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HISTOIRE DE FRANCE,HISTOIRE,POLITIQUE ET PROTESTANTISME

LA FIN DES CHRÉTIENS D'ORIENT ?,religion,chretien,

23 Juin 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #religion, #respect, #racisme, #chretiens



La fin des chrétiens d'Orient ?
lundi 20 juin à 9h25 (86 min)
ARTE+7 86 min
LA FIN DES CHRÉTIENS D'ORIENT ?


lundi 20 juin à 9h25 (86 min)
Déjà diffusé vendredi 10.06 à 9h25
Minée par les persécutions, l'exil et le recul de ses droits, la communauté chrétienne va-t-elle disparaître du Moyen-Orient ? Un saisissant panorama de sa fragile condition dans cinq pays : l'Irak, la Syrie, la Turquie, l'Égypte et le Liban.


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Un dossier web


Des bonus vidéo, une infographie, des repères, des articles et une interview du réalisateur pour approfondir le sujet.


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Au début du XXe siècle, un habitant du Moyen-Orient sur quatre était chrétien. Aujourd'hui, ils sont largement minoritaires (11 millions parmi 320 millions de musulmans). Chaque année, des milliers d'entre eux sont massacrés, souvent parce qu'on les assimile à un Occident qui, pourtant, ne les soutient guère. Peu à peu, ils disparaissent de la région qui a vu naître leur religion. Ils descendent en effet des premiers chrétiens qui fondèrent des communautés religieuses au cours du Ier siècle, quand l'Europe était païenne. Au VIIe siècle, ils ont accompagné l'avènement de l'islam. Cet ample et passionnant documentaire explore leur fragile condition dans cinq pays : l'Irak, la Syrie, le Liban, la Turquie et l'Égypte. D'une région à l'autre, leur position minoritaire les conduit souvent à s'allier au pouvoir en place en échange d'une protection incertaine.





"Pris en étau"


Les chrétiens d'Orient "ont toujours été pris en étau entre l'Occident d'un côté et l'islam de l'autre", résume l'historien des religions Jean-François Colosimo. En Irak et en Syrie, ils fuient en masse les persécutions de l'État islamique, qui cherche aussi à effacer les traces de leur culture. Le père Najeeb Michael raconte comment, de façon rocambolesque, il a sauvé des milliers de manuscrits et tableaux, en les embarquant dans des cartons lors de son exode. Décimée en Turquie par le génocide de 1915 puis par l'émigration, plus importante en Égypte mais endeuillée par de récents attentats, la communauté chrétienne n'obtient pas la reconnaissance officielle qu'elle attend des autorités des deux pays. Il n'y a qu'au Liban qu'elle est majoritaire et joue un rôle politique, même si elle a perdu une part de ses prérogatives après l'accord de Taëf de 1989. Au fil des interviews d'historiens, de politologues ou de dignitaire religieux, des séquences émouvantes auprès des réfugiés ou des communautés religieuses, se dessine un monde éprouvé mais aussi baroque, chaleureux et multiple, réparti en six rites différents : syriaque, byzantin, arménien, chaldéen, copte et maronite. Le film permet de revisiter des pans d'histoire édifiants, du partage désastreux du Moyen-Orient entre l'Angleterre et la France, qui continue de peser sur la région, à l'échec du panarabisme en passant par la façon dont le clan al-Assad a instrumentalisé les religions. Il rappelle aussi que la présence des chrétiens ou d'autres minorités religieuses, comme les Yézidis, garantit un reste de pluralité culturelle dans une région que les juifs ont dû quitter. Enfin, le documentaire met en exergue l'esprit de résistance des chrétiens d'Orient et leurs efforts pour préserver leur culture.


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religion, Irak, Syrie, christianisme, Orient

http://www.arte.tv/guide/fr/060824-000-A/la-fin-des-chretiens-d-orient?utm_source=dlvr.it&utm_medium=facebook

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La FEPS va développer une approche protestante de la famille, de la sexualité et de la fiscalité,protestant,sexes,religion,

23 Juin 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #protestants, #religion, #sexes

EGLISES
La FEPS va développer une approche protestante de la famille, de la sexualité et de la fiscalité
Tags: FEPS Famille Mariage Sexualité Assemblée
Mariage Gay https://flic.kr/p/8JBdJSRéunis en assemblée générale à Warth dans le canton de Thurgovie, lundi 20 juin, les délégués de la Fédération des Eglises protestantes de Suisse ont accepté une motion visant à établir une perspective protestante du mariage, du partenariat, de la famille et de la sexualité.
Photo: CC (by-nc-nd) Michael Verhoef
Par Laurence Villoz
«Nous sommes confrontés à des discussions sur le mariage, le partenariat et la sexualité au niveau politique et œcuménique et ce n’est qu’en marge que la Fédération des Eglises protestantes de Suisse (FEPS) a traité ces thématiques», a lâché Barbara Damaschke-Bösch, au nom de l’Eglise évangélique réformée du canton de Saint-Gall, dépositaire d’une motion demandant à la FEPS de travailler sur la thématique «famille-mariage-partenariat-sexualité dans une perspective protestante».
Les dernières contributions de la FEPS sur ces sujets remontent pour la plupart à plus de vingt ans: «Procréation assistée et science génétique» publié en 1990, «Sept articles sur la famille», en 1994 et «Mariage et famille pour couples homosexuels», en 1995. Si quelques textes ont été publiés ces dernières années, ils ne concernent que des sujets précis, parfois en lien avec des votations fédérales, mais il n’existe aucun document englobant l’ensemble de ces thématiques.
«Dans le contexte du jubilé de la Réforme, nous ne pouvons pas ignorer ces sujets. Nos ancêtres avaient adopté une doctrine complètement claire, mais au vu des changements sociétaux ce n’est plus notre cas. Ces thématiques doivent être traitées par la FEPS», a ajouté Barbara Damaschke-Bösch.
Dépénaliser les couples mariés
Cette motion a été complétée par une proposition de l’Eglise réformée évangélique du canton de Neuchâtel (EREN). «Si nous voulons disposer d’une base complète, il faut également traiter le problème de la fiscalité des couples mariés. Cette injustice dure depuis 1984. Elle concerne 80'000 couples et rapporte entre 1,2 et 2,3 milliards à la caisse fédérale chaque année», a souligné le pasteur de l’EREN, Pierre de Salis.
Bien que le Conseil de la FEPS ait mis le doigt sur la complexité d’un tel travail, il s’est positionné en faveur de la motion. Les délégués l’ont acceptée, assortie de la proposition de l’EREN, par 64 voix et une abstention. La FEPS devra dans un délai de trois ans présenter aux délégués son rapport sur ces thématiques.


