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HISTOIRE DE FRANCE,HISTOIRE,POLITIQUE ET PROTESTANTISME

feminisme

Suffragette, genèse d’une militante,femmes,feminisme,protestant,

18 Août 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #femmes, #feminisme, #politiques, #histoire, #livres

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Suffragette, genèse d'une militante
Suffragette, genèse d’une militante


Emmeline Pankhurst est, d’après Time Magazine, une des plus importantes personnalités du XXe siècle.
Un contenu proposé par Éditions Ampelos


Publié le 5 novembre 2015



Dès 1905 elle organise des manifestations massives de femmes pour demander à un gouvernement anglais très réticent d’accorder le droit de vote aux femmes. Ces manifestations non-violentes n’obtiennent aucun résultat tangible et sont sauvagement réprimées par la police. Après que plusieurs centaines de militantes pacifiques aient été emprisonnées et gavées de force suite à leur grève de la faim, elle se résout à recommander des actions plus militantes en particulier des bris de vitrines.


Pionnière d’un féminisme engagé et militant, elle démontre une perspicacité politique remarquable et finira par obtenir le droit de vote pour les femmes anglais à la fin de la première guerre mondiale.


Suffragette, son autobiographie en 2 tomes (Genèse d’une militante et La Révolution des Femmes) a inspiré le film Suffragettes où son personnage est joué par Meryl Streep.


« Je préfère être une rebelle qu’une esclave » Emilienne Pankhurst.


La préfacière, Dr Anne Nègre, avocate, militante de la parité, de la place des femmes dans les prises de décisions, past dirigeante de l’Association Française des Femmes Diplômées d’Universités, AFFDU, de International Federation of University Women, depuis 2015, Experte Égalité, Conférence des OING du Conseil de l’Europe. Elle analyse l’héritage d’Emmeline Pankhurst et nous rappelle que la lutte pour l’égalité continue.


Commander le livre sur le site des Éditions Ampelos


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Femmes, Eglises et société du XVIe au XIXe siècle,protestants,femmes,religions,

4 Mai 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #femmes, #feminisme, #religion, #protestants, #livres, #catholiques

Couverture Femmes, Eglises et société du XVIe au XIXe siècle
zoom


Femmes, Eglises et société du XVIe au XIXe siècle
Auteur(s) : Nicole Vray
Editeur(s) : Desclée de Brouwer (DDB)
Collection : Histoire
Nombre de pages : 246 pages
Date de parution : 06/03/2014
EAN13 : 9782220065809
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Résumé
Au long des siècles, des femmes ont eu place, rôle et fonction dans les Eglises catholique et protestante, et en conséquence sur leur société, sans être toujours reconnues "officiellement" mais en laissant des oeuvres vivantes.
Nicole Vray leur rend hommage dans ce nouveau livre, en présentant de courtes biographies de personnalités féminines, qui ont marqué leur temps par leur foi et leurs convictions. Le choix de ces femmes obéit aux critères suivants : elles doivent d'une part avoir vécu dans, par et pour l'Eglise ; et d'autre part, avoir laissé des traces ou des oeuvres pérennes - faits sociaux, fondations, écoles, hôpitaux...
Depuis le XVIe siècle jusqu'au XIXe siècle, nous sont donc proposés les portraits de grandes figures représentatives en France (Jeanne d'Albret, Jeanne de Chantal, Marie Durand, Bernadette Soubirous...), retraçant l'évolution de la place et de la fonction de la femme dans les actions sociales. Toutes, dans le respect de leur hiérarchie mais avec une même détermination, et sans crainte des risques encourus, auront tracé le chemin de leurs compagnes des siècles suivants.

http://www.eyrolles.com/Loisirs/Livre/femmes-eglises-et-societe-du-xvie-au-xixe-siecle-9782220065809

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Sarah Monod,protestant,histoire,histoire de france,femmes,

6 Avril 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #protestants, #femmes, #feminisme, #histoire de france, #histoire

Sarah Monod


Portrait de Sarah Monod (1836-1912), féministe protestante française
Sarah Monod, née le 24 juin 1836 à Lyon, morte le 13 décembre 1912 à Paris, est une philanthrope et féministe protestante française.


