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HISTOIRE DE FRANCE,HISTOIRE,POLITIQUE ET PROTESTANTISME

societe

Projet de loi et décision sur l’avenir des migrants,lois,politiques,

18 Mars 2018 , Rédigé par hugo Publié dans #lois, #politiques, #france, #societe

 Projet de loi et décision sur l’avenir des migrants

 21 février 2018  MAJ 21/02 14:50  Claire Bernole  Nathalie Leenhardt 0
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JE M'ABONNE
Conseil d’Etat, engagement d’association protestante et décryptage du projet de loi, quelques brèves concernant les migrants et leur avenir sur le sol français.
La Cimade décrypte le projet de loi
Ce 21 février, le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, devait présenter en Conseil des ministres le nouveau projet de loi Asile et immigration. La Cimade analyse le texte, qu’elle qualifie de « dangereux » car il consacre « un très net recul pour les droits des personnes étrangères en France ». Jean-Claude Mas, secrétaire général de La Cimade, dénonce dans un communiqué publié le 19 février le manque de concertation réelle du ministère avec les acteurs associatifs de terrain et demande le retrait du projet de loi. N. L.
lacimade.org
Pas de décision pour la circulaire
Le Conseil d’État (photo) n’a pas statué définitivement sur l’avenir de la circulaire du 12 décembre 2017. Il refuse toutefois de la suspendre et vient de publier une ordonnance qui en fixe l’interprétation, rappelant notamment que le recensement ne peut se faire que sur la base du volontariat. Compte tenu de ces indications, la condition d’urgence à laquelle est soumise une mesure de suspension n’est pas remplie. C. B.
La Miss’ Pop’ s’engage
Dans un communiqué du 17 février, la Mission populaire évangélique de France (MPEF) exprime son inquiétude et son indignation quant à la façon dont sont traités les demandeurs d’asile, en particulier les jeunes étrangers isolés. Alors que l’avenir de la circulaire Collomb reste à trancher, le comité national des MPEF invite « les membres de ses fraternités, des diverses Églises avec lesquelles la Mission populaire collabore et tous les citoyens de ce pays à s’engager davantage encore dans toutes les initiatives, légales ou non, qui permettront de les protéger, les accueillir et les soutenir ».  C. B.
www.missionpopulaire.org

https://www.reforme.net/actualite/societe/projet-de-loi-decision-concernant-migrants/
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«Réapproprions-nous nos valeurs d’accueil»,protestant,societe,respect

28 Mai 2017 , Rédigé par hugo Publié dans #protestants, #religion, #politiques, #societe

«Réapproprions-nous nos valeurs d’accueil»
Tags: EPER Migrants Solidarité
Lancement de la campagne «Annoncez la couleur», le 8 mai à Berne ©EPERLa campagne nationale «Annoncer la couleur», lancée par l’Entraide protestante suisse, valorise les actions citoyennes de solidarité. Elle encourage chacun à affirmer les valeurs d’accueil de la Suisse. Interview de Magaly Hanselmann, secrétaire romande de l’EPER.
Photo: Lancement de la campagne «Annoncez la couleur», à Berne ©EPER
Propos recueillis par Marie Destraz, «Réformés»
Du mois de mai au mois de juin, l’Entraide protestante suisse (EPER) lance la campagne «Annoncer la couleur». Quel en est l’objectif?
La population suisse a pris conscience de la détresse humaine des réfugiés qui arrivent sur notre territoire au péril de leur vie. De nombreux mouvements citoyens ont émergé. La campagne veut les valoriser. L’EPER offre une plateforme internet pour que particuliers et ONG présentent leurs activités auprès des réfugiés. Pour sa première édition en 2016, 124 partenaires ont répondu à l’appel. Associations de la société civile, organisations, communautés paroissiales, partis et entreprises, tous sont devenus des ambassadeurs d’«Annoncer la couleur». Et en signe de solidarité envers les réfugiés et de volonté de s’engager pour une Suisse humaine, nous invitons chacun à porter un bracelet arborant le slogan de la campagne. L’an passé, on nous en a commandé 45’000 en Suisse. Cette année, nous allons plus loin en proposant un speed dating aux différents acteurs, pour favoriser la rencontre entre les actions citoyennes, les personnes qui souhaitent s’engager et les personnes réfugiées.
Ce bracelet est-il l’arme la plus efficace face aux stéréotypes?
L’élan de solidarité ne doit pas retomber. Si le nombre d’arrivées est actuellement en baisse, les réfugiés sont là et continuent d’entrer en Suisse. Ce bracelet est un acte citoyen courageux. Le porter signifie se réapproprier une identité suisse en phase avec les valeurs humaines de l’accueil. C’est rappeler aussi qu’il existe d’autres discours que celui de la peur. Il est un moyen d’engager la discussion sur le sujet en dehors des cercles de convaincus. C’est ainsi que les mentalités changeront. Pour autant, nous ne faisons pas d’angélisme. Nous invitons chacun à se confronter à ses stéréotypes par le biais d’actions concrètes menées sur le terrain. Pour se rendre compte de la richesse de la diversité, il faut la vivre.
Le 5 juin 2016, les Suisses ont accepté la révision de la loi sur l’asile. N’est-ce pas déjà un signal que les mentalités ont changé?
L’enjeu de la révision de la loi sur l’asile était celui d’offrir une assistance juridique gratuite aux réfugiés. Or, pour qu’ils en bénéficient, il faut que des ONG disposées à le faire bénéficient de moyens. Les discussions sur la mise en œuvre sont en cours entre les autorités et les associations. Toutefois, sur le terrain, la situation reste précaire pour ces personnes en exil et vulnérables. Nous ne pouvons faire l’impasse sur une mobilisation citoyenne. La révision de la loi prévoit l’ouverture de centres fédéraux avec une plus grande capacité d’accueil, dans lesquels les requérants d’asile séjourneront plus longtemps qu’aujourd’hui. On peut craindre qu’une évolution en vase clos soit peu propice à l’intégration. Quels seront leurs contacts avec l’extérieur? Les initiatives de la société civile seront donc essentielles. En effet, ce n’est qu’avec une mobilisation citoyenne que les questions liées aux droits humains ont une chance de figurer à l’agenda politique, dans la mise en œuvre de la politique migratoire, sans quoi, elles n’existent pas.
 
