Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
HISTOIRE DE FRANCE,HISTOIRE,POLITIQUE ET PROTESTANTISME

catholiques

Calvin par le rire,protestant,histoire,histoire de france,

18 Août 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #protestants, #histoire de france, #histoire, #calvin, #catholiques

Accueil > Culture > Calvin par le rire
Calvin par le rire
Calvin par le rire


Le XVIe siècle est resté dans l’histoire comme une période d’effervescence intellectuelle, de fureur et de sang. Pas seulement : l’humour avait aussi sa place, même chez les plus austères des réformateurs.
Un contenu proposé par Paroles Protestantes - Paris


Publié le 7 août 2016


Auteur : Anne-Marie Balenbois



Une société violente, des farces grossières, des histoires graveleuses… le peuple qu’il faut convaincre de changer de religion n’est pas forcément sensible aux arguments théologiques de haute volée. Les réformateurs, qui ont travaillé sur de savants écrits en latin, ont vite compris que pour convaincre les foules, il fallait adapter les discours.


Culte des reliques


Au XVIe siècle, tout le monde est catholique en Europe occidentale. Pour convertir les populations, il y a deux solutions : convaincre du bien-fondé de la Réforme ou démolir l’ancienne foi. Les deux méthodes sont employées simultanément avec souvent une grande violence dans l’expression — les injures volent bas — mais aussi par le biais de la satire et de l’ironie. Jean Calvin est lui-même l’auteur du célèbre Traité des reliques, écrit en français et traduit en latin, flamand, allemand et anglais au fil des nombreuses éditions dues à son grand succès en Europe, malgré sa mise à l’index en 1543. À l’époque, chaque église ou monastère se battait pour posséder sa ou ses reliques prestigieuses, source de profit considérable en raison de l’affluence des pèlerins qui venaient parfois de fort loin pour les révérer, mais aussi à l’origine de trafics souvent peu reluisants. Calvin veut lutter contre ce culte « idolâtre ». Quoi de plus efficace que de faire réfléchir sur l’origine des objets en dénonçant leur probable fausseté ? Aujourd’hui encore, on ne peut se retenir de sourire en lisant quelques passages : Si on voulait ramasser tout ce qui s’est trouvé (de pièces de la vraie croix), il y en aurait la charge d’un bon grand bateau. Quelle audace a-ce été de remplir la terre de pièces de bois en telle quantité que trois cents hommes ne les sauraient porter ! Concernant les clous de la croix, Calvin fait l’inventaire des lieux qui prétendent en posséder. [On a beau faire] tout cela ne fait rien pour approuver que Jésus-Christ ait été crucifié avec quatorze clous, ou qu’on eût employé une haie tout entière à lui faire sa couronne d’épines. Le coup de grâce est porté aux fioles du lait de Marie, innombrables dans toute la chrétienté : Il n’y a si petite villette ni si méchant couvent, où l’on ne montre du lait de la sainte Vierge, les uns plus, les autres moins. Tant y a que si la sainte Vierge eût été une vache, ou qu’elle eût été une nourrice toute sa vie, à grand peine en eût-elle pu rendre telle quantité.


Superstitions diverses


Au Moyen-Âge, on le sait, l’Église a dû parfois s’adapter en « christianisant » des cultes et coutumes païennes, ou en laissant perdurer, pour ne pas heurter les populations, des pratiques purement superstitieuses. Pour y mettre un terme, les réformateurs Pierre Viret, en 1560, ou Henri Estienne, en 1566, ont produit des descriptions précises et très drôles des cultes rendus aux saints, par exemple pour favoriser les grossesses. Ceux-ci ont des noms évocateurs : saints Greluchon, Freluchot (fanfrelucher signifie faire l’amour), Biroutin, Grenouillard, Phalier, Foutin, et autres Gourgandin. La liste n’est pas exhaustive… Pierre Viret décrit comment les femmes stériles allument un cierge d’un demi-pied de grand sur le sexe de la statue de saint Foutin (Lyon). Sur celle de saint Guerlichon, Henri Estienne raconte qu’il avoit ceste partie (le sexe) la bien usée à force de la racler. Les femmes en effet raclaient la pierre pour la mélanger à une potion qu’elles devaient boire pour pouvoir enfanter. Faire réfléchir sur certaines pratiques religieuses en démontrant leur absurdité et faire rire l’auditoire ou le lecteur : une bonne manière d’amener au protestantisme, meilleure en tout cas qu’en brûlant les églises !


- See more at: http://regardsprotestants.com/calvin-par-le-rire/#sthash.X2Lo2kFB.dpuf

http://regardsprotestants.com/calvin-par-le-rire/

Lire la suite

Femmes, Eglises et société du XVIe au XIXe siècle,protestants,femmes,religions,

4 Mai 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #femmes, #feminisme, #religion, #protestants, #livres, #catholiques

Couverture Femmes, Eglises et société du XVIe au XIXe siècle
zoom


Femmes, Eglises et société du XVIe au XIXe siècle
Auteur(s) : Nicole Vray
Editeur(s) : Desclée de Brouwer (DDB)
Collection : Histoire
Nombre de pages : 246 pages
Date de parution : 06/03/2014
EAN13 : 9782220065809
google pluspinteresttwitterfacebooklinked inviadeo|
» Donnez votre avis à propos de ce livre
current tab: RésuméCaractéristiques
Résumé
Au long des siècles, des femmes ont eu place, rôle et fonction dans les Eglises catholique et protestante, et en conséquence sur leur société, sans être toujours reconnues "officiellement" mais en laissant des oeuvres vivantes.
Nicole Vray leur rend hommage dans ce nouveau livre, en présentant de courtes biographies de personnalités féminines, qui ont marqué leur temps par leur foi et leurs convictions. Le choix de ces femmes obéit aux critères suivants : elles doivent d'une part avoir vécu dans, par et pour l'Eglise ; et d'autre part, avoir laissé des traces ou des oeuvres pérennes - faits sociaux, fondations, écoles, hôpitaux...
Depuis le XVIe siècle jusqu'au XIXe siècle, nous sont donc proposés les portraits de grandes figures représentatives en France (Jeanne d'Albret, Jeanne de Chantal, Marie Durand, Bernadette Soubirous...), retraçant l'évolution de la place et de la fonction de la femme dans les actions sociales. Toutes, dans le respect de leur hiérarchie mais avec une même détermination, et sans crainte des risques encourus, auront tracé le chemin de leurs compagnes des siècles suivants.

http://www.eyrolles.com/Loisirs/Livre/femmes-eglises-et-societe-du-xvie-au-xixe-siecle-9782220065809

Lire la suite