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HISTOIRE DE FRANCE,HISTOIRE,POLITIQUE ET PROTESTANTISME

racisme

La consécration d’une évêque lesbienne est contraire au règlement ecclésial selon la cour de discipline de l’Eglise méthodiste unie,homophobie,

28 Mai 2017 , Rédigé par hugo Publié dans #racisme, #religion

La consécration d’une évêque lesbienne est contraire au règlement ecclésial selon la cour de discipline de l’Eglise méthodiste unie
L'évêque Karen Oliveto entourée de sa maman (gauche) et de sa compagne (droite) lors de l'audience du Conseil de discipline. ©Agence de presse méthodiste unie (UMNS)/RNS
Alors que l’Eglise méthodiste unie mène un travail de réflexion sur la place des minorités sexuelles en son sein, l’organe disciplinaire de la dénomination rappelle que l’ordination de personnes homosexuelles n’est pas conforme au règlement en vigueur.
Photo: L’évêque Karen Oliveto entourée de sa maman (gauche) et de sa compagne (droite) lors de l’audience du Conseil de discipline. ©Agence de presse méthodiste unie (UMNS)/RNS
Par Emily McFarlan Miler, RNS/Protestinter
La cour supérieure de l’Eglise méthodiste unie a tranché: consacrer comme évêque une pasteure ouvertement homosexuelle n’est pas conforme aux règles de l’Eglise. Mais dans son jugement un peu confus qui reflète le débat interne concernant la place des personnes LGBTQ au sein de la deuxième plus grande dénomination protestante aux Etats-Unis, la cour a aussi décidé que la révérende Karen Oliveto, sa première évêque ouvertement lesbienne «restait en règle». La décision a été annoncée fin avril, à la suite d’une rencontre de quatre jours à Newark dans le New Jersey.

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https://protestinter.ch/201705098440/8440-la-consecration-d-une-eveque-lesbienne-est-contraire-au-reglement-ecclesial-selon-la-cour-de-discipline-de-l-eglise-methodiste-unie.html

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Essonne : mobilisation contre les expulsions des gens du voyage,societe,racisme,

8 Mai 2017 , Rédigé par hugo Publié dans #protestants, #histoire, #religion, #racisme, #respect

ACCUEIL / Essonne : mobilisation contre les expulsions des gens du voyage
 © FNASAT-GENS DU VOYAGE SEULEMENT 16 % DES CAMPEMENTS DANS L’ESSONNE SE TROUVENT SUR DES TERRES AGRICOLES -  © FNASAT-GENS DU VOYAGE
Essonne : mobilisation contre les expulsions des gens du voyage
 17 AVRIL 2017  Laure Salamon 0
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Depuis lundi, plusieurs associations lancent un appel contre la mise en œuvre d’une charte qui vise à expulser les gens du voyage installés de longue date dans l’Essonne.

En décembre 2016, une charte a été signée, en toute discrétion, par la quasi-totalité des représentants de l’État en Essonne : la préfète, le procureur de la République, le Conseil départemental, l’Union des maires, la caisse d’allocations familiales, la chambre interdépartementale de l’agriculture, la chambre départementale des notaires, certains organismes comme le SAFER, la MSA et ENEDIS (ex-ERDF). Pas moins… L’objectif officiel est de lutter contre le phénomène de constructions illégales dans le département. La charte prévoit des phases de prévention, de contentieux et d’exécution des décisions de justice. Pour les associations qui défendent et accompagnent le mode de vie des Tziganes, cette mobilisation des services de l’État vise clairement à chasser les gens du voyage de ce département de la grande région parisienne.

Selon la dernière étude, ce département au sud de Paris compte 1 025 terrains sur lesquels vivent des familles de gens du voyage, comprenant chacune une dizaine de personnes, sur 86 communes. En moyenne, les familles sont là depuis dix-neuf ans, les plus anciennes vivent dans le département depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. La moitié des terrains se situe dans des zones urbaines ou à urbaniser. 40 % seulement sont raccordés à l’eau, à l’électricité et à l’assainissement.

Application brutale du droit

La mobilisation est née lors d’une réunion, début mars, pendant laquelle les représentants des Tziganes ont expliqué la situation de l’Essonne et de la charte. « Par le biais de l’Association protestante des Amis des Tziganes (APATZI), j’ai demandé à ce qu’on étudie le sujet délicat de cette charte qui commence à avoir des conséquences et qui va en avoir sur des milliers de personnes », explique Désiré, dit Nanou, Vermeersch, président de l’Association sociale nationale et internationale tzigane (ASNIT) et administrateur de Vie et Lumière – Mission évangélique des Tziganes de France. « C’est sans précédent en France. »

Les associations se sont donc mobilisées. Elles sont très nombreuses à avoir signé l’appel : la Fédération protestante de France, la Fédération de l’Entraide protestante, l’APATZI, l’ASNIT, la Fédération nationale des associations solidaires d’action avec les Tsiganes et les Gens du voyage (FNASAT-Gens du voyage) qui regroupe plus de 80 associations, l’Association nationale des gens du voyage catholique (ANGVC) mais aussi par la Fondation Abbé-Pierre, la Ligue des droits de l’homme, le Syndicat de la magistrature…

Stéphanie Chauchet, responsable du pôle Habitat à la FNASAT-Gens du voyage, explique : « Nous sommes toujours très attentifs à la façon dont les gens du voyage sont traités mais cette charte est vraiment la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Nous ne pouvons accepter un tel dispositif sans solutions parallèles à proposer aux personnes concernées. Les collectivités se sont mises dans l’illégalité en verrouillant leurs documents d’urbanisme, sans prendre en compte ce mode d’habitat, sans développer une offre adaptée aux divers besoins. Résultat : les gens du voyage ont été placés dans l’illégalité et aujourd’hui cette situation se retourne contre eux. De plus, la mise en illégalité des gens du voyage renforce encore leur image négative. » Nanou Vermeersch ne comprend pas : pourquoi la politique menée via cette charte vise-t-elle à lutter contre les installations illicites et non à les mettre en conformité avec la législation ?

Pour Jean-Arnold de Clermont, président de l’Association protestante des amis des Tziganes (APATZI), « cette question à fortes dimensions humaines ne peut pas se régler par l’application brutale du droit ».