Informations pratiques
Découvrez les activités organisées pour venir en aide aux personnes réfugiées en Suisse, trouvez la liste des manifestations organisées pendant la campagne et commandez le bracelet, sur www.annoncer-la-couleur.ch.
Trois dates à retenir le 17 juin, dès 15h30 à l’Espace Dickens à Lausanne, Journée nationale des réfugiés; le 18 juin, dimanche des réfugiés des Eglises; le 20 juin, Journée mondiale des réfugiés. www.eper.ch
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https://protestinfo.ch/201705248461/8461-reapproprions-nous-nos-valeurs-d-accueil.html

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Pourquoi la France compte 27% de mariages mixtes,france,societe,mariage,

20 Janvier 2017 , Rédigé par hugo Publié dans #france, #societe, #mariage

Pourquoi la France compte 27% de mariages mixtes


Par Cécilia Gabizon Mis à jour le 21/06/2010 à 18:41 Publié le 21/01/2010 à 23:48
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Ces unions entre Français et étrangers recouvrent des réalités très différentes. Plus de la moitié sont contractées à l'étranger.
Depuis longtemps, les mariages mixtes sont considérés en France comme un signe d'intégration. Un hymne au modèle national qui voit les immigrés se fondre dans la nation, s'ancrer par les liens familiaux.
Si le comportement matrimonial de la deuxième génération est toujours scruté comme une déclaration d'amour à la patrie, les unions entre Français et étrangers recouvrent désormais des trajectoires très variées. On observe les traditionnelles rencontres entre des immigrés installés en France et tombés amoureux, mais aussi un phénomène nouveau. Beaucoup de Français d'origine étrangère retournent se marier aux pays des parents. Comme à rebours de l'intégration, et pourtant comptabilisés comme mariages mixtes. En 2009, le ministère de l'Immigration a ainsi compté quelque 84.000 mariages mixtes. Plus de 35.500 se sont déroulés sur le territoire national. Tandis que 48.500 ont été contractés à l'étranger. Au total, presque un mariage sur trois est mixte (27%). «C'est un phénomène de masse», reconnaît la démographe France Prioux, de l'Ined. «Mais n'oublions pas que les Français ne se marient plus guère. Ils optent pour l'union libre, le pacs. Il est normal en revanche que les étrangers se marient pour pouvoir vivre en France avec leur conjoint et donc qu'ils soient sur-représentés dans les unions officielles.»
L'augmentation reste saisissante, nourrie par les mariages réalisés hors de France. Les voyages et les séjours professionnels à l'étranger ont multiplié les rencontres. Mais les mariages ont surtout bondi dans les pays d'origine des plus importantes communautés immigrées. Selon les chiffres du ministère des Affaires étrangères, quelque 60% de ces unions ont été enregistrées par les consulats du Maghreb, des pays d'Afrique francophone et en Turquie. Au cours de la dernière décennie, ces mariages au «bled» ou au «village» ont explosé. Ces unions mêlent souvent tradition et stratégie d'immigration, sans qu'il soit toujours possible de les démêler. «Mes parents voulaient absolument me marier avec un Malien pour que je ne devienne pas comme les Françaises», raconte par exemple Aminata, qui a finalement fui cette union avec un cousin. Si les familles font parfois pression, certains jeunes choisissent seuls de prendre femme au «bled». «Les filles françaises peuvent vous lâcher du jour au lendemain , s'insurge Hamid, 30 ans, livreur parti chercher épouse en Algérie à l'été 2005. Elles veulent toujours sortir et n'acceptent pas la vie de famille. Les beurettes sont encore pires. Elles sont tellement surveillées chez elles qu'elles font des bêtises en cachette. Elles sont très dangereuses.» D'autres veulent, comme Koné remplir leur «devoir», «pour mes parents qui l'ont promis au village».
Jusqu'à présent, ces unions intéressaient surtout les responsables de l'immigration. Ils avaient renforcé les contrôles en 2007 pour éviter les mariages forcés et d'éventuelles arnaques aux papiers. À leur tour, les chercheurs tentent de saisir ce phénomène inédit dans sa complexité. Le chômage de masse et l'enfermement dans des quartiers à forte concentration d'immigrés ont alimenté le repli communautaire. En réaction ou par conviction, certains des enfants d'immigrés revendiquent donc le mariage au bled ou l'union endogame, pour des raisons religieuses ou culturelles, note la chercheuse Emmanuelle Santelli, chercheuse au CNRS, dans une première enquête de 2008. Selon elle, toutefois, «l'endogamie ne signe pas forcément un manque d'intégration». D'autres enquêtes lancées par le CNRS et l'Insee devraient permettre d'affiner l'analyse.
Mariages entre européens

Sur le territoire national, les unions mixtes relèvent d'une autre logique. Dopés par les programmes d'échange Erasmus, un quart de ces mariages unissent des Européens. La moitié concerne des Franco-Africains ou Franco-Maghrébins. Aujourd'hui, «près de 35% des beurs s'unissent à des Français de longue date», assure le démographe Jean-Luc Richard. Cette mixité serait d'ailleurs mieux acceptée par les familles de ces derniers. En 1984, plus de la moitié des Français voyaient d'un mauvais œil le mariage de leur enfant avec une personne d'origine arabe. Aujourd'hui, ils sont 27% à repousser l'idée d'une union avec une personne d'origine arabe, 21% pour un Africain et 14% pour les Asiatiques, selon les chiffres d'un récent sondage Ifop pour l'hebdomadaire La Vie…
La tolérance affichée progresse d'ailleurs partout. Aux États-Unis, des enquêtes du Pew Center montrent depuis peu une ouverture inédite aux unions entre Noir et Blanc… mais peu de concrétisation. Le nombre de mariages mixtes y reste très faible. Tandis qu'en France, La profonde transformation de la société ces dernières années a entamé la norme endogame qui avait jusqu'alors prévalu. Un jeune majeur sur cinq compte un parent étranger.


