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HISTOIRE DE FRANCE,HISTOIRE,POLITIQUE ET PROTESTANTISME

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UNE FEMME À LA TÊTE DE LA PRINCIPALE EGLISE PROTESTANTE DE FRANCE,femmes,protestant,

28 Mai 2017 , Rédigé par hugo Publié dans #protestants, #religion, #femmes

Une femme à la tête de la principale Eglise protestante de FranceCapture d'écran France 3
UNE FEMME À LA TÊTE DE LA PRINCIPALE EGLISE PROTESTANTE DE FRANCE

Par Avec AFP, 27 mai 2017 | 4h44
Emmanuelle Seyboldt a été nommée à la tête de la principale église protestante de France. Une vraie révolution copernicienne. 
Cinq cents ans après la Réforme de Luther, elle est la première femme portée à la tête des luthériens et réformés français : Emmanuelle Seyboldt a été désignée, à 46 ans, présidente du conseil national de l'Eglise protestante unie de France (EPUdF), lors d'un synode à Lille. Jusqu'alors, seule l'Eglise réformée d'Alsace et de Lorraine avait été dirigée par une femme, Thérèse Klipffel (1920-2006), de 1982 à 1988.
 
«Je n'étais pas candidate, j'ai été très surprise quand j'ai été appelée à cette fonction» de présidente, confie Emmanuelle Seyboldt, pasteur à Besançon depuis 2013 pour l'EPUdF, la principale Eglise protestante française, qui revendique 250.000 fidèles engagés dans ses rangs.
 
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 FPF Com Aude Millet @FPFCom
Emmanuelle Seyboldt @EPUdF conférence de presse "les débats sont importants en Eglise mais il faut rester frères et sœurs" @FPFoecumenisme
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Divorcée et remariée

 
«J'y vois une cohérence de notre Eglise : depuis 1965, elle accueille des femmes pasteurs. Que plus de 50 ans après des femmes soient appelées à ce type de responsabilités, c'est la logique», juge-t-elle, abordant ses nouvelles fonctions «avec modestie et confiance», dans une «continuité» avec son prédécesseur, Laurent Schlumberger.
 
Divorcée et remariée à un pasteur d'origine allemande, cette brune à l'allure sobre assume une famille recomposée avec sept enfants, donc cinq vivent encore sous son toit. En phase avec un «protestantisme qui n'a pas peur de ce que l'époque produit», dit-elle sans en faire un étendard.
 
Née le 18 août 1970 à Lunel (Hérault), fief du protestantisme cévenol, d'une mère «communiste militante» et d'un père très engagé dans l'Eglise réformée (calviniste), Emmanuelle Carrière-Seyboldt a grandi à Saint-Etienne, avant de suivre les enseignements de l'Institut protestant de théologie à Paris et Montpellier.
 
Libérale évangélique

 
Reconnue comme pasteur en 1994, elle l'a été en Ardèche et dans l'Indre, assumant aussi des missions dans l'aumônerie hospitalière, à Poitiers, dans la presse protestante et le service de catéchèse de l'Eglise réformée de France. Avant d'être appelée aux plus hautes fonctions nationales, elle a eu des responsabilités régionales au sein de son Eglise dans l'Est.
 
Au sein d'une communion luthéro-réformée qui affiche une grande pluralité de tendances, des libéraux jusqu'aux «calvinistes orthodoxes» et aux charismatiques, Emmanuelle Seyboldt affiche une sensibilité doctrinale volontiers consensuelle. «J'aime bien me qualifier de libérale évangélique, ou d'évangélique libérale», sourit-elle, en ajoutant: «On a besoin de toutes les voix de l'Eglise».
 
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La pasteur Emmanuelle Seyboldt répond aux questions des journalistes lors de sa première conférence de presse.
10:55 - 27 May 2017
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Marquée par la lecture de l'Américain Paul Tillich, apôtre du dialogue avec la culture, la philosophie et les religions non chrétiennes, la nouvelle présidente de l'EPUdF cite aussi, parmi ses influences théologiques, Lytta Basset et Marion Muller-Colard, et leur «manière de dire leur foi près du concret, de la vie». «Comme femme, mère, peut-être est-on amenée à développer davantage une théologie «les mains dans le cambouis». Je ne suis pas une théologienne hors sol, universitaire, ce n'est pas ma façon de réfléchir», explique-t-elle.
 
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Organiste au temple dès sa plus tendre jeunesse, elle a appris le piano, le chant, la direction de choeur et l'alto, dans une grande proximité avec la musique, notamment celle du luthérien Jean-Sébastien Bach. Comme ses trois frères et soeurs, tous devenus musiciens professionnels.
laparisienne.com
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Les Eglises d’Allemagne centrale et de Suède concluent un partenariat,protestant,

28 Mai 2017 , Rédigé par hugo Publié dans #protestants

Les Eglises d’Allemagne centrale et de Suède concluent un partenariat
La Cathédrale de Lund https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/6/68/Lund_domkyrkan2007.jpgPour pérenniser leurs liens existant depuis 1983, l’Eglise protestante d’Allemagne et le diocèse de Lund de l’Eglise luthérienne de Suède ont signé un accord, la semaine dernière.
Photo: La Cathédrale de Lund CC
Erfurt (EPD/protestinter). L’Eglise protestante d’Allemagne centrale (EKM) et le diocèse suédois de Lund ont signé un accord la semaine dernière, dans l’Eglise du château de Wittenberg. L’objectif de ce partenariat consiste à développer et pérenniser la variété des liens et des contacts déjà existants. Ce traité a été signé par l’évêque protestante d’Allemagne centrale, Ilse Junkermann, et l’évêque lundois Johan Tyrberg de l’Eglise luthérienne de Suède. Ilse Junkermann s’est réjouie du «renouvellement et du renforcement d’un attachement développé depuis 30 ans, qui se fait de plus en plus évident et gagne en stabilité».