Un mode de vie en jeu

C’est bien ce que rappelle Simone Gaboriau, magistrate honoraire et ancienne présidente du Syndicat de la magistrature, qui soutient cette mobilisation en citant le principe de proportionnalité. « La Cour européenne des Droits de l’homme, notamment avec l’arrêt Winterstein (17/10/2013) qui a condamné la France pour des expulsions de gens du voyage, a construit notre droit commun. En cas d’expulsions de personnes, elle exige que l’on fasse un examen de proportionnalité entre l’intérêt collectif et l’intérêt fondamental des personnes au regard de leur droit au logement et à la vie privée. C’est un principe oublié des autorités publiques françaises. Pourtant, c’est un principe fondamental que de choisir son mode d’habitat. »

Selon la magistrate, on est dans une illustration paroxystique d’un conflit brutal entre nos règles et les droits fondamentaux : « Cette charte mobilise tout le monde de façon disproportionnée. Comment expliquer que le procureur de la République s’engage à apporter une réponse pénale adaptée à chaque situation lorsqu’une infraction est constituée ? Il est très gênant qu’il donne l’impression de renoncer à son pouvoir d’appréciation de classement sans suite, que la loi lui confie expressément si “les circonstances particulières liées à la commission des faits le justifient.” »

Outre cette mobilisation, un courrier doit être envoyé à tous les signataires de la charte pour leur rappeler des points importants, tels l’arrêt Winterstein ou l’article L101-2 du code de l’urbanisme qui doit prendre en compte l’ensemble des modes d’habitats, sans discrimination.

Derrière cette mobilisation associative, c’est la défense d’un mode de vie qui est en jeu. En 2015, les députés avaient voté en faveur de la suppression du livret de circulation, imposé aux gens du voyage depuis 1969. Les sénateurs avaient ensuite fait machine arrière avant que les députés confirment en seconde lecture la fin de cet outil honteux de contrôle, en novembre 2016, dans la loi « Égalité et citoyenneté ». Pourtant les gens du voyage continuent d’être victimes de discriminations, placés dans l’incapacité de s’inscrire sur les listes électorales ou d’accéder à leurs droits sociaux.

Gens du voyage, Tziganes, Roms

Le terme de « gens du voyage » comprend à la fois des Manouches, Sintis d’origine indienne, des Tziganes, des gitans d’origine espagnole ou catalane, des yéniches (d’origine germanique) et des Français de souche qui ont adopté le mode de vie itinérant. Ils sont français et installés depuis des siècles en France, mais tous ne sont pas tziganes. La population est estimée à 300 000 personnes, dont un tiers voyage en permanence, un tiers se déplace uniquement à certains moments de l’année et un tiers de sédentaires. Côté religion, selon les estimations des experts, deux tiers sont catholiques et un tiers de confession protestante. Ce dernier tiers se retrouve dans l’Église Vie et lumière – Mission évangélique des Tziganes de France, membre de la Fédération protestante de France depuis 1975. Les gens du voyage sont confondus avec les Roms, qui sont des ressortissants bulgares ou roumains. Très visibles dans les rues, ils vivent aussi dans des caravanes mais pour des raisons de précarité. Ils sont en effet sédentaires dans leur pays d’origine, qu’ils ont fui pour des raisons économiques ou discriminatoires. Leur population est stable et estimée à 20 000 personnes en France. Ils n’ont pas de lien avec les voyageurs français, sauf une culture commune autour de la langue romani.

https://www.reforme.net/actualite/societe/essonne-mobilisation-contre-les-expulsions-des-gens-du-voyage/

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Les « délinquants solidaires » et l’accueil des migrants,france,lois,droits,;

20 Février 2017 , Rédigé par hugo Publié dans #france, #racisme, #respect

ACCUEIL / Les « délinquants solidaires » et l’accueil des migrants
 © CLAIRE BERNOLE JEUDI 9 FÉVRIER, LORS DE LA MANIFESTATION PLACE DE LA RÉPUBLIQUE À PARIS, ORGANISÉE PAR LE COLLECTIF DÉLINQUANTS SOLIDAIRES -  © CLAIRE BERNOLE
Les « délinquants solidaires » et l’accueil des migrants
 15 FÉVRIER 2017  Claire Bernole 0
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L’État multiplie les mesures à l’encontre des militants ou des simples citoyens impliqués dans l’accueil et la défense des migrants.

Le tribunal correctionnel de Nice a rendu son verdict vendredi 10 février : Cédric Herrou, agriculteur de la vallée de la Roya, écope de 3 000 euros d’amende avec sursis pour avoir aidé des personnes à passer la frontière d’Italie en France. Dans cette région qui se mobilise depuis un an, il est loin d’être le seul à s’engager en faveur des migrants. En France, ces « délinquants solidaires » sont de plus en plus nombreux et de plus en plus nombreux aussi sur les bancs de la justice. « Nous sommes inquiets, scandalisés devant l’augmentation du nombre d’arrestations, d’inculpations, de mesures d’intimidation à l’encontre de citoyens non organisés ou en association qui ne font que tendre la main à des gens qui en ont besoin et sont dans des situations irrégulières inhumaines, en errance », s’indigne Geneviève Jacques, présidente de la Cimade.

Généralement, ces personnes sont poursuivies sur la base de l’article L.622-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En effet, le délit de solidarité n’existe pas en tant que tel mais ce texte de 1945 punit « toute personne qui aura, par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l’entrée, la circulation ou le séjour irréguliers d’un étranger en France ». Un contrevenant est passible de cinq ans de prison et de 30 000 euros d’amende. Rappelons qu’un citoyen ne peut être poursuivi tant que son aide concerne la restauration, l’hébergement, les soins médicaux, le conseil juridique ou toute autre action visant « à préserver la dignité ou l’intégrité physique » de la personne aidée, et tant qu’il n’a reçu aucune contrepartie.

Intimidations

Mais dans certains cas, la situation se complique. Gwen Mallauran a pris le parti des réfugiés dans le cadre du démantèlement d’un campement autour de la place Stalingrad, à Paris, en novembre 2016, et a fait l’objet d’une garde à vue de 29 heures pour les propos qu’elle a tenus au préfet.

Quant à Jean-Luc Munro, il a été inculpé pour violence avec arme, à savoir le vélo avec lequel il se rendait dans un bidonville pour observer la destruction illégale de caravanes par la police ! Depuis janvier 2017, Ibtissam, une jeune éducatrice de la Sauvegarde de la Marne, est menacée de licenciement parce qu’elle a dénoncé les conditions déplorables d’accueil pour les jeunes mineurs.

Que dire, enfin, de la situation de Denis Lambert, accusé d’aide au séjour irrégulier pour avoir hébergé une famille arménienne, inquiété pour avoir accepté que ses hôtes participent à la vie de la maison en effectuant des tâches domestiques ? Outrage à un dépositaire de l’autorité publique, violence à un agent, solidarité avec des mineurs étrangers isolés… De vrais motifs qui sont autant de prétextes.

Faut-il conclure à un acharnement de la justice ? On serait tenté de répondre « oui » à l’écoute du témoignage de Léopold Jacquens, mis en cause en 2011 pour avoir délivré des attestations de logement au bénéfice d’une personne dont la demande de titre de séjour était en cours d’examen.

Après plusieurs rebondissements, le tribunal a décidé la relaxe et la fin des poursuites, mais le procureur a, pour la troisième fois, fait appel.

Au-delà du strict aspect juridique, il émane à la lecture de ces événements comme une volonté politique, du moins une tactique, pour décourager les citoyens de bonne volonté. Thierry Kuhn, président d’Emmaüs France, a d’ailleurs lancé du haut de la tribune, lors de la manifestation qui a eu lieu jeudi 9  février à Paris : « Nous sommes là pour refuser les intimidations » de la part de l’État, tandis que des militants s’encordaient sur la place de la République en signe de solidarité.

