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HISTOIRE DE FRANCE,HISTOIRE,POLITIQUE ET PROTESTANTISME

yad vashem

André Trocmé,protestant,histoire,histoire de france,justes,

5 Avril 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #protestants, #histoire de france, #histoire, #justes, #yad vashem

André Trocmé
André Trocmé
Defaut 2.svg
Biographie
Naissance
7 avril 1901Voir et modifier les données sur Wikidata
Saint-QuentinVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès
5 juin 1971Voir et modifier les données sur Wikidata (à 70 ans)
GenèveVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
FrançaisVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
PasteurVoir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Magda Trocmé (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Distinction
Juste parmi les nationsVoir et modifier les données sur Wikidata
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André Trocmé (Saint-Quentin 7 avril 1901 - Genève 5 juin 1971) est un pasteur connu pour avoir organisé avec sa femme Magda (née Grilli, de Florence1) la protection d'un très grand nombre de juifs contre le nazisme par les habitants du Chambon-sur-Lignon, village d'Auvergne reconnu dans son ensemble « Juste parmi les nations » en 1990 par le mémorial de Yad Vashem2. André et Magda ont été nommés « Justes » par Yad Vashem le 5 janvier 19713. André Trocmé est avec Édouard Theis un des dirigeants de la branche française du Mouvement international de la Réconciliation et l'un des fondateurs du Collège Cévenol.


Sommaire [masquer]
1 Biographie
1.1 Enfance et premiers engagements
1.2 Le Chambon-sur-Lignon
1.3 Après guerre
2 Œuvres
3 Bibliographie
4 Téléfilm
5 Notes et références
6 Voir aussi
6.1 Articles connexes
6.2 Liens externes
Biographie[modifier | modifier le code]
Enfance et premiers engagements[modifier | modifier le code]
André Trocmé est le fils d'un industriel protestant du textile de Saint-Quentin, Paul Trocmé. Sa mère, Paula Schwerdtmann, était allemande. Les convictions non-violentes d'André Trocmé remontent à son expérience de la Première Guerre mondiale. Sa ville natale fut rapidement occupée par les Allemands et le petit André, parfaitement bilingue, fut profondément frappé par sa rencontre avec « l'ennemi », des soldats allemands avec lesquels il pouvait converser et, au fond, des êtres humains ordinaires. Durant ces heures tragiques, il fait la rencontre du pasteur Jacques Kaltenbach (1881-1967). Ce jeune diplômé d’Harward va représenter pour A. Trocmé le maillon décisif vers la voie pastorale et le christianisme social. En 1916, André se fait confirmer par Kaltenbach ; lequel insiste auprès de ses parents pour qu'André intègre un groupe des l’Unions Chrétiennes de Jeunes Gens (UCJG) qu’il anime. C’est là, selon son propre témoignage, dans ce groupe d’une quarantaine de jeunes gens, qu’André Trocmé va apprendre à exprimer, ses peurs les plus intimes et son désir de servir Dieu4.


Après ses études de théologie, ses convictions pacifistes lui valurent quelques difficultés avec les autorités de l'Église réformée de l'entre-deux-guerres, autorités qui étaient très opposées au pacifisme et ne voulurent pas lui confier de poste pastoral. Il dut accepter un poste de mission populaire dans la ville minière de Sin-le-Noble, un secteur particulièrement difficile où il fut en particulier confronté à la nécessité de la lutte anti-alcoolique, qu'il mena en ouvrant une section de la Croix-Bleue.


Le Chambon-sur-Lignon[modifier | modifier le code]
C'est cette même difficulté avec les autorités ecclésiastiques qui le conduisit à prendre le poste du Chambon-sur-Lignon, village protestant de montagne au cœur d'une petite région isolée à majorité protestante située dans un département à majorité catholique, la Haute-Loire. Il y a à la fin des années 1930 douze pasteurs protestants chargés de paroisses dans les localités du plateau du Chambon-sur-Lignon (dont Saint-Agrève et Tence) et à peu près autant chargés d’œuvres diverses, notamment de maisons de vacances pour enfants5.


Ses contacts avec l'Église confessante allemande lui permirent de voir venir la vague de persécutions anti-juives. La fondation du Collège Cévenol au Chambon en 1938, pour aider les enfants des paroisses protestantes du Plateau à faire de bonnes études et permettre à des élèves et des enseignants de divers pays de se rencontrer, ne doit rien au hasard. Mais André Trocmé et son épouse Magda sont forts du soutien de la communauté protestante. Le soutien aux réfugiés peut s'organiser avec l'aide de la Société religieuse des Amis (quakers), de l'Armée du salut, d'Églises protestantes américaines, du Mouvement international de la Réconciliation, de groupes œcuméniques juifs et chrétiens, de la Cimade et du Cartel suisse de secours aux enfants victimes de la guerre6. Le 13 février 1943 André Trocmé est arrêté avec le pasteur Edouard Theis et Roger Darcissac, le directeur de l'école primaire. Internés au camp de Saint-Paul-d'Eyjeaux, ils sont libérés trois semaines plus tard7. André Trocmé prend finalement le maquis en août 19438.


