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HISTOIRE DE FRANCE,HISTOIRE,POLITIQUE ET PROTESTANTISME

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Les chercheurs préparent un toilettage du texte biblique,protestants,bible,

25 Novembre 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #protestants, #bible, #religion

SPIRITUALITÉ
Les chercheurs préparent un toilettage du texte biblique
Tags: Bible Université de Fribourg Alliance biblique française
bible francais courantPubliée en 1982 et révisée une première fois en 1997, la Bible en français courant connaît une nouvelle révision. Ce texte mis à jour sera disponible dès 2018, année du bicentenaire de l’Alliance biblique française.
Par Joël Burri
Traduction très populaire de la Bible, la «Bible en français courant» est notamment la version privilégiée lors de la lecture à l’assemblée lors d’un culte. Cette version publiée en 1982 et révisée en 1997 fait actuellement l’objet d’une nouvelle révision. La nouvelle édition est attendue pour 2018, année du bicentenaire de l’Alliance biblique française.
Changements dans la langue française, nouvelles découvertes dans les textes servant de source aux traductions, remise en cause de choix de traduction; qu’est-ce qui motive une révision de ce texte? «Probablement un peu des trois», avance Innocent Himbaza, pasteur et maître d’enseignement et de recherche en Ancien Testament à l’Université de Fribourg. «Au niveau de la connaissance des sources, les recherches avancent toujours. Et aussi on comprend toujours mieux, certains textes: quelques fois, des travaux peuvent modifier la perception de certains mots. Les choix des traducteurs au niveau de la langue de destination peuvent aussi évoluer. Je pense qu’il y a aussi des sensibilités qui changent.»
Une révision de la Bible est une réévaluation du texte existant. Il ne s’agit pas de reprendre les textes hébraïques et grecs pour en faire de nouvelles traductions. «Il faut parfois faire des compromis. Par exemple dans le lévitique, j’ai observé que les mots “saint” et “sainteté” sont utilisés, mais par le verbe sanctifier. Il s’agit là probablement d’un choix que je vais accepter. Par contre, au verset 4 du chapitre 10, les fils de l’oncle d’Aaron sont qualifiés de frère. La traduction en français courant corrige logiquement en cousin. Mais dans la Bible, le terme de frère est chargé de sens. J’aurais donc plutôt tendance à garder celui-ci», explique le chercheur qui est chargé de la révision des livres de Malachie et du Lévitique.
Un autre exemple de révision qu’Innocent Himbaza juge nécessaire dans le texte en français courant concerne l’expression «s’asseoir sous sa vigne et son figuier.» «Cette notion apparaît quatre fois. Elle symbolise la stabilité, car celui qui est en guerre et est délogé ne profite pas du fruit de son travail. Cette expression est parfois traduite par cultiver. Pour moi, cela ajoute une idée qui n’apparaît pas dans le texte original.»
La Bible en français courant est un texte qui privilégie la langue de destination afin de rendre la lecture fluide. «Parfois, un verset qui court sur trois ou quatre lignes y est décomposé en deux ou trois phrases», explique le chercheur. La Bible Parole de Vie (traduction en français fondamental) propose une langue encore plus simple. Alors que les bibles d’étude telles que la Traduction œcuménique de la Bible (TOB), la Bible de Jérusalem ou la Nouvelle Bible Segond reprennent un peu la littéralité du texte. «En français, l’exemple type de la Bible de la traduction littérale poussée à son paroxysme est celui de la Bible Chouraqui», explique Innocent Himbaza. «Heureux les miséricordieux» y est traduit par «En marche, les matriciels!». «Pour comprendre cette phrase, il faut d’abord comprendre l’hébreu ou au moins son symbolisme», note le chercheur. «La miséricorde est exprimée en hébreu par son “siège” qui est la matrice, de la même manière que le cœur est le “siège” de la pensée», explique-t-il.
La révision de la Bible en français courant est un projet francophone et œcuménique, impliquant des chercheurs d’Afrique, d’Europe, d’Amérique du Nord, catholiques ou protestants. «Pour la Suisse romande, les trois universités de Fribourg, Genève et Lausanne participent, c’est important de se rendre compte que les recherches qui sont menées dans les facultés de théologie sont aussi au service des Eglises et des croyants», souligne Innocent Himbaza.
 