Regain de motivation pour les festivités de la Réforme


Alors que les délégués avaient exprimé leur mécontentement et leur manque d’enthousiasme face aux projets pour le jubilé de la Réforme de 2017, lors de l’assemblée générale de l’automne dernier, ils ont accueilli chaleureusement la présentation sur l’avancée des projets. «Nous constatons que les tâches confiées à la FEPS ont été exécutées et nos critiques de novembre dernier entendues», a souligné Tomas Grossenbacher de la Commission d’examen de la gestion (CEG). Les treize projets proposés prennent forme et s’organisent partout en Suisse et au niveau international avec une communication tournée vers le grand public.

http://protestinfo.ch/201606218006/8006-la-feps-va-developper-une-approche-protestante-de-la-famille-de-la-sexualite-et-de-la-fiscalite.html

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Un bracelet géant turquoise s’affiche sur une église genevoise,protestant,

23 Juin 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #protestants, #protest info

SOCIÉTÉ
Un bracelet géant turquoise s’affiche sur une église genevoise
Tags: EPER Solidarité Migrants Fusterie EPG
Annoncer La Couleur ©EPERPour promouvoir sa campagne, l’EPER a posé une banderole géante «annoncer la couleur» sur le temple de la Fusterie à Genève. Le but de cette opération, qui se fait conjointement avec plusieurs partenaires humanitaires, est de rassembler les voix de tous ceux qui sont solidaires avec les migrants.
Photo: ©EPER
Par Emmanuelle Jacquat
«Annoncer la couleur» est le slogan de la dernière campagne de l’Entraide protestante suisse (EPER) imprimé sur des bracelets turquoise. L’idée est rassembler tous ceux qui sont solidaires avec les réfugiés. «Notre objectif est de montrer à ceux qui ont peur qu’il existe également d’autres personnes qui sont prêtes à aller de l’avant», déclare Philippe Bovey, secrétaire romand de l’EPER. De grands défis vont affecter la Suisse en 2016 a-t-il rappelé devant l’Espace Fusterie à Genève, hier lundi 13 juin. «Nous sommes convaincus que nous pouvons relever ces défis tous ensemble, à condition de nous laisser guider par notre humanité et notre compassion et non par la peur», poursuit Philippe Bovey. «Et les 40'000 bracelets, déjà distribués, montrent bien que cette Suisse solidaire existe».
L’initiative «annoncer la couleur» vient peut-être de L’EPER, mais elle n’est pas la seule organisation d’entraide à se lancer dans cette offensive médiatique. Elle est secondée par 101 partenaires, dont la chaîne du bonheur. Pour Sophie Balbo, porte-parole de cette dernière fondation, et qui était également présente hier, «il s’agit d’offrir une dignité aux gens en Suisse et c’est pour cela que la chaîne du bonheur participe à cette campagne». En septembre dernier, la fondation, qui collabore également avec la SSR, avait lancé une action pour les réfugiés. Elle avait récolté de 23 millions de francs, rappelle Sophie Balbo. «L’EPER a bénéficié d’une partie de cet argent pour aider les réfugiés, notamment en Irak», explique-t-elle. Mais à la différence d’autres campagnes d’aide, cette promotion 2016 veut surtout sensibiliser les personnes au sort des réfugiés sur notre sol.
Les Eglises participent également à cette promotion. Si en Suisse allemande cinq églises portent déjà la banderole turquoise, l’Espace Fusterie est le premier bâtiment religieux romand à l’arborer. La pose du bracelet géant a été organisée lundi matin et a duré 1h30.
Le fait que cela se passe dans la cité de Calvin, ville internationale, n’est sûrement pas un hasard. «Genève doit aussi sa place aux étrangers, qui l’ont construite et qui ont permis son rayonnement depuis la réforme», rappelle Emmanuel Fuchs, président de l’Eglise protestante de Genève. Pour le théologien, «il faut agir et voir ensuite. Nous n’avons, de fait, pas le choix: des gens meurent à nos portes. Il faut annoncer la couleur: nous devons écouter et agir.»