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Découvertes intérieures et découvertes de l’autre au programme des Terreaux,protestant,

28 Mai 2017 , Rédigé par hugo Publié dans #protestants

CULTURE
Découvertes intérieures et découvertes de l’autre au programme des Terreaux
Tags: Espace culturel des Terreaux Lausanne Théâtre Musique
«Le Blues de la tortue», Compagnie ParadoxeL’ancien temple devenu théâtre a présenté sa nouvelle saison. Quinze spectacles de théâtre, musique et danse sont à l’affiche entre octobre 2017 et mai 2018. Parmi ceux-ci, on compte cinq créations.
Photo: «Le Blues de la tortue», Compagnie Paradoxe, à voir en février 2018. 
Par Joël Burri
L’Espace culturel des Terreaux a intitulé sa saison 2017-2018 «Un bateau pour le rêve», pourtant derrière ce titre onirique, c’est bien aux questions de société que le programme laisse une large place. Violence conjugale, le lobbying dans les institutions politiques, l’antisémitisme, la recherche de ses racines ou la peur de la mort sont autant de thèmes abordés dans l’un ou l’autre des 15 spectacles proposés dès la rentrée dans l’ancien temple de la rue des Terreaux, à Lausanne.
Une large place au théâtre dans ce programme, avec notamment «Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran» de et avec Eric-Emmanuel Schmitt; «L’entretien de M. Descartes avec M. Pascal le jeune»; «Un Juif pour l’exemple» ou «Les Curistes» de Patrick Lapp et Jean-Charles Simon. Mais aussi de la danse avec «Petrouchka, le clown» ou de la musique avec «Liturgie Orthodoxe— Eva Quartet» ou «Beethoven, ce manouche».
Spécificité de l’espace culturel des terreaux, dont le principal sponsor et l’Eglise évangélique réformée du Canton de Vaud, ce programme propose des réflexions plus spirituelles que ce soit au travers du théâtre «painting Luther» ou de la musique avec par, exemple, «Les 7 dernières paroles du Christ» avec le Quatuor Sine Nomine.
Avec ce vaste choix, 15 spectacles, dont 5 créations, l’Espace culturel des terreaux signe un programme qui fait voyager tout en appelant au voyage intérieur. Un subtil mélange entre découvertes de l’autre et découverte de soi même qui ne peut laisser indifférent.
Cette année encore, l’offre de ce lieu culturel est étoffée, permettant davantage de choix aux abonnés. Même s’il est un peu tôt pour parle de comptes, ce paris semble gagnant et les comptes de la saison qui s’achève s’annoncent réjouissants. «Je tire mon chapeau à toute l’équipe», souligne toutefois Jean-Chollet directeur de l’Espace culturel des Terreaux. «Il n’est plus possible de souffler entre deux spectacles. Le rythme est effréné.»
 
Saison 2017-2018
Le programme complet se trouve sur Terreaux.org
«Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran», 28, 29 septembre, 1er octobre 2017
«L'entretien de M. Descartes avec M. Pascal le jeune», 26, 27 octobre 2017
«Liturgie Orthodoxe - Eva Quartet», 2, 5 novembre 2017
«Petrouchka, le clown», 16, 17, 18, 19 novembre 2017
«Painting Luther», 30 novembre, 3 décembre 2017
«Le Lac des Cygnes», 13, 14, 15, 17 décembre 2017
«Quand je pense à Audrey Hepburn», 18, 21 janvier 2018
«Europe Connexion», 1er, 4 février 2018
«Le Blues de la tortue», 15, 18 février 2018
«Saïdou Abatcha», 1er, 4 mars 2018
«Un Juif pour l'exemple», 15, 18 mars 2018
«Les 7 dernières paroles du Christ», 30 mars 2018
«Les Curistes», 12, 13, 15, 26, 27, 29 avril 2018
«The Indian Queen», 19, 22 avril 2018
«Beethoven, ce manouche», 3, 6 mai 2018
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https://protestinfo.ch/201705268464/8464-decouvertes-interieures-et-decouvertes-de-l-autre-au-programme-des-terreaux.html

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La transmission au cœur du Jubilé de la Réforme,protestant reforme,martin luther

28 Mai 2017 , Rédigé par hugo Publié dans #protestants, #histoire, #religion, #martin luther

La transmission au cœur du Jubilé de la Réforme
MaisonLutherLors des célébrations du Jubilé de la Réforme à Eisenach, en Allemagne, le président de l’Eglise protestante a rappelé l’importance de continuer à transmettre le message de l’Evangile.
Photo: La Maison de Luther à Eisenach CC (by-sa) Robert Scarth 
Eisenach (EPD/Protestinter) - Heinrich Bedford-Strohm, le président du Conseil de l’Eglise protestante d’Allemagne (EKD), a salué l’évangélisation comme «une dimension tout à fait indispensable de l’Eglise et de la foi chrétienne». Indépendamment du fait que les autres aient ou non envie d’entendre le message d’un Dieu d’amour envers les hommes, «il serait irresponsable de négliger de parler de cet amour», a déclaré le pasteur dans un communiqué publié en marge d’un prêche au château de la Wartburg. Il a lancé avec ce culte en plein air la semaine de célébrations des «500 ans de la Réforme» qui s’est déroulée du 4 au 7 mai à Eisenach.

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L’exposition universelle de la Réforme débutera le 20 mai à Wittenberg,protestant,martin luther,

28 Mai 2017 , Rédigé par hugo Publié dans #protestants, #martin luther, #histoire

L’exposition universelle de la Réforme débutera le 20 mai à Wittenberg
WittenbergL’exposition pour les 500 ans de la Réforme se déroulera en plein air, dès le 20 mai, à Wittenberg. Plus de 80 Eglises du monde entier y participeront jusqu’au 10 septembre.
Photo: Wittenberg CC (by-nc-nd) Neuwieser 
Wittenberg (EPD/Protestinter) – A partir du 20 mai, une exposition pour les 500 ans de la Réforme dans l’enceinte de la vieille ville de Wittenberg s’intéressera aux événements historiques et à leurs conséquences jusqu’à notre époque. Sept «Portes de la liberté» serviront jusqu’à la mi-septembre de surface de présentation à plus de 80 exposants. Des Eglises et des organisations issues du monde entier s’y questionneront sur les défis de notre époque et proposeront information, discussions et célébrations.