« Pourtant, selon le ministre de l’Intérieur Bruno Le Roux, le délit de solidarité n’existe plus depuis longtemps », nous dit Thierry Kuhn. Comme le confiait un exilé à Gwen Mallauran, la France cesserait-elle d’être le pays des droits de l’homme pour devenir celui de la seule Déclaration des droits de l’homme ? Devant le nombre de procédures judiciaires et autres gardes à vue impliquant des « délinquants solidaires », un collectif éponyme vient de voir le jour. Il regroupe 350 organisations associatives ou syndicales, nationales ou locales.

À Lille, Nice et Paris, où des manifestations ont eu lieu la semaine dernière, les témoignages ont peut-être résonné dans le froid, mais pas dans le vide. Car l’assistance n’est pas composée de quelques jeunes agités en mal de reconnaissance. Il est frappant de constater que toutes les générations, toutes les couleurs et aussi bien des hommes que des femmes se joignent sous la même bannière. « Nous voulons, d’abord, donner à voir une réalité dans cette France qu’on dit recroquevillée, frileuse : c’est qu’il existe des actions de solidarité vis-à-vis des personnes étrangères et des exilés », explique Geneviève Jacques. Les politiques enclins à invoquer une opinion qui ne serait pas prête à accueillir, recevront-ils le message ? Rien n’est moins sûr dans un contexte où l’état d’urgence « contamine tout », selon les termes de la présidente de la Cimade.

Charité criminalisée

Ce double discours, qui consiste à soutenir verbalement les droits de l’homme tout en décourageant les initiatives sur le terrain, un grand écart impossible, pourrait trouver une autre explication : « C’est une façon d’empêcher le débat politique et qu’une communauté d’intérêts se crée entre citoyens et sans-papiers », analyse Aubépine Dahan, de l’association Paris d’exil. Houssam El-Assimi va plus loin : si on ne veut pas d’immigrés en France, c’est parce qu’ils sont noirs ou arabes. Poursuivi puis relaxé pour organisation de manifestation illicite, ce traducteur arabophone a été placé en garde à vue pour « rébellion et violence sur personne dépositaire de l’autorité publique ». Ce qui lui a valu trois jours d’incapacité totale de travail (ITT). Il encourt pourtant une peine de trois ans et 45 000 euros d’amende. Mais son sentiment d’injustice n’est pas si grand que son indignation : « L’État cherche à circonscrire et à définir pour lui et pour les associations ce qu’est la solidarité. Tout ce qui excède le cadre de la charité est criminalisé. »

Place de la République, les témoignages ont continué à s’égrener. « Vous savez ce qu’est une expulsion ? C’est la police qui débarque à six heures du matin au prétexte que les lieux sont insalubres. On a cinq minutes pour prendre ses affaires et partir. Et il n’y a pas de solution de substitution, même pas un gymnase  », tempête François Loret, condamné en 2015 pour « violence à agent dépositaire de l’autorité publique » après avoir été pris dans une bousculade lors de la mise à l’abri de familles expulsées d’un bidonville en plein hiver à Noisiel (77). Aubépine Dahan parle de « rafles » après avoir vu la police intervenir, « faire le tri » et emmener de manière arbitraire au commissariat telle ou telle personne sans rien avoir à lui reprocher.

« Il y a des manifestations de force policière à l’encontre de personnes motivées avant tout par la solidarité avec les plus faibles et les plus vulnérables, estime Geneviève Jacques. On voit des dérives. Les policiers et ceux qui leur donnent des ordres se trompent de cible. C’est la solidarité qu’il faut soutenir. »

 

À noter

http://www.delinquantssolidaires.org/
https://www.reforme.net/une/les-delinquants-solidaires-et-laccueil-des-migrants/

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Musulmans et chrétiens s’engagent contre la discrimination,racisme,

5 Décembre 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #protestants, #respect, #racisme

INTERRELIGIEUX
Musulmans et chrétiens s’engagent contre la discrimination
Tags: COE Islam Paix Interreligieux
Ahmad al-Tayyeb et Olav Fykse Tveit (à droite) ©COE/Albin HillertDeux grandes faîtières religieuses se sont réunies ce week-end à Genève et Bossey (VD) pour s’engager à promouvoir le rôle pacificateur de leur religion respective.
Photo: Ahmad al-Tayyeb et Olav Fykse Tveit (à droite) ©COE/Albin Hillert
Le Conseil œcuménique des Eglises (COE) et le Conseil musulman des ainés (MCE) ont signé un engagement commun ce week-end à Genève.
Rejeter toute forme d’extrémisme et toute discrimination basée sur la religion, la race, le sexe ou l’origine ethnique; encourager les responsables religieux à travailler avec les autorités et organisations nationales appropriées pour améliorer l’enseignement religieux et l’image des religions; soutenir et reproduire des initiatives visant l’unité telle que «la Maison de famille» fondée en Egypte par la Mosquée Al-Azhar et l’Eglise orthodoxe copte; explorer ensemble les contributions vitales que peuvent proposer les femmes, en particulier dans le domaine de la consolidation de la paix basée sur la religion; renforcer les engagements des jeunes au sein des communautés religieuses; encourager la fin de la course à l’armement qui menace la sécurité de tous et encourager plutôt l’utilisation de ressources nationales pour combattre la pauvreté, l’ignorance et la maladie qui pèsent tant sur les pays pauvres que riches; tels sont les engagements qui ont été pris par les deux organisations religieuses.
Ce texte a été adopté après une série de discussions, vendredi 30 septembre et samedi 1er octobre à Genève et au château de Bossey (VD). Les intervenants ont particulièrement insisté sur le rôle des religions, des responsables religieux et des organisations religieuses dans la construction de la paix et sur le lien entre pauvreté et violence religieuse.
Les participants ont convenu de poursuivre leur travail et de se rencontrer à nouveau en 2017 au Caire, en Egypte.
Le COE qui regroupe 348 Eglises protestantes, orthodoxes et anglicanes dans 120 pays, soit 550 millions de chrétiens était représenté par Agnes Abuom, modératrice du comité central et par le révérend Olav Fykse Tveit, secrétaire général. Le MCE était représenté par le grand imam de la Mosquée Al-Azhar, Ahmad al-Tayyeb.
Par ailleurs, Ahmad al-Tayyeb a donné une conférence publique à l’occasion du 70e anniversaire de l’institut de formation œcuménique du château de Bossey qui se tenait ce week-end également. «Une occasion de marquer les 70 ans de travail pour la réconciliation non seulement entre les Eglises, mais plus largement entre les nations», a souligné Dagmar Heller, doyenne de l’institution.
(job/comm)
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Contre le populisme,reforme, protestant,racisme,

10 Octobre 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #reforme, #protestants, #racisme

CAMP DE MIGRANTS À PARIS, DÉBUT SEPTEMBRE © ARNAUD JOURNOIS /PHOTOPQR/LE PARISIEN
BIBLE & ACTUALITÉSOCIÉTÉ 6 OCTOBRE 2016
Auteurs
Michel Bertrand
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Contre le populisme


Comment résister aux tentations populistes et racistes ? La réponse du pasteur Michel Bertrand.