Sommaire [masquer]
1 Biographie
2 La philanthropie
2.1 La Guerre franco-prussienne
2.2 L'abolitionnisme
3 Le féminisme
3.1 La conférence de Versailles
3.2 Le Conseil national des femmes françaises
4 Notes et références
5 Bibliographie
6 Voir aussi
Biographie[modifier | modifier le code]
Alexandrine Elisabeth Sarah Monod est née le 24 juin 1836 à Lyon1. C'est la quatrième des sept enfants du pasteur de l'église évangélique de Lyon Adolphe Monod et de sa femme Hannah Honyman. Elle est baptisée le 24 juillet 1836 ; son parrain est son oncle paternel Edouard Monod, négociant au Havre, et ses marraines sont ses tantes paternelles, Eliza et Betsy Monod.


Peu de sources détaillent son enfance2 : elle aurait suivi des cours privés, notamment d'italien et d'allemand, en plus de l'anglais - sa langue maternelle - parlé couramment. Elle se charge par ailleurs de l'éducation de sa jeune sœur Camille, de neuf ans sa cadette. L'été, elle séjourne en compagnie de sa sœur Émilie en Angleterre ou en Normandie, dans la famille du pasteur Puaux. Dès l'enfance elle côtoie donc Louise Puaux3 et Julie Puaux (1848-1922), future épouse de Jules Siegfried, amies et futures consœurs du Conseil national des femmes françaises.


Très proche de son père, Sarah Monod a 19 ans lorsqu’il décède en 1855. Après avoir travaillé avec lui lors des derniers moments de sa vie, elle s’attache à réunir ses œuvres. Elle fait notamment publier Les Adieux d’Adolphe Monod à ses amis et à l’Église4, plusieurs volumes de sermons, un recueil de correspondances et une biographie de son père5. Elle consacre une notice biographique à la sœur Caroline Malvesin, fondatrice de l’Institution des Diaconesses de Paris.


Son éducation pieuse sera très présente dans ses discours, faisant dire à la journaliste Jane Misme que Sarah Monod « vêtue en quakeresse » est la « papesse du protestantisme »6.




Réseau familial philanthropique de Sarah MONOD, féministe française
La philanthropie[modifier | modifier le code]
La Guerre franco-prussienne[modifier | modifier le code]
La guerre franco-prussienne marque un tournant dans la vie de Sarah Monod. À la mort de sa mère en 1868, elle se rapproche de l'Institution des Diaconesses de Paris. C'est grâce à son implication chez les diaconesses qu'elle part dès le 3 août 1870 sur le front de Forbach, quinze jours à peine après la déclaration de guerre. L’ambulance mobile dite « Monod »7 , mise en place à l’instigation du Comité évangélique auxiliaire de secours pour les soldats blessés et malades, soigne, entre le 3 août 1870 et le 3 mars 1871, plus de 1 500 blessés, notamment lors des batailles de Daucourt et Beaumont. Après la défaite de Sedan, Sarah Monod se rend à Londres afin de récolter des fonds et du matériel, puis regagne la France et l'ambulance pour soigner les victimes de la campagne de la Loire. Le 2 juillet 1871, elle se voit décerner la croix de bronze de l’Œuvre internationale de secours volontaire sur les champs de bataille, dans les ambulances et dans les hôpitaux, « en souvenir de ses excellents services et de son dévouement exceptionnel, comme Inspectrice, dans l’Ambulance 11 bis ». Quelques mois plus tard, elle portera secours à d’autres blessés : ceux de la Commune de Paris, sans distinction de camp.