Si le pasteur inspire l'action par ses sermons, d'ailleurs extrêmement audacieux même sous l'occupation, il se garde d'organiser les choses de manière trop centralisée. De multiples filières se mettent en place et la solidarité de la population essentiellement protestante du plateau, qui se souvient encore de la manière dont on cachait les pasteurs clandestins autrefois, permet de sauver de 2 500 à 3 000 personnes (dont près d'un millier de juifs) de manière solidaire sans qu'on puisse mettre le doigt sur les responsables9.


Il est remarquable que le Yad Vashem ait distingué l'ensemble du village du Chambon-sur-Lignon en lui conférant le titre de Juste parmi les nations. Cela a été longtemps le seul cas où cette distinction a été accordée à une collectivité. André Trocmé et sa femme Magda ont aussi reçu le titre de Juste parmi les nations tout comme Edouard Theis et son épouse Milred.


Après guerre[modifier | modifier le code]
Après la guerre, André Trocmé est nommé secrétaire itinérant du Mouvement international de la Réconciliation (MIR) pour l'Europe. André Trocmé est pasteur à la paroisse Saint-Gervais à Genève, de 1960 à sa mort en 1971.


Œuvres[modifier | modifier le code]
André Trocmé a résumé ses idées dans un ouvrage intitulé Jésus-Christ et la révolution non violente, paru chez Labor et Fides en 1961.


Il a aussi écrit des livres de contes :


André Trocmé, L’Église de neige : Contes résistants, Éditions Ampelos,‎ 2012, 164 p. (ISBN 978-2-35618-056-8)
André Trocmé, La nuit dans les champs : Contes de Noël et d'autres jours, Éditions Ampelos,‎ 2013, 120 p. (ISBN 978-2-35618-073-5)
Bibliographie[modifier | modifier le code]
(en) Philip P Hallie, Lest innocent blood be shed : The Story of the Village of Le Chambon and How Goodness Happened There, New York, Harper & Row,‎ 1979, 304 p. (ISBN 006011701X)
Sabine Zeitoun, « Résistance active, résistance passive, un faut débat », dans Les Juifs dans la Résistance et la Libération: histoire, témoignages, débats : Textes réunis et présentés par RHICOJ (Association pour la recherche et l'histoire contemporaine des juifs), Paris, Éd. du Scribe,‎ 1985
Pierre Boismorand (préf. Lucien Lazare), Magda et André Trocmé, figures de résistances : Textes choisis et présentés par Pierre Boismorand, Les Éditions du Cerf,‎ 2008, 398 p. (ISBN 978-2-204-08480-2)
François Boulet, Histoire de la Montagne-refuge : aux limites de la Haute-Loire et de l'Ardèche, Éditions du Roure,‎ 2008, p. 258
Patrick-Gérard Henry, La montagne des Justes : Le Chambon-sur-Lignon, Privat,‎ 2010 (ISBN 978-2708969049)
Patrick Cabanel, Philippe Joutard, Jacques Sémelin, Annette Wieviorka, La montagne refuge : Accueil et sauvetage des juifs autour du Chambon-sur Lignon, Albin Michel,‎ 2013, 400 p.
Patrick Cabanel, Résister, voix protestantes, Alcide,‎ 2012, 158 p. (ISBN 978-2917743416)
Contient en bonne place le texte du sermon dit « des armes de l'esprit », prononcé le dimanche 23 juin 1940, premier dimanche après la capitulation de l'armée française.
Bertrand Solet, Le Chambon-sur-Lignon : Le silence de la montagne, OSKAR,‎ 2013, 112 p. (ISBN 979-1021401204)
(en) Christophe Chalamet, Revivalism and Social Christianity : The Prophetic Faith of Henri Nick and Andre Trocme, Wipf & Stock,‎ 2013, 232 p. (ISBN 9781610978583)
(en) Caroline Moorehead. Village Of Secrets. Defying The Nazis In Vichy France. Harper: New York, 2014. (ISBN 9780062202475)
Téléfilm[modifier | modifier le code]
André et Magda Trocmé ont inspiré les personnages de Jean et Martha Fontaine dans le téléfilm La Colline aux mille enfants de Jean-Louis Lorenzi.
Notes et références[modifier | modifier le code]
↑ (en) Philip P Hallie, Lest innocent blood be shed, New York, Harper & Row,‎ 1979.
↑ « Mémorial de la Shoah » [archive], Paris, FR, Pegasis.
↑ « Justes: France » [archive], Comité Français pour Yad Vashem.
↑ Chalamet 2013.
↑ Musée Le lieu de mémoire, Le Chambon-sur-Lignon.
↑ Allemand Schweizerische Arbeitsgemeinschaft für kriegsgeschädigte Kinder (de), dès 1942 le secteur « Secours aux enfants » de la Croix-Rouge suisse.
↑ Sabine Zeitoun, Histoire de l'OSE : De la Russie tsariste à l'Occupation en France (1912-1944) - L'Œuvre de Secours aux Enfants du légalisme à la résistance, Éditions L'Harmattan,‎ 2012, p. 390.
↑ François Boulet, Histoire de la Montagne-refuge : aux limites de la Haute-Loire et de l'Ardèche, Éditions du Roure,‎ 2008, p. 258.
↑ Patrick Cabanel, Philippe Joutard, Jacques Semelin, Annette Wieviorka, La montagne refuge - Accueil et sauvetage des juifs autour du Chambon-sur-Lignon, Albin Michel,‎ 2013 (ISBN 978-2-226-24547-2), p. 393.
Voir aussi[modifier | modifier le code]
Articles connexes[modifier | modifier le code]
Le Chambon-sur-Lignon
Mouvement international de la réconciliation
Collège Cévenol
Liens externes[modifier | modifier le code]
Notices d'autorité : Fichier d'autorité international virtuel • International Standard Name Identifier • Bibliothèque nationale de France • Système universitaire de documentation • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • WorldCat
Bibliographie concernant « André Trocmé » (auteur) dans le catalogue du Centre pour l'action non-violente
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v · m
Non-violence
Concepts
Ahimsâ Satyagraha
Anarchisme non violent Conflit non-violent Résistance non violente
Précurseurs
Étienne de La Boétie (1530-1563) Article de qualité Henry David Thoreau (1817-1862) Léon Tolstoï (1828-1910)
Monde
Personnalités
Charlotte Despard (1844-1939) Article de qualité Gandhi (1869-1948) Khan Abdul Ghaffar Khan (~1890-1988) Albert Lutuli (~1898-1967) Bayard Rustin (1912-1987) David Dellinger (1915-2004) Barbara Deming (1917-1984) Bon article Nelson Mandela (1918-2013) Danilo Dolci (1924-1997) Article de qualité Martin Luther King (1929-1968) Gene Sharp (1928) Jawdat Said (1931) Desmond Tutu (1931) Adolfo Pérez Esquivel (1931) 14e dalaï-lama (1935) Moubarak Awad (1943) Mairead Corrigan (1944)
Campagnes
Bon article Résistance fiscale des femmes suffragistes britanniques (1909-1918) Marche du sel (1930) Boycott des bus de Montgomery (1955) Décennie internationale culture de la non-violence et de la paix (2001-2010) Boycott, désinvestissement et sanctions (2002) Bil'in (2005) Janadesh (2007)
Organisations
Églises traditionnellement pacifistes Internationale des résistant(e)s à la guerre International Fellowship of Reconciliation Communication non-violente (Rosenberg) Coordination internationale pour la décennie Nonviolent peaceforce Mouvement international de la réconciliation Women's Freedom League (1907-1961)
Francophonie
Personnalités
Lanza del Vasto Henri Roser André Trocmé Bernard Clavel Jean Van Lierde Jean Goss Hildegard Goss-Mayr Jean Lasserre Jacques Pâris de Bollardière Jean Toulat René Cruse Jean-Marie Muller Joseph Pyronnet André Bernard
Campagnes
Lutte du Larzac (1971-1981) Faucheurs volontaires (2003- )
Organisations
Mouvement pour une alternative non-violente (France) Coordination pour l'éducation à la non-violence et à la paix Non-Violence XXI Centre pour l'action non-violente (Suisse) Union pacifiste de France
Articles liés
Antimilitarisme Bouddhisme et non-violence Boycott Désobéissance civile Objection de conscience Pacifisme Résistance civile Résistance fiscale Religions et non-violence
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Des lieux de Résistance,protestant,histoire,histoire de france,politiques,resistance,yad vashem,