A regarder


Raz-de-marée des populismes, c'est le thème de l'émission Place des Protestants, diffusée dimanche 9 octobre de 10h à 10h30 sur France2.
Dans une récente enquête de L’Observatoire de la Démocratie (1), les Français disent à la fois leur attachement à cette forme de gouvernement et leur conviction qu’elle fonctionne mal. Ils considèrent même qu’elle est en danger. L’une des principales causes de cette crise serait « l’extrémisme, le populisme et la xénophobie ». Car la démocratie a besoin pour vivre que soient « respectées les libertés fondamentales ». C’est la condition pour « refaire société », c’est-à-dire vivre ensemble, sur la base d’une visée commune, dans le respect de la pluralité. Défi difficile à relever, notamment en ce moment, compte tenu des risques liés « au terrorisme, à l’islamisme, aux intégristes religieux », également pointés comme des raisons de fragilisation de la démocratie. Alimentée par ces menaces, la volonté d’écarter l’autre différent de la communauté nationale s’affirme comme une tendance lourde de nos sociétés occidentales.


On perçoit, de toutes parts, des attitudes de méfiance et des réactions de rejet à l’égard des réfugiés qui arrivent en Europe, pas seulement en Hongrie (malgré « l’échec » du référendum), mais encore ces jours-ci dans nos villes et nos villages, à la suite de la décision gouvernementale de démantèlement de la « jungle » de Calais ; même s’il faut aussi saluer les élans de générosité et d’accueil. Les expressions rigides et sectaires du laïcisme qui stigmatisent, excluent et voudraient réprimer les religions, expressions d’une relation à un Autre, notamment celles issues de la tradition musulmane.


Fièvre identitaire


La fièvre identitaire, alimentée par les médias, qui s’empare des politiques et de quelques intellectuels malheureux, et qui n’est souvent que le masque effrayant du racisme et de la xénophobie. Le recours à une histoire mythique comme source de légitimation d’une politique d’assimilation, méprisant les singularités culturelles ; option selon laquelle, pour faire société, il faudrait être tous pareils. Ces idéologies d’intolérance, loin de combattre le communautarisme comme elles le prétendent, ne peuvent que l’alimenter. Car les « autres différents », menacés et victimisés, sont alors tentés de se réfugier dans la sécurité de communautés qui ne rassemblent que des semblables.


Ces constats sont récurrents et risquent de tourner à l’impuissance incantatoire. Sauf qu’ils deviennent de plus en plus manifestes et avérés, polluant le débat public et alimentant des surenchères inquiétantes, pour le plus grand bénéfice des extrémismes. Il y a donc une responsabilité morale et citoyenne face à ceux qui aujourd’hui font du refus de l’autre leur fonds de commerce. Car, comme Paul Ricœur l’a montré (2), l’altérité est précieuse. L’autre extérieur à moi m’est indispensable pour me construire, me comprendre et me dire, dans une relation de réciprocité.


De cette altérité, l’étranger est, dans la Bible, une expression fondamentale. Cette réalité est au cœur de la mémoire du peuple d’Israël. Se souvenant qu’il a été étranger et esclave (3), il témoignera à son égard d’empathie et de sollicitude, d’hospitalité et de solidarité : « Tu aimeras l’étranger comme toi-même (4). » Mais la Bible montre également que la figure de l’étranger touche à la compréhension de l’existence du croyant devant Dieu. « Étranger sur la terre (5) », c’est d’un Autre qu’il reçoit le sens ultime de son existence, son identité et son salut. Luther parlera de la foi comme d’une confiance qui « nous arrache à nous-mêmes et nous établit hors de nous (6) ». Par conséquent, ceux qui vivent de ce qu’un Autre a fait pour eux sont particulièrement fondés à souligner la richesse de l’altérité et à la défendre.


Alors, au moment où se mettent en œuvre des décisions gouvernementales concernant les réfugiés, où l’Europe est tentée par le repli identitaire, où les prochaines échéances électorales suscitent débats et projets, il appartient aux Églises, aux paroisses, aux chrétiens, d’être vigilants, afin de résister, en parole et en actes, à toutes les formes d’exclusion. Toujours faire une place à l’autre et, notamment aujourd’hui, « pour les exilés : l’accueil d’abord ».


(1). www.institut-viavoice.com
(2). Soi-même comme un autre, Seuil, 1990.
(3). Ex.22,20 ; 23,8 ; Dt 5,15 ; 10,19 ; 24,22 ; 26,5.
(4). Lv 19,34.
(5). Hb 11,13 ; 13,14.
(6). Commentaire de l’épître aux Galates, Œuvres, tome XVI, Labor et Fides.

http://reforme.net/une/societe/contre-populisme

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LA FIN DES CHRÉTIENS D'ORIENT ?,religion,chretien,

23 Juin 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #religion, #respect, #racisme, #chretiens



La fin des chrétiens d'Orient ?
lundi 20 juin à 9h25 (86 min)
ARTE+7 86 min
LA FIN DES CHRÉTIENS D'ORIENT ?


lundi 20 juin à 9h25 (86 min)
Déjà diffusé vendredi 10.06 à 9h25
Minée par les persécutions, l'exil et le recul de ses droits, la communauté chrétienne va-t-elle disparaître du Moyen-Orient ? Un saisissant panorama de sa fragile condition dans cinq pays : l'Irak, la Syrie, la Turquie, l'Égypte et le Liban.


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Des bonus vidéo, une infographie, des repères, des articles et une interview du réalisateur pour approfondir le sujet.


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Au début du XXe siècle, un habitant du Moyen-Orient sur quatre était chrétien. Aujourd'hui, ils sont largement minoritaires (11 millions parmi 320 millions de musulmans). Chaque année, des milliers d'entre eux sont massacrés, souvent parce qu'on les assimile à un Occident qui, pourtant, ne les soutient guère. Peu à peu, ils disparaissent de la région qui a vu naître leur religion. Ils descendent en effet des premiers chrétiens qui fondèrent des communautés religieuses au cours du Ier siècle, quand l'Europe était païenne. Au VIIe siècle, ils ont accompagné l'avènement de l'islam. Cet ample et passionnant documentaire explore leur fragile condition dans cinq pays : l'Irak, la Syrie, le Liban, la Turquie et l'Égypte. D'une région à l'autre, leur position minoritaire les conduit souvent à s'allier au pouvoir en place en échange d'une protection incertaine.