«Les émigrés», à l’espace fusterie
Depuis samedi 11 juin dernier se déroule une pièce de théâtre de Sławomir Mrożek «les émigrés». Deux émigré, désigné comme AA et XX et que tout oppose, doivent cohabiter. Un face à face révélateur où chacun met en lumière les contradictions de l’autre.
Cette pièce se tient à l’espace Funserie, place de la Fusterie à Genève jusqu’au 19 juin. Réservation et information en ligne.

http://protestinfo.ch/201606147994/7994-un-bracelet-geant-turquoise-s-affiche-sur-une-eglise-genevoise.html?utm_source=dlvr.it&utm_medium=facebook

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Les mariages à l'église se font de plus en plus rares,religions,mariage,

22 Juin 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #religion, #chretiens

19h30, aujourd'hui, 19h30
Les mariages à l'église se font de plus en plus rares


Les institutions catholiques et protestantes souhaitent inverser la tendance et changent leur approche pour séduire les jeunes couples.

http://www.rts.ch/play/tv/19h30/video/les-mariages-a-leglise-se-font-de-plus-en-plus-rares?id=7824921

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Pour dénoncer la solitude affective, un Berlinois veut passer 365 nuits avec 365 partenaires différents,solitude,societe,

16 Juin 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #solitude, #societe, #sexes

Pour dénoncer la solitude affective, un Berlinois veut passer 365 nuits avec 365 partenaires différents
Repéré par Annabelle Georgen AllemagneLGBTQ 09.09.2014 - 8 h 00, mis à jour le 10.09.2014 à 11 h 57
Mischa Badasyan
Mischa Badasyan
Pour dénoncer la solitude affective dont souffrent souvent les gays à l'heure où les sites de rencontre homo permettent de passer d'un partenaire sexuel à l'autre en quelques clics, un artiste berlinois vient de lancer début septembre une performance durant laquelle il s'impose de changer de partenaire sexuel chaque jour durant un an, rapporte le quotidien Die Welt.
Mischa Badasyan, 26 ans, confie n'avoir lui-même jamais eu de compagnon et d'avoir à défaut multiplié les one-night stands ces dernières années:
«Pendant l'acte, on a certes du plaisir et on est excité, mais après, en ce qui me concerne, je me sentais souvent mal. J'ai pleuré longuement, parce qu'il ne me restait rien de ce bref moment.»
Intitulée «Save the date», sa performance sera restituée sous la forme d'un journal intime vidéo qu'il compte tenir avant et après chaque rendez-vous quotidien. L'artiste explique à Die Welt ne pas vouloir informer ses partenaires sexuels de son projet artistique par crainte qu'ils ne «se sentent obligés d'être particulièrement performants». Mais affirme vouloir leur demander l'autorisation de filmer leurs ébats, qu'il refuse toutefois de restituer d'une manière crue, comme il l'explique à la revue artistique Monopol:
«Je ne fais pas de film porno, mon travail est très abstrait et minimaliste. Je filmerai par exemple seulement les pieds, la salle de bain, les toilettes ou ce genre de choses.»
Mischa Badasyan compte trouver ses coups d'un soir via les sites de rencontres gays qu'il fréquente habituellement. Si jamais il lui arrivait de ne trouver personne, il se dit prêt à se rendre dans un sex-club, dans un sauna ou dans une cruising area, un lieu de drague informel, voire même à accepter de coucher avec quelqu'un qui ne l'attire pas physiquement, au nom de l'art. Lui-même a le vertige en pensant aux 365 partenaires sexuels qu'il rencontrera au cours de l'année:
«Au bout de quelques mois, je vais mourir mentalement. C'est ce que je m'imagine. Ou bien, au contraire, il se pourrait aussi que je devienne une pétasse. Rien n'est joué. C'est une expérimentation sociale.»
Russe d'origine arménienne, Mischa Badasyan n'a jamais osé faire son coming-out dans son propre pays et sa famille continue d'ignorer son homosexualité. Il se considère comme un activiste et espère délivrer un message politique à partir de cette performance très intime, persuadé que beaucoup de Berlinois partagent son sentiment de solitude dans cette ville des mille possibilités:
«Je suis sûr que 80% des Berlinois sont super seuls. La plupart des gens qui passent leur nuits au Berghain et y vivent leur vie sexuelle se sentent nuls le lendemain au réveil.»
Slate.fr

http://www.slate.fr/story/91873/berlin-365-nuits-partenaires-differents

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Le nouveau défi de l'insertion, c'est enrayer la solitude des vieux;solitude,sante,societe,

16 Juin 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #societe, #sante, #solitude

Le nouveau défi de l'insertion, c'est enrayer la solitude des vieux
Gilles Bridier Economie 24.03.2015 - 15 h 30, mis à jour le 24.03.2015 à 15 h 30
Une dame en Grande-Bretagne en 2014. REUTERS/Stefan Wermuth
Une dame en Grande-Bretagne en 2014. REUTERS/Stefan Wermuth
On vit de plus en plus vieux, mais on vieillit de plus en plus seul. La société doit s’adapter pour offrir une plus grande autonomie aux personnes âgées et entretenir le lien social. La réponse n’est pas forcément dans les «gérontechnologies».