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«Réapproprions-nous nos valeurs d’accueil»,protestant,societe,respect

28 Mai 2017 , Rédigé par hugo Publié dans #protestants, #religion, #politiques, #societe

«Réapproprions-nous nos valeurs d’accueil»
Tags: EPER Migrants Solidarité
Lancement de la campagne «Annoncez la couleur», le 8 mai à Berne ©EPERLa campagne nationale «Annoncer la couleur», lancée par l’Entraide protestante suisse, valorise les actions citoyennes de solidarité. Elle encourage chacun à affirmer les valeurs d’accueil de la Suisse. Interview de Magaly Hanselmann, secrétaire romande de l’EPER.
Photo: Lancement de la campagne «Annoncez la couleur», à Berne ©EPER
Propos recueillis par Marie Destraz, «Réformés»
Du mois de mai au mois de juin, l’Entraide protestante suisse (EPER) lance la campagne «Annoncer la couleur». Quel en est l’objectif?
La population suisse a pris conscience de la détresse humaine des réfugiés qui arrivent sur notre territoire au péril de leur vie. De nombreux mouvements citoyens ont émergé. La campagne veut les valoriser. L’EPER offre une plateforme internet pour que particuliers et ONG présentent leurs activités auprès des réfugiés. Pour sa première édition en 2016, 124 partenaires ont répondu à l’appel. Associations de la société civile, organisations, communautés paroissiales, partis et entreprises, tous sont devenus des ambassadeurs d’«Annoncer la couleur». Et en signe de solidarité envers les réfugiés et de volonté de s’engager pour une Suisse humaine, nous invitons chacun à porter un bracelet arborant le slogan de la campagne. L’an passé, on nous en a commandé 45’000 en Suisse. Cette année, nous allons plus loin en proposant un speed dating aux différents acteurs, pour favoriser la rencontre entre les actions citoyennes, les personnes qui souhaitent s’engager et les personnes réfugiées.
Ce bracelet est-il l’arme la plus efficace face aux stéréotypes?
L’élan de solidarité ne doit pas retomber. Si le nombre d’arrivées est actuellement en baisse, les réfugiés sont là et continuent d’entrer en Suisse. Ce bracelet est un acte citoyen courageux. Le porter signifie se réapproprier une identité suisse en phase avec les valeurs humaines de l’accueil. C’est rappeler aussi qu’il existe d’autres discours que celui de la peur. Il est un moyen d’engager la discussion sur le sujet en dehors des cercles de convaincus. C’est ainsi que les mentalités changeront. Pour autant, nous ne faisons pas d’angélisme. Nous invitons chacun à se confronter à ses stéréotypes par le biais d’actions concrètes menées sur le terrain. Pour se rendre compte de la richesse de la diversité, il faut la vivre.
Le 5 juin 2016, les Suisses ont accepté la révision de la loi sur l’asile. N’est-ce pas déjà un signal que les mentalités ont changé?
L’enjeu de la révision de la loi sur l’asile était celui d’offrir une assistance juridique gratuite aux réfugiés. Or, pour qu’ils en bénéficient, il faut que des ONG disposées à le faire bénéficient de moyens. Les discussions sur la mise en œuvre sont en cours entre les autorités et les associations. Toutefois, sur le terrain, la situation reste précaire pour ces personnes en exil et vulnérables. Nous ne pouvons faire l’impasse sur une mobilisation citoyenne. La révision de la loi prévoit l’ouverture de centres fédéraux avec une plus grande capacité d’accueil, dans lesquels les requérants d’asile séjourneront plus longtemps qu’aujourd’hui. On peut craindre qu’une évolution en vase clos soit peu propice à l’intégration. Quels seront leurs contacts avec l’extérieur? Les initiatives de la société civile seront donc essentielles. En effet, ce n’est qu’avec une mobilisation citoyenne que les questions liées aux droits humains ont une chance de figurer à l’agenda politique, dans la mise en œuvre de la politique migratoire, sans quoi, elles n’existent pas.
 
Informations pratiques
Découvrez les activités organisées pour venir en aide aux personnes réfugiées en Suisse, trouvez la liste des manifestations organisées pendant la campagne et commandez le bracelet, sur www.annoncer-la-couleur.ch.
Trois dates à retenir le 17 juin, dès 15h30 à l’Espace Dickens à Lausanne, Journée nationale des réfugiés; le 18 juin, dimanche des réfugiés des Eglises; le 20 juin, Journée mondiale des réfugiés. www.eper.ch
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https://protestinfo.ch/201705248461/8461-reapproprions-nous-nos-valeurs-d-accueil.html

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La pasteure Emmanuelle Seyboldt élue à la tête de l’Église protestante unie,femmes, protestant,

28 Mai 2017 , Rédigé par hugo Publié dans #protestants, #femmes

ACCUEIL / La pasteure Emmanuelle Seyboldt élue à la tête de l’Église protestante unie
 © Corinne Simon / Ciric LA PASTEURE EMMANUELLE SEYBOLDT  -  © CORINNE SIMON / CIRIC
La pasteure Emmanuelle Seyboldt élue à la tête de l’Église protestante unie
 27 MAI 2017  Marie Lefebvre-Billiez 1
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Vendredi 26 mai 2017, l’EPUdF s’est dotée d’une nouvelle présidente en la personne de la pasteure Emmanuelle Seyboldt. Elle prend la succession de Laurent Schlumberger.

