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HISTOIRE DE FRANCE,HISTOIRE,POLITIQUE ET PROTESTANTISME

Suzanne de Dietrich (1891-1981),protestant,femmes,

31 Mars 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #protestants, #femmes

Suzanne de Dietrich (1891-1981)
Issue d’une famille alsacienne de tradition luthéro-réformée, Suzanne de Dietrich, après avoir obtenu un diplôme d’ingénieur, se passionnera pour l’étude de la Bible qu’elle portera à un très haut niveau d’exigence et qui sera aussi pour elle une ouverture vers l’œcuménisme.


Des études d'ingénieur aux études bibliques


Suzanne de Dietrich, à 80 ans
Suzanne de Dietrich, à 80 ans © Réforme
Suzanne de Dietrich est née à Niederbronn (Bas-Rhin) dans une famille d’industriels enracinée dans la tradition de foi du Ban de la Roche, marquée par les pasteurs Frédéric Oberlin et Tommy Fallot.


Elle fait des études d’ingénieur à Lausanne, où elle suit les activités de l’Association Chrétienne d’Étudiants, obtient en 1913 son diplôme d’ingénieur, et participe en février 1914 au congrès de la Fédération française des associations chrétiennes d’étudiants : la Fédé.


À partir de ce moment capital pour elle, et malgré un grave handicap physique, elle s’y engage complétement.


En 1916, elle devient aussi membre des « Volontaires du Christ », mouvement créé par les étudiants principalement en théologie et dont le mot d’ordre est « l’évangélisation du monde par notre génération ».


Elle introduit à la Fédé les études bibliques en commun, ce qui pour l’époque est une pratique jugée révolutionnaire. Sous son impulsion, la Bible, de livre de méditation privée, devient objet de culture biblique, tendant à fortifier la foi, ouverte à tous et à diverses étapes de leur évolution spirituelle.


À ce moment-là, elle participe aussi à la découverte de l’œuvre de Karl Barth (1886-1968), le grand théologien allemand, diffusée en France par le pasteur Pierre Maury (1890-1956) à travers la revue Foi et Vie, très influente dans le milieu des jeunes théologiens.


L'engagement œcuménique et la création de la Cimade


Suzanne de Dietrich est nommée en 1929 vice-présidente de la Fédération Universelle des Étudiants Chrétiens qui est, après la guerre de 1914-1918, le fer de lance du mouvement œcuménique qui commence à s’organiser. Et c’est elle qui est, en 1932, à l’origine de la première réunion de théologiens catholiques, protestants et orthodoxes.


À partir de ce moment-là, elle animera de nombreuses études bibliques inter-confessionnelles en France.


Elle est nommée en 1929, Vice-Présidente de la Fédération Universelle des Étudiants Chrétiens, chargée des questions œcuméniques et liturgiques, charge qu’elle assumera jusqu’en 1946.


En 1937, elle participe à la première conférence mondiale de la jeunesse très centrée sur l’étude biblique.


Elle fait partie du Comité consultatif pour la création d’une « méthode d’études bibliques » qui sera connue sous le nom de Renouveau biblique.


En septembre 1939, elle contribue avec Madeleine Barot (1909-1995) à la création de la CIMADE (Comité inter-mouvements auprès des évacués) rendue nécessaire par les problèmes humains dramatiques liés aux réfugiés et aux évacués.


En 1941, elle fait partie des 16 pasteurs et laïcs -dont 3 femmes- qui rédigent la déclaration dite Thèses de Pomeyrol, soulignant la résistance de l’Église Réformée de France au nazisme.


Restée à Genève pendant la guerre pour soutenir les Associations chrétiennes d’étudiants, elle écrit d’abord l’histoire de ces associations, puis son livre le plus connu : Le dessein de Dieu, véritable itinéraire biblique à l’usage de tous les croyants qui sera très étudié dans les séminaires catholiques. Publié en 1945, ce livre sera traduit en 13 langues.


Dernières activités


En 1946, elle participe à la création du nouvel Institut Œcuménique à Bossey (canton de Vaud, Suisse), sorte de laboratoire où se vit l’œcuménisme. Elle y est responsable de la formation des laïcs au travail œcuménique. Elle y restera 8 ans.


En 1954, elle s’installe à Paris d’où elle voyagera principalement en Amérique du Nord et au Canada. Elle y donne des cours dans les facultés de théologie.


En 1958, elle devient membre du Comité directeur de la Cimade et fait partie des « Équipes de recherche biblique » dès leur création en 1962.


Suzanne de Dietrich a été nommée Docteur Honoris Causa en théologie de plusieurs universités d’Europe et d’Amérique du Nord.