Vivre plus vieux... mais de quelle manière? L’espérance de vie progresse. Pour l’Ined, elle a doublé en un siècle. Et sur les dix dernières années, elle a augmenté de trois ans pour les hommes et de deux ans pour les femmes, observe l’Insee.
Ainsi, si on considère les personnes de 75 ans et plus qui composaient 7% de la population en 2000, elles sont aujourd’hui 9% et devraient représenter 16% des Français vers 2050. C'est-à-dire que, en un demi-siècle seulement, la proportion de ces personnes au sein de la population française aura été multipliée par deux. Et à cet horizon, la France comptera quatre fois plus de personnes de 85 ans et plus qu’aujourd’hui.
Bravo à la médecine qui, associée à l’évolution des modes de vie et de l’hygiène, permet de vivre plus longtemps. Mais les personnes âgées trouvent-elles leur place au sein de leur environnement social? Pas sûr. Car vieillir isole. Selon la Fondation de France, 21% des personnes de plus de 75 ans éprouvent un sentiment de solitude. On vieillit plus longtemps, mais aussi plus seul.
Aussi, les personnes âgées sont-elles aujourd’hui surreprésentées parmi les Français qui souffrent d’une rupture du lien social: 23% des personnes en situation d’isolement ont plus de 75 ans, soit plus de deux fois leur poids démographique.
Moins d’insertion, plus de solitude
Cet isolement est subi, pas choisi. Et il progresse très vite: parmi cette population, le sentiment d’isolement est passé de 16% à 27% en seulement quatre ans. «De toutes les générations, celle des 75 ans et plus est celle qui a été la plus impactée par la montée des solitudes en France», constate la Fondation.
L’insertion sociale des personnes âgées pose un vrai défi aux gouvernements. Pourtant, vieillir n’est pas une maladie et, même après la cessation de l’activité professionnelle, un homme a encore en moyenne une durée de vie de 23 ans, et une femme de 27 ans. Ces citoyens ont leur place dans la vie de la cité. Et même jusqu’à des âges avancés.
Certes, les situations de dépendance compliquent les prises en charge. Quatre Français sur dix sont confrontés à la perte d’autonomie d’un proche. Parmi eux, selon l’institut CSA, les trois quarts ne souhaitent ou ne peuvent prendre en charge la personne à leur propre domicile.
Mais les problèmes apparaissent aussi en dehors de ces situations de dépendance, pour des personnes âgées qui aspirent à conserver des liens sociaux, à privilégier l’échange avec des proches, mais qui ne peuvent plus être une force de proposition pour entretenir ces liens et vivent l’éloignement comme une exclusion.
L'isolement à domicile
Le principal problème qui se pose est celui du lieu d’hébergement de la personne âgée.
Dans leur très grande majorité, les personnes du quatrième âge souhaitent rester à leur domicile. Sur un plan économique, compte tenu de la pression démographique, c’est effectivement la meilleure solution, souligne le Centre d’analyse stratégie (devenu France Stratégie). Encore faut-il pouvoir adapter les habitats aux conditions de vie des personnes âgées, et éviter que le maintien à domicile de personnes vivant souvent seules ne renforce leur isolement.
Des réflexions progressent et débouchent sur des initiatives, à l’image de l’action de la Caisse des Dépôts à travers son programme d’adaptation de logements qui lui permettra de disposer en 2020 de près de 14.000 logements adaptés, soit dans ses constructions neuves soit dans ses programmes de réhabilitation.
La Caisse a par ailleurs signé début mars une convention par laquelle elle s’engage, entre autres, à soutenir les travaux réalisés dans le cadre de la «silver économie». La filière a été mise en place en avril 2013 pour développer une véritable industrie autour des «gérontechnologies», industrie qui consiste à adapter les nouvelles technologies aux besoins des personnes âgée afin d’améliorer leur autonomie.
Mais si les nouveaux dispositifs de télé-assistance doivent favoriser le maintien à domicile de ces personnes (une norme Afnor spécifique a même été mise au point), il n’est pas sûr qu’elles apportent les réponses appropriées à leur sentiment d’isolement.
D’autant que les seniors ne composent pas un ensemble homogène. Si leurs capacités d’adaptation aux évolutions technologiques sont bien réelles, elles varient malgré tout selon l’âge. On n’intègre pas les technologies de la communication dans son univers de la même façon à 60 ans, 75 ans ou 90 ans. Pour les plus âgés, des problèmes d’habileté manuelle ou d’acuité visuelle pour composer des numéros sur un clavier, de défaillance dans l’audition ou dans l’expression pour les commandes vocales, compliquent singulièrement l’adaptation culturelle à des objets connectés.
Créer de nouvelles solidarités
Mais surtout, si ces technologies peuvent apporter un supplément de confort et d’autonomie, elles ne répondent pas au besoin de socialisation. «On pallie les incapacités du corps, mais ça ne donne pas un rôle social à la personne, commente le sociologue Serge Guérin. On fonctionne dans une logique où on a de la technologie et on cherche à la mettre dans le secteur des personnes âgées. Il faut prendre le problème dans l’autre sens: est-ce que la technologie peut apporter quelque chose aux personnes âgées, et si oui quoi?»
Analysant la société face au vieillissement dans un rapport de l’Observatoire de la fin de vie, le sociologue préfère insister «sur la complémentarité des solidarités publiques et des solidarités familiales et de voisinage: le développement des premières ne justifie pas le renoncement aux secondes, mais peut au contraire contribuer à leur évolution». Et pas seulement à travers des technologies ciblées.
On doit alors souligner l’importance du soutien des prestataires spécialisés dans les services à la personne qui, outre leur mission d’assistance à domicile, entretiennent le lien social. Mais à ce jour, les solutions doivent encore être structurées. Afin qu’une plus grande professionnalisation dans ce secteur permettent d’offrir des carrières et des solutions de vie qui correspondront à l’augmentation prévisible des besoins.
Le problème prend de l’ampleur: il concerne d’ailleurs aussi bien les personnes âgées qui vivent à domicile que celles qui, placées en établissements spécialisés, sombrent pour 15% à 20% d’entre elles dans un état dépressif. C’est l’une des explications du suicide qui, d’après l’Observatoire, «est l’une des trois principales causes de décès de la personne âgée, avec le cancer et les maladies cardio-vasculaires».
En France, chaque année, 3.000 personnes de plus de 65 ans mettent fin à leurs jours, dont près de la moitié à leur domicile. Encore cette statistique apparaît-elle sous-estimée, certains suicides n’étant pas enregistrés comme tels. 30% des suicides en France pour 20% de la population... avec une prévalence accrue pour les plus de 85 ans.
Le Parlement, qui tarde à se saisir du projet de loi d’adaptation de la société au vieillissement, devra plancher sur ces questions qui ramènent toutes à s’interroger sur l’insertion sociale des personnes âgées. En fait, des millions d’individus qui vivent l’isolement comme une exclusion d’autant plus longue qu’ils vivent plus vieux.
Gilles Bridier

http://www.slate.fr/story/99129/insertion-enrayer-solitude-vieux

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Un Français sur 10 a moins de «trois contacts directs» par an,solitude,sante,