"Pris en étau"


Les chrétiens d'Orient "ont toujours été pris en étau entre l'Occident d'un côté et l'islam de l'autre", résume l'historien des religions Jean-François Colosimo. En Irak et en Syrie, ils fuient en masse les persécutions de l'État islamique, qui cherche aussi à effacer les traces de leur culture. Le père Najeeb Michael raconte comment, de façon rocambolesque, il a sauvé des milliers de manuscrits et tableaux, en les embarquant dans des cartons lors de son exode. Décimée en Turquie par le génocide de 1915 puis par l'émigration, plus importante en Égypte mais endeuillée par de récents attentats, la communauté chrétienne n'obtient pas la reconnaissance officielle qu'elle attend des autorités des deux pays. Il n'y a qu'au Liban qu'elle est majoritaire et joue un rôle politique, même si elle a perdu une part de ses prérogatives après l'accord de Taëf de 1989. Au fil des interviews d'historiens, de politologues ou de dignitaire religieux, des séquences émouvantes auprès des réfugiés ou des communautés religieuses, se dessine un monde éprouvé mais aussi baroque, chaleureux et multiple, réparti en six rites différents : syriaque, byzantin, arménien, chaldéen, copte et maronite. Le film permet de revisiter des pans d'histoire édifiants, du partage désastreux du Moyen-Orient entre l'Angleterre et la France, qui continue de peser sur la région, à l'échec du panarabisme en passant par la façon dont le clan al-Assad a instrumentalisé les religions. Il rappelle aussi que la présence des chrétiens ou d'autres minorités religieuses, comme les Yézidis, garantit un reste de pluralité culturelle dans une région que les juifs ont dû quitter. Enfin, le documentaire met en exergue l'esprit de résistance des chrétiens d'Orient et leurs efforts pour préserver leur culture.


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religion, Irak, Syrie, christianisme, Orient

http://www.arte.tv/guide/fr/060824-000-A/la-fin-des-chretiens-d-orient?utm_source=dlvr.it&utm_medium=facebook

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Ces mineurs étrangers qu'on accueille,protestant,enfants,

10 Juin 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #protestants, #enfants, #respect, #racisme, #reforme

© RANIERI MELONI/ISTOCKPHOTO
DOSSIERMIGRANTS MINEURS ISOLÉS 9 JUIN 2016
Auteurs
Agnès Morel
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Ces mineurs étrangers qu'on accueille


Parmi les migrants qui arrivent chaque jour sur les côtes grecques ou italiennes, un tiers sont des enfants, dont beaucoup de mineurs non accompagnés. Quelles sont les mesures prises pour les accueillir ?


Lire le témoignage à Genoble


Témoignage de Anne-Marie Cauzid, du diaconat protestant de Grenoble, est présidente de la commission « Accueil de l’étranger » de la Fédération de l’Entraide protestante et membre du réseau Ésaïe qui accueille les étrangers à la rue dans les familles, en cliquant ici.
Anne Hidalgo a annoncé la semaine passée la construction d’un camp humanitaire au nord de Paris. Si la Ville de Paris s’est résolue à intervenir, c’est qu’il y a urgence. La France a beau ne pas être sur les routes migratoires principales, qui passent par la Méditerranée et les Balkans, une centaine de migrants demandent l’hospitalité chaque jour. À peine évacués, les bidonvilles se reforment ailleurs. Dernier en date, celui des jardins d’Éole, évacué le 6 juin après l’apparition de la tuberculose.


Dans ces campements de fortune, certains paraissent tout jeunes : ce sont des « mineurs isolés étrangers » (MIE) ou « mineurs non accompagnés », c’est à dire des enfants de moins de 18 ans, venus ici sans leur famille. Ou bien qui ont perdu leur accompagnateur. On estime généralement qu’ils seraient 6 500 dans ce cas en France, mais les associations évoquent le double. Majoritairement des garçons, de 16 ans à peine, originaires d’Afrique subsaharienne, d’après un rapport de l’IGAS (Inspection générale des affaires sociales).


Ces mineurs, même s’ils sont entrés clandestinement sur le territoire, bénéficient, en théorie, d’un statut protégé : selon la Convention internationale relative aux droits de l’enfant (1) que la France a ratifiée en 1989, les MIE doivent être considérés comme des « enfants en danger » et être rapidement en charge par l’État. C’est-à-dire être « mis à l’abri » par l’Aide sociale à l’enfance du département (Ase) où ils se trouvent, avec un accueil d’urgence de 5 jours, puis orientés vers une structure d’accueil, leur assurant hébergement et scolarisation (lire p. 10). Mais sur le terrain, la réalité est plus complexe…


Première difficulté : l’établissement de leur situation. Pour bénéficier de ce statut, qui les empêche d’être expulsés, il faut d’abord prouver son isolement et sa minorité. On estime que seulement la moitié des demandes seront acceptées. « Au vu des enjeux, il y a forcément un peu de fraude », explique Pierre Henry, le directeur de France terre d’asile, qui a longtemps géré la permanence d’accueil à Paris pour le compte de l’Ase, avant qu’elle ne soit déléguée à la Croix-Rouge.


Test osseux


L’évaluation est double. L’administration, avant de se prononcer, entend vérifier le récit du migrant (pourquoi est-il parti ? quelles ont été les étapes de son parcours ?) ainsi que la cohérence de son état civil, entre son acte de naissance, son passeport, et, sans le dire clairement, son apparence physique. Une évaluation très difficile, pour Rozenn Le Berre (2), ex-éducatrice, qui a recueilli le témoignage de jeunes candidats pendant 18 mois. « L’Ase nous poussait à les présumer majeurs, ce que j’ai toujours évité de faire, raconte-t-elle. Pour autant, ce n’était pas facile de trancher, le récit peut être bancal, les papiers falsifiés, etc. Sans parler de la pression des enjeux… » Plus de bienveillance, c’est également ce que demandait en février dernier le Défenseur des droits.


Mais l’heure est à la suspicion. Lorsqu’un doute subsiste, la justice peut demander une expertise médicale, une radiologie du poignet qui permettrait de donner l’âge du jeune. « Il s’agit d’un test osseux dont la fiabilité scientifique est contestée même par l’Académie de médecine, car il a été élaboré dans les années 50, sur des adolescents américains, et présente une marge d’incertitude de dix-huit mois », se désole Anne-Marie Cauzid, de la commission « Accueil de l’étranger » de la Fédération de l’Entraide protestante. Malgré la mobilisation des associations qui demandaient leur interdiction, ces tests ont été maintenus dans la dernière loi sur la protection de l’enfance, promulguée en mars dernier. Au grand regret des opposants, comme le député socialiste Denys Robiliard.


L’administration aurait elle intérêt à ralentir le processus ? Car c’est bien là l’enjeu : le temps. Il peut se passer des semaines avant d’obtenir un rendez-vous, puis le résultat de son évaluation, puis le jugement… ce qui laisse les jeunes désœuvrés des mois entiers, sans être scolarisés. Zain, un jeune Parkistanais, a passé ainsi trois mois à l’hôtel, en attendant le résultat de son évaluation, puis l’entrée dans une structure d’accueil. À perdre son temps. Pour beaucoup, c’est la course contre la montre. S’ils sont acceptés avant l’âge de 16 ans, il leur sera plus facile d’obtenir à leur majorité une carte de séjour.