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Les religions sont-elles des forces politiques ?,politiques,religion,

15 Décembre 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #politiques, #religion, #societe

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Les religions sont-elles des forces politiques ?
LAURENT STALLA-BOURDILLON, AUMÔNIER DES PARLEMENTAIRES publié le 14/12/2016
 
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© SEBASTIEN NOGIER / AFP © SEBASTIEN NOGIER / AFP
Alors que les religions s'invitent – ou se trouvent convoquées – régulièrement dans le débat public, le père Laurent Stalla-Bourdillon, directeur du Service pastoral d'études politiques (SPEP) et aumônier des parlementaires, interroge leur rôle réel dans la société, à travers la fête de Noël...
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Face aux réactions épidermiques de certaines personnes lorsqu’on évoque les religions dans la société, dans l’entreprise ou à l’école, il est nécessaire en cette fin d’année de clarifier quelques notions permettant d’apaiser les esprits et de mettre à jour les causes précises des difficultés que notre société rencontre en matière de religions.
1. Distinguer le religieux du politique dans les religions
 
Parce qu’elle a une expression sociale et historique, une religion comporte invariablement une dimension publique et ressort nécessairement à ce titre du politique. Pour autant, les responsables politiques ne peuvent réduire la religion à sa seule expression sociale. Ce serait manquer l’essentiel. Or, c’est précisément ce dont nous souffrons aujourd’hui : une réduction des religions à l’empreinte qu’elle laisse dans le tissu social.
Dans une religion, l’élément religieux ressort de la conscience de ce qu’est la nature humaine et de sa destinée. Cette compréhension du sens de l’humanité inclut la question de son origine et de sa fin, et donc le processus de plein développement de tout être humain. Une religion est donc avant tout une compréhension de sens de la vie, de ce qu’est « être humain », de la manière de devenir plus humain et des enjeux d’une telle croissance en humanité.
Or, aujourd’hui, la possibilité que tout être humain soit perfectible, qu’il puisse devenir meilleur (en terme chrétien : qu’il puisse se sanctifier), est un impensé à la fois politique et éducatif. Sommes-nous cependant bien certains d’être en parfaite condition d’intelligence et de volonté pour nous satisfaire de notre état actuel ? Non, bien sûr, l’état du monde et des relations humaines atteste d’un besoin de corriger nos manières de nous conduire.
La perfectibilité de l’homme ne devrait pas s'entendre qu’en termes de performances techniques à travers l’humanité augmentée. Cette doctrine permet habilement de contourner la vie intérieure tout en vénérant l’idole de notre modernité qu’est « le progrès ». Or, qu’est-ce qui fait qu’effectivement l’homme progresse ?
Notre société ne se donne aucune chance de mieux gérer le religieux qui la traverse tant qu’elle ne se donne pas les moyens de comprendre que le religieux porte sur la signification de la nature humaine et sa perfectibilité à partir de l’intime de l’homme. Il serait donc faux et risqué de réduire les religions à des forces politiques concurrentes ayant pour seul but de s’imposer et de transformer la vie sociale. La possibilité de transformation de la société par la force force du religieux vient de ce qui est proprement religieux. Le meilleur d’une religion vient de son aptitude à rendre la personne meilleure ; cette amélioration s’apprécie dans la qualité des relations aux personnes, car l’ouverture aux autres est le signe de son ouverture à Dieu. Ainsi le cœur du croyant a conçu une certaine représentation du sens de sa vie et une signification de la vie sociale. Il sait se dire à lui-même : « Pourquoi suis-je là ? », « Pourquoi sommes-nous là ensemble ? » et « En quoi l’autre sera-t-il une ressource avant d’être une menace ? »
Les responsables politiques identifient trop rapidement les religions à leur potentialité de force politique, comme si elles n’étaient que des partis politiques comme les autres. Ils ne considèrent pas assez combien cette force provient d’un engagement intellectuel et surtout spirituel, un engagement total de la personne, corps, âme et esprit, assumant le mal et la mort.
2. Il faut donc préciser le religieux d’une religion
 
À l’approche de Noël, regardons ce que signifie cette fête de la foi catholique. À la lumière de cet énoncé, chacun pourra le comparer à d’autres religions.
L’accueil d’un nouveau-né dans une crèche est le signe d’une présence humaine. Sa vénération par les bergers puis par les mages est la révélation de ce que l’humanité de cet enfant est parfaite : elle est intacte. Ce qu’est l’humain se donnera à voir sans erreur en lui. La joie de Noël vient de ce que l’enfant ainsi déposé apporte au bénéfice de tous, la perfection de l’humanité. Bien qu’il soit un bébé, c’est dans le développement de sa personne à travers la trajectoire de sa vie que se dévoile la plénitude de l’humain. Il va aller jusqu’au bout, au sommet d’une montagne inaccessible au reste des humains : l’offrande de soi par amour. Pourquoi Jésus est-il important pour les chrétiens ? Parce qu’en lui, chacun pourra découvrir, s’il le veut, ce qu’est l’humanité que nous avons reçu, ce dont elle est capable et ce à quoi elle est appelée. Autant nous éprouvons des difficultés à comprendre notre nature humaine autant lui nous la montre dans toute son extension : l’humain est fait pour aimer, et qui aime se donne. Qui se donne accède à sa pleine identité.
De quoi une crèche est-elle le signe ?
 