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Bibliographie
Livres
DIETRICH Suzanne (de), Le dessein de Dieu, Labor et Fides, Genève, 1945
WEBER H. R., Suzanne de Dietrich, la passion de vivre, Les Bergers et les mages-Oberlin, 1995
Notices associées
Jean-Frédéric Oberlin (1740-1826)Femmes Protestantes à la « Fédé »Tommy Fallot (1844-1904)André Gide (1869-1951)Philadelphe Delord, l'ami des lépreux (1869-1947)Jacques Ellul (1912-1994)Jean Zay (1904-1944)Paul Ricœur (1913-2005)
Parcours associés
Théologie et théologiens du XXe siècle
Notices à découvrir

http://www.museeprotestant.org/notice/suzanne-de-dietrich-1891-1981/

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Madeleine Barot (1909-1995),protestant,femmes,

31 Mars 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #femmes, #protestants

Madeleine Barot (1909-1995)
Accueil > Parcours > Le rôle des femmes dans le protestantisme9 / 13
Une femme passionnée par le service de son prochain et le rayonnement du protestantisme.


Jeunesse


Madeleine Barot
Madeleine Barot © Réforme
Madeleine Barot naît à Chateauroux dans une famille d’enseignants, et fait ses études secondaires à Clermont-Ferrand et à Versailles où elle participe aux activités de la « Fédé » lycéenne.


Elle poursuit des études d’histoire à la Sorbonne, commence à travailler comme stagiaire à la Bibliothèque Nationale et devient en 1935 archiviste à l’École Française de Rome, où elle restera jusqu’en 1940. C’est à ce moment là qu’elle entre à la « Fédé » étudiante (branche française de la Fédération Universelle des Associations Chrétiennes d’Étudiants), dont elle deviendra à partir de ce moment-là une militante très engagée.


La guerre de 40


Rapatriée de Rome, à l’entrée en guerre de l’Italie, Madeleine Barot assure sur la proposition du pasteur Marc Boegner le secrétariat général de la Cimade (Comité inter-mouvements auprès des évacués) qu’elle a contribué à mettre sur pied avec Suzanne de Dietrich et qui se préoccupe des problèmes humains dramatiques liés aux réfugiés et aux évacués.


Dorénavant, elle mettra toute son intelligence et son énergie à la coordination de l’assistance aux camps d’internement, en particulier celui de Gurs (Pyrénées-Atlantique ), où sont regroupés environ 40.000 étrangers et juifs assignés à résidence par le régime de Vichy. Elle multiplie les visites dans les camps, organise des centres d’accueil au Chambon-sur-Lignon et arrive à mettre sur pied des filières d’évasion en Suisse pour les juifs les plus menacés.


Elle fait partie du groupe de réflexion qui aboutira en 1941 à la rédaction des Thèses de Pomeyrol soulignant la résistance de l’Église Réformée de Franceau nazisme.


Après la Libération Madeleine Barot s’occupe des détenus suspects de collaboration, notamment à Drancy.


Les activités internationales


En 1953, Madeleine Barot devient directeur du département Coopération entre hommes et femmes dans l’Église et la Société du Conseil Œcuménique des Églises, auquel s’ajoute la direction du département Éducation au développement.


En 1968,elle participe aux travaux de la SODEPAX (Société Développement et Paix) sous l’égide du COE (Comité Œcuménique des Églises) et de l’Église catholique et à ce titre voyage en Afrique Noire, à Madagascar et en Amérique du Sud où elle joue, en pleine période de décolonisation, un rôle primordial dans la promotion de la condition féminine, et où s’accroît son rayonnement international.


De 1974 à 1979, elle est secrétaire de la Commission des Affaires Sociales Économiques et Internationales de la Fédération Protestante de France.


En 1980, elle devient Vice-Présidente de l’ACAT (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture).


En 1988, Madeleine Barot est nommée Docteur Honoris Causa de la Faculté de théologie de Paris.