La prise en charge s’arrête en effet l’année de leurs 18 ans, sauf en cas de signature d’un « contrat jeune majeur », rarissime. La régularisation n’est alors possible qu’à condition d’avoir donné des gages de son intégration, c’est-à-dire être engagé dans une formation professionnelle ou avoir décroché un emploi. Sinon, ils peuvent recevoir une obligation de quitter le territoire français (OQTF) et être expulsé.


Si la France rechigne à accepter ces mineurs non accompagnés, c’est à la fois une question politique (ne pas encourager les migrations) et, bien sûr, une question de financement. En pleine restriction budgétaire, les départements, qui doivent prendre en charge ces mineurs au titre de la protection de l’enfance, se disent « saturés ». Dans les faits, ils ont surtout peur de voir les jeunes affluer. Après avoir fait annuler l’an passé, en Conseil d’État, le système de répartition territoriale permettant d’alléger les territoires les plus touchés, comme l’Ile-de-France, le couloir rhodanien et le Nord (circulaire Taubira de 2013), l’Assemblée des départements de France remonte actuellement au créneau : « La situation actuelle est absolument intenable », écrit son porte-parole Arnaud Bazin, dans un communiqué en forme de « cri d’alarme » paru en mars dernier.


10 000 disparus ?


« Un discours inaudible », aux oreilles de Pierre Henry, qui appelle à plus de solidarité puisque « plus de la moitié des départements ne jouent pas le jeu ». « C’est scandaleux ! C’est à croire qu’on ne peut recevoir, décemment, en France, 8 000 jeunes », s’indigne-t-il. Mais force est de constater que sur le terrain malgré toutes les bonnes volontés, les moyens ne sont pas toujours au rendez-vous : manque de ressources, d’éducateurs, de traducteurs, de psychologues, manque de chambres d’hôtel ou en foyer… À Paris, les chambres d’hôtel disponibles pour la procédure de mise à l’abri, qui ne suffisaient plus, ont dû être revues à la hausse. Devant tous ces obstacles, beaucoup de jeunes, qui ont traversé déjà bien des épreuves pour arriver jusqu’ici, doivent se débrouiller pour trouver un endroit où dormir. Une situation d’une extrême précarité. « Quand on n’est pas reconnu mineur, on tombe dans un no man’s land juridique », explique Anne-Marie Cauzid, qui avec une vingtaine de familles grenobloises, héberge des jeunes à la rue (lire ci-contre). S’ils ne sont pas pris en charge par l’Ase, il est également impossible aux « mineurs déclarés majeurs » de faire appel aux services d’urgences, comme le 115.


Résultat : « Les jeunes reprennent leur paquetage et repartent tenter leur chance ailleurs », observe Geneviève Colas, présidente du collectif Ensemble contre la traite des êtres humains.


Sortant par là des fichiers statistiques, ce qui pourrait alimenter les chiffres cités par Europol, l’agence européenne de coordination policière : 10 000 mineurs non accompagnés auraient disparu, en Europe, au cours des 24 derniers mois. En partie du moins, car nombre d’entre eux pourraient être tombés dans des trafics de narcotrafiquants, être victimes de travaux forcés ou d’exploitation sexuelle.


Une situation qui interroge : qu’attend la France pour combattre clairement la traite des êtres humains ? Et qu’attend-elle pour s’occuper véritablement de ces mineurs non accompagnés ?


(1). « Tout enfant qui est temporairement ou définitivement privé de son milieu familial a droit à une protection et une aide spéciales de l’État. »
(2). Rozenn le Berre raconte son expérience ici : www.liberation.fr/apps/2016/03/mineurs-isoles-etrangers/#chapitre-3

http://reforme.net/une/societe/mineurs-etrangers-quon-accueille

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Auguste Scheurer-Kestner,protestant,histoire,histoire de france,antisemitisme,

12 Mai 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #protestants, #histoire de france, #histoire, #politiques, #extreme droite, #racisme

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Auguste Scheurer-Kestner
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Auguste Scheurer-Kestner
Auguste Scheurer-Kestner.jpg
Auguste Scheurer-Kestner


Fonctions
Sénateur inamovible
Député à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés
Sénateur de la Troisième République (d)
Biographie
Naissance
11 février 1833Voir et modifier les données sur Wikidata
MulhouseVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès
19 septembre 1899Voir et modifier les données sur Wikidata (à 66 ans)
Bagnères-de-LuchonVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
FrançaisVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Homme politique, chimisteVoir et modifier les données sur Wikidata
Frère
Jules ScheurerVoir et modifier les données sur Wikidata
modifier - modifier le code - modifier WikidataDocumentation du modèle
Auguste Scheurer-Kestner, né à Mulhouse (Haut-Rhin) le 11 février 18331 et mort à Bagnères-de-Luchon (Haute-Garonne) le 19 septembre 1899, est un chimiste, un industriel, un protestant et un homme politique alsacien.


Il était l’oncle par alliance de l'épouse de Jules Ferry2.


Il fut directeur de la première industrie française uniquement consacrée à la chimie Thann et Mulhouse située à Thann.


Républicain, opposant à l'Empire de Napoléon III, il fut élu député du Haut-Rhin le 2 juillet 1871 et devint sénateur inamovible le 15 septembre 1875. Vingt ans après, il était le dernier représentant de l'Alsace française au Parlement.


Ami très proche de Georges Clemenceau et de Léon Gambetta, il fournit à ce dernier une partie des fonds nécessaires à la publication de La République française, journal qu'il dirigea de 1879 à 1884.


En 1894 Scheurer-Kestner, premier vice-président du Sénat, était considéré comme une autorité morale en politique.


Son frère, Jules Scheurer, resté en Alsace sous occupation allemande, fut sénateur du Haut-Rhin de 1920 à 1927.


Sommaire [masquer]
1 L'affaire Dreyfus
2 Hommages à Scheurer-Kestner
3 Notes et références
4 Voir aussi
4.1 Bibliographie
4.2 Liens externes
L'affaire Dreyfus[modifier | modifier le code]


Scheurer-Kestner vu par le caricaturiste antidreyfusard Charles Léandre au tournant de l'affaire Dreyfus fin 1897.
Légende : « M. Scheurer-Kestner ou un crâne sous une tempête.
Que nous réserve la fin de ce tracas ?
Dreyfus est-il Judas ? Scheurer est-il Gribouille ?
Kestner est-il Voltaire et Dreyfus un Calas ?
On attend le secret de l'auteur de Pot-Bouille. »
Publié dans Le Rire, 18 décembre 1897.
Le 13 juillet 1897, Louis Leblois, l'avocat du lieutenant-colonel Picquart, l'informe en détail de l'affaire Dreyfus.


Au départ, il ne doute pas de la culpabilité de Dreyfus, mais il écrit dans son journal qu'il sent « quelque chose de vague et de douloureux »3.