L'abolitionnisme[modifier | modifier le code]
Au sortir de la guerre, elle est nommée directrice laïque de l'Institution des Diaconesses de Paris, poste qu'elle occupera 30 ans, n'en démissionnant qu'à sa nomination à la direction du Conseil national des femmes françaises en 1901. Son unique frère William Monod8 est aumônier de l'institution. Sarah Monod y organise la « section d'éducation correctionnelle où sont détenues les délinquantes mineures protestantes et met en avant les progrès de la médecine au sein de la maison de la santé »9. Dès 1861, sa correspondance laisse poindre ses préoccupations pour le sort des femmes10. La prison de femmes de Saint-Lazare est le lieu autour duquel se cristallise la philanthropie abolitionniste protestante. Son père Adolphe Monod y prêchait déjà le dimanche, tandis que sa mère Hannah Honyma s'y occupait d'une association de bienfaisance. C'est à Saint-Lazare que Sarah Monod fait la connaissance d'Isabelle Bogelot, directrice de l'Œuvre des libérées de Saint-Lazare, et des abolitionnistes Joséphine Butler, Émilie de Morsier ou Aimé Humbert.


L'ombre de Sarah Monod plane au-dessus des mouvements chrétiens qui œuvrent pour la protection de la jeune fille, notamment des foyers d'accueil et offices de placement afin de prévenir la prostitution chez les jeunes filles qui arrivent en ville à la recherche d'un emploi. Elle crée ainsi en 1892 avec sa sœur Camille Vernes11 les Unions chrétiennes de jeunes filles, branche française des Young women Christian Association.


Sarah Monod travaille de concert avec son cousin Henri Monod12, directeur du Conseil supérieur de l'Assistance publique.


Le féminisme[modifier | modifier le code]
La conférence de Versailles[modifier | modifier le code]
En 1889 se déroule à Paris, en marge de l'Exposition universelle, le premier congrès des œuvres et institutions féminines, organisé par Isabelle Bogelot et Émilie de Morsier. Sarah Monod fait partie du comité du congrès présidé par Jules Simon. Elle décide, pour ne pas laisser retomber l'élan, de réunir chaque année « toutes les femmes s'intéressant à la philanthropie » : la conférence de Versailles - que Sarah Monod présidera 20 ans - est née. Le rendez-vous est international, accueillant des femmes de toute l'Europe, des États-Unis mais aussi du continent africain (Lesotho, Sénégal). Dans le comité siègent les grandes figures de la philanthropie protestante : Julie Siegfried, Isabelle Bogelot et Émilie de Morsier. Les rapports consacrés à la législation, l'hygiène, l'éducation ou l'assistance, sont publiés dans la revue La Femme13. En 1899, Sarah Monod et Isabelle Bogelot se rendant au Congrès international des femmes de Londres.


Le Conseil national des femmes françaises[modifier | modifier le code]
Le Conseil national des femmes françaises est mis en place en 1901. Le comité d'initiative dirigé par Isabelle Bogelot réunit d'une part Sarah Monod, Madame avril de Sainte-Croix et Julie Siegfried, issues du Congrès des œuvres et institutions féminines, et d'autre part Marie Bonnevial, Madame Wiggishoff et Maria Pognon, issues du Congrès international de la condition et des droits de la femme. Bien que Maria Pognon redoute que Sarah Monod soit pour beaucoup « le porte-drapeau du protestantisme », le choix de la majorité se porte sur Sarah Monod comme présidente, qui s’impose « tant au point de vue de [sa] haute personnalité morale et intellectuelle […] que du succès du Conseil national »14.


Le 11 novembre 1911, Sarah Monod reçoit la Légion d'honneur15 des mains du sénateur Ferdinand Dreyfus. Parmi les réformes inspirées ou conseillées par le Conseil national des femmes françaises qu'elle préside, le gouvernement français16 retient notamment :


la loi du 13 juillet 1907 sur le libre salaire de la femme mariée,
la collaboration minutieuse et constante aux divers règlements relatifs au travail des femmes,
la collaboration aux lois et projets de loi ayant pour but d’améliorer le fonctionnement et l’organisation de la puissance paternelle,
la collaboration au projet de loi […] soumis au Sénat et tendant à l’institution de tribunaux pour enfants.
Sous sa présidence est créée la section Suffrage du Conseil national des femmes françaises (1906).