Des traductions pour tous les besoins
A l’exemple des béatitudes, certains textes symboliques peuvent varier sensiblement d’une traduction à l’autre. Ainsi pour Mathieu 5:7 (rédigé en grec par un auteur hébraïque):
La Bible Parole de Vie (français fondamental): «Ils sont heureux, ceux qui sont bons pour les autres, parce que Dieu sera bon pour eux!»
La Nouvelle Bible Segond: «Heureux ceux qui sont compatissants, car ils obtiendront compassion!»
La Bible en français courant: «Heureux ceux qui ont de la compassion pour autrui, car Dieu aura de la compassion pour eux!»
Traduction œcuménique de la Bible (2010): «Heureux les miséricordieux: il leur sera fait miséricorde.»
Bible de Jérusalem (et Nouvelle traduction liturgique): «Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde.»
Bible Darby: «bienheureux les miséricordieux, car c’est à eux que miséricorde sera faite.»
Bible Chouraqui: «En marche, les matriciels! Oui, ils seront matriciés!»
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http://protestinfo.ch/201611228207/8207-les-chercheurs-preparent-un-toilettage-du-texte-biblique.html

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Science et religion : la nécessaire réinterprétation des textes sacrés,religion,bible,thora

13 Mai 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #religion, #thora, #bible



AUDIO FIL DU JEUDI 3 MARS 2016
Science et religion : la nécessaire réinterprétation des textes sacrés
PUBLIÉ LE JEUDI 3 MARS 2016
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14 h 30 ÉcouterParoles divines : Relations des religions avec la science
27 min 55 s


Les participants au segment « Paroles divines » : Sonia Sarah Lipsyc, Sébastien Doane et Michael Nafi
Les participants au segment « Paroles divines » : Sonia Sarah Lipsyc, Sébastien Doane et Michael Nafi Photo : Radio-Canada/Olivier Paradis-Lemieux
Pour certains, le dialogue entre la science et la religion relève de l'impossible. Les participants à notre segment « Paroles divines » ne sont pas de cet avis. « Ce qui pose problème, c'est quand la science essaie de faire de la religion et la religion essaie de faire la science », rétorque le bibliste Sébastien Doane. Il discute avec le chercheur en philosophie musulmane Michael Nafi et la sociologue et directrice d'ALEPH Sonia Sarah Lipsyc, de la relation complexe entre les discours religieux et scientifiques, et de la nécessité de reconsidérer les textes à la lumière des connaissances actuelles.


« La religion n'a pas à intervenir dans la science, en revanche, la science ne vit pas en vase clos », ajoute Michael Nafi.


« On n’a pas besoin de laisser notre tête à la maison quand on lit la Bible », dit Sébastien Doane. Écrite il y a 2000 ans, la Bible « parle du monde qui lui est propre et de la compréhension du monde de son époque ».


« La science, pour certains, c’est comprendre les œuvres divines », dit Sonia Sarah Lipsyc, directrice d'ALEPH (Centre d'études juives contemporaines de la Communauté sépharade unifiée du Québec).


« La question de la causalité dans la science reste entière. Les causes, en science, on les trouve à rebours. On n’y a pas accès directement », ajoute Michael Nafi.


Relectures modernes


Sonia Sarah Lipsyc note qu’il y a trois attitudes dans la communauté juive en ce qui concerne la relation entre science et religion. « Il y a ceux qui considèrent que tout est déjà dans les textes, ceux qui pensent que ce sont deux mondes différents qui ne sont en rien compatibles, et ceux qui sont plus dialectiques. »


« Le courant scientiste, qui essaie de trouver des concordances entre la science et le Coran, est un phénomène nouveau qui ne s’inscrit pas dans l’exégèse classique », explique Michael Nafi.


Michael Nafi est docteur en philosophie, professeur de philosophie au Collège John Abbott et chercheur en philosophie musulmane.
Sonia Sarah Lipsyc est directrice d'ALEPH (Centre d'études juives contemporaines de la Communauté sépharade unifiée du Québec), docteure en sociologie, auteure, chercheuse, enseignante et dramaturge.
Sébastien Doane est bibliste, doctorant à l'Université Laval et auteur de livres sur l'interprétation de la Bible.


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