Ce faisant, Jésus dévoile également la logique propre de la vie divine. Le propre de Dieu est d’être animé par un dynamisme de don de soi par lequel un autre que soi peut naître. Dieu est « Un », dont l’unité est différenciée en trois Personnes par l’effet de cette relation d’amour.
À Noël, l’accueil de l’humanité de Jésus est le gage de la réfection de notre humanité et de toute humanité. En cet enfant, le Logos divin vient reformer en chacun un être selon l’intention de Dieu.
Dès lors, un chrétien est d’emblée témoin de quelque chose qui concerne tous les hommes, et pas seulement ceux de sa culture, de sa couleur de peau, de sa religion… Un chrétien se laisse reformer intérieurement par l’accueil, en lui, de l’humanité du Christ qui le sort de sa nuit, et le guérit de ses péchés. Le chrétien étant rejoint par l’amour de Dieu, devient signe d’espérance pour tout homme. Il n’a pas peur d’évoquer cette même nécessité offerte à tous, car il sait que tous les cœurs humains ont besoin de recevoir la lumière de la vérité, en accueillant l’humanité de cet enfant de la crèche.
Rien n’oblige à le croire, nul n’est contraint à s’engager à cet accueil. Au contraire, cette naissance d’un enfant déposé dans une crèche devient une invitation – non une obligation – à un possible chemin de liberté. Croire qu’un Dieu se fasse petit d’homme pour sauver l’humanité que nous partageons, devient la possibilité offerte à chacun de mieux comprendre et de croire ou de ne pas croire.
Une société ne devient humaine qu’à condition que ses membres donnent le meilleur de leur humanité. Humaniser nos sociétés modernes est l’immense défi collectif qui nous attend. Nul ne saurait trop le contester. Mais comment humaniser si nous ne savons pas quelle est la mesure étalon de l’humain. Bienvenue à l’Enfant Jésus. Joyeux Noël à tous !
SUR LE MÊME SUJET
De quoi une crèche de Noël est-elle le signe ?
Quand médias et politiques deviennent prescripteurs religieux
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AILLEURS SUR LE WEB
 
http://www.lavie.fr/actualite/billets/les-religions-sont-elles-des-forces-politiques-14-12-2016-78541_288.php
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Claudio Capéo - On n'est pas couché 27 août 2016 #ONPC

9 Octobre 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #solitude, #societe

Claudio Capéo - On n'est pas couché 27 août 2016 #ONPC

https://www.youtube.com/watch?v=Y9GCM9DZUJo

LA PAROLE D AMOUR DE DONNER SANS RIEN EN ATTENDRE EN RETOUR ET FAIRE LE BONHEUR D UNE PERSONNE C EST BEAU, l aide aux autres c est important !!!!!, aidez vous les uns les autres !!!!!!!Je vous donne un commandement nouveau: Aimez-vous les uns les autres; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autre, voila a quoi me fais penser un peu cette chanson ; cette image de donner un soleil a cette personne sdf c est beau !!!!!!pareil pour la fleur donner a cette personne sur un banc , une petite preuve d amour ou d amitié !!!!!!!!IL PARLE AUSSI DE LA RÉSILIENCE ,THÉORIE INVENTE PAR BORIS CYRULNIK , il t est tombe et il est remonter


VOILA MON ANALYSE DE LA CHANSON

JE LIKE LA CHANSON !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

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VOILA MON ANALYSE DE LA CHANSON

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Le cours d'empathie obligatoire dans les écoles danoises,education,societe,

14 Septembre 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #education, #societe

Le cours d'empathie obligatoire dans les écoles danoises
Les cours d'empathie rendraient les enfants plus heureux dans leur vie future.
Les cours d'empathie rendraient les enfants plus heureux dans leur vie future. - © CHARLY TRIBALLEAU - AFP
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Mathilde Leflot
Publié le mardi 23 août 2016 à 15h25
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L’empathie, ou l’aptitude à pouvoir ressentir les émotions d’une autre personne est une capacité considérée comme cruciale dans la vie quotidienne danoise. Enseigner l’empathie aux enfants contribuerait en effet à leur épanouissement futur.


Des collégiens déprimés et narcissiques


Une étude de l’Université du Michigan, réalisée sur environ 14 000 collégiens, démontre que ces derniers seraient aujourd’hui moins empathiques que durant les années 1980 et 1990.


Pour Michele Borba, psychologue spécialisée dans l’éducation, cette perte d’empathie serait couplée à un narcissisme quant à lui grandissant. Deux phénomènes qui, selon la chercheuse, permettraient d’expliquer pourquoi presque un tiers des collégiens est déprimé.


Une heure d'empathie par semaine, un ingrédient secret?


Et le Danemark semble prendre le phénomène très au sérieux, puisque que le pays le plus heureux du monde consacre, dans son programme d’études national, une heure par semaine pour développer l’empathie de ses élèves.


Une manière d’éduquer qui, selon l’écrivaine Jessica Alexander, contribuerait à rendre les enfants plus heureux, également dans leur future vie d’adulte, comme le rapporte le site d'information francophone LaPresse.


L’empathie aussi importante que les mathématiques ou l’anglais
Ces cours d’empathie, qui s’adressent aux enfants et adolescents âgés entre 6 et 16 ans, visent surtout à créer une atmosphère où les jeunes se sentent à l’aise, et peuvent communiquer ensemble, par exemple pour trouver une solution à un problème éventuel. Tout en parlant et en écoutant leurs condisciples, les enfants ont même le droit de manger du gâteau, à condition qu’ils l'aient cuisiné ensemble. "C'est aussi important que les mathématiques ou l'anglais", confie Jessica Alexander à LaPresse.


Cette pratique a été codifiée dans la loi danoise de 1993 relative à l’éducation, qui vise entre autres à enseigner aux enfants ce que sont les limites, l'empathie et la sexualité.