16 Juin 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #sante, #solitude, #societe

Un Français sur 10 a moins de «trois contacts directs» par an
Slate.fr France 01.07.2010 - 0 h 00, mis à jour le 01.07.2010 à 17 h 17


La grande enquête sur la solitude des Français de la Fondation de France, diffusée par France Info et Le Parisien/Aujourd'hui en France jeudi 1er juillet, a de quoi faire frémir. Un Français sur dix avoue vivre seul, replié sur lui, coupé de tout réseau social: sans lien familial, ni professionnel, ni amical, ni associatif, comme le rapporte notamment France Info.
Sans doute encore plus frappant, on apprend que ces 4 millions de personnes ont en une année moins de trois «contacts directs», c'est-à-dire de conversation personnelle avec autrui.
Autre chiffre de cette enquête: un Français sur quatre est en situation d'exclusion potentielle car relié aux autres que par un seul réseau.
On a tendance à réserver ces situations d'immense solitude aux personnes âgées. Ce n'est pas le cas. L'isolement commence à se manifester de manière sensible dès la quarantaine, indique l'enquête. Plus de la moitié des solitaires ont moins de 60 ans, un tiers ont moins de 50 ans. La solitude touche 16% des plus de 75 ans, 9% des 40-49 ans, 11% des 50-59 ans, 15% des 60-74 ans.
Quelles en sont les causes? Dans 56% des cas, une rupture familiale, un deuil, une séparation, ou le départ des enfants du domicile peuvent être à l'origine de l'isolement. Dans 15% des cas, une rupture professionnelle. Dans 7% des cas, c'est un déménagement. La précarité est également un facteur déterminant. On a quatre fois plus de risques de se retrouver en situation d'exclusion avec 1.000 euros par mois qu'avec 4.000 euros mensuels.
La solitude est-elle synonyme de grande ville et ou de campagne? L'étude tranche: l'isolement touche autant les deux.
Les réseaux sociaux ne sont d'aucune aide pour faire face à cette solitude. Neuf solitaires sur 10 déclarent ne pas y aller par manque de courage et d'envie de chercher des amis. Ce refus est révélateur d'une tendance plus générale des grands solitaires à se refermer peu à peu sur eux-même, notamment par culpabilité de leur propre situation. Une conclusion bien pessimiste puisqu'«une fois que la solitude s'installe, il est difficile d'en sortir».
[Lire l'article sur France Info ]
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Photo: Loneliness/caitra via Flickr CC License By
Slate.fr

http://www.slate.fr/story/23987/francais-solitude

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Les inégalités sont aussi une question de solitude,solitude,sante,emploi,

16 Juin 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #sante, #solitude, #societe, #emploi

Les inégalités sont aussi une question de solitude
Olivier Galland et Telos Economie 16.10.2015 - 15 h 52, mis à jour le 19.10.2015 à 11 h 17
Einsam im Morgennebel, Loneliness. Peter Heilmann via Flickr CC License by.
Einsam im Morgennebel, Loneliness. Peter Heilmann via Flickr CC License by.
Si on les relie généralement à la situation professionnelle, de nouvelles lignes de fracture apparaissent.