Sarah Monod est membre du journal L’Avant-Courrière (fondé en 1893), et rejoint même l’Union française pour le suffrage des femmes. Mais son féminisme – quand elle ne récuse pas le vocable17 – est un féminisme « digne sans raideur, tenace sans outrecuidance, persévérant sans âpreté, chaleureux sans passion », plutôt réticent aux actions et campagnes menées par certaines suffragistes, mais prêt à « collaborer en toute loyauté et en toute confiance, avec des femmes venues des horizons les plus différents des opinions religieuses, philosophiques ou sociales »18.


Elle meurt le 13 décembre 191219, à l’âge de 76 ans, des suites d’une congestion cérébrale aggravée par sa présence lors d’une vente organisée au profit de l’Union internationale des Amies de la jeune fille, à laquelle elle tenait absolument à assurer son comptoir. Ses obsèques sont célébrées au temple des Batignolles par le pasteur Benjamin Couve en présence de notamment de Mme Jules Ferry, Marguerite de Witt-Schlumberger, les familles Puaux et Siegfried, Madame avril de Sainte-Croix. Elle est inhumée au cimetière du Père-Lachaise.


Notes et références[modifier | modifier le code]
↑ Acte de naissance, Archives municipales de Lyon : http://www.fondsenligne.archives-lyon.fr/ark:/18811/4st8o25frwrjchst [archive]
↑ Correspondance familiale dans les Papiers Sarah Monod, Bibliothèque de la Société de l'histoire du protestantisme français
↑ Louise Puaux (1837-1914), future épouse du pasteur Auguste Decoppet.
↑ Disponible sur GoogleBooks http://books.google.fr/books?id=zykBAAAAQAAJ [archive]
↑ Disponible sur http://archive.org/details/adolphmonod01mono [archive] et http://archive.org/details/adolphmonod02mono [archive]
↑ Article de Jane Misme dans Le Figaro, 7 juillet 1899, Papiers Sarah Monod, Bibliothèque de la Société de l'histoire du protestantisme français
↑ L’ambulance est composée de trois cousins Monod : Alfred Monod, avocat à la Cour de cassation, est directeur de l’ambulance dans laquelle officient ses deux cousins Gabriel Monod (agrégé de l’Université, futur créateur de l’École libre des sciences politiques) et Sarah Monod au titre d’inspectrice des infirmières. L’escouade est composée d’un chirurgien, de six aides chirurgiens, sept sous aides, un pharmacien, deux aumôniers (un protestant et un catholique) ainsi que de deux diaconesses infirmières volontaires – sœurs Émilie Kall et Joséphine Sauer. Le brassard d'infirmière de Sarah Monod est conservé à la Bibliothèque de la Société de l'histoire du protestantisme français, ainsi que quelques caricatures de soldats, croquées pendant la guerre. Papiers Sarah Monod, Bibliothèque de la Société de l'histoire du protestantisme français.
↑ William Monod (1834-1916). Pasteur à Marsauceux (commune de Mézières-en-Drouais, Eure-et-Loir), Mouilleron-en-Pareds (Vendée) et aumônier de l’Institution des Diaconesses de Paris.
↑ Article de Mme d’Abbadie d’Arrast, La Femme, janvier 1913
↑ Lettre de Sarah Monod à sa mère relatant sa visite le 22 février 1861 de la Maison centrale de Montpellier, Papiers Sarah Monod, Bibliothèque de la Société de l'histoire du protestantisme français.