1 Avril 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #protestants, #histoire de france, #histoire, #politiques, #PARIS, #yad vashem

Feuille Rose N°775
de juin 2008
sommaire





Des lieux de Résistance


Dans son livre, " Les lieux de la Résistance à Paris ", Anne Thoraval cite l'Oratoire et La Clairière comme ayant participé au sauvetage d'enfants juifs, à partir de 1941


À l'Oratoire


Dès les premières rafles de juifs, en 1941, Lucie Chevalley, Maurice Nosley, Odette Bechard organisent des sauvetages d'enfants. Le temple de l'oratoire du Louvre, rue Saint-Honoré, fait office de PC; l'action est fermement soutenue par le pasteur André-Numa Bertrand. Le 7 juin 1942, ce dernier dénonce d'ailleurs dans son prêche l'obligation faite aux enfants de porter l'étoile jaune à partir de 6 ans et rappelle l'obligation chrétienne de souffrir avec ceux qui souffrent et de se ranger à leur côté.


L'éloignement des enfants s'intensifie en 1943. Mais Maurice Girardot, un diacre de la paroisse, tombe dans une souricière en se rendant chez Suzanne Spaak, cheville ouvrière de l'organisation. Il est arrêté en 1944 et sera libéré trois mois plus tard, à l'heure de la délivrance.


À La Clairière


Le pasteur Paul Vergara, directeur du centre social La Clairière, se préoccupe dès 1941 de mettre à l'abri les enfants juifs dont les familles sont nombreuses dans ce quartier. Au 60, rue Greneta, une véritable organisation de sauvetage dirigée par Suzanne Spaak s'élabore. Le temple de l'oratoire du Louvre ne manque pas d'apporter son secours en appelant à la rescousse des paroissiens "hébergeants".