Les inégalités sont généralement pensées comme étant liées à la position professionnelle: en haut les dirigeants d’entreprises ou les traders, en bas les ouvriers ou les petits employés, au milieu les cadres moyens et techniciens. Cette vision stratificationniste des inégalités conserve bien sûr sa valeur; les inégalités de revenu entre catégories socioprofessionnelles ou entre salariés et détenteurs de patrimoine et de capitaux restent une question centrale. Pourtant, de nouvelles lignes de fracture apparaissent dans la société, qui ne sont plus seulement indexées sur la position professionnelle. Parmi ces nouveaux facteurs de risque, partiellement indépendants du statut social, le développement de la vie solitaire tient une place importante.
Aujourd’hui en France, d’après le recensement de 2011, 34% des ménages sont constitués d’une seule personne. Dans le nord de l’Europe, ces situations sont encore plus fréquentes: les «singletons» forment entre 40 et 45% de l’ensemble des foyers! Mais ce phénomène se développe dans le monde entier. Aux ménages d’une personne stricto sensu, on peut ajouter les familles monoparentales (surtout constituées de femmes vivant avec un ou plusieurs enfants), qui représentent 8,5% des foyers français.
La progression de la vie solitaire a été spectaculaire: la part des Français concernés (c’est-à-dire vivant dans un ménage de ce type) a plus que doublé de 1975 à 2012, passant de 8% à 19%. Les familles monoparentales étaient quasiment inexistantes en 1975; 8% des Français y vivent dorénavant. Au total, nettement plus d’un quart des Français sont concernés par ces situations. C’est donc loin d’être un phénomène marginal.
Il y a bien sûr une assez grande hétérogénéité dans les populations qu’elles touchent. Tous ceux qui vivent seuls ne connaissent pas la précarité, ni forcément la solitude entendue comme une raréfaction des liens sociaux. Les étudiants, par exemple, qui vivent souvent seuls (40% sont dans ce cas), sont le plus souvent entourés et très fortement aidés matériellement et affectivement par leur famille. Ils ont aussi souvent une vie sociale intense, même si une minorité non négligeable d’entre eux peuvent être également touchés par un sentiment d’isolement (d’après l’enquête de l’Observatoire de la vie étudiante, 1 sur 5 en fait état concernant la semaine ayant précédé l’enquête en 2013).
Divorce et mortalité différentielle
En réalité, deux phénomènes ont surtout favorisé le développement de la vie solitaire et contribué à en faire un nouveau problème social: la hausse de la divortialité et le vieillissement démographique associé à la mortalité différentielle des hommes et des femmes. La première cause est bien connue et explique en grande partie qu’un nombre important d’hommes et de femmes dans la force de l’âge vivent seuls (avec ou sans enfants). Si la vie en solo touche les deux sexes, hommes et femmes ne sont pas égaux devant elle. Au début de la maturité (entre 30 et 40 ans), ils sont certes touchés également (20%). Mais progressivement, à mesure qu’elles avancent en âge, les femmes sont de plus en plus surreprésentées dans le contingent des personnes seules. Sans doute les hommes, même relativement âgés, ont-ils plus de facilités à reformer un couple, éventuellement avec des femmes plus jeunes.
En se séparant, les femmes conservent le plus souvent la garde des enfants et il est fréquent alors que leur situation économique devienne précaire
Par ailleurs, en se séparant, les femmes conservent le plus souvent la garde des enfants et il est fréquent alors que leur situation économique devienne précaire. Le taux de pauvreté des enfants vivant dans une famille monoparentale est de 40%. Autre chiffre spectaculaire: en 2014, 28% des allocataires du RSA sont des personnes seules avec une ou des personnes à charge (le plus souvent des enfants), dont 92% sont des femmes. Parmi les allocataires du RSA socle, la proportion de personnes seules avec enfant(s) est encore plus élevée: 34%. Mais les effets délétères de la vie solitaire ne concernent pas que les femmes vivant avec un ou plusieurs enfants: pour preuve, 40% des mêmes allocataires du RSA sont des personnes seules sans enfants, dont 64% d’hommes. Au total, 68% des allocataires du RSA vivent seuls (86% des allocataires du RSA socle) contre seulement 24% de l’ensemble des personnes de 18 à 64 ans! Il n’est pas besoin de beaucoup d’autres démonstrations pour montrer le lien entre la vie solitaire et la pauvreté.
Cela s’explique en partie par le fait que les ressources du foyer sont prises en compte dans l’attribution du RSA et que les conditions d’attribution tiennent compte des économies d’échelle que permettent le fait de vivre à plusieurs dans un même logement. Ainsi, un smicard vivant seul peut toucher le RSA, ce qui n’est pas le cas de deux smicards vivant en couple. Il n’empêche que le nombre impressionnant de personnes seules attributaires du RSA –près de 2 millions sur 3 millions d’allocataires au total– ne s’explique pas uniquement par des effets de seuil. Ce lien entre solitude et pauvreté persiste lorsqu’on contrôle le milieu social (comme l’a montré une étude irlandaise due à Christopher Whelan et Bertrand Maître). Cela ne veut pas dire évidemment que l’effet de la classe sociale disparaît. Il continue de moduler l’ampleur de ces risques, mais il ne suffit pas à lui seul à en rendre compte.