Après l'intervention de Bernard Lazare, qui tente de vaincre ses hésitations en 1897, cet homme « passionnément épris de justice » (Mathieu Dreyfus), qui se considérait comme le protecteur de tous les Alsaciens de France, a multiplié les entretiens pour tenter de se faire une opinion sûre.


Scheurer-Kestner va désormais défendre l'innocence du capitaine auprès du ministre de la guerre, Jean-Baptiste Billot, et auprès du président de la République, Félix Faure.


Le 26 novembre 1897, par l'intermédiaire de son avocat Me Jullemier, Madame de Boulancy, cousine et ancienne maîtresse de Ferdinand Walsin Esterhazy, qui a décidé de se venger de son amant et débiteur, fait parvenir à Scheurer-Kestner les lettres de l'officier, dont la fameuse « lettre du uhlan ».


Scheurer-Kestner montre la lettre au général de Pellieux, commandant militaire de la Place de Paris, chargé de l'enquête administrative sur Esterhazy. Une perquisition chez Madame de Boulancy a lieu dès le 27 ; le Figaro publie la lettre le 28, éclairant l'opinion sur les sentiments qu'Esterhazy porte à la France et à son armée.


Scheurer-Kestner se persuade de la culpabilité d’Esterhazy après les confidences de maître Louis Leblois, ami de Picquart, alsacien aussi. Scheurer-Kestner communique confidentiellement ses certitudes au président de la République Félix Faure, au président du Conseil et rend une visite aussi vaine au général Billot, ministre de la Guerre. Prenant en main la cause de la révision, il contacte Joseph Reinach, entraîne Clemenceau et en novembre 1897, il publie dans Le Temps une lettre ouverte où il affirme l'innocence de Dreyfus.


En compagnie de maître Leblois, il expose l’affaire à Émile Zola, qui prend sa défense dans le Figaro quelques jours plus tard. Scheurer-Kestner n’a en effet reçu aucun appui de ses amis politiques. Le débat ayant été rendu public par Mathieu Dreyfus, il est violemment attaqué, traité d’« industriel allemand », de « boche », etc.


En décembre 1897, il interpelle le Sénat sur le refus de révision du procès, déclarant : « la vérité finit toujours par triompher ».


Mais Scheurer-Kestner ne parvient pas à convaincre ses collègues du Sénat de mener avec lui le combat de la réhabilitation du capitaine : le 13 janvier 1898, il n'obtient que 80 voix sur 229 votants lorsqu'il se représente à la vice-présidence.


Il a incarné les espoirs dans la légalité et la justice du gouvernement de la République et a toujours recommandé la patience et la prudence, désapprouvant notamment le coup d'éclat d'Émile Zola (J'Accuse).


Rongé par un cancer de la gorge, il suit la révision du procès de sa chambre de malade. Il meurt le 19 septembre 1899 jour de la signature de la grâce de Dreyfus par Émile Loubet.


De la correspondance d'Auguste Scheurer-Kestner est conservée aux Archives nationales sous la cote 276AP4


Hommages à Scheurer-Kestner[modifier | modifier le code]
On cite les derniers mots des condoléances adressées par Clemenceau à sa veuve :


"...lui regardait la vie dans les yeux".




Monument à Auguste Scheurer-Kestner par Jules Dalou, Jardin du Luxembourg, Paris
13 juillet 1906 : hommage du Sénat à Auguste Scheurer-Kestner.
11 février 1908 : le Sénat inaugure le monument posthume de Jules Dalou à la mémoire de Scheurer-Kestner dans le jardin du Luxembourg.
19 mars 2007 : près d'un siècle après le dernier hommage, trois délégations des lycées Marie Curie de Sceaux, Racine de Paris et Scheurer-Kestner de Thann sont rassemblées pour exposer et débattre l'Affaire Dreyfus.
Son nom a été donné :


au Lycée d'enseignement général et technologique de Thann ;
à une rue de Thann - Allée Scheurer-Kestner ;
à une rue de Mulhouse, sa ville natale5 ;
à une rue de Belfort, ville située dans le Haut-Rhin avant l'annexion de l'Alsace ("rue Auguste Scheurer-Kestner") ;
à une rue de Saint-Étienne, préfecture du département de la Loire ;
à une place de Colmar (Haut-Rhin) ;
On trouve également des "Rue Scheurer-Kestner" à Asnières-sur-Seine; Caudebec-lès-Elbeuf; Denain; Poitiers et Tours; une "Allée Scheurer-Kestner" à Suresnes et une "Rue Auguste Scheurer-Kestner" à Rennes


Notes et références[modifier | modifier le code]
↑ Mulhouse, Naissances, 1828-1837 Archives Départementales Du Haut-Rhin [archive]
↑ Auguste Scheurer [archive] Lycée Scheurer Kestner à Thann
↑ Mémoires d'un sénateur dreyfusard [archive] par Auguste Scheurer-Kestner (1988)
↑ Archives nationales [archive]
↑ Ironiquement, cette rue, située dans le "Quartier des Juristes" est séparée de la "Rue du Capitaine Alfred Dreyfus" par le bâtiment du Tribunal d'Instance.
Voir aussi[modifier | modifier le code]
Bibliographie[modifier | modifier le code]
Sylvie Aprile, Auguste Scheurer-Kestner (1833-1899) et son entourage : étude biographique et analyse politique d'une aristocratie républicaine, Thèse d'histoire sous la direction d'Adeline Daumard, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, 1994.
Joseph Reinach, Histoire de l'Affaire Dreyfus.
Auguste Scheurer-Kestner, Mémoires d'un sénateur dreyfusard (Présentation et notes d'André Roumieux, préface d'Alain Plantey), Strasbourg, Bueb & Reumaux, 1988.
Jean-Denis Bredin, L'Affaire, Paris, Fayard/Julliard, 1993.
Philippe Oriol, L'Histoire de l'affaire Dreyfus de 1894 à nos jours, Les Belles Lettres, 2014.
Daniel Stehelin et Léon Strauss, « Daniel Nicolas Auguste Scheurer-Kestner », in Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne, vol. 33, p. 3426
Liens externes[modifier | modifier le code]
Sur les autres projets Wikimedia :
Auguste Scheurer-Kestner, sur Wikimedia Commons
Site de la Société internationale d'histoire de l'affaire DreyfusNotices d'autorité : Fichier d'autorité international virtuel • International Standard Name Identifier • Bibliothèque nationale de France • Système universitaire de documentation • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • WorldCat


« Auguste Scheurer-Kestner » (Biographies alsaciennes avec portraits en photographie, série 1, A. Meyer, Colmar, 1884-1890, 4 p.)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Auguste_Scheurer-Kestner

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Les Pays-Bas face à la tentation du repli national;protestants,extreme droite,

2 Mai 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #protestants, #extreme droite, #racisme

LE DÉPART D’UN DES PAYS FONDATEURS PORTERAIT UN SÉRIEUX COUP D’ARRÊT À LA CONSTRUCTION EUROPÉENNE© "NEDERLANDSE VLAG"/MARJOLEIN & WILLEM FRANK/CC BY SA 2.0 VIA FLICKR
MONDEDE PAR LE MONDE 28 AVRIL 2016
Auteurs
Thomas Ferenczi
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Les Pays-Bas face à la tentation du repli national


Déjà menacée d’un "Brexit", c’est-à-dire d’un départ des Britanniques, l’Union européenne est désormais exposée au risque d’un "Nexit", c’est-à-dire d’une sortie des Néerlandais.