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Sur le même sujet Danemark Enseignement Empathie
17/03/2016
La Belgique 18ème pays le plus heureux au monde, le Danemark est premier
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On n'est pas des pigeons !

http://www.rtbf.be/info/societe/detail_le-cours-d-empathie-obligatoire-dans-les-ecoles-danoises?id=9386238&utm_source=rtbfinfo&utm_campaign=social_share&utm_medium=fb_share

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Pour dénoncer la solitude affective, un Berlinois veut passer 365 nuits avec 365 partenaires différents,solitude,societe,

16 Juin 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #solitude, #societe, #sexes

Pour dénoncer la solitude affective, un Berlinois veut passer 365 nuits avec 365 partenaires différents
Repéré par Annabelle Georgen AllemagneLGBTQ 09.09.2014 - 8 h 00, mis à jour le 10.09.2014 à 11 h 57
Mischa Badasyan
Mischa Badasyan
Pour dénoncer la solitude affective dont souffrent souvent les gays à l'heure où les sites de rencontre homo permettent de passer d'un partenaire sexuel à l'autre en quelques clics, un artiste berlinois vient de lancer début septembre une performance durant laquelle il s'impose de changer de partenaire sexuel chaque jour durant un an, rapporte le quotidien Die Welt.
Mischa Badasyan, 26 ans, confie n'avoir lui-même jamais eu de compagnon et d'avoir à défaut multiplié les one-night stands ces dernières années:
«Pendant l'acte, on a certes du plaisir et on est excité, mais après, en ce qui me concerne, je me sentais souvent mal. J'ai pleuré longuement, parce qu'il ne me restait rien de ce bref moment.»
Intitulée «Save the date», sa performance sera restituée sous la forme d'un journal intime vidéo qu'il compte tenir avant et après chaque rendez-vous quotidien. L'artiste explique à Die Welt ne pas vouloir informer ses partenaires sexuels de son projet artistique par crainte qu'ils ne «se sentent obligés d'être particulièrement performants». Mais affirme vouloir leur demander l'autorisation de filmer leurs ébats, qu'il refuse toutefois de restituer d'une manière crue, comme il l'explique à la revue artistique Monopol:
«Je ne fais pas de film porno, mon travail est très abstrait et minimaliste. Je filmerai par exemple seulement les pieds, la salle de bain, les toilettes ou ce genre de choses.»
Mischa Badasyan compte trouver ses coups d'un soir via les sites de rencontres gays qu'il fréquente habituellement. Si jamais il lui arrivait de ne trouver personne, il se dit prêt à se rendre dans un sex-club, dans un sauna ou dans une cruising area, un lieu de drague informel, voire même à accepter de coucher avec quelqu'un qui ne l'attire pas physiquement, au nom de l'art. Lui-même a le vertige en pensant aux 365 partenaires sexuels qu'il rencontrera au cours de l'année:
«Au bout de quelques mois, je vais mourir mentalement. C'est ce que je m'imagine. Ou bien, au contraire, il se pourrait aussi que je devienne une pétasse. Rien n'est joué. C'est une expérimentation sociale.»
Russe d'origine arménienne, Mischa Badasyan n'a jamais osé faire son coming-out dans son propre pays et sa famille continue d'ignorer son homosexualité. Il se considère comme un activiste et espère délivrer un message politique à partir de cette performance très intime, persuadé que beaucoup de Berlinois partagent son sentiment de solitude dans cette ville des mille possibilités:
«Je suis sûr que 80% des Berlinois sont super seuls. La plupart des gens qui passent leur nuits au Berghain et y vivent leur vie sexuelle se sentent nuls le lendemain au réveil.»
Slate.fr

http://www.slate.fr/story/91873/berlin-365-nuits-partenaires-differents

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Le nouveau défi de l'insertion, c'est enrayer la solitude des vieux;solitude,sante,societe,

16 Juin 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #societe, #sante, #solitude

Le nouveau défi de l'insertion, c'est enrayer la solitude des vieux
Gilles Bridier Economie 24.03.2015 - 15 h 30, mis à jour le 24.03.2015 à 15 h 30
Une dame en Grande-Bretagne en 2014. REUTERS/Stefan Wermuth
Une dame en Grande-Bretagne en 2014. REUTERS/Stefan Wermuth
On vit de plus en plus vieux, mais on vieillit de plus en plus seul. La société doit s’adapter pour offrir une plus grande autonomie aux personnes âgées et entretenir le lien social. La réponse n’est pas forcément dans les «gérontechnologies».