Avancement dans le parcours


Notice précédente
Le rôle des femmes protestantes au XXe siècle 9/13
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Le Mouvement Jeunes Femmes
Bibliographie
Livres
CABANEL Patrick et ENCREVE André , Dictionnaire biographique des protestants français, de 1787 à nos jours, Editions de Paris - Max Chaleil, Paris, 2015, Tome 1 : A-C
POUJOL Geneviève, Un féminisme sous tutelle – Les protestantes françaises 1810-1960, Max Chaleil éditeur, Paris, 2003
Notices associées
La Fédération protestante de France (FPF)La CimadeSuzanne de Dietrich (1891-1981)Femmes Protestantes à la « Fédé »Tommy Fallot (1844-1904)Charles Gide (1847-1932)Charles Westphal (1896-1972)
Parcours associés
Théologie et théologiens du XXe siècleLe rôle des femmes dans le protestantisme
Notices à découvrir

http://www.museeprotestant.org/notice/madeleine-barot-1909-1995/

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Les femmes pasteurs de 1900 à 1960,protestant,femmes,

31 Mars 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #protestants, #femmes, #feminisme

Les femmes pasteurs
de 1900 à 1960
Accueil > Parcours > Le rôle des femmes dans le protestantisme11 / 13
L’entrée des femmes dans le ministère pastoral s’inscrit dans le mouvement général d’émancipation commencé dans le dernier quart du XIXe siècle, avec l’entrée des jeunes filles dans les différentes facultés. Elle fut aidée par la nécessité de remplacer les hommes durant les deux Guerres mondiales.


L'Écriture, obstacle et appui


Geneviève Jonte
Geneviève Jonte © Collection privée
Dans la théologie protestante, rien n’interdisait en principe aux femmes de se faire entendre puisque, selon la doctrine du sacerdoce universel, « nous sommes tous prêtres, autant de chrétiens que nous sommes » (Luther, 1520). Certes l’affirmation de Luther faisait perdre aux prêtres leur caractère sacré, « leur sacerdoce n’étant rien d’autre qu’un ministère » (au sens de service), mais la promotion des femmes se heurtait à l’Écriture, en particulier aux Épîtres de Paul, qui les remettent à leur place traditionnelle.


Un élément du protestantisme était toutefois favorable à l’évolution de la femme : le savoir lire et écrire, d’où un niveau d’instruction qui allait de pair avec l’esprit de responsabilité ; quand l’évolution de la société le permit, les protestantes étaient prêtes à franchir le pas. La loi de 1905 les y aidait puisque, par l’instauration des associations cultuelles, elles devenaient électrices dans leur paroisse.


En Alsace d'abord


Le 23 mars 1930, pour la première fois, une femme est consacrée : c’est Berthe Bertsch, dans l’Église réformée d’Alsace et de Lorraine. Pourquoi ?


Parce que la Première Guerre Mondiale a mis au travail les femmes pour remplacer les hommes, aussi bien dans les usines qu’à la poste. Des cas sont connus d’épouses de pasteurs mobilisés ou tués qui remplacèrent leur mari en poursuivant leur rôle habituel auprès des enfants, auprès des malades, qui prêchèrent même, assurèrent services funèbres et baptêmes.


Parce que les premières étudiantes en théologie sont entrées dans les facultés – bien après les autres disciplines. La faculté de Strasbourg comptait 4 jeunes filles au début des années 1920, elle fut la première avec celle de Genève, toutes deux appartenant à des Universités d’État ; la Faculté libre de Paris suivit : Marguerite Thourot, est reçue bachelière en théologie (équivalent de la maîtrise) en 1933.


Les remplaçantes


On a besoin de femmes pour faire face à la pénurie d’hommes, consécutive à la guerre. « L’ordre, la bienséance, l’honneur exigent que les femmes se taisent lorsque les hommes parlent ; mais lorsque aucun homme ne parle, il devient nécessaire que les femmes prêchent » écrit Luther en 1521, et cela définit la mentalité des Églises vis-à-vis des femmes dans la première moitié du XXe siècle. On a besoin d’elles, mais on va les laisser à ce qu’on estime leur place : celle d’aide pour la catéchèse, la diaconie en général et, à la rigueur, la prédication.


Mais elles s’obstinent. Elles sont qualifiées, elles font leurs preuves en paroisses, là où leur Église les envoie. Elles travaillent.


Vouées au célibat


Quels arguments pour refuser les femmes pasteurs ? Elles ne parlent pas assez fort, elles n’ont pas assez d’autorité et ne pourront ni présider un Conseil presbytéral ni coordonner des actions. Elles ne savent pas garder un secret…


Il y a surtout le poids de la tradition, avec de notables différences culturelles : les Églises luthérienne et réformée d’Alsace (ECAAL et ERAL) admettent les femmes plus tôt que celles de France, à l’exception de Montbéliard où Geneviève Jonte est ordonnée dès 1937.


Les Églises vont trouver une solution pour concilier la nécessité sans trop troubler la tradition : des femmes oui, mais célibataires ou, à la rigueur, veuves, et toujours maintenues dans un rôle secondaire.


Pour s’imposer, les pionnières prennent des allures masculines, décidées. Elles sont décrites comme mal habillées, vêtues de couleurs sombres et doivent se durcir pour supporter des réflexions : on imagine ce que fut l’arrivée dans une vallée des Cévennes en 1935 de la citadine Elisabeth Schmidt, alors âgée de 27 ans.