En rejetant, le 6 avril, l’accord d’association entre l’UE et l’Ukraine, les électeurs néerlandais ont exprimé en effet, au-delà du cas ukrainien, un vote de défiance à l’égard de l’Europe, sous la double impulsion de l’extrême droite et de la gauche radicale. Même si la participation a été faible, le message a été clair : le peuple a dit « non » aux « élites de Bruxelles et de La Haye », comme l’a déclaré le chef de l’extrême droite, Geert Wilders, en annonçant avec satisfaction « le début de la fin de l’UE ».


Certes le gouvernement proeuropéen de La Haye, qui associe depuis 2012 les libéraux et les travaillistes, n’envisage pas de répondre favorablement à ceux qui demandent un référendum sur la sortie des Pays-Bas de l’Union européenne.


Mais, si l’on en croit les plus récents sondages, les élections de mars 2017 pourraient bien bouleverser l’équilibre politique en donnant une majorité aux anti-Européens. Dès lors le risque existe que, sous la pression des europhobes, les Pays-Bas, à leur tour, s’interrogent sur leur appartenance à l’UE. L’éventuel départ d’un des pays fondateurs porterait un sérieux coup d’arrêt à la construction européenne.


Un malaise identitaire


En quinze ans, les Pays-Bas, qui furent jadis un modèle d’ouverture et de tolérance, ont peu à peu dressé des barrières contre l’étranger, au nom de la défense de leur souveraineté. Le double assassinat du militant nationaliste Pim Fortuyn en 2002 puis du cinéaste antimusulman Théo Van Gogh en 2004 a profondément traumatisé une nation qui a choisi de retourner contre l’Europe son malaise identitaire.


En 2005, les Néerlandais, comme les Français, refusaient le projet de Constitution européenne. Onze ans plus tard, ils s’opposent à l’engagement de l’Europe en Ukraine, cédant à la tentation du repli national.


Le modèle néerlandais, appelé souvent « modèle des polders », fondé sur le dialogue et le consensus, n’a pas résisté à la montée des populismes, nourris de la peur de l’immigration et des fantasmes de la xénophobie. Aux Pays-Bas comme ailleurs, le projet européen est en péril.

http://reforme.net/une/monde/pays-bas-face-a-tentation-repli-national

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Les associations lémaniques de chrétiens homosexuels dénoncent le silence de l’Eglise catholique,racisme, homophobie,

2 Mai 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #protestants, #religion, #reforme, #racisme, #homophobie

SOCIÉTÉ
Les associations lémaniques de chrétiens homosexuels dénoncent le silence de l’Eglise catholique
Tags: Homosexualité Suisse Catholiques Discrimination Ancien Testament
Le groupe C+Un couple gay au milieu de militants chrétiens anti-gay lors de la gay pride de Londres en 2011. CC(by-nc) Jasn via https://flic.kr/p/a2jd5CH (chrétien-ne-s et homosexuel-le-s) de Genève et le groupe chrétien de Vogay, l’association vaudoise de personnes concernées par l’homosexualité, réagissent dans un virulent communiqué commun aux propos de l’évêque de Coire fustigeant l’homosexualité.
Photo: Un couple gay au milieu de militants chrétiens anti-gay lors de la gay pride de Londres en 2011. CC(by-nc) Jasn
Par Joël Burri
«Tu ne coucheras pas avec un homme comme on couche avec une femme; ce serait une abomination» et «Quand un homme couche avec un homme comme on couche avec une femme, ce qu’ils ont fait tous les deux est une abomination; ils seront mis à mort, leur sang retombe sur eux» (TOB), en citant ces deux versets de la Bible (Lévitique 18:22 et 20:13), le 31 juillet lors d’un synode sur la famille en Allemagne, l’évêque de Coire, Vitus Huonder a provoqué la colère des associations LGBT en Suisse comme à l’étranger.
Ce week-end, ce sont les associations vaudoise et genevoise de chrétiens homosexuels qui ont réagi par un communiqué virulent. «L’Eglise catholique romaine, empêtrée dans cette lecture étriquée des textes bibliques, n’a pas été capable de réagir à la volonté d’extermination des homosexuels par le nazisme durant son hégémonie. Qu’en serait-il aujourd’hui alors que cette Eglise tolère encore de tels discours en son sein?»
A en croire l’extrait du discours de Vitus Huonder, reproduit en français par le magazine 360°, il n’a pas appelé à punir de mort les homosexuels, mais s’est servi de ces textes bibliques pour appuyer sa thèse selon laquelle Dieu désapprouve les actes homosexuels. La veille du discours de l’évêque, le 30 juillet, c’est en se prévalant des mêmes passages de la Torah qu’un juif orthodoxe a poignardé six personnes, faisant une morte, lors de la gay pride de Jérusalem.
«On peut faire dire n’importe quoi à la Bible»
Citer les passages les plus difficiles de la Bible est-il devenu tabou? «Soit on utilise ces versets pour leur valeur historique: à l’époque cela se passait comme cela, soit on rappelle le contexte de tels propos», dénonce Sacha Perzoff, président du groupe C+H de Genève (chrétien-ne-s et homosexuel-le-s). «En citant des versets isolés, on peut faire dire n’importe quoi à la Bible», prévient-il.
«Cette lecture “sans filtre” d’un texte biblique, pour moi ce n’est pas innocent» complète André Varidel, coordinateur du groupe chrétien de Vogay. «Je ne crois pas que l’évêque de Coire soit quelqu’un de stupide. Il sait très bien ce qu’il fait en s’adonnant à de telles lectures.» Pour le Vaudois, une distanciation claire de l’Eglise serait nécessaire. «L’évêque de Saint-Gall l’a fait, cela montre bien qu’au sein de l’Eglise catholique on a cette liberté, même à un niveau hiérarchique élevé!»
Plainte pour provocation à la violence
Ce week-end également, l’association faîtière gay suisse Pinkcross avec le soutien de son homologue lesbienne LOS annonçait qu’elle entendait porter plainte contre Vitus Huonder pour provocation publique à la haine et à la violence. Une démarche également entamée par un privé. Sacha Perzoff s’en réjouit. «Je sais bien que cela n’a aucune chance d’aboutir, j’avais fait partie des plaignants contre les jeunes UDC valaisans, il y a quelques années. Mais il est important que ce genre d’action soit menée afin que nos élus prennent conscience que les homosexuels ne sont toujours pas protégés par les lois contre la discrimination et changent la loi.»
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