Au début de février 1943, Suzanne Spaak alerte le pasteur Vergara soixante-trois enfants des foyers de la me Guy-Patin et de la rue Lamarck sont à évacuer de toute urgence. Les deux résistants conviennent d'un plan extraits de leur pensionnat pour une promenade, les enfants resteront rue Greneta le soir (on prétextera, pour le voisinage, l'accueil de réfugiés victimes des bombardements). Ils seront alors transférés vers des lieux d'hébergement clandestins pour y rester cachés jusqu'à la fin de la guerre.


L'opération est prévue pour le 16 février. Le 12, lors de son prêche dominical, le pasteur demande des volontaires pour promener soixante-trois enfants le jeudi 16 dans l'après-midi. Vingt-cinq femmes se désignent. Quinze autres se font connaître dans la semaine, pour la plupart juives et issues des rangs de la MOI. Le jour dit, chaque accompagnateur reçoit la consigne formelle de ramener les enfants rue Greneta.


Au soir du jeudi 16, les soixante-trois enfants juifs, âgés de 3 à 8 ans, passent la nuit dans un campement improvisé dans le grand hall du patronage. Des colis de la Croix-Rouge ont pourvu au ravitaillement. Le lendemain matin, l'équipe de Paul Vergara s'active à établir les faux papiers. Par petits groupes, l'évacuation commence. Des Éclaireuses de France accompagnent les enfants jusqu'à leur nouveau foyer, qui en banlieue, qui en province; beaucoup sont envoyés en Normandie.


Pendant ce temps, on fait disparaître à La Clairière toute trace des " réfugiés ". Deux mois après cette opération sensationnelle, le pasteur Vergara est à nouveau sollicité, pour aider la Résistance cette fois-ci, dont les combattants sont toujours à la recherche de planques, de dépôts et autres boîtes aux lettres. Hugues Limonti, paroissien de la rue Greneta, appartient au secrétariat de la Délégation générale. Le Conseil national de la résistance, en passe de devenir officiel, a besoin d'un lieu sûr à Paris pour ses réunions et son courrier.


Paul Vergara donne bien évidemment son accord: La Clairière se met à l'entière disposition de Jean Moulin et de ses services. En échange, faux papiers et ravitaillement seront abondamment fournis pour l'œuvre exemplaire du pasteur. Mais trois mois plus tard, Hugues Limonti est arrêté. Le 24 juillet, la Gestapo fait une descente rue Greneta. Marcelle Guillemot, assistante sociale des pourchassés, se pensant perdue, veut se livrer..., et se ravise soudain. Enjambant une fenêtre, elle parvient jusqu'au hall de l'immeuble voisin, au 58, et s'enfuit. Elle plonge alors dans la clandestinité complète. Le pasteur Vergara, averti à temps, échappe lui aussi à l'arrestation.


Anne Thoraval


Les lieux de la Résistance à Paris, éditions Parigramme


haut de la page








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Un lieu de mémoire au Chambon-sur-Lignon,protestant,histoire,histoire de france,chambon sur lignon,

1 Avril 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #protestants, #histoire de france, #histoire, #chambon sur lignon, #yad vashem

Accueil > Soutien FMS > Mémoire et transmission
Un lieu de mémoire au Chambon-sur-Lignon
Entre 1940 et 1944, le village du Chambon-sur-Lignon et les communes du plateau du Vivarais (Haute-Loire) ont accueilli des centaines de Juifs fuyant les persécutions. Autour des Pasteurs Trocmé et Theis, les habitants recueillirent de nombreux enfants et adolescents pris en charge par des réseaux de sauvetage. Un lieu de mémoire rappelant cette histoire exemplaire a ouvert ses portes en juin 2013 au Chambon-sur-Lignon.


Une histoire exemplaire




Terre protestante forte d’une longue tradition d’accueil, le plateau du Vivarais-Lignon a abrité un grand nombre de réfugiés pendant la Seconde Guerre mondiale. Républicains espagnols, Allemands et Autrichiens antinazis d’abord, puis de nombreux Juifs persécutés, des réfractaires au STO et des résistants.


Avec l’aide des organisations chrétiennes comme la Cimade, le Secours suisse, les Quakers et grâce aux réseaux de sauvetage juifs comme le réseau Garel de l’OSE, beaucoup d’enfants et d’adolescents ont été recueillis dans les pensions de familles, les fermes et les maisons d’enfants.


Le caractère clandestin du sauvetage et la modestie des habitants font qu’il est difficile d’établir le nombre exact de personnes sauvées. Si plus de 1000 noms sont connus, certains historiens retiennent le chiffre de 3500 Juifs sauvés grâce à l’action de la population du Plateau.








Une mémoire, un lieu


À l’instar des Pasteurs André Trocmé et Edouard Theis, plus de 70 habitants du Plateau ont été reconnus Justes parmi les Nations par l’institut Yad Vashem de Jérusalem. De plus, en 1990, les habitants du Chambon et des communes voisines furent - à titre exceptionnel - honorés collectivement par Yad Vashem.


Le lieu de mémoire réalisé au Chambon-sur-Lignon présente l’histoire du Plateau et met en lumière la résistance civile, spirituelle et armée qui s’y exprima.


Un espace mémoriel propose de nombreux témoignages filmés. Des activités pédagogiques seront également organisées. Attenant au bâtiment, un jardin paysagé offrira au visiteur un espace de sérénité.