↑ Camille MONOD (1843-1910), épouse du pasteur Charles Félix Vernes, fonde avec sa sœur Sarah Monod les Unions chrétiennes de jeunes filles (UCJF), branche française de l’Alliance universelle des Young Women’s Christian Association (YWCA). Mme Charles Vernes est à la tête de l’Orphelinat évangélique de Batignolles créé en 1903 et affiliée au CNFF. Leur nièce Lucile Morin devient présidente des UCJF en 1903 ; elle est avec Mme Augustin Monod déléguée auprès du Conseil national des Femmes Françaises du Foyer de l’Ouvrière. Marie Monod, née Valette (1839-1910), belle-sœur de Sarah Monod, est présente au 2e Congrès des œuvres et institutions féminines de 1900, et sera vice-présidente des UCJF en 1905.
↑ Henri Monod (1843-1911). Cousin germain de Sarah Monod. Préfet de l’Ariège en 1879, directeur de l’Assistance publique de 1887 à 1905, commissaire du gouvernement pour la loi du 17 juillet 1893 sur l’assistance médicale gratuite, directeur général de l’hygiène publique au ministère de l’Intérieur en 1905.
↑ Disponible sur Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb32773978f/date [archive]
↑ Procès-verbal du comité d’initiative du 10 avril 1901, 2 AF 3, Centre des Archives du Féminisme
↑ Dossier de Légion d'honneur numérisé, Archives nationales, dossier de Légion d'honneur, [lire en ligne [archive]]
↑ Rapport du commissaire général du gouvernement français à l’Exposition universelle et internationale de Bruxelles, 1910 – exposition où elle reçoit un diplôme d’honneur, Papiers Sarah Monod, Bibliothèque de la Société de l'histoire du protestantisme français
↑ « Nous sommes féminines, non féministes ». Conférence de Versailles de 1897, propos rapportés par Jane Misme dans Minerva, 16 novembre 1940, 1 AF 567, Centre des Archives du Féminisme
↑ Hommage de Mme avril de Sainte Croix à Sarah Monod, retranscrit dans La Femme, janvier 1913, Papiers Sarah Monod, Bibliothèque de la Société de l'histoire du protestantisme français
↑ Acte de décès, Archives de Paris http://canadp-archivesenligne.paris.fr/ [archive]
Bibliographie[modifier | modifier le code]
Florence Rochefort, « Féminisme et protestantisme au xixe siècle, premières rencontres, 1830-1900 », in Bulletin de la société de l'histoire du protestantisme français, tome 146, janvier-mars 2000, pp. 69-89
Geneviève Poujol, Un féminisme sous tutelle : les protestantes françaises, 1810-1960, Paris, les Éditions de Paris, 2003 (ISBN 978-2846210317)
Christine Bard, Les femmes dans la société française, Paris, Armand Colin, 2001
Gabrielle Cadier-Rey, "Autour d'un centenaire, Sarah Monod". Bulletin de la Société de l'Histoire du protestantisme français, Tome 158, octobre-décembre 2012, pp. 771-792.
Voir aussi[modifier | modifier le code]
Féminisme et place des femmes en politique en France
Descendance de Jean Monod (1765-1836)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Sarah_Monod

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Lydie Watier,protestante,femmes,feministe,

6 Avril 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #protestants, #histoire, #histoire de france, #femmes, #feminisme

Lydie Bernard née Watier, née le 29 décembre 1897 à Cornas en Ardèche, décédée le 1er septembre 1976 (à 78 ans) à l’hôpital de Valence dans la Drôme, fut une des premières femmes pasteur protestantes en France.


Biographie[modifier | modifier le code]
Fille du pasteur Fernand Watier, elle étudia à l’École Supérieure des Ministères féminins qui dispensait une formation théologique sur deux ans, préparant les femmes à des postes très mal définis d’assistantes de paroisse où elles accomplissaient toutes les tâches que le pasteur ne pouvait ou ne souhaitait pas faire, ou se voyaient confier une paroisse perdue loin de tout où il fallait tout faire, comme ce fut le cas pour Lydie Watier.