Le vieillissement de la population contribue également à ce développement de l’isolement social, surtout aux grands âges, lorsque le conjoint est décédé. A partir de 60 ans, 41% des femmes vivent seules! Cet isolement conjugal peut se conjuguer à un isolement familial lorsque les enfants ne sont pas présents, situation plus fréquente qu’on pourrait le penser: une étude européenne (le programme FELICIE) a montré que 11% des hommes et 17% des femmes ayant entre 75 ans et 84 ans vivaient sans partenaire ni enfant survivant en 2000. Au-delà de 84 ans, cette situation concerne 14% des hommes et 23% des femmes. Ce complet isolement familial peut conduire des personnes à faibles ressources à des situations de grande détresse économique et psychologique.
Un système illisible, et probablement injuste
Ces situations sont-elles prises en compte par le système de protection sociale? En France, celui-ci est principalement fondé sur une logique assurantielle et sur les solidarités professionnelles. Il s’est néanmoins adapté au fil des ans pour aider les groupes de personnes inactives touchées par la pauvreté en créant des dispositifs qui se sont juxtaposés à mesure que chaque situation nouvelle apparaissait. Mais il ne s’agit que d’un filet de sécurité subsidiaire comblant les interstices laissés par le système assurantiel. En France notamment, l’écart est ainsi très grand entre les conditions et la générosité du système d’assurance chômage et celles du système d’assistance.
En France,
la protection sociale est principalement fondée sur les solidarités professionnelles
Une des différences importantes est que le premier est attribué individuellement, alors que les minima sociaux, comme le RSA (qui a été récemment fusionné avec l’allocation de parent isolé), sont attribués au foyer en tenant en compte de sa composition et de ses ressources. Autrement dit, un chômeur ayant cotisé la durée nécessaire pourra toucher une allocation (avec un plafond de 6.000 euros) quels que soient la composition et les revenus de son foyer, alors qu’un allocataire du RSA verra son allocation réduite ou supprimée si les revenus du son foyer dépasse un montant minimum garanti. Les personnes sans aucune ressource se verront attribuer un peu plus de 500 euros si elles vivent seules, 786 euros si elles vivent seules avec enfant ou si elles vivent en couple. On peut légitimement se demander comment une personne seule (si elle n’a pas fraudé dans sa déclaration, bien sûr) peut vivre avec 500 euros par mois. Quant aux jeunes sans ressources, ils étaient jusqu’à peu totalement exclus du dispositif.
Dans les pays qui, comme la France, ont un salaire minimum et qui privilégient une définition relative de la pauvreté (un seuil fixé en % du revenu médian), le revenu minimum garanti est fixé soit explicitement, soit implicitement en fonction de ce salaire minimum. D’autres pays aux régimes de garantie universelle, à rebours de cette conception relative de la pauvreté, ont choisi une définition absolue de la pauvreté pour définir le montant des revenus minimums (un panier de biens nécessaires à la couverture des besoins vitaux).
Si l’on veut se rapprocher de la philosophie de ces systèmes universalistes, par souci d’efficacité et de justice pour mieux prendre en compte les laissés pour compte du système assurantiel, il faudrait aller vers une uniformisation et une individualisation du système d’allocations de solidarité, voire vers une allocation sociale unique qui diminuerait les coûts bureaucratiques et les fraudes et assurerait un revenu décent aux plus pauvres. La multiplication des minima sociaux rend le système illisible et probablement injuste: outre le RSA, on compte en France l’allocation de solidarité spécifique (ASS) pour les chômeurs ayant épuisé leurs droits, l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA), l’allocation adulte handicapé, l’allocation temporaire d’attente (ATA) pour des étrangers en attente de réinsertion, la prime pour l’emploi (PPE) (qui va cependant être fusionnée avec le RSA en 2016). Un système unifié, plus simple et plus généreux envers les personnes véritablement démunies et incapables de travailler, devrait s’accompagner de mesures d’activation visant à limiter les comportements opportunistes et à accroître l’accès à l’emploi d’une partie de ces publics. En France notamment ces politiques d’activation font défaut, le volet «insertion» du RMI n’ayant jamais donné de résultats probants.
Des projets plus utopiques et plus controversés sautent un cran supplémentaire dans l’uniformisation et l’universalité du système d’aide en envisageant une allocation universelle se substituant à toutes les allocations, qu’elles relèvent de l’assistance ou de l’assurance. La Finlande semble réfléchir sérieusement à un dispositif de cet ordre, un revenu universel qui remplacerait toutes les aides sociales en vigueur et qui serait versé sans contrepartie à tous les citoyens du pays, sans distinction d’âge, de situation sociale ou de santé.
Ce papier a été mis à jour le 19 octobre à 11h15 pour ajouter la référence à une note de l'Observatoire national de la vie étudiante.