Des pionnières


Elisabeth Schmidt (1908-1986) incarne la lutte pour le ministère pastoral dans l’Église Réformée de France (ERF). Fille d’un député, elle avait étudié la philosophie à la Sorbonne puis la théologie à Genève. Assistante de paroisse de 1935 à 1941 à Ste-Croix-Vallée française puis à Sète jusqu’en 1958. Ce fut sa paroisse qui demanda sa consécration.
Geneviève Jonte (1906-1983), fille et petite-fille de pasteur du Pays de Montbéliard. Études de théologie à Paris. Assistante en 1934 dans la paroisse de Montbéliard, ordonnée le 5 septembre 1937, elle fut le premier pasteur du petit temple Saint-Jean que la famille Peugeot avait fait érigé à ses frais dans un nouveau quartier ouvrier (démoli par la suite quand la Société Peugeot eut besoin du terrain).
Marieleine Hoffet (1905-1996), fille de pasteur, études de théologie à Strasbourg, Genève et Édimbourg. Vicaire dans l’Église réformée d’Alsace-Lorraine, elle se marie en 1931. Participe à la Résistance, accepte en 1945 un poste dont personne ne veut : l’aumônerie des camps d’internement des collaborateurs. S’oriente ensuite vers la formation biblique des femmes. Lutte pour la suppression de l’interdiction du pastorat aux femmes mariées, obtenue en 1968.
Jeanne Zurcher (née en 1917), père d’origine suisse et mère américaine. Vocation précoce se heurtant à l’opposition de sa famille. Études théologiques à Genève, complétées à Paris. Assistante de paroisse dans l’Église réformée (Paris-Etoile), à la Mission populaire en banlieue, puis dans l’Église évangélique luthérienne. Ordonnée à 58 ans à la paroisse de Suresnes.
Ces pionnières étaient issues soit de milieux sociaux aisés soit d’un milieu pastoral. Elles n’étaient pas portées par les mouvements d’émancipation des femmes. Elles n’étaient pas non plus portées par leurs Églises – où des collègues pasteurs votaient parfois contre elles – mais par leurs paroisses, qui louaient leurs compétences et leurs capacités d’écoute, et surtout par une vocation indéfectible.


Assistantes ou aide-pasteur


Dames-aide-pasteurs dans les Églises d’Alsace-Lorraine, assistantes de paroisse dans les Églises de France, elles ont un statut assez flou, sauf en ce qui concerne le célibat. Leurs tâches d’enseignement et de diaconie conduisent à leur demander de suivre des cours d’assistante sociale ou d’assistantes familiales, en même temps que la théologie (une « école des ministères féminins » avec enseignement social de 3 ans fonctionne chez les Diaconesses de Reuilly, à Paris, entre 1946 et 1950). Dans les années 20 et 30, on ne les autorise à prêcher qu’exceptionnellement, puis leurs qualités de prédicatrices sont peu à peu reconnues.


Quand c’est possible, elles sont envoyées dans des paroisses à plusieurs postes, en complément avec un pasteur ; nommées à un poste autonome, à une aumônerie, elles font le travail d’un pasteur, tout en touchant 70 % du salaire (ERF) ou 50 % (EELF) avec, en principe, un logement. Il est entendu que leurs fonctions cessent si elles se marient, mais une femme divorcée pourrait être admise !


Avancement dans le parcours


Notice précédente
Le Mouvement Jeunes Femmes 11/13
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La montée des femmes pasteurs de 1960 à 2000
Bibliographie
Livres
LAUTMAN Françoise, Ni Eve, ni Marie, Labor et Fidès, Genève, 1997
Notices associées
Le Mouvement Jeunes FemmesSuzanne de Dietrich (1891-1981)Le scoutisme fémininLes Unions chrétiennes de jeunes filles (UCJF)Madeleine Barot (1909-1995)
Parcours associés
Le rôle des femmes dans le protestantisme
Notices à découvrir

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7.8. « Je n’ai rien dit »… par Martin Niemöller,protestant,histoire,allemagne,politiques,extreme droite,

30 Mars 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #protestants, #histoire de france, #histoire, #politiques, #extreme droite

Dachau, camp de concentration nazi


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7. Témoignages


Expériences du docteur Rascher pour la Wehrmacht
Expériences sur la décompression par Pascholegg
Expériences sur le froid par W. Neff
Expériences médicales
Le Kommando d’Allach
Le Kommando de Blaichach
Déportation par Georges Charpak
« Je n’ai rien dit »… par Martin Niemöller
« Rue de la liberté »… par Edmond Michelet


