisses auprès de l’Empire des Habsbourg, poursuit l’historien. Les Confédérés ont eu conscience qu’un conflit interne menacerait leur liberté vis-à-vis de l’extérieur.»

Nous voici donc face aux prémisses d’une autre spécificité suisse, celle de la culture du compromis – même si elle s’applique avec quelques grincements de dents. Les deux guerres de Kappel, qui opposèrent cantons réformés et cantons catholiques en 1529 et 1531, n’ont ainsi duré que quelques jours. La Suisse s’est épargné des décennies de guerre religieuse à une époque où aucun autre pays ne tolérait une quelconque forme de mixité religieuse.

La Réforme comme ciment suisse

Pour Fabrice Flückiger, la décision des Helvètes de coexister malgré des fois différentes a consolidé la Confédération helvétique. Le journaliste et historien Christophe Büchi voit quant à lui un autre ciment apporté par la Réforme. «Pour Genève, elle marque un profond clivage avec la très catholique France, explique ce spécialiste des rapports entre Romands et Alémaniques. Cet éloignement se ressent évidemment dans la différence de confession mais également dans le rapport au travail, au commerce, à l’argent, et même dans la manière de parler.» De l’autre côté, les Alémaniques se sont éloignés du Saint Empire romain germanique en préférant Zwingli à Luther. En tournant le dos à leurs grands voisins, les deux régions se sont ainsi mieux fait face.

Christophe Büchi estime que la Réforme a fortement accompagné l’entrée des régions francophones dans le giron suisse, par exemple en rapprochant Genève et Lausanne de Zurich, Berne ou Bâle. Le clivage catholique-protestant a d’ailleurs longtemps supplanté le fossé linguistique. «Cette opposition s’est longtemps ressentie au niveau politique, jusque dans les années 60», explique le journaliste. Apparus au XIXe siècle, les camps libéraux et conservateurs s’apparentaient en général à ceux de la confession.

Avec la perte d’influence de la religion, l’homogénéisation des régions linguistiques et l’immigration, le lien confessionnel s’est peu à peu distendu. Les cantons sont en outre devenus bien plus hétérogènes au niveau de la religion. Pour Christophe Büchi, le fait que l’identité linguistique ait aujourd’hui pris le dessus représente cependant un danger de repli. «Nous devons résoudre la grande question de la gestion de nos diversités, conclut-il. Personnellement, je suis pour un patriotisme qui se base sur une adhésion à des valeurs communes.» (24 heures)

(Créé: 03.11.2016, 06h44)

http://www.24heures.ch/suisse/reforme-faconne-suisse-moderne/story/11639049?utm_source=dlvr.it&utm_medium=facebook

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Il y a bientôt 500 ans, la naissance du protestantisme,protestantisme,histoire,

2 Novembre 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #protestants, #histoire

Il y a bientôt 500 ans, la naissance du protestantisme
Par Jean-Marie Guénois Mis à jour le 31/10/2016 à 10:31 Publié le 30/10/2016 à 19:33
Luther préconise l'accès direct de tout un chacun au texte même de l'Écriture et une interprétation individuelle en conscience, et non sous la direction d'un prêtre.
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En 1517, Martin Luther a initié une réforme des pratiques de l'Église catholique mais aussi de sa doctrine.
Alors que le pape François célébrera une messe de la Toussaint en Suède, où le protestantisme fut religion d'État jusqu'en l'an 2000, Le Figaro fait le point sur la réforme luthérienne.
• Comment est né le protestantisme?

Le 31 octobre 1517, Martin Luther aurait affiché sur la porte de la chapelle du château de Wittenberg, en Allemagne, ses 95 thèses contre la vente des indulgences. Il apparaît en réalité que ce moine augustin catholique, alors professeur à la faculté de théologie de la ville, scandalisé par la vente organisée des indulgences, écrivit à Albert de Brandebourg, archevêque de Magdebourg et de Mayence pour protester contre cette dérive et joignit à sa lettre ses 95 thèses sur les indulgences pour qu'un débat théologique s'engage.
Les «indulgences» sont, en quelque sorte, selon l'Église catholique, des «remises de peine» de temps passé au purgatoire pour les âmes après la mort. Elles sont accordées par l'Église catholique lors des jubilés, comme cette année pour le jubilé de la miséricorde. Elles ne s'achètent plus mais sont liées à un acte religieux: franchir, dans la foi, la porte sainte d'un sanctuaire, se confesser, assister à une messe en priant aux intentions du pape.
La critique de la vente des indulgences - décidée par le pape Léon X (1475-1521) pour financer l'actuelle basilique Saint-Pierre - fut le point de départ d'une véritable guerre théologique qui vit Luther, refusant de revenir sur ses critiques, excommunié en 1521. Et qui provoqua notamment la convocation du concile de Trente, en 1545, véritable concile de la contre-réforme protestante.
• Qu'est-ce qui différencie catholiques et protestants?

La divergence fondamentale tient dans le principe édicté par Luther «sola scriptura», «seule l'Écriture» compte. À savoir la Bible et non pas l'Église catholique dont l'un des objets est d'interpréter la Bible pour ses fidèles. Luther préconise au contraire l'accès direct de tout un chacun au texte même de l'Écriture et une interprétation individuelle en conscience, et non sous la direction d'un prêtre. L'Église catholique, lors du concile Vatican II, a fini par admettre et à encourager l'accès de tous au texte biblique. Mais elle récuse, notamment pour éviter les excès possibles de fondamentalisme, que cette interprétation soit laissée au seul libre arbitre de chacun.
À partir de là, tout l'édifice catholique, reposant sur le pape, la succession apostolique entre papes qui confèrent le droit de célébrer les sacrements par des ministères ordonnés mais aussi l'autorité du magistère, le statut de ces prêtres et la nature des sacrements célébrés, s'écroule. Ainsi, le sacrement catholique de l'eucharistie représente la «présence réelle» du Christ, n'est qu'une présence symbolique pour la majorité des protestants. De même la virginité de Marie est-elle récusée. Le culte des saints également.
Une autre différence fondamentale a opposé ces deux familles du christianisme (1,2 milliard de catholiques, 800 millions de protestants dont 600 millions d'Évangéliques) est la question du Salut éternel. Luther a toujours soutenu, sur la base des écrits de saint Paul, que seul le sacrifice du Christ avait, une fois pour toutes et pour tous, obtenu le rachat de la faute originelle, scellant la «Nouvelle Alliance» entre Dieu et les hommes, et donc le salut des âmes après la mort. Ce qu'admettai, en partie l'Église catholique qui a toujours insisté sur les bonnes œuvres humaines qui contribuent aussi au salut personnel. En 1999, toutefois, un accord théologique, sur ce point fondamental, a été trouvé entre les Églises protestantes et l'Église catholique.
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