Emmanuelle Seyboldt est une femme très discrète. C’est simple, depuis le début du synode de l’Eglise protestante unie de France, réuni ce week-end à Lille, elle écoute attentivement, se plonge avec concentration dans les dossiers des débats, sourit quand les modérateurs plaisantent pour détendre l’atmosphère et faire oublier la chaleur étouffante, puis retourne immédiatement à son travail silencieux. Elle semble à la fois impressionnée, grave et pleinement au rendez-vous qui lui est fixé. Vendredi 26 mai, tard dans la soirée, elle a été élue présidente du conseil national de l’EPUdf. C’est la première fois qu’une femme occupe ce poste tant au sein de la jeune EPUdF, créée en 2012, que dans l’ancienne ERF (Eglise réformée de France) ou Eglise luthérienne évangélique de France.

Emmanuelle Seyboldt est pasteure depuis 1994. Issue de la paroisse réformée de Saint-Etienne, elle a fait ses études de théologie à l’Institut de protestant de théologie à Paris puis à Montpellier avant d’être nommée en paroisse en Ardèche puis à Châtellerault. Elle a été aumônier d’hôpital à Poitiers, puis chargée de mission pour la catéchèse au niveau national de 2007 à 2012. En 2013, elle retourne en paroisse à Besançon et assure la présidence de la région Est de l’ERF. Quand est créée la région unique luthéro-réformée en 2014, elle en devient la vice-présidente.Dans sa vie privée, la musique, et surtout Jean Sébastien Bach, sont ses compagnons préférés, autant que Paul Tillich ou Marion Muller-Collard. Les enfants occupent aussi une place importante dans sa vie : elle est mère de quatre enfants ; son mari Andreas, d’origine allemande, étant lui-même père de trois enfants.

Baptême du feu médiatique

En tant que nouvelle présidente de l’EPUdF, la tâche qui l’attend est immense, tant en interne qu’en externe. Le synode national, qui terminera ses travaux dimanche midi, doit adopter une nouvelle déclaration de foi, après un processus synodal intense. Quelle réception sera réservée à ce texte dans les paroisses ? Les synodaux s’inquiètent aussi de plus en plus ouvertement du manque de renouvellement des générations chez les pasteurs, les départs à la retraite n’étant pas compensés par les nouvelles arrivées. Et ce ne sont là que deux des nombreux enjeux qui attendent cette femme dont le sérieux n’est pas à démontrer, et qui semble habitée par la conviction que plus l’écoute est profonde, plus la parole, même rare, sera féconde.

Elle a vécu son baptême du feu médiatique samedi matin en plein débat sur les finances de l’Eglise unie. Se présentant aux journalistes avec enthousiasme et une joie évidente, qui dénotait par rapport à son relatif effacement de la veille, elle affirme aborder son ministère de présidente avec « humilité et confiance en ceux qui l’ont appelée à cette charge ». Elle veut « enraciner (son action, ndlr) dans la dynamique et l’impulsion données à notre Eglise ces dernières années », c’est-à-dire, « se saisir du geste de Luther pour assumer notre parole au seuil de notre Eglise ».

Interrogée sur les débats houleux qui ont secoué l’Eglise unie ces deux dernières années, elle explique : « Les débats sont importants, il faut les assumer sans les mettre au placard.  Oui, on peut s’engueuler franchement et rester frères et soeurs ».  Alors que son micro-cravate s’emmêle avec son pendentif en forme de colombe, elle sourit : « Le rôle de président est de dénouer les noeuds tout en douceur ».

Marie Lefebvre-Billiez

Envoyée spéciale à Lille

 
Mots clés Emmanuelle SeyboldtÉPUdFpasteureSynode

https://www.reforme.net/religions/pasteure-emmanuelle-seyboldt-elue-a-tete-de-leglise-protestante-unie/

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Essonne : mobilisation contre les expulsions des gens du voyage,societe,racisme,

8 Mai 2017 , Rédigé par hugo Publié dans #protestants, #histoire, #religion, #racisme, #respect

ACCUEIL / Essonne : mobilisation contre les expulsions des gens du voyage
 © FNASAT-GENS DU VOYAGE SEULEMENT 16 % DES CAMPEMENTS DANS L’ESSONNE SE TROUVENT SUR DES TERRES AGRICOLES -  © FNASAT-GENS DU VOYAGE
Essonne : mobilisation contre les expulsions des gens du voyage
 17 AVRIL 2017  Laure Salamon 0
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Depuis lundi, plusieurs associations lancent un appel contre la mise en œuvre d’une charte qui vise à expulser les gens du voyage installés de longue date dans l’Essonne.

En décembre 2016, une charte a été signée, en toute discrétion, par la quasi-totalité des représentants de l’État en Essonne : la préfète, le procureur de la République, le Conseil départemental, l’Union des maires, la caisse d’allocations familiales, la chambre interdépartementale de l’agriculture, la chambre départementale des notaires, certains organismes comme le SAFER, la MSA et ENEDIS (ex-ERDF). Pas moins… L’objectif officiel est de lutter contre le phénomène de constructions illégales dans le département. La charte prévoit des phases de prévention, de contentieux et d’exécution des décisions de justice. Pour les associations qui défendent et accompagnent le mode de vie des Tziganes, cette mobilisation des services de l’État vise clairement à chasser les gens du voyage de ce département de la grande région parisienne.

Selon la dernière étude, ce département au sud de Paris compte 1 025 terrains sur lesquels vivent des familles de gens du voyage, comprenant chacune une dizaine de personnes, sur 86 communes. En moyenne, les familles sont là depuis dix-neuf ans, les plus anciennes vivent dans le département depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. La moitié des terrains se situe dans des zones urbaines ou à urbaniser. 40 % seulement sont raccordés à l’eau, à l’électricité et à l’assainissement.