7.8. « Je n’ai rien dit »… par Martin Niemöller


Le pasteur Martin Niemöller
Le pasteur Martin Niemöller
Quand ils sont venus chercher les communistes,
je n'ai rien dit.
je n'étais pas communiste
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,
je n'ai rien dit.
je n'étais pas syndicaliste
Quand ils sont venus chercher les juifs,
je n'ai rien dit.
je n'étais pas juif
Quand ils sont venus chercher les catholiques,
je n'ai rien dit.
je n'étais pas catholique
Et, puis ils sont venus me chercher.
Et il ne restait plus personne pour protester
Als die Nazis die Kommunisten holten,
Habe ich geschwiegen ;
Ich war ja kein kommunist.
Als sie die Sozialdemokraten einsperrten,
habe ich geschwiegen ;
ich war ja kein Sozialdemokrat.
Als sir di Juden holten,
Habe ich geschwiegen ;
Ich war ja kein Jude.
Als sie die Katholiken holten,
habe ich nicht protestiert ;
Ich war ja kein Katholik.
Als sie mich holten, gab es keinen mehr,
der protestieren konnte.
Dachau - Pasteur Martin Niemöller, texte revu par Berthold Brecht.


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Icone texte Articles connexes
Le système concentrationnaire nazi
Le langage des camps de concentration
Struthof, camp de concentration nazi
Ravensbrück, camp de concentration nazi
Nazisme: le camp de concentration de Buchenwald (2ième guerre mondiale 1939-1945)
Auschwitz, camp de concentration nazi

http://www.encyclopedie.bseditions.fr/article.php?pArticleId=14&pChapitreId=34548&pSousChapitreId=34556&pArticleLib=%AB%A0Je+n%92ai+rien+dit%A0%BB%85+par+Martin+Niem%F6ller+%5BDachau%2C+camp+de+concentration+nazi-%3ET%E9moignages%5D

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Histoire du protestantisme,protestant,histoire,histoire de france,livres,

30 Mars 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #protestants, #histoire de france, #histoire, #livres



Histoire du protestantisme
Jean Baubérot
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Collection:
Que sais-je ?
Discipline:
Religion
Catégorie:
Livre
Date de parution:
07/10/2015

9,00 €
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Résumé
En 1520, Martin Luther brûle la bulle lui signifiant son excommunication. Par ce geste, sa contestation menée jusqu’alors à l’intérieur de l’Église catholique se mue en protestation hors d’elle. Dans les années qui suivent, des mouvements de réforme deviennent la Réforme, la Réforme se transforme en protestantisme, la rupture en organisations et institutions, la protestation en pouvoirs, l’hérésie en nouvelles orthodoxies. Aujourd’hui, l’expansion de cet ensemble confessionnel dans le monde entier et, en particulier, la vitalité du mouvement évangélique contrastent avec les difficultés que le protestantisme rencontre dans un Occident de plus en plus sécularisé.
En retraçant l’histoire du protestantisme, cet ouvrage interroge son rapport à une modernité qu’il a contribué à faire émerger et qui est à présent en crise.


À lire également en Que sais-je ?...
Sociologie du protestantisme, Jean-Paul Willaime
La philosophie de la religion, Jean Grondin
- See more at: https://www.puf.com/content/Histoire_du_protestantisme#sthash.bClZbSfM.dpuf

https://www.puf.com/content/Histoire_du_protestantisme

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Laïcités sans frontières Jean Baubérot, Micheline Milot,protestant,histoire,laïcité,

30 Mars 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #protestants, #histoire, #histoire de france, #livres, #laicite

Laïcités sans frontières
Jean Baubérot, Micheline Milot


Date de parution 13/01/2011
La Couleur des idées
352 pages - 21.30 € TTC
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Partout dans le monde, la sécularisation s’accélère, alors même que les identités religieuses s’affirment avec vitalité et, parfois, radicalité. Ce livre éclaire cette supposée contradiction en regard des attentes individuelles et sociales qui naissent du pluralisme actuel. Il montre les différents processus de « laïcisation » à l’œuvre, avec la démocratie et les droits de l’homme, l’individualisme... Dans bien des régions du globe, les États prennent des mesures constitutionnelles pour mettre fin au poids d’une religion officielle et permettre le pluralisme des convictions religieuses et philosophiques, ainsi que la liberté de conscience ; ils refusent les vetos religieux qui voudraient brider les libertés collectives et individuelles. Ils favorisent divers accommodements. En même temps que cette « laïcisation », d’autres États s’efforcent d’entretenir de bonnes relations avec certaines religions, en leur accordant des avantages matériels et parfois des droits nouveaux. Cet ouvrage de référence offre une compréhension sociologique de ces mutations religieuses et laïques en cours dans nombre de sociétés, traversées par des défis similaires, mais apportant des réponses souvent contrastées. Il propose également une approche critique des théorisations qui ont souvent vite fait l’impasse sur le processus de laïcisation.