Inauguré en juin 2013, ce lieu de mémoire a été réalisé avec le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah et en partenariat avec le Mémorial de la Shoah.


Comité scientifique :
Patrick Cabanel, Martin de Framond, Philippe Joutard, Olivier Lalieu, Jacques Sémelin, Annette Wieviorka


Lieu de Mémoire du Chambon-sur-Lignon
23, route du Mazet
43400 Chambon-sur-Lignon
Tél. : 04 71 56 56 65
Email : accueil@memoireduchambon.com
www.memoireduchambon.com






À lire, à écouter, à voir sur le sujet




La Montagne refuge
Accueil et sauvetage des Juifs autour du Chambon-sur-Lignon.
Collectif : Patrick Cabanel, Philippe Joutard, Jacques Sémelin, Annette Wieviorka
Albin Michel, 2013


Jamais je n’aurai quatorze ans
Témoignage de François Lecomte, enfant caché au Chambon-sur-Lignon
Coll. Témoignages de la Shoah, FMS / Le Manuscrit, 2005


Emission Mémoires Vives du 2 juin 2013 consacrée au Lieu de mémoire du Chambon-sur-Lignon. Avec Philippe Joutard, historien, ancien recteur, et Aziza Gril-Mariotte, maître de conférences à l’université d’Alsace et coordinatrice scientifique du projet.


Les armes de l’esprit
Un film de Pierre Sauvage.
USA / France, 1989, 90 min

http://www.fondationshoah.org/FMS/Un-lieu-de-memoire-au-Chambon-sur

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Le Chambon-sur-Lignon,protestant,histoire,histoire de france,chambon sur lignon,yad vashem,

1 Avril 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #protestants, #histoire de france, #histoire, #chambon sur lignon, #yad vashem

Le Chambon-sur-Lignon
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Chambon.
Le Chambon-sur-Lignon
Mairie
Mairie
Blason de Le Chambon-sur-Lignon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Loire
Arrondissement Yssingeaux
Canton Mézenc
Intercommunalité Communauté de Communes du Haut-Lignon
Maire
Mandat Éliane Wauquiez-Motte
2014-2020
Code postal 43400
Code commune 43051
Démographie
Population
municipale 2 570 hab. (2013)
Densité 62 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 03′ 42″ Nord 4° 18′ 11″ Est
Altitude Min. 874 m – Max. 1 139 m
Superficie 41,71 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Le Chambon-sur-Lignon
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Voir sur la carte topographique de Haute-Loire
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Cercle de silence sur la place, juin 2010
Le Chambon-sur-Lignon est une commune française située dans le département de la Haute-Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle s'est d'abord appelée Le Chambon puis Le Chambon-de-Tence avant de prendre son nom actuel en 1923.


Sommaire [masquer]
1 Géographie
1.1 Communes limitrophes
1.2 Voies de communication et transports
2 Toponymie
3 Histoire
4 Tourisme
5 Politique et administration
5.1 Tendances politiques et résultats
5.2 Liste des maires
5.3 Jumelages
6 Population et société
6.1 Démographie
7 Culture et patrimoine
7.1 Lieux et monuments
7.2 Personnalités liées à la commune
7.3 Héraldique
8 Notes et références
8.1 Notes
8.2 Références
9 Voir aussi
9.1 Bibliographie
9.2 Articles connexes
9.3 Liens externes
Géographie[modifier | modifier le code]
Le Chambon-sur-Lignon est située dans les monts du Vivarais, à l'est du Velay, près de la limite administrative avec le département de l'Ardèche.


Ce village marque le début des Cévennes.


Communes limitrophes[modifier | modifier le code]
Rose des vents Saint-Jeures Tence Rose des vents
Mazet-Saint-Voy N Devesset
O Le Chambon-sur-Lignon E
S
Les Vastres Mars (Ardèche) Saint-Agrève
Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]
La commune est située à proximité de l'axe Le Puy-en-Velay – Valence.


Toponymie[modifier | modifier le code]
1893 : Le Chambon devient Le Chambon-de-Tence.
1923 : Le Chambon-de-Tence prend le nom du Chambon-sur-Lignon.
Chambon signifie « arpent de bonne terre ».


Histoire[modifier | modifier le code]
Ville huguenote depuis le xvie siècle dans le Massif central, la commune et sa région sont très tôt une station touristique et un centre d'accueil pour les enfants ou dans les années 1930 pour les réfugiés espagnols, via le collège Cévenol 1.


La commune et l'ensemble du plateau Vivarais-Lignon accueillent également des réfractaires au STO au début de la Seconde Guerre mondiale et se rendent surtout célèbres par l'action de leurs habitants pour aider les Juifs fuyant les persécutions nazies et le régime de Philippe Pétain pendant cette guerre2.