Dans les années 1925-1930, elle était en poste à Saint-Véran, le plus haut village d’Europe, sans moyen de transport, coupé du monde en hiver par la neige. Elle y assurait l’instruction religieuse, les visites, la diaconie, les cultes, etc. Au même moment, à Grenoble, le pasteur disait à son conseil : « Je vous demande, mes frères, de prier pour ces pauvres paysans de Saint-Véran abandonnés sans pasteur ».


Cependant, Lydie Watier, par son action et son engagement, participa à un long mouvement qui aboutira en 1966 à la décision "d’accueillir et d’ordonner des femmes comme des hommes au ministère de la Parole comme à ceux de la Diaconie", adoptée par 74 voix pour et 7 contre.


Après Saint-Véran, Lydie Watier devient secrétaire de l’UCJF (Union Chrétienne des Jeunes Filles –association sociale et d’assistance-), puis directrice de la « Villa Bonne Humeur » de la Mission Populaire, pour les orphelins.


Sources[modifier | modifier le code]


https://fr.wikipedia.org/wiki/Lydie_Watier

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Julie Siegfried,protestant,femmes,histoire,histoire de france,

6 Avril 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #protestants, #histoire de france, #histoire, #femmes, #feminisme, #france

Julie Siegfried
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Siegfried.
Julie Puaux-Siegfried, née à Luneray le 13 février 1848 et morte à Paris le 28 mai 1922, est une féministe française, présidente du Conseil national des femmes françaises de 1912 à 1922.


Sommaire [masquer]
1 Biographie
2 Notes et références
3 Sources
4 Liens externes
Biographie[modifier | modifier le code]
Julie Puaux est née dans une famille protestante et républicaine de la bourgeoisie normande, qui constitue un des pôles du milieu réformateur féminin. Elle est la fille de François Puaux1, pasteur de l'église réformée de Luneray et de Marie Mathilde Léoral, et la sœur de Frank Jean Alexandre Puaux (1844-1922), pasteur et historien du protestantisme et de Louise Puaux (1837-1914). Julie épouse l'homme politique et industriel Jules Siegfried, le 2 février 1869, à Alais (Gard)2. Elle est la mère d'André Siegfried (1875-1959) sociologue et académicien3.


Elle crée tout d’abord des œuvres tournées vers l’éducation des jeunes filles au Havre, ville dont son mari est maire : une école d’apprentissage et une école primaire supérieure en 1880, et un des tout premiers lycées de fille en 1885. Après l’élection de Jules Siegfried comme député de la Seine-Inférieure, le couple vit à Paris, 226 boulevard Saint-Germain. Julie Siegfried s’engage activement dans de nombreuses œuvres et associations féministes (elle participe aux conférences de Versailles, que Sarah Monod a créées, au journal La Femme4, à l'Union française pour le suffrage des femmes, etc.), et notamment au Conseil national des femmes françaises (CNFF), qu’elle préside de 1912 à 1922, à la suite de sa première présidente, (Sarah Monod, de 1901 à 1912). Julie Siegfried devient également vice-présidente du Conseil international des femmes, dont le CNFF est la branche française. Elle préside l'Association d'assistance en Alsace-Lorraine, fondée en 1915, qui distribue des aides dans ces régions, et la Ligue d'éducation morale.


Le CNFF est la plus importante organisation féministe du début du siècle (21 000 membres en 1901, presque 100 000 en 1914). Elle a pour but de promouvoir l’assistance, l’hygiène, l’éducation et le travail des femmes, mais s'engage surtout fermement en faveur de l’obtention du droit de vote pour les femmes. Le projet du vote des femmes, fortement soutenu par son époux, Jules Siegfried, est adopté à l’Assemblée nationale, mais échoue au Sénat.


En 1919, Julie Siegfried est promue chevalier de la Légion d'honneur5, sur contingent du ministre de l'intérieur, en tant que «présidente ou fondatrice d’œuvres d'assistance ou d’œuvres de guerre».