Vivre plus vieux... mais de quelle manière? L’espérance de vie progresse. Pour l’Ined, elle a doublé en un siècle. Et sur les dix dernières années, elle a augmenté de trois ans pour les hommes et de deux ans pour les femmes, observe l’Insee.
Ainsi, si on considère les personnes de 75 ans et plus qui composaient 7% de la population en 2000, elles sont aujourd’hui 9% et devraient représenter 16% des Français vers 2050. C'est-à-dire que, en un demi-siècle seulement, la proportion de ces personnes au sein de la population française aura été multipliée par deux. Et à cet horizon, la France comptera quatre fois plus de personnes de 85 ans et plus qu’aujourd’hui.
Bravo à la médecine qui, associée à l’évolution des modes de vie et de l’hygiène, permet de vivre plus longtemps. Mais les personnes âgées trouvent-elles leur place au sein de leur environnement social? Pas sûr. Car vieillir isole. Selon la Fondation de France, 21% des personnes de plus de 75 ans éprouvent un sentiment de solitude. On vieillit plus longtemps, mais aussi plus seul.
Aussi, les personnes âgées sont-elles aujourd’hui surreprésentées parmi les Français qui souffrent d’une rupture du lien social: 23% des personnes en situation d’isolement ont plus de 75 ans, soit plus de deux fois leur poids démographique.
Moins d’insertion, plus de solitude
Cet isolement est subi, pas choisi. Et il progresse très vite: parmi cette population, le sentiment d’isolement est passé de 16% à 27% en seulement quatre ans. «De toutes les générations, celle des 75 ans et plus est celle qui a été la plus impactée par la montée des solitudes en France», constate la Fondation.
L’insertion sociale des personnes âgées pose un vrai défi aux gouvernements. Pourtant, vieillir n’est pas une maladie et, même après la cessation de l’activité professionnelle, un homme a encore en moyenne une durée de vie de 23 ans, et une femme de 27 ans. Ces citoyens ont leur place dans la vie de la cité. Et même jusqu’à des âges avancés.
Certes, les situations de dépendance compliquent les prises en charge. Quatre Français sur dix sont confrontés à la perte d’autonomie d’un proche. Parmi eux, selon l’institut CSA, les trois quarts ne souhaitent ou ne peuvent prendre en charge la personne à leur propre domicile.
Mais les problèmes apparaissent aussi en dehors de ces situations de dépendance, pour des personnes âgées qui aspirent à conserver des liens sociaux, à privilégier l’échange avec des proches, mais qui ne peuvent plus être une force de proposition pour entretenir ces liens et vivent l’éloignement comme une exclusion.
L'isolement à domicile
Le principal problème qui se pose est celui du lieu d’hébergement de la personne âgée.
Dans leur très grande majorité, les personnes du quatrième âge souhaitent rester à leur domicile. Sur un plan économique, compte tenu de la pression démographique, c’est effectivement la meilleure solution, souligne le Centre d’analyse stratégie (devenu France Stratégie). Encore faut-il pouvoir adapter les habitats aux conditions de vie des personnes âgées, et éviter que le maintien à domicile de personnes vivant souvent seules ne renforce leur isolement.
Des réflexions progressent et débouchent sur des initiatives, à l’image de l’action de la Caisse des Dépôts à travers son programme d’adaptation de logements qui lui permettra de disposer en 2020 de près de 14.000 logements adaptés, soit dans ses constructions neuves soit dans ses programmes de réhabilitation.
La Caisse a par ailleurs signé début mars une convention par laquelle elle s’engage, entre autres, à soutenir les travaux réalisés dans le cadre de la «silver économie». La filière a été mise en place en avril 2013 pour développer une véritable industrie autour des «gérontechnologies», industrie qui consiste à adapter les nouvelles technologies aux besoins des personnes âgée afin d’améliorer leur autonomie.
Mais si les nouveaux dispositifs de télé-assistance doivent favoriser le maintien à domicile de ces personnes (une norme Afnor spécifique a même été mise au point), il n’est pas sûr qu’elles apportent les réponses appropriées à leur sentiment d’isolement.
D’autant que les seniors ne composent pas un ensemble homogène. Si leurs capacités d’adaptation aux évolutions technologiques sont bien réelles, elles varient malgré tout selon l’âge. On n’intègre pas les technologies de la communication dans son univers de la même façon à 60 ans, 75 ans ou 90 ans. Pour les plus âgés, des problèmes d’habileté manuelle ou d’acuité visuelle pour composer des numéros sur un clavier, de défaillance dans l’audition ou dans l’expression pour les commandes vocales, compliquent singulièrement l’adaptation culturelle à des objets connectés.
Créer de nouvelles solidarités
Mais surtout, si ces technologies peuvent apporter un supplément de confort et d’autonomie, elles ne répondent pas au besoin de socialisation. «On pallie les incapacités du corps, mais ça ne donne pas un rôle social à la personne, commente le sociologue Serge Guérin. On fonctionne dans une logique où on a de la technologie et on cherche à la mettre dans le secteur des personnes âgées. Il faut prendre le problème dans l’autre sens: est-ce que la technologie peut apporter quelque chose aux personnes âgées, et si oui quoi?»
Analysant la société face au vieillissement dans un rapport de l’Observatoire de la fin de vie, le sociologue préfère insister «sur la complémentarité des solidarités publiques et des solidarités familiales et de voisinage: le développement des premières ne justifie pas le renoncement aux secondes, mais peut au contraire contribuer à leur évolution». Et pas seulement à travers des technologies ciblées.
On doit alors souligner l’importance du soutien des prestataires spécialisés dans les services à la personne qui, outre leur mission d’assistance à domicile, entretiennent le lien social. Mais à ce jour, les solutions doivent encore être structurées. Afin qu’une plus grande professionnalisation dans ce secteur permettent d’offrir des carrières et des solutions de vie qui correspondront à l’augmentation prévisible des besoins.
Le problème prend de l’ampleur: il concerne d’ailleurs aussi bien les personnes âgées qui vivent à domicile que celles qui, placées en établissements spécialisés, sombrent pour 15% à 20% d’entre elles dans un état dépressif. C’est l’une des explications du suicide qui, d’après l’Observatoire, «est l’une des trois principales causes de décès de la personne âgée, avec le cancer et les maladies cardio-vasculaires».
En France, chaque année, 3.000 personnes de plus de 65 ans mettent fin à leurs jours, dont près de la moitié à leur domicile. Encore cette statistique apparaît-elle sous-estimée, certains suicides n’étant pas enregistrés comme tels. 30% des suicides en France pour 20% de la population... avec une prévalence accrue pour les plus de 85 ans.
Le Parlement, qui tarde à se saisir du projet de loi d’adaptation de la société au vieillissement, devra plancher sur ces questions qui ramènent toutes à s’interroger sur l’insertion sociale des personnes âgées. En fait, des millions d’individus qui vivent l’isolement comme une exclusion d’autant plus longue qu’ils vivent plus vieux.
Gilles Bridier

http://www.slate.fr/story/99129/insertion-enrayer-solitude-vieux

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Un Français sur 10 a moins de «trois contacts directs» par an,solitude,sante,

16 Juin 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #sante, #solitude, #societe

Un Français sur 10 a moins de «trois contacts directs» par an
Slate.fr France 01.07.2010 - 0 h 00, mis à jour le 01.07.2010 à 17 h 17