http://www.seuil.com/livre-9782020996167.htm

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"Résister, voix protestantes" de Patrick Cabanel chez Alcide (Nîmes, France),protestant,histoire,

30 Mars 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #protestants, #histoire de france, #histoire, #politiques, #livres

"Résister, voix protestantes" de Patrick Cabanel chez Alcide (Nîmes, France)


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Résister, voix protestantes
Résister, voix protestantes - Le choix des libraires
en partenariat avec 20minutes.fr
Publié le 17.09.2012 à 00:00
Mis à jour le 17.09.2012 à 09:40
Auteur : Patrick Cabanel
Genre : Histoire
Editeur : Alcide, Nîmes, France
Prix : 12.00 €
Date de sortie : 01/06/2012
GENCOD : 9782917743416
Résumé
Dans l'Allemagne nazie, l'Europe occupée, la France de Vichy, les principaux lieux et médias d'une expression publique libre ont été supprimés, contrôlés ou pervertis. C'est dans ce contexte qu'une parole courageuse est portée par nombre de pasteurs en France.
À l'occasion du soixante-dixième anniversaire de la déclaration de l'Église réformée de France, invitant, en 1942, à secourir les juifs persécutés, Patrick Cabanel nous propose de (re)découvrir 9 prédications de résistance prononcées dès 1940. Au-delà du discours religieux et de son vocabulaire, inhérent à la nature de ces textes, ces voix revêtent une force, une audace et un courage qui, inscrits dans la durée, font oeuvre de Résistance active tout autant que spirituelle. À Lyon, en 1941 et 1942, les résistants Berry Albrecht et Henri Frenay assistaient aux cultes de Roland de Pury : «Quelle joie était-ce pour nous que d'écouter cet homme dire à haute voix devant un nombreux auditoire, et en termes à peine différents, ce que nous écrivions dans nos feuilles clandestines.» Ces voix suscitèrent de nombreux engagements.


Après avoir mis en perspective l'ensemble de cette résistance si particulière, l'historien Patrick Cabanel, qui a consacré une partie de son oeuvre aux relations entre protestants et juifs, accompagne chaque texte d'une biographie de son auteur ainsi que d'un rappel du contexte historique dans lequel il a été prononcé.


Patrick Cabanel, professeur d'histoire contemporaine à l'Université de Toulouse-Le Mirail, a consacré une partie de son oeuvre aux Justes ainsi qu'aux relations entre les protestants et les juifs. Il a publié Juifs et protestants en France, les affinités électives XVe-XXIe siècle ; Cévennes, Un jardin d'Israël ; Chère Mademoiselle... Alice Ferrières et les enfants de Murat, 1941-1944 ; Histoire des Justes en France, et a codirigé Cévennes, terre de refuge, 1940-1944.
Le choix des libraires : choisi le 12/09/2012 par Stéphane Zehr de la librairie JEAN CALVIN à ALÈS, France
Résister, voix protestantes. Il s'agit d'une anthologie de 9 sermons protestants prononcés pendant la Seconde Guerre Mondiale et appelant leurs auditeurs à la "résistance spirituelle". Toutes tendances théologiques confondues, ces porte-paroles ont invité à résister au régime de Vichy.
Introduit par Patrick Cabanel, ce recueil ainsi mis en perspective fait valoir des textes aussi forts que touchants, tissant un lien étroit entre le Verbe et la résistance au mal.
Courier des auteurs le 12/09/2012
1) Qui êtes-vous ? !
Patrick Cabanel, professeur d'histoire contemporaine à l'université de Toulouse-Le Mirail, originaire des Cévennes, le pays des Camisards, et aussi des résistants et des Justes dans les années 1940.