Notes et références[modifier | modifier le code]
↑ François Puaux, notice du Musée virtuel du Protestantisme [archive].
↑ Léonore, acte de mariage. [archive]
↑ Notice de l'Académie française, élection en 1944) [archive]
↑ La Femme, journal, sur le site Gallica. [archive]
↑ Décret du 26 mai 1919 [archive].
Sources[modifier | modifier le code]
Dossier Léonore - Légion d'Honneur, Dossier c-211223, cote no 19800035/0210/27573.
Bulletin de liaison des sociétés savantes, no 9, mars 2004.
Hause Steven C., Waelti-Walters Jennifer, Feminisms of the Belle Epoque : A Historical and Literary Anthology, University of Nebraska Press, 1994.
Élisa Sabatier, Madame Jules Siegfried 1848-1922, Privas, Loubarie et fils, 1924.
Liens externes[modifier | modifier le code]
Dénomination d’une rue Julie Puaux-Siegfried au Havre, délibération municipale, 27 mars 2000
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Catégories : Féministe française du XIXe siècleFéministe française du XXe sièclePersonnalité normandeNaissance dans la Seine-MaritimeNaissance en février 1848Décès en mai 1922Décès à Paris | [+]

https://fr.wikipedia.org/wiki/Julie_Siegfried

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Marguerite de Witt-Schlumberger,protestante,femmes,feministes,histoire,histoire de france,

6 Avril 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #protestants, #histoire de france, #histoire, #femmes, #feminisme

Marguerite de Witt-Schlumberger
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Marguerite de Witt-Schlumberger
Marguerite de Witt-Schlumberger, née le 20 janvier 1853 à Paris1 et décédée le 23 octobre 1924 au Val-Richer (Saint-Ouen-le-Pin,Calvados)2 est une féministe française qui fut présidente de l'Union française pour le suffrage des femmes. Elle marqua aussi de sa forte personnalité la dynastie d'industriels protestants alsaciens, les Schlumberger.


Sommaire [masquer]
1 Biographie
1.1 Famille
1.2 Philanthropie et féminisme
2 Écrits
3 Notes et références
4 Voir aussi
4.1 Articles connexes
4.2 Bibliographie
4.3 Liens externes
Biographie[modifier | modifier le code]
Famille[modifier | modifier le code]
Elle est la fille de Conrad de Witt, maire de Saint-Ouen-le-Pin puis député du Calvados, et de Henriette Guizot, elle-même fille de François Guizot, académicien, homme politique français et ministre de Louis-Philippe.


Marguerite et sa sœur Jeanne sont éduquées3 par leur mère, femme de lettres de lettres4 et philanthrope5, au milieu de leurs cousins et cousines. La demeure familiale du Val-Richer voit se côtoyer les familles de Witt-Guizot, mais également la famille de Broglie ou celle du britannique lord George Hamilton-Gordon, comte d'Aberdeen.


Le 30 juin 1876, Marguerite de Witt épouse à Paris Paul Schlumberger, issu d'une famille d'industriels dont l'ancêtre Nicolas Schlumberger a fondé au début du XIXe siècle une filature de coton. Ils ont cinq fils et une fille qui naissent à Guebwiller : Jean (fondateur de la NRF), Conrad (1878-1936), Daniel (tombé au champ d'honneur en 1915), Marcel (1884-1953), Maurice et Pauline. Installés en Alsace annexée par les Allemands, la famille est consciente qu'à 15 ans, les garçons doivent s'inscrire sur les listes militaires allemandes ou s'exiler. À partir de 1893, les enfants quittent l'Alsace pour s'installer chez leur grand-mère Henriette de Witt-Guizot. Malade, celle-ci doit accepter l'aide financière de son gendre Paul Schlumberger pour faire face aux dettes de son mari.


Conrad et Marcel se firent connaître par leurs inventions liées à la géophysique et au pétrole.