Application brutale du droit

La mobilisation est née lors d’une réunion, début mars, pendant laquelle les représentants des Tziganes ont expliqué la situation de l’Essonne et de la charte. « Par le biais de l’Association protestante des Amis des Tziganes (APATZI), j’ai demandé à ce qu’on étudie le sujet délicat de cette charte qui commence à avoir des conséquences et qui va en avoir sur des milliers de personnes », explique Désiré, dit Nanou, Vermeersch, président de l’Association sociale nationale et internationale tzigane (ASNIT) et administrateur de Vie et Lumière – Mission évangélique des Tziganes de France. « C’est sans précédent en France. »

Les associations se sont donc mobilisées. Elles sont très nombreuses à avoir signé l’appel : la Fédération protestante de France, la Fédération de l’Entraide protestante, l’APATZI, l’ASNIT, la Fédération nationale des associations solidaires d’action avec les Tsiganes et les Gens du voyage (FNASAT-Gens du voyage) qui regroupe plus de 80 associations, l’Association nationale des gens du voyage catholique (ANGVC) mais aussi par la Fondation Abbé-Pierre, la Ligue des droits de l’homme, le Syndicat de la magistrature…

Stéphanie Chauchet, responsable du pôle Habitat à la FNASAT-Gens du voyage, explique : « Nous sommes toujours très attentifs à la façon dont les gens du voyage sont traités mais cette charte est vraiment la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Nous ne pouvons accepter un tel dispositif sans solutions parallèles à proposer aux personnes concernées. Les collectivités se sont mises dans l’illégalité en verrouillant leurs documents d’urbanisme, sans prendre en compte ce mode d’habitat, sans développer une offre adaptée aux divers besoins. Résultat : les gens du voyage ont été placés dans l’illégalité et aujourd’hui cette situation se retourne contre eux. De plus, la mise en illégalité des gens du voyage renforce encore leur image négative. » Nanou Vermeersch ne comprend pas : pourquoi la politique menée via cette charte vise-t-elle à lutter contre les installations illicites et non à les mettre en conformité avec la législation ?

Pour Jean-Arnold de Clermont, président de l’Association protestante des amis des Tziganes (APATZI), « cette question à fortes dimensions humaines ne peut pas se régler par l’application brutale du droit ».

Un mode de vie en jeu

C’est bien ce que rappelle Simone Gaboriau, magistrate honoraire et ancienne présidente du Syndicat de la magistrature, qui soutient cette mobilisation en citant le principe de proportionnalité. « La Cour européenne des Droits de l’homme, notamment avec l’arrêt Winterstein (17/10/2013) qui a condamné la France pour des expulsions de gens du voyage, a construit notre droit commun. En cas d’expulsions de personnes, elle exige que l’on fasse un examen de proportionnalité entre l’intérêt collectif et l’intérêt fondamental des personnes au regard de leur droit au logement et à la vie privée. C’est un principe oublié des autorités publiques françaises. Pourtant, c’est un principe fondamental que de choisir son mode d’habitat. »

Selon la magistrate, on est dans une illustration paroxystique d’un conflit brutal entre nos règles et les droits fondamentaux : « Cette charte mobilise tout le monde de façon disproportionnée. Comment expliquer que le procureur de la République s’engage à apporter une réponse pénale adaptée à chaque situation lorsqu’une infraction est constituée ? Il est très gênant qu’il donne l’impression de renoncer à son pouvoir d’appréciation de classement sans suite, que la loi lui confie expressément si “les circonstances particulières liées à la commission des faits le justifient.” »

Outre cette mobilisation, un courrier doit être envoyé à tous les signataires de la charte pour leur rappeler des points importants, tels l’arrêt Winterstein ou l’article L101-2 du code de l’urbanisme qui doit prendre en compte l’ensemble des modes d’habitats, sans discrimination.

Derrière cette mobilisation associative, c’est la défense d’un mode de vie qui est en jeu. En 2015, les députés avaient voté en faveur de la suppression du livret de circulation, imposé aux gens du voyage depuis 1969. Les sénateurs avaient ensuite fait machine arrière avant que les députés confirment en seconde lecture la fin de cet outil honteux de contrôle, en novembre 2016, dans la loi « Égalité et citoyenneté ». Pourtant les gens du voyage continuent d’être victimes de discriminations, placés dans l’incapacité de s’inscrire sur les listes électorales ou d’accéder à leurs droits sociaux.

Gens du voyage, Tziganes, Roms

Le terme de « gens du voyage » comprend à la fois des Manouches, Sintis d’origine indienne, des Tziganes, des gitans d’origine espagnole ou catalane, des yéniches (d’origine germanique) et des Français de souche qui ont adopté le mode de vie itinérant. Ils sont français et installés depuis des siècles en France, mais tous ne sont pas tziganes. La population est estimée à 300 000 personnes, dont un tiers voyage en permanence, un tiers se déplace uniquement à certains moments de l’année et un tiers de sédentaires. Côté religion, selon les estimations des experts, deux tiers sont catholiques et un tiers de confession protestante. Ce dernier tiers se retrouve dans l’Église Vie et lumière – Mission évangélique des Tziganes de France, membre de la Fédération protestante de France depuis 1975. Les gens du voyage sont confondus avec les Roms, qui sont des ressortissants bulgares ou roumains. Très visibles dans les rues, ils vivent aussi dans des caravanes mais pour des raisons de précarité. Ils sont en effet sédentaires dans leur pays d’origine, qu’ils ont fui pour des raisons économiques ou discriminatoires. Leur population est stable et estimée à 20 000 personnes en France. Ils n’ont pas de lien avec les voyageurs français, sauf une culture commune autour de la langue romani.

https://www.reforme.net/actualite/societe/essonne-mobilisation-contre-les-expulsions-des-gens-du-voyage/

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La Cimade fait le point sur les migrations,protestant,cimade,

20 Avril 2017 , Rédigé par hugo Publié dans #protestants, #politiques, #cimade

La Cimade fait le point sur les migrations
 18 AVRIL 2017  Hugo Thirard 0
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La Cimade a publié son état des lieux 2017 sur les migrations.