2) Quel est le thème central de ce livre ?
Il s'agit de la résistance spirituelle au cours des années 1940. On sait qu'il y a eu dans l'Europe nazie (et dans la France pétainiste) plusieurs types de résistance : militaire, idéologique, mais aussi "civile" (lorsque les populations civiles aident, cachent, fournissent en faux papiers, des gens traqués, quels qu'ils soient). La résistance spirituelle relève de cette résistance civile, mais elle a une dimension propre : c'est au nom de leur foi chrétienne, du message de la Bible (Ancien Testament aussi bien qu'Évangile), du lien fondamental entre judaïsme et christianisme, que des prêtres, des religieuses, des pasteurs, des militants chrétiens, de simples fidèles, ont lutté contre l'antichristianisme et l'antisémitisme nazis et contre la volonté des totalitarismes de contrôler les consciences. Cette résistance sans armes s'est révélée très efficace, au moment notamment de sauver des juifs. En outre, les églises et les temples protestants ont été un des rares lieux, dans l'Europe des années 1940, où l'on a pu entendre, ici et là, une parole publique de protestation et de résistance : parole parfois directe, plus souvent "déguisée" derrière des paraboles, des analogies, des allusions. Lorsqu'un pasteur, en 1943, après l'arrestation par Vichy de deux de ses collègues, dénonce en chaire Hérode et salue le sacrifice de Jean-Baptiste, chacun pouvait reconnaître derrière ces noms le maréchal Pétain et la Résistance...


3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
Celle du pasteur Gustave Vidal, au temple de l'Oratoire du Louvre, en novembre 1940 : "Les chiens, même vivants, sont déjà des morts. Les lions, même morts, sont encore vivants.". Comprendre qu'il faut choisir le parti de la résistance (les lions, au risque de la mort) contre celui de l'acceptation de la défaite et de la collaboration (les chiens, vivants, mais moralement morts).


4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Go your own way, de Fleetwood Mac.


5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
L'idée banale, mais tellement nécessaire et consolante, que les livres, y compris et d'abord la Bible (que notre civilisation néglige aujourd'hui), sont des lieux de liberté et de résistance.
Retrouvez la fiche complète sur le choix des libraires
MOTS-CLÉS : Aucun mot-clé

http://www.20minutes.fr/livres/1004725-20120917-resister-voix-protestantes-patrick-cabanel-chez-alcide-nimes-france

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Calvin, de la Réforme à la modernité,protestant,histoire,histoire de france,

29 Mars 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #protestants, #histoire de france, #histoire, #livres



Calvin, de la Réforme à la modernité
François Clavairoly
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Discipline:
Religion
Catégorie:
Livre
Date de parution:
03/03/2010

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Le Divan






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203 RUE DE LA CONVENTION
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France
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Résumé
Après le temps des caricatures et des idées reçues, cet ouvrage s’attache à faire le point sur l’une des grandes figures de la Réforme protestante, Jean Calvin, en se proposant de poursuivre un processus de réappropriation critique de son œuvre.
Il ne s’agit pas seulement ici de poser un regard historique sur le personnage (Jean Calvin, exilé à Bâle, puis appelé à Strasbourg et Genève, ne reviendra plus dans son pays), mais aussi de comprendre quel itinéraire complexe peut conduire secrètement de ce siècle de feu, le XVIe, de ce temps des grands débats de la Réforme et de la Renaissance, jusqu’à la modernité.
La dimension non seulement spirituelle mais aussi théologique, culturelle et civilisationnelle de l’œuvre est ici mise en valeur par les contributions d’universitaires et de chercheurs. Cet ouvrage — fruit d’un colloque organisé en l’Église réformée du Saint-Esprit en 2009 — permet de mieux cerner les apports de la Réforme protestante à la société, non seulement d’hier mais également d’aujourd’hui.



Caractéristiques
Sommaire

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LA TOUR DE CONSTANCE et le Chambon-sur-Lignon, l’oubli et le royaume,protestant,histoire,histoire de france,

29 Mars 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #protestants, #histoire de france, #histoire, #politiques, #livres

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LA TOUR DE CONSTANCE
et le Chambon-sur-Lignon, l’oubli et le royaume


Patrick Cabanel


96 p. / 10,00 €


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« Le soir viendrait, puis la nuit aux étoiles dures, nous saurions qu’il n’est pas d’histoire morte. »


Après avoir guidé nos pas dans les Cévennes, Patrick Cabanel nous convie à découvrir deux autres sommets du Midi biblique : la tour de Constance à Aigues-Mortes, vigie de pierre blonde, doigt de Dieu au bord de la mer, et le plateau du Chambon-sur-Lignon, ce toit couvert de prairies et de neiges à mille mètres d’altitude. Dans la première se trouvent quelque deux cents femmes captives, jusqu’à quarante ans de leur vie, parfois avec leur enfant, pour avoir refusé de dire “oui” au Roi. Sur le second, des héritiers de ces femmes ont soustrait des centaines de juifs à la traque du moderne Pharaon. De 1685 à 1942, deux catastrophes ont noué ici leurs destins, deux sources d’espérance ont mêlé leurs eaux. L’auteur a tenté d’entrer à Aigues-Mortes en compagnie des mortes vivantes, en élevant les yeux, par moments, sur la montagne des justes.