À partir de 1940, le pasteur en titre de la paroisse André Trocmé et sa femme Magda, s'attachèrent à sauver des citoyens juifs, menacés par le régime du maréchal Pétain d'être envoyés dans les camps de concentration. Tous deux poussèrent les villageois (essentiellement des protestants dont la mémoire de leur propre persécution est encore vive) à les accueillir dans leurs maisons et dans les fermes des alentours, ainsi que dans des institutions publiques. Un autre pasteur, Édouard Theis, directeur du collège Cévenol, accueille aussi bien des professeurs que des enfants juifs. À l'approche des patrouilles nazies, les personnes hébergées partaient se cacher dans la campagne en dehors du village. Après leur départ, les habitants allaient dans les bois en chantant une certaine chanson pour prévenir les Juifs que le danger était écarté3.


Au-delà de l'accueil, les habitants de cette région ont fourni de faux papiers d'identité, des cartes de rationnement et aidé au passage de la frontière avec la Suisse4. Cependant, certains habitants payèrent ce courage de leur vie et furent arrêtés et déportés, comme le cousin du pasteur Trocmé, Daniel Trocmé, qui mourut au camp de Majdanek. Le documentaire Les Armes de l'esprit avance le chiffre de 5 000 Juifs ayant trouvé refuge à un moment ou à un autre dans la région du Chambon-sur-Lignon, certains historiens5 optent pour une évaluation beaucoup plus prudente d'environ un millier de juifs, principalement des enfants2. Étant donné l'absence de coordination centralisée de cette résistance spirituelle au nazisme et donc l'absence de source ou de méthode fiable, tous s'accordent à dire qu'il est illusoire de vouloir dénombrer précisément les survivants ayant résidé ou juste brièvement transité par le Chambon dans le cadre d'une filière d'évasion. Il est à souligner que ce mouvement de résistance non-violente s'est étendu au delà des quelque 9 à 10 000 protestants de l'ensemble du plateau Vivarais-Lignon et que les minorités catholiquesNote 1 ont également contribué au sauvetage2. Des organisations juives on également contribué à ce mouvement, notamment l'OSE (Œuvre de secours aux enfants), les EIF (Éclaireuses éclaireurs israélites de France) et le service André, organisation de Résistance juive2,6.


En 1990, le gouvernement israélien reconnut toute la région et ses habitants comme « Justes parmi les nations » pour leur action humanitaire et leur bravoure face au danger. Un jardin et une stèle honorent la région du Chambon au mémorial de Yad Vashem. C'est la seule collectivité, avec le village néerlandais de Nieuwlande, à avoir reçu cet honneur7.


Parmi les nombreux juifs accueillis et cachés au Chambon figurent le futur mathématicien Alexandre Grothendieck, l'écrivain André Chouraqui, l'orientaliste Georges Vajda, le philosophe Jacob Gordin et les historiens Jules Isaac et Léon Poliakov. Albert Camus vint au Chambon en 1942-1943 pour soigner sa tuberculose, y écrivit Le Malentendu, et travailla à La Peste et à L'Homme révolté.


Le village a accueilli le président de la République Jacques Chirac le 8 juillet 2004, journée au cours de laquelle il prononce un discours hommage, où, dans une sorte de réponse à son propre discours du Vel d'Hiv du 16 juillet 1995, il oppose à « ceux qui commirent l'irréparable », « le choix de la tolérance, de la solidarité et de la fraternité » fait par les « villageois et paysans du Plateau, habitants du Chambon et des localités voisines, guidés par des pasteurs et des enseignants admirables8 ».


Le 2 septembre 2007, Le Chambon a accueilli le président de la Commission européenne José Manuel Durão Barroso, venu saluer l'équipe de rugby à XV du Portugal participant à la coupe du monde 2007 et qui avait été logée sur le plateau9.


Le collège Cévenol, fondé en 1938, était un établissement secondaire international, pour la paix, fermé en juillet 2014 des suites de l'affaire Agnès Marin10.


Le 16 novembre 2011, la commune est endeuillée par l'affaire Agnès Marin.


Le 3 juin 2013 est inauguré un lieu de mémoire commémorant l'accueil et le sauvetage des juifs par les habitants du village pendant la Seconde Guerre mondiale11.


Tourisme[modifier | modifier le code]


Chaumière au Chambon-sur-Lignon.
Juste après la guerre, le Chambon-sur-Lignon a connu un fort attrait touristique. Certains disent qu'il y avait plus d'une centaine de pensions et hôtels. L'office du tourisme du Haut-Lignon est l'un des plus anciens de France (100 ans en 2012).


De nombreuses infrastructures ont été construites sous le mandat de Raymond Vincent afin de continuer à développer le tourisme (un golf 18 trous, tennis, etc.).


Le Chambon-sur-Lignon mise depuis quelques années sur les infrastructures sportives. De nombreuses équipes de sport professionnelles viennent chaque année en stage de préparation physique. En 2011, le village accueillit l'équipe de France de rugby (XV de France) pour un stage de préparation à la coupe du monde en Nouvelle-Zélande.


Depuis le 3 juin 2013, on peut visiter le lieu de mémoire du Chambon-sur-Lignon, un musée qui regroupe les traces de la désobéissance civile collective des habitants du plateau et de leur sauvetage des juifs pendant la Deuxième Guerre mondiale. Tout en mentionnant les noms des quelque 25 personnes proclamées « justes » par le mémorial de la Shoah Yad Vashem, en commençant par les animateurs de la communauté que furent les pasteurs Trocmé et Theis, le maire Guillon et l'instituteur Roger Darcissac, le mémorial explique le contexte et précise bien que c'est l'ensemble du plateau, au-delà même de la commune du Chambon, qui fut impliqué dans ces actes d'héroïsme discrets.