La grande enquête sur la solitude des Français de la Fondation de France, diffusée par France Info et Le Parisien/Aujourd'hui en France jeudi 1er juillet, a de quoi faire frémir. Un Français sur dix avoue vivre seul, replié sur lui, coupé de tout réseau social: sans lien familial, ni professionnel, ni amical, ni associatif, comme le rapporte notamment France Info.
Sans doute encore plus frappant, on apprend que ces 4 millions de personnes ont en une année moins de trois «contacts directs», c'est-à-dire de conversation personnelle avec autrui.
Autre chiffre de cette enquête: un Français sur quatre est en situation d'exclusion potentielle car relié aux autres que par un seul réseau.
On a tendance à réserver ces situations d'immense solitude aux personnes âgées. Ce n'est pas le cas. L'isolement commence à se manifester de manière sensible dès la quarantaine, indique l'enquête. Plus de la moitié des solitaires ont moins de 60 ans, un tiers ont moins de 50 ans. La solitude touche 16% des plus de 75 ans, 9% des 40-49 ans, 11% des 50-59 ans, 15% des 60-74 ans.
Quelles en sont les causes? Dans 56% des cas, une rupture familiale, un deuil, une séparation, ou le départ des enfants du domicile peuvent être à l'origine de l'isolement. Dans 15% des cas, une rupture professionnelle. Dans 7% des cas, c'est un déménagement. La précarité est également un facteur déterminant. On a quatre fois plus de risques de se retrouver en situation d'exclusion avec 1.000 euros par mois qu'avec 4.000 euros mensuels.
La solitude est-elle synonyme de grande ville et ou de campagne? L'étude tranche: l'isolement touche autant les deux.
Les réseaux sociaux ne sont d'aucune aide pour faire face à cette solitude. Neuf solitaires sur 10 déclarent ne pas y aller par manque de courage et d'envie de chercher des amis. Ce refus est révélateur d'une tendance plus générale des grands solitaires à se refermer peu à peu sur eux-même, notamment par culpabilité de leur propre situation. Une conclusion bien pessimiste puisqu'«une fois que la solitude s'installe, il est difficile d'en sortir».
[Lire l'article sur France Info ]
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Photo: Loneliness/caitra via Flickr CC License By
Slate.fr

http://www.slate.fr/story/23987/francais-solitude

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Les inégalités sont aussi une question de solitude,solitude,sante,emploi,

16 Juin 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #sante, #solitude, #societe, #emploi

Les inégalités sont aussi une question de solitude
Olivier Galland et Telos Economie 16.10.2015 - 15 h 52, mis à jour le 19.10.2015 à 11 h 17
Einsam im Morgennebel, Loneliness. Peter Heilmann via Flickr CC License by.
Einsam im Morgennebel, Loneliness. Peter Heilmann via Flickr CC License by.
Si on les relie généralement à la situation professionnelle, de nouvelles lignes de fracture apparaissent.