http://www.slate.fr/story/108399/inegalites-solitude

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La solitude nuit gravement à la santé,sante,solitude,

16 Juin 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #sante, #solitude

La solitude nuit gravement à la santé
Jessica Olien Life 02.09.2013 - 6 h 03, mis à jour le 02.09.2013 à 6 h 03
loneliness / Lilivanili via Flickr CC License by.
loneliness / Lilivanili via Flickr CC License by.
L’isolement social tue plus que l’obésité, et il est au moins autant stigmatisé.


Cet hiver, j’ai quitté New York pour Portland, dans l’Oregon. Les raisons de mon déménagement étaient purement pragmatiques. New York est une ville chère et stressante. Portland, m’étais-je dit, m’offrirait l’espace et le temps nécessaire à mon travail.
Dès mon arrivée, j’ai loué une maison et je suis joyeusement partie à la recherche de mes pairs. Je suis allée dans des parcs, des librairies, des bars, à des rendez-vous galants, j’ai même essayé le golf. Ce n’est pas que je ne rencontrais personne. Au contraire. Mais je ne n’avais aucun atome crochu avec eux.
Autrefois sociable et optimiste, je suis devenue morose et limite paranoïaque. Je savais que je devais nouer des liens avec des gens pour me sentir mieux, mais physiquement, je me sentais incapable d’affronter de nouvelles interactions creuses. Je me réveillais en pleine nuit, prise de panique. L’après-midi, la solitude m’envahissait par vagues, comme une fièvre. Je n’avais pas la moindre idée de la manière de m’y prendre pour résoudre le problème.
Pas trop sûre de moi, j’ai commencé à faire des recherches sur la solitude et suis tombée sur plusieurs études récentes pour le moins inquiétantes.
Arthrite, diabète et maladies cardiaques
La solitude ne nous rend pas seulement malades, elle nous tue. Elle présente un risque sanitaire majeur. Des études sur les personnes âgées et l’isolement social concluent que ceux qui sont privés d’interactions sociales adéquates sont deux fois plus susceptibles de mourir prématurément que les autres.
L’augmentation du risque de mortalité est comparable à celle des fumeurs. Et la solitude est à peu près deux fois plus dangereuse que l’obésité.
L’isolement social réduit les défenses immunitaires et augmente les inflammations, ce qui peut déboucher sur de l’arthrite, du diabète de type II et des maladies cardiaques. La solitude nous brise le cœur mais dans notre culture, nous abordons rarement le sujet.
Le sentiment de solitude a doublé: deux récentes enquêtes révèlent qu'aux Etats-Unis, 40% des adultes déclarent se sentir seuls, alors que dans les années 1980 ils n’étaient que 20%.
Nos nombreuses interactions sur Internet ne nous aident en rien et peuvent même aggraver ce sentiment. Une récente étude auprès des utilisateurs de Facebook montre que le temps que vous passez sur le réseau social est inversement proportionnel au sentiment de bonheur ressenti pendant la journée.
Un peu la honte
Dans une société qui vous juge en fonction de l’étendue apparente de votre réseau social, il est difficile d’admettre que l’on se sent seul. C’est un peu la honte.
Il y a une dizaine d’années, ma mère a divorcé de mon beau-père. Seule et avide de relations humaines, elle appela une cousine à qui elle n’avait pas parlé depuis plusieurs années. Au téléphone, sa cousine ricana: «Tu n’as donc pas d’amis?»
Tout en affrontant ma propre solitude à Portland, je me suis souvent retrouvée à penser: «Si j’étais quelqu’un de bien, je ne serais pas toute seule.»
«Admettre que vous êtes seul revient à vous coller un gros S sur le front», estime John T. Cacioppo de l’université de Chicago, qui étudie les effets sur la santé de la solitude et de l’isolement social.
Il raconte qu’un jour, à bord d’un avion, il se sentit extrêmement gêné de tenir un exemplaire de son propre livre, qui avait le mot «solitude» imprimé en énorme sur la couverture. Il ressentit une grosse envie d’en retourner la jaquette pour les gens ne puissent pas la voir. «Pour la première fois, j’ai réellement su ce que c’était de se sentir seul au vu et au su de tous», explique-t-il.
«Le plus terrible et le plus contradictoire de mes problèmes»
Quand la tentative de suicide de Stephen Fry fut rendue publique l’année dernière, l’acteur anglais si populaire écrivit un post de blog sur son combat contre la dépression, où il expliqua que la solitude était le pire aspect de son affliction:
«Seul? Je reçois pratiquement une invitation par jour dans ma boîte aux lettres. Je serai dans la loge royale à Wimbledon et des amis m’ont généreusement et très sérieusement proposé de les rejoindre dans le sud de la France, en Italie, en Sicile, en Afrique du Sud, en Colombie-Britannique et en Amérique cet été. J’ai deux mois pour commencer un livre avant de partir à Broadway pour une saison de La Nuit des rois.
Je relis cette dernière phrase et je vois bien que, bipolaire ou pas, si je suis sous traitement et pas réellement déprimé, quel droit j’ai, bon sang, de me sentir seul, malheureux ou abandonné? Je n’en ai pas le droit. Mais je n’ai pas le droit non plus de ne pas ressentir ces sentiments. Les sentiments, ce n’est pas une chose à laquelle on a droit ou pas.
Au final, la solitude est le plus terrible et le plus contradictoire de mes problèmes.»
La plupart d’entre nous savons ce que c’est que de se sentir seul dans une pièce pleine de monde, et même une célébrité peut ressentir un sentiment de profonde solitude. Vous pouvez être entouré de centaines de fans en délire, si vous n’avez personne sur qui vous appuyer, personne qui vous connaisse, vous vous sentirez isolé.
En termes d’interactions humaines, la meilleure mesure n’est pas le nombre de personnes que nous connaissons. Pour avoir une vie sociale satisfaisante, nous n’avons pas besoin de tous ces gens. Selon Cacioppo, ce qui importe est la qualité, pas la quantité. Nous avons seulement besoin de plusieurs personnes sur qui nous appuyer et qui peuvent en retour s’appuyer sur nous.
Notre culture est obsédée par la lutte contre l’obésité. Nous aidons ceux qui veulent arrêter de fumer. En revanche, aucun médecin ne m’a jamais interrogée sur le nombre et la qualité de mes interactions sociales. Et même s’il le faisait, ce n’est pas comme s’il pouvait me les prescrire sur ordonnance.
Le Danemark et la Grande-Bretagne consacrent plus de temps et d’énergie à trouver des solutions et à organiser des interventions pour ceux qui se sentent seuls, tout particulièrement les personnes âgées.
«Dérobade sociale»
Plongés dans la solitude, nous perdons le contrôle de nos impulsions et nous plongeons dans ce que les scientifiques qualifient de «dérobade sociale». Nous nous détournons des autres et nous concentrons sur l’auto-préservation, comme je le faisais quand je ne pouvais plus imaginer d’essayer de parler à un autre humain. Les psychologues évolutionnistes posent que la solitude déclenche nos mécanismes de survie primaires, le combat ou la fuite, et nous pousse à rester en marge, loin des gens à qui nous ne sommes pas sûrs de pouvoir faire confiance.
Dans une étude, Cacioppo a mesuré l’activité du cerveau pendant le sommeil de personnes qui se sentent seules et d’autres pour qui ce n’était pas le cas. Les solitaires étaient de loin bien plus susceptibles de subir des micro-réveils, ce qui laisse à penser que le cerveau est à l’affût de la moindre menace pendant la nuit, peut-être comme les premiers humains, par nécessité, lorsqu’ils se retrouvaient séparés de leur tribu.
L’une des raisons pour lesquelles nous évitons de parler de la solitude est qu’il ne suffit évidemment pas d’essayer pour régler le problème. Mais si Internet a peut-être contribué à notre isolement, il se peut qu’il détienne la clé pour y remédier. Cacioppo est excité par les statistiques des rencontres en ligne, qui montrent que les couples qui se sont trouvés sur Internet et sont restés ensemble sont plus proches et moins susceptibles de divorcer que les autres. Si ces statistiques tiennent la route, on pourrait raisonnablement penser qu’il est possible de trouver des amis de cette manière, ce qui faciliterait le retour au monde de ceux dont leurs instincts leur disent de rester en marge, grâce aux liens forgés sur Internet.
Et moi? Moi, je suis rentrée à New York.
Jessica Olien
Traduit par Bérengère Viennot
Jessica Olien

http://www.slate.fr/story/76928/solitude-sante

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C'est pas sorcier -Religion 4: Islam,religion,histoire,

14 Juin 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #religion, #histoire

https://www.youtube.com/watch?v=DtjEiXTLYGU

C'est pas sorcier -Religion 4: Islam

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