Politique et administration[modifier | modifier le code]
Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]
Article connexe : Élections municipales de 2014 en Haute-Loire.
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Liste des maires[modifier | modifier le code]
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1971 mars 2001 Raymond Vincent
mars 2001 mars 2008 Francis Valla DVD
mars 2008 en cours
(au 27 août 2014) Mme Éliane Wauquiez-Motte12 UMP
Jumelages[modifier | modifier le code]
Drapeau de la Suisse Fislisbach (Suisse)
Drapeau d’Israël Meitar (Israël) depuis le 9 novembre 2006
Population et société[modifier | modifier le code]
Démographie[modifier | modifier le code]
En 2013, la commune comptait 2 570 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du xxie siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque annéeNote 2,Note 3.


Évolution de la population [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 730 1 557 1 976 1 740 2 400 2 270 2 319 2 280 2 329
Évolution de la population [modifier], suite (1)
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 231 2 211 2 048 2 155 2 170 2 195 2 333 2 327 2 490
Évolution de la population [modifier], suite (2)
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 670 2 693 2 642 2 391 2 593 2 543 2 721 3 202 3 163
Évolution de la population [modifier], suite (3)
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 -
3 096 2 846 2 811 2 791 2 854 2 642 2 662 2 570 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 199913 puis Insee à partir de 200414.)
Histogramme de l'évolution démographique






Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]
Lieux et monuments[modifier | modifier le code]
Le temple protestant : en 1604, les protestants du Chambon édifièrent un premier temple au lieu-dit le Creux, en bas du village. Ce temple fut incendié et détruit en 1679, sur ordre de l'intendant D'Aguesseau. En 1810, après la publication des Articles organiques de 1802, les fidèles demandent l'édification d'un nouveau lieu de culte. Le temple est alors inauguré en 1821.
Collège-lycée Cévenol international (collège Cévenol) fondé par André Trocmé et Édouard Theis en 1938.
Lieu de mémoire inauguré en juin 2013 pour rappeler l'attitude des habitants du Chambon et des alentours dans l'accueil et le sauvetage des juifs pendant l'Occupation.
La commune est desservie par le train touristique Velay Express15, qui emprunte une ligne historique ouverte en 190216.


L'église.





L'église.





Gare touristique Le Chambon - Mazet.





Le Cholet au hameau du Genest.





Pont du Cholet au hameau du Genest.





Borne limite de départements : Saint-Agrève (Ardèche) et Le Chambon-sur-Lignon (Haute-Loire).


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]
Louis Comte (1857-1926), pasteur, initiateur de L'Œuvre des Enfants à la Montagne.
Charles Guillon (1883-1965), pasteur, Juste, maire du Chambon (1933-1959), président du conseil général de la Haute-Loire (1945-1948), secrétaire mondial à Genève des UCJG.
André Trocmé (1905-1971), pasteur et Juste français.
Édouard Theis (1899-1984), pasteur et Juste français.
Virginia Hall (1906-1982), agent secret américain, organisatrice des parachutages au Chambon pendant la Seconde Guerre mondiale.
Albert Camus (1913-1960), écrivain et philosophe français.
Paul Ricœur (1913-2005), philosophe français, enseigna trois ans au collège Cévenol du Chambon après 1945.
Alexandre Grothendieck (1928-2014), mathématicien français ayant reçu la médaille Fields.
Laurent Wauquiez (né en 1975), homme politique français, fils de l'actuel maire17.
Mireille Philip, épouse de André Philip, résistante, Juste parmi les nations
Léo Sauvage, journaliste français, auteur de L'Affaire Oswald (éditions de Minuit, 1965).
Romain Gary, via son roman Les cerfs-volants.
Héraldique[modifier | modifier le code]
blason
La commune du Chambon-sur-Lignon porte :