Dans cette édition 2017 de son rapport sur les migrations, la Cimade s’attaque une nouvelle fois au durcissement du système d’accueil.

À quelques semaines de la présidentielle, cet état des lieux est l’occasion de dresser le bilan des politiques migratoires successives, à l’origine de nombreux drames humains. Au cœur de ce plaidoyer, témoignages de vies et reportages sont au service d’une argumentation sans concession. Procédures kafkaïennes et accueil faussement humaniste, la Cimade met en exergue les travers d’un système à bout de souffle, affectant le corps et l’esprit d’hommes et de femmes venus trouver la sécurité. Le rapport aborde la question des violences physiques et psychologiques subies régulièrement par les migrants. Plus encore : sont mises en avant les sanctions injustes et l’inutile sévérité des mesures politiques.

Parcours du combatant

Parallèlement, la Cimade propose la mise en place de mesures afin d’amorcer un changement dans la gestion de la crise migratoire. « L’objectif est de contribuer à faire progresser une compréhension lucide sur les limites des politiques publiques », annoncent Geneviève Jacques, présidente, et Jean-Claude Mas, secrétaire général de la Cimade, dans l’éditorial du rapport. L’objectif est clair mais pourtant difficile à atteindre. En 2016, déjà, l’association s’alarmait des difficultés d’accès au service public pour les demandeurs d’asile, et sur la réalité d’une exclusion administrative de plus en plus pernicieuse.

Force est de constater qu’aujourd’hui, malgré les tentatives d’informer l’opinion publique, la situation ne s’est pas améliorée, les files d’attente et prises de rendez-vous demeurent de véritables parcours du combattant. À la technicisation et la numérisation des procédures s’ajoute aujourd’hui un panel d’exception du droit commun qui, bien loin d’améliorer la situation, tend à l’aggraver.

 

Migrations. État des lieux 2017

La Cimade, 8 €. www.lacimade.org

https://www.reforme.net/actualite/societe/cimade-point-migrations/

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Élection présidentielle : le protestantisme vote pour la fraternité,politiques,protestant,

20 Avril 2017 , Rédigé par hugo Publié dans #protestants, #politiques

Élection présidentielle : le protestantisme vote pour la fraternité
 19 AVRIL 2017  Collectif 1
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À l’approche des élections, les Églises protestantes publient des appels pour inciter les citoyens à se rendre aux urnes et voter selon leurs convictions.

Déclaration de la Fédération protestante de France

Pour notre démocratie, pour notre pays, pour notre société s’approche l’heure de choix décisifs que cristallise l’élection du Président de la République.

En ce moment particulier, nous, Eglises, communautés, œuvres et mouvements que réunit la Fédération protestante de France, nous, la famille protestante, héritiers de 500 ans d’une histoire si souvent violente et tourmentée qui nous fait mesurer le prix inestimable de la paix civile et de la concorde religieuse, nous qui sommes à tous niveaux fortement impliqués dans la vie de la Cité, mais qui avons porté à l’origine et faisons vivre et rayonner la laïcité, nous minorité parmi les minorités, c’est à l’ensemble de nos concitoyens que nous voulons adresser, dans toute leur diversité, précisément depuis cette place singulière qui est la nôtre dans notre pays. Non pas aux seuls paroissiens du « petit troupeau » protestant, mais à chacun qui aujourd’hui au vu de la campagne électorale telle qu’elle se déroule doute, hésite, se pose la question de son vote. Et c’est à l’ensemble des candidats que nous voulons exprimer nos inquiétudes et nos convictions.

Nous croyons à la noblesse et à la grandeur du politique. Nous sommes viscéralement attachés à la démocratie, que nos Eglises vivent dans leur organisation interne depuis la Réforme. Nous considérons que dessiner un projet d’avenir collectif pour notre communauté nationale dans des contextes plus difficiles et plus incertains que jamais est une tâche majeure. Nous aspirons à la confrontation sincère et franche des idées, des questions, des propositions, pour que chacun fasse selon un esprit de libre examen qui est au fondement de nos convictions le choix éclairé qui lui appartient, et à lui seul. Le débat est la vie démocratique même. Le dialogue peut être rude, tendu, incisif, dérangeant. Mais quand il devient jeux de postures, propos cyniques, horions verbaux, quand il élude les sujets de fond pour se focaliser sur des rivalités de personnes, quand il s’abstrait de l’exigence du respect de l’autre, quand il se dissout dans un théâtre d’ombres où l’on privilégie plutôt que l’effort de vérité la mise en accusation, quand l’auto-absolution vaut excuse publique, alors ce n’est pas seulement l’autorité et la dignité de la fonction à laquelle on aspire qui est compromise, c’est la politique même, sa vocation essentielle, sa légitimité qui est mise en cause.

Et c’est en définitive la démocratie que l’on sape. Monte en effet une colère, s’avivent des frustrations, grandissent des tensions qui se renforcent les unes les autres au risque, nous le sentons bien, de remettre en cause d’abord insidieusement, puis brutalement peut-être un jour, ce qui nous rassemble autour de valeurs partagées et d’une même conception de faire société. Le climat devient de plus en plus délétère, fait de suspicion et de méfiance qui s’exacerbent. La violence affleure déjà quand l’interpellation n’est pas entendue, quand les attentes ne sont pas prises en compte, quand les réponses sonnent faux, quand l’espérance collective est mise à mal par la force coalisée d’intérêts particuliers.

Il est de la responsabilité première de ceux qui aspirent à la plus haute fonction de notre pays de casser cette dangereuse spirale du pire. Redonner tout son sens à la politique ne peut se réussir que dans le retour à l’éthique.

Ethique de comportement d’abord : ne pas s’excepter soi-même de l’effort qu’on demande aux autres, ne pas se mettre en risque de conflit d’intérêt par rapport aux intérêts particuliers et aux groupes de pression, ne fût-ce que par l’apparence, faire des moyens publics un usage parcimonieux et frugal, ne jamais oublier que la finalité de la politique c’est se mettre au service d’autrui, ce sont les conditions indispensables à la confiance sans laquelle rien de grand, rien de durable ne peut être fait, quelle que soit la majorité électorale dont on dispose.