Patrick Cabanel, professeur d’histoire à l’Université de Toulouse, est originaire des Cévennes, auxquelles il a consacré une grande partie de son œuvre. Il poursuit ici sa méditation sur les lieux du protestantisme méridional.


Il a déjà publié, à La Louve éditions :
CÉVENNES, qui a obtenu le Prix du Cabri d’Or 2005.

http://www.lalouve-editions.fr/LA-TOUR-DE-CONSTANCE.html

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MARTIN LUTHER. REBELLE DANS UN TEMPS DE RUPTURE,protestant,histoire,allemagne,

29 Mars 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #protestants, #histoire, #allemagne, #livres, #martin luther

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MARTIN LUTHER. REBELLE DANS UN TEMPS DE RUPTURE
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Caractéristiques :
Auteur : HEINZ SCHILLING JEAN-LOUIS SCHLEGEL
Editeur : SALVATOR
Paru en : novembre 2014
Présentation : Broché, 50 mm * 150 mm * 225 mm, 704 pages, 905 g
Collection : BIOGRAPHIE
Code barre : 9782706711848
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29.00 €


Résumé
Avec cet ouvrage de référence, on sort de l’histoire religieuse « ecclésiastique », en général apologétique, pour faire la biographie et le portrait d’ « un homme qui était marqué par son temps et qui a marqué son temps ». Ce qui signifie que Martin Luther est fortement replacé dans son contexte multiple - historique, géographique, social, économique, culturel, politique et religieux - et dans l’état des mentalités de son temps. D’autre part, que la Réforme du réformateur de Wittenberg est replacée aussi dans le contexte des autres réformes de son temps, et notamment celle du catholicisme - dont certaines ont commencé dès la fin du XV° siècle. Cela signifie aussi absence de complaisance pour marquer les limites du personnage Luther et de la Réforme - par exemple son caractère très européen alors que de nouveaux mondes opèrent, en Espagne et au Portugal, dans le sens d’une mondialisation du christianisme ; ou encore ses conflits internes innombrables, au sein même de la « confession » protestante naissante, avec ses compagnons de foi. Néanmoins, cette biographie qui réunit une énorme documentation est aussi très « empathique » pour son héros, un génie religieux dont elle restitue avec précision le parcours.

Heinz SCHILLING (né en 1942) est un historien allemand internationalement reconnu. Il a été professeur à Bieldefeldt, Osnabrück , Giessen et à la Humdoldt Universität de Berlin, dont il est émérite depuis 2010. Spécialiste des débuts de la période moderne (XVI° - XVII siècle) en Allemagne, il est considéré comme « la » référence de l’époque dite « confessionnelle », c’est-à-dire de l’époque qui vient immédiatement après la Réforme et qui se caractérise par une division politique des Etats voire des régions européens selon la confession du prince, en suivant la formule bien connue cujus regio ejus religio. Les travaux de H. Schilling sur le confessionnalisme ont profondément renouvelé la question.

http://www.editions-salvator.com/A-23340-martin-luther.-rebelle-dans-un-temps-de-rupture.aspx

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Martin Luther : rebelle dans un temps de rupture
Heinz Schilling
Responsable(s) : Heinz Schilling, traduit de l'allemand par Jean-Louis Schlegel


Salvator , Paris
collection Biographie , (novembre 2014)


Coup de coeur
Heinz Schilling, historien de renommée internationale, offre une étude intéressante, fouillée et précise. Martin Luther souffre de clichés qui ont la vie dure. Dans L'Oeuvre au noir, Marguerite Yourcenar le décrit comme le gros Luther, un peu cochon ! Efficace mais éloigné de la vérité historique, à laquelle s'attelle l'auteur avec compétence, nous le restituant dans son contexte historique et social. Luther, un homme volontaire qui veut revenir aux seules sources de l’Écriture.
Moine, théologien, exégète... Forte personnalité, il se définit lui-même comme un prophète. Il ne "lâche rien". Parfois excessif : une papauté fondée selon lui par le diable ! Le pauvre Jules II, pas si pauvre d'ailleurs, en prend pour son grade. Ce livre décrit habilement le processus progressif d'une révolution opérée par les idées de Luther tant sur un plan ecclésial qu'universitaire, que politique en Allemagne, et par ricochets à l'Europe entière. Un divorce inéluctable ? Un livre trait d'union dans ce drame conjugal !

http://www.laprocure.com/martin-luther-rebelle-temps-rupture-heinz-schilling/9782706711848.html

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