De gueules à un cerf contourné d'or, ramé d'azur, accompagné en pointe de deux palmes d'argent les tiges passées en sautoir, au chef cousu d'azur chargé de trois croissants aussi d'argent
Notes et références[modifier | modifier le code]
Notes[modifier | modifier le code]
↑ Un exemple de sauvetage par des congrégations religieuses catholiques est celui de la commune de Chavagnes-en-Paillers.
↑ Au début du xxie siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002 [archive], dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
↑ Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
Références[modifier | modifier le code]
↑ François Boulet, Histoire de la Montagne-refuge, Polignac, Éditions du Roure,‎ 2008, 416 p.
↑ a, b, c et d Patrick Cabanel, Philippe Joutard, Jacques Semelin et Annette Wieviorka, La montagne refuge - Accueil et sauvetage des juifs autour du Chambon-sur-Lignon, Albin Michel,‎ 2013 (ISBN 978-2-226-24547-2), p. 393
↑ Patrick Cabanel et Laurent Gervereau, La Deuxième Guerre mondiale, des terres de refuge aux musées, Actes du colloque de Chambon-sur-Lignon,‎ 2003, p. 213-216
↑ Pour une description de la vie au Chambon-sur-Lignon durant la Deuxième Guerre mondiale : L'Auberge des musiciens, de Léon Poliakov (voir Bibliographie).
↑ François Boulet, « « Etrangers et Juifs en Haute-Loire de 1936 à 1944 » », Cahiers de la Haute-Loire,‎ 1992, p. 301-350. Voir aussi Marc-André Charguéraud [archive]
↑ Livre sur le réseau André, Site d'information des éditeurs Belin, De Boeck, La Découverte et Erès [1] [archive]
↑ « (...) communes du Chambon-sur-Lignon et du plateau Vivarais-Lignon à qui a été décernée, cas unique, une Médaille des Justes collective » (Introduction au dictionnaire des Justes de France, reproduite sur le site des juifs d'Alsace et de Lorraine [archive]) ; « La commission de Yad Vashem a cru devoir déroger à la loi qui n’autorise de décerner le titre de Juste qu’à des personnes nommément désignées, et l’a attribué dans ce cas unique à l’ensemble de la population (la seule autre dérogation concerne la commune néerlandaise de Nieuwlande) » (d'après le Dictionnaire des Justes de France cité ici [archive]) ; « Le village de Nieuwlande partage aujourd'hui avec les communes françaises de l'ancien consistoire protestant de la Montagne, autour du Chambon-sur-Lignon, le privilège d'avoir été honoré en tant que personne morale du titre de Juste » (Jacques Sémelin, Claire Andrieu, Sarah Gensburger, La Résistance aux génocides : de la pluralité des actes de sauvetage, Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, 2008, page 457)
↑ http://www.jacqueschirac-asso.fr/fr/wp-content/uploads/2010/04/Chambon-sur-Lignon.pdf [archive]
↑ (en) RWC 2007 - Portugal get home advantage in France [archive]
↑ « Meurtre d'Agnès: Le collège Cévenol va fermer » [archive], sur lefigaro.fr,‎ 9 février 2014
↑ « Nouveau lieu de mémoire en juin » [archive], sur lefigaro.fr,‎ 30 avril 2013
↑ Liste des maires de la Haute-Loire [archive] sur le site de la préfecture (consulté le 27 août 2014).
↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui [archive] sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
↑ Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2008 [archive], 2013 [archive].
↑ « Velay Express » [archive], sur velay-express.fr (consulté le 19 mars 2015).
↑ « Historique du réseau du CFD Vivarais » [archive], sur asso-vfv.net (consulté le 19 mars 2015).
↑ Mon parcours [archive] sur le Site de L. Wauquiez [archive], consulté le 9 mai 2010.
Voir aussi[modifier | modifier le code]
Sur les autres projets Wikimedia :
Le Chambon-sur-Lignon, sur Wikimedia Commons
Bibliographie[modifier | modifier le code]
Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.


Abbé V. Manevy et Janik Rozo (illustrations) (préf. de l'abbé A. Fayard), Le Chambon-sur-Lignon en Haute-Loire - Regards sur son Histoire, Saint-Étienne, Éditions du Chevalier,‎ 1945 (réédition 1980).
C. Maillebouis (préf. P. Cabanel), La Montagne protestante, Lyon, Éditions Olivétan,‎ 2005
Gérard Bollon, Le Chambon du Prieuré au xviie siècle, Cheyne,‎ 1985
Gérard Bollon, Le Chambon d'hier et d'aujourd'hui, Dolmazon,‎ 1999
Gérard Bollon, Les Villages sur la montagne, terres d'accueil et de refuges, Dolmazon,‎ 2004 Document utilisé pour la rédaction de l’article
François Boulet, Histoire de la Montagne-refuge, Polignac, Éditions du Roure, 2008, 416 p.
Léon Poliakov, L'Auberge des musiciens (repris dans ses Mémoires).
Henry Patrick Gérard, La Montagne des Justes : Le Chambon-sur-Lignon, 1940-1944, Éditions Privat,‎ 2010
Lionel Chetwynd, Héros de l'ombre Document utilisé pour la rédaction de l’article
Pierre Sauvage, Les Armes de l'esprit, 1989, long-métrage documentaire (90 min.) Document utilisé pour la rédaction de l’article
Philip Hallie (en), Lest Innocent Blood Be Shed: The Story of Le Chambon and How Goodness Happened There (« Le sang des innocents : Le Chambon-sur-Lignon village sauveur »), 1979 Document utilisé pour la rédaction de l’article
Carol Matas, Greater Than Angels (« Plus grand que des anges »), collection jeunesse, 1998 Document utilisé pour la rédaction de l’article
(en) Caroline Moorehead. Village Of Secrets. Defying The Nazis In Vichy France. Harper: New York, 2014. (ISBN 9780062202475)
Articles connexes[modifier | modifier le code]
Lignon du Velay
Liste des communes de la Haute-Loire
La Colline aux mille enfants, téléfilm de 1994 se passant au Chambon-sur-Lignon durant la Seconde Guerre mondiale.
Liens externes[modifier | modifier le code]
Site de la mairie
Le documentaire Les Armes de l'esprit
Le Chambon-sur-Lignon sur le site de l'Institut géographique national
Le Chambon-sur-Lignon sur le site de l'Insee

https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Chambon-sur-Lignon

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