Ethique de conviction ensuite : ne pas céder à la facilité des discours trompeurs et enjôleurs, construire et porter un projet exigeant à la hauteur des enjeux d’un monde incertain et d’une société à la peine et qui rouvre l’avenir, savoir l’incarner et le faire partager, mettre en son cœur ce qui lui donne sens en termes de valeurs, avoir pour seules boussoles le bien commun, la justice et la solidarité, voilà les leviers qui rendent possibles les changements nécessaires, si hardis soient-ils, non pas dans la facilité- ne tombons pas dans un irénisme béat !- mais dans la ténacité de l’effort que guide l’intérêt général.

Ethique de responsabilité enfin : ne pas faire de promesses intenables, ne pas sacrifier les réformes indispensables dans le temps présent à l’illusion des utopies pour demain, dire ce que l’on va faire et ensuite faire ce que l’on a dit, ce n’est pas se résigner à une fatalité qui éviterait d’agir, ce n’est pas se borner à gérer le quotidien, c’est redonner à la politique sa vérité : elle n’est pas une pensée magique, mais un levier de transformation étape après étape de notre société autour d’orientations partagées et d’un sens retrouvé. Elle n’est pas le fait d’un homme seul, elle est le fruit d’un élan collectif.

L’élection présidentielle est bien ce moment de vérité : sur nous-mêmes, qui avons tendance à trouver refuge dans la sphère de l’individuel quand se joue l’avenir de notre société ; sur cette dernière, fragilisée et si souvent fracturée, ballottée de crise en crise, en perte grandissante de repères stables dans un monde qui change à toute vitesse, et où montent les inégalités et les injustices ; sur ceux qui aspirent à nous gouverner, leur personnalité et leurs projets ; sur notre courage à affronter ensemble les difficiles changements nécessaires.

Parmi tant d’autres, plusieurs problématiques sont pour nous, protestants, emblématiques de notre capacité à construire un monde meilleur, pour nous-mêmes et pour nos enfants :

Une société solidaire qui s’enrichisse de toute sa diversité : jeunesse, handicap, égalité hommes-femmes

Une société ouverte et accueillante à la différence : la laïcité, l’accueil de l’exilé

Une société qui promeuve une autre approche de l’économie : économie sociale et solidaire, changement climatique et transition énergétique

Une société bienveillante qui ne réduit personne à la somme des ses échecs ou de ses fautes : justice restaurative

Chrétiens, nous ne sommes jamais las de l’espérance que porte l’Evangile. Nous croyons fermement que l’avenir se construit, pour les personnes comme pour la société, car nul n’est assigné à une situation ou à un destin. Nous refusons de nous résigner à des injustices parfois présentées comme des fatalités : le renvoi de l’individu à sa solitude : l’humanité se tisse dans la relation, l’échange est au fondement de toute solidarité ; la compétition des personnes : nul n’a à se justifier d’exister, nul ne saurait être réduit à ses succès ou à ses échecs ; la méfiance instituée, les incessantes mobilités qui épuisent les plus faibles, la précarité érigée en système de régulation sociale, les peurs entretenues ; la déresponsabilisation, la réduction au statut de victime ou d’assisté : chacun peut être le premier acteur de sa vie.

C’est pourquoi nous appelons ceux qui se présentent à l’élection à la présidence de la République à porter le projet d’une société plus juste, plus fraternelle, plus riche d’avenir pour chacun, quel qu’il soit, d’où qu’il vienne, quelles que soient ses origines, son histoire, sa religion, ses convictions philosophiques et politiques, la société de confiance et d’espérance qu’attend désespérément notre pays pour un nouvel élan qui le rassemble.

C’est pourquoi nous appelons nos concitoyens à refuser avec nous, « qu’ils croient au ciel ou qu’ils n’y croient pas », les crispations identitaires qui se manifestent aujourd’hui avec toujours plus d’intensité pour affirmer au contraire la liberté irréductible, la valeur irremplaçable et la singularité essentielle de tout homme et de toute femme, sur quoi repose notre République.

Fédération protestante de France

http://www.protestants.org

Appel de l’Église protestante unie de France

A moins d’un mois du premier tour de l’élection présidentielle, nul ne peut savoir qui l’emportera, ni même quels candidats seront présents au second tour. Les échecs des sondages et les péripéties d’une campagne délétère empêchent tout pronostic assuré. Mais il est possible qu’une catastrophe soit en train de se nouer, autour de la double tentation de l’abstention et du discours nationaliste et xénophobe de l’extrême-droite. Le désir de sanction collective contre une classe politique tout entière est si fort, qu’il pourrait faire basculer la République dans une aventure redoutable.

Ce désir est le fruit de multiples facteurs. Il se nourrit de peurs, parfois compréhensibles et légitimes, parfois démagogiquement manipulées. Il se manifeste par un sentiment d’humiliation, personnel et collectif, capable de tout emporter avant de laisser chacun abasourdi. Le « C’est bien fait ! » adressé aux responsables par bulletin de vote interposé risquerait alors de devenir un « Qu’avons-nous fait ? » désemparé, survenant hélas trop tard.

L’Eglise protestante unie de France se garde en général de prendre la parole en période électorale. Mais certaines circonstances l’exigent. Aujourd’hui, devant le danger qui se profile, son Conseil national choisit de le faire, pour trois raisons.

D’abord, en raison du grand respect dans lequel il tient la République. Historiquement, les protestants français ont largement contribué à l’avènement de la République et de la laïcité. Or, l’une et l’autre ont besoin, particulièrement dans les moments de choix critique, de la contribution de toutes les convictions, de la voix de toutes les familles de pensées. La politique réclame du souffle, de l’horizon, des paroles paisiblement mais fortement affirmées.