Les inégalités sont généralement pensées comme étant liées à la position professionnelle: en haut les dirigeants d’entreprises ou les traders, en bas les ouvriers ou les petits employés, au milieu les cadres moyens et techniciens. Cette vision stratificationniste des inégalités conserve bien sûr sa valeur; les inégalités de revenu entre catégories socioprofessionnelles ou entre salariés et détenteurs de patrimoine et de capitaux restent une question centrale. Pourtant, de nouvelles lignes de fracture apparaissent dans la société, qui ne sont plus seulement indexées sur la position professionnelle. Parmi ces nouveaux facteurs de risque, partiellement indépendants du statut social, le développement de la vie solitaire tient une place importante.
Aujourd’hui en France, d’après le recensement de 2011, 34% des ménages sont constitués d’une seule personne. Dans le nord de l’Europe, ces situations sont encore plus fréquentes: les «singletons» forment entre 40 et 45% de l’ensemble des foyers! Mais ce phénomène se développe dans le monde entier. Aux ménages d’une personne stricto sensu, on peut ajouter les familles monoparentales (surtout constituées de femmes vivant avec un ou plusieurs enfants), qui représentent 8,5% des foyers français.
La progression de la vie solitaire a été spectaculaire: la part des Français concernés (c’est-à-dire vivant dans un ménage de ce type) a plus que doublé de 1975 à 2012, passant de 8% à 19%. Les familles monoparentales étaient quasiment inexistantes en 1975; 8% des Français y vivent dorénavant. Au total, nettement plus d’un quart des Français sont concernés par ces situations. C’est donc loin d’être un phénomène marginal.
Il y a bien sûr une assez grande hétérogénéité dans les populations qu’elles touchent. Tous ceux qui vivent seuls ne connaissent pas la précarité, ni forcément la solitude entendue comme une raréfaction des liens sociaux. Les étudiants, par exemple, qui vivent souvent seuls (40% sont dans ce cas), sont le plus souvent entourés et très fortement aidés matériellement et affectivement par leur famille. Ils ont aussi souvent une vie sociale intense, même si une minorité non négligeable d’entre eux peuvent être également touchés par un sentiment d’isolement (d’après l’enquête de l’Observatoire de la vie étudiante, 1 sur 5 en fait état concernant la semaine ayant précédé l’enquête en 2013).
Divorce et mortalité différentielle
En réalité, deux phénomènes ont surtout favorisé le développement de la vie solitaire et contribué à en faire un nouveau problème social: la hausse de la divortialité et le vieillissement démographique associé à la mortalité différentielle des hommes et des femmes. La première cause est bien connue et explique en grande partie qu’un nombre important d’hommes et de femmes dans la force de l’âge vivent seuls (avec ou sans enfants). Si la vie en solo touche les deux sexes, hommes et femmes ne sont pas égaux devant elle. Au début de la maturité (entre 30 et 40 ans), ils sont certes touchés également (20%). Mais progressivement, à mesure qu’elles avancent en âge, les femmes sont de plus en plus surreprésentées dans le contingent des personnes seules. Sans doute les hommes, même relativement âgés, ont-ils plus de facilités à reformer un couple, éventuellement avec des femmes plus jeunes.
En se séparant, les femmes conservent le plus souvent la garde des enfants et il est fréquent alors que leur situation économique devienne précaire
Par ailleurs, en se séparant, les femmes conservent le plus souvent la garde des enfants et il est fréquent alors que leur situation économique devienne précaire. Le taux de pauvreté des enfants vivant dans une famille monoparentale est de 40%. Autre chiffre spectaculaire: en 2014, 28% des allocataires du RSA sont des personnes seules avec une ou des personnes à charge (le plus souvent des enfants), dont 92% sont des femmes. Parmi les allocataires du RSA socle, la proportion de personnes seules avec enfant(s) est encore plus élevée: 34%. Mais les effets délétères de la vie solitaire ne concernent pas que les femmes vivant avec un ou plusieurs enfants: pour preuve, 40% des mêmes allocataires du RSA sont des personnes seules sans enfants, dont 64% d’hommes. Au total, 68% des allocataires du RSA vivent seuls (86% des allocataires du RSA socle) contre seulement 24% de l’ensemble des personnes de 18 à 64 ans! Il n’est pas besoin de beaucoup d’autres démonstrations pour montrer le lien entre la vie solitaire et la pauvreté.
Cela s’explique en partie par le fait que les ressources du foyer sont prises en compte dans l’attribution du RSA et que les conditions d’attribution tiennent compte des économies d’échelle que permettent le fait de vivre à plusieurs dans un même logement. Ainsi, un smicard vivant seul peut toucher le RSA, ce qui n’est pas le cas de deux smicards vivant en couple. Il n’empêche que le nombre impressionnant de personnes seules attributaires du RSA –près de 2 millions sur 3 millions d’allocataires au total– ne s’explique pas uniquement par des effets de seuil. Ce lien entre solitude et pauvreté persiste lorsqu’on contrôle le milieu social (comme l’a montré une étude irlandaise due à Christopher Whelan et Bertrand Maître). Cela ne veut pas dire évidemment que l’effet de la classe sociale disparaît. Il continue de moduler l’ampleur de ces risques, mais il ne suffit pas à lui seul à en rendre compte.
Le vieillissement de la population contribue également à ce développement de l’isolement social, surtout aux grands âges, lorsque le conjoint est décédé. A partir de 60 ans, 41% des femmes vivent seules! Cet isolement conjugal peut se conjuguer à un isolement familial lorsque les enfants ne sont pas présents, situation plus fréquente qu’on pourrait le penser: une étude européenne (le programme FELICIE) a montré que 11% des hommes et 17% des femmes ayant entre 75 ans et 84 ans vivaient sans partenaire ni enfant survivant en 2000. Au-delà de 84 ans, cette situation concerne 14% des hommes et 23% des femmes. Ce complet isolement familial peut conduire des personnes à faibles ressources à des situations de grande détresse économique et psychologique.
Un système illisible, et probablement injuste
Ces situations sont-elles prises en compte par le système de protection sociale? En France, celui-ci est principalement fondé sur une logique assurantielle et sur les solidarités professionnelles. Il s’est néanmoins adapté au fil des ans pour aider les groupes de personnes inactives touchées par la pauvreté en créant des dispositifs qui se sont juxtaposés à mesure que chaque situation nouvelle apparaissait. Mais il ne s’agit que d’un filet de sécurité subsidiaire comblant les interstices laissés par le système assurantiel. En France notamment, l’écart est ainsi très grand entre les conditions et la générosité du système d’assurance chômage et celles du système d’assistance.
En France,
la protection sociale est principalement fondée sur les solidarités professionnelles
Une des différences importantes est que le premier est attribué individuellement, alors que les minima sociaux, comme le RSA (qui a été récemment fusionné avec l’allocation de parent isolé), sont attribués au foyer en tenant en compte de sa composition et de ses ressources. Autrement dit, un chômeur ayant cotisé la durée nécessaire pourra toucher une allocation (avec un plafond de 6.000 euros) quels que soient la composition et les revenus de son foyer, alors qu’un allocataire du RSA verra son allocation réduite ou supprimée si les revenus du son foyer dépasse un montant minimum garanti. Les personnes sans aucune ressource se verront attribuer un peu plus de 500 euros si elles vivent seules, 786 euros si elles vivent seules avec enfant ou si elles vivent en couple. On peut légitimement se demander comment une personne seule (si elle n’a pas fraudé dans sa déclaration, bien sûr) peut vivre avec 500 euros par mois. Quant aux jeunes sans ressources, ils étaient jusqu’à peu totalement exclus du dispositif.
Dans les pays qui, comme la France, ont un salaire minimum et qui privilégient une définition relative de la pauvreté (un seuil fixé en % du revenu médian), le revenu minimum garanti est fixé soit explicitement, soit implicitement en fonction de ce salaire minimum. D’autres pays aux régimes de garantie universelle, à rebours de cette conception relative de la pauvreté, ont choisi une définition absolue de la pauvreté pour définir le montant des revenus minimums (un panier de biens nécessaires à la couverture des besoins vitaux).
Si l’on veut se rapprocher de la philosophie de ces systèmes universalistes, par souci d’efficacité et de justice pour mieux prendre en compte les laissés pour compte du système assurantiel, il faudrait aller vers une uniformisation et une individualisation du système d’allocations de solidarité, voire vers une allocation sociale unique qui diminuerait les coûts bureaucratiques et les fraudes et assurerait un revenu décent aux plus pauvres. La multiplication des minima sociaux rend le système illisible et probablement injuste: outre le RSA, on compte en France l’allocation de solidarité spécifique (ASS) pour les chômeurs ayant épuisé leurs droits, l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA), l’allocation adulte handicapé, l’allocation temporaire d’attente (ATA) pour des étrangers en attente de réinsertion, la prime pour l’emploi (PPE) (qui va cependant être fusionnée avec le RSA en 2016). Un système unifié, plus simple et plus généreux envers les personnes véritablement démunies et incapables de travailler, devrait s’accompagner de mesures d’activation visant à limiter les comportements opportunistes et à accroître l’accès à l’emploi d’une partie de ces publics. En France notamment ces politiques d’activation font défaut, le volet «insertion» du RMI n’ayant jamais donné de résultats probants.
Des projets plus utopiques et plus controversés sautent un cran supplémentaire dans l’uniformisation et l’universalité du système d’aide en envisageant une allocation universelle se substituant à toutes les allocations, qu’elles relèvent de l’assistance ou de l’assurance. La Finlande semble réfléchir sérieusement à un dispositif de cet ordre, un revenu universel qui remplacerait toutes les aides sociales en vigueur et qui serait versé sans contrepartie à tous les citoyens du pays, sans distinction d’âge, de situation sociale ou de santé.
Ce papier a été mis à jour le 19 octobre à 11h15 pour ajouter la référence à une note de l'Observatoire national de la vie étudiante.

http://www.slate.fr/story/108399/inegalites-solitude

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