Elle est inhumée, comme le reste de la famille, au cimetière de Saint-Ouen-le-Pin dans le Calvados, où se trouvait la propriété de François Guizot. Elle est l'ancêtre des entrepreneurs Nicolas Seydoux, Jérôme Seydoux et Michel Seydoux.


Philanthropie et féminisme[modifier | modifier le code]
Marguerite et Jeanne participent activement aux œuvres philanthropiques de leur mère. En 1865, un ouvroir pour jeunes filles est créé au Val-Richer, puis cinq ans plus tard une salle d'asile pour les enfants. Pendant vingt ans, Henriette de Witt travaille comme visiteuse des prisonnières protestantes par le biais de l'Œuvre des détenues libérées de la prison de Saint Lazare6. Marguerite de Witt-Schlumberger prend la suite de sa mère et préside l'Œuvre de Saint-Lazare, devenue en 1891 le Patronage des femmes libérées. L'association est reconnue d'utilité publique par décret du 28 janvier 1907.


Écrits[modifier | modifier le code]
Le rôle des femmes de pasteurs en France pendant la guerre, Librairie Fischbacher, Paris, 1917
Notes et références[modifier | modifier le code]
↑ Acte de mariage, Archives de Paris
↑ http://www.archivesdufeminisme.fr/article.php3?id_article=53 [archive]
↑ Selon Catherine Coste, Henriette de Witt-Guizot "leur montra qu'une femme pouvait s'intéresser à la vie de l'esprit et gagner de l'argent pour faire vivre les siens, tout en remplissant le rôle que la société de l'époque lui assignait". Catherine Coste in François Guizot, Lettres à sa fille Henriette (1836-1874), 2002.
↑ Henriette et Pauline Guizot, Guizot.com, consultable sur http://www.guizot.com/fr/famille/enfants-de-guizot/henriette-pauline/ [archive]
↑ Henriette de Witt-Guizot fait partie des fondatrices de l'Œuvre des détenues libérées de Saint-Lazare.
↑ Catherine Coste, op. cit.
Voir aussi[modifier | modifier le code]
Articles connexes[modifier | modifier le code]
Frères Schlumberger
Droit de vote des femmes
Bibliographie[modifier | modifier le code]
Anne Cova, Maternité et droits des femmes en France : XIXe-XXe siècles, Anthropos, Paris, 1997, 435 p. (ISBN 2-7178-3261-0)
Geneviève Poujol, Un féminisme sous tutelle : les protestantes françaises, 1810-1960, Éditions de Paris, 2003, 286 p. (ISBN 9782846210317)
Liens externes[modifier | modifier le code]
(en) The Schlumberger family

https://fr.wikipedia.org/wiki/Marguerite_de_Witt-Schlumberger

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Les femmes pasteurs de 1900 à 1960,protestant,femmes,

31 Mars 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #protestants, #femmes, #feminisme

Les femmes pasteurs
de 1900 à 1960
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L’entrée des femmes dans le ministère pastoral s’inscrit dans le mouvement général d’émancipation commencé dans le dernier quart du XIXe siècle, avec l’entrée des jeunes filles dans les différentes facultés. Elle fut aidée par la nécessité de remplacer les hommes durant les deux Guerres mondiales.


L'Écriture, obstacle et appui


Geneviève Jonte
Geneviève Jonte © Collection privée
Dans la théologie protestante, rien n’interdisait en principe aux femmes de se faire entendre puisque, selon la doctrine du sacerdoce universel, « nous sommes tous prêtres, autant de chrétiens que nous sommes » (Luther, 1520). Certes l’affirmation de Luther faisait perdre aux prêtres leur caractère sacré, « leur sacerdoce n’étant rien d’autre qu’un ministère » (au sens de service), mais la promotion des femmes se heurtait à l’Écriture, en particulier aux Épîtres de Paul, qui les remettent à leur place traditionnelle.


Un élément du protestantisme était toutefois