Ensuite, parce que ces convictions s’articulent à des engagements concrets au service de la société, des plus vulnérables, en particulier des exilés qui demandent à pouvoir vivre et même simplement survivre. Depuis les prises de position constantes de leurs synodes jusqu’à l’action quotidienne et patiente, nos paroisses, nos entraides protestantes et leurs membres ne se contentent pas de croire et de dire, mais essaient aussi de mettre en œuvre l’espérance qui les anime.

Enfin, parce que nos convictions ne s’imposent à personne mais prennent une densité particulière en cette année des 500 ans de la Réforme protestante, ce temps où des croyants lanceurs d’alerte ont su provoquer, dans une société traversée par les peurs, une irruption de confiance.

Aujourd’hui, encore et toujours, le message et la personne de Jésus-Christ nous conduisent à croire que Dieu aime le monde et chacun de ses habitants. Nous croyons qu’il a un projet de réconciliation et de paix, et qu’il nous en fait ambassadeurs. Nous croyons qu’aucun de nous ne serait vivant s’il n’avait été accueilli et accompagné par ses semblables – personnes, collectifs et institutions – et que cette hospitalité dont nous avons bénéficié nous appelle à la gratitude. Nous croyons que toute rencontre est éclairée d’une promesse de fraternité. Nous croyons que les institutions politiques, toujours faillibles et relatives comme nous le sommes tous, ont pour tâche de faire au mieux pour rendre cette fraternité possible et pour la protéger. A quelques jours de Pâques, nous affirmons que la confiance a le pouvoir de traverser toutes les peurs, et qu’elle nous est confiée pour que nous la fassions grandir.

Plutôt que de laisser le dégoût, la colère et les peurs nous enfermer dans le ressentiment, ayons le courage de la fraternité d’abord, et la ténacité de faire et de refaire société ensemble.

Laurent SCHLUMBERGER, pasteur, 
président du Conseil national de l’Eglise protestante unie de France

ÉPUdF

Extrait du livret « Spécial élections 2017 » du CNEF

Les évangéliques considèrent qu’il est nécessaire de mettre l’accent sur la lutte contre la corruption et l’évasion fiscale, sur la réduction des inégalités, sur la promotion d’une économie sociale et solidaire, sur une agriculture responsable, sur la transition énergétique.

Dans un contexte de mondialisation, en grande partie économique, les évangéliques affirment l’importance d’un développement économique sain. Leur souci consiste à trouver l’équilibre entre le respect de la liberté individuelle inaliénable, notamment celle d’innover et d’entreprendre, et le respect de la dignité de chaque être humain (fournisseur, travailleur, consommateur, etc.), notamment des plus vulnérables.

Les évangéliques refusent le principe d’une société dans laquelle le consumérisme serait une valeur suprême. L’économie ne saurait être une fin en soi […].

Une politique économique juste ne devrait pas s’enfermer dans un court terme égoïste, mais être menée en prenant en considération ses effets humains et environnementaux, se fonder sur le sens des responsabilités et du bien commun, réduire les inégalités et prendre en compte les générations futures […].

Service pastoral du Conseil National des Évangéliques de France

Lien vers le livret

 

Appel de la Fédération du Scoutisme Français

La Fédération du Scoutisme Français qui regroupe six organisations de scoutisme dont les Éclaireuses et Éclaireurs Unionistes de France a publié une Tribune pour appeler les plus de 110000 scouts et éclaireurs à voter en faisant « un choix éclairé ».

Scouts, guides, éclaireuses et éclaireurs, nous affirmons notre volonté de construire une société de paix et de fraternité : nous vivons la rencontre avec l’autre comme une chance, comme une opportunité de se construire et s’enrichir.

Nous, membres du Scoutisme Français, sommes acteurs au quotidien de la défense de la laïcité, porteur du respect des libertés de chacun mais qui ne peut en aucun cas devenir un outil de haine, de rejet et de stigmatisation d’autrui.

Nos associations porteuses d’éducations spirituelles différentes, membres du Scoutisme Français, vivent chaque jour une fraternité concrète.

A travers nos activités, nos camps, nous faisons des autres nos frères et sœurs dans le scoutisme, œuvrant pour un même but : rendre le monde meilleur.

Rendre le monde meilleur, c’est agir contre les inégalités, c’est œuvrer pour l’épanouissement des personnes et pour la défense de notre environnement, c’est contribuer à un renouveau démocratique.

A travers nos activités, nous éduquons, modestement mais sûrement, des jeunes à être acteurs de la société de demain et nous les encourageons à prendre des responsabilités dans le monde qui les entoure.

Nous n’oublions pas que c’est d’abord au service de jeunes issus de milieux défavorisés que Baden Powell a lancé cette belle aventure du scoutisme qui nous rassemble par millions plus de 100 ans après.

En cette période électorale, dans une société de plus en plus fracturée, nous invitons l’ensemble de nos membres à se saisir du débat pour faire avancer nos idéaux de fraternité, de solidarité et de renforcement d’un réel vivre ensemble. Les discours de rejet, de haine de l’autre ne sont pas compatibles avec les valeurs que nous faisons vivre au quotidien aux milliers de jeunes qui nous sont confiés.

Si nous ne réduisons pas notre vie démocratique aux moments électoraux, nous savons qu’ils restent des éléments majeurs du temps politique. Aussi, face aux discours xénophobes, de repli et de peur, nous invitons l’ensemble de nos membres, anciens, amis à prendre connaissance des programmes pour faire un choix éclairé et à se déplacer aux urnes à l’occasion des élections présidentielles et législatives afin de faire entendre leurs voix et de défendre une vision humaniste, solidaire et optimiste de notre devenir.  

Mots clés Élection présidentielleFraternitéVote

https://www.reforme.net/religions/protestantismes/election-presidentielle-le-protestantisme-vote-pour-la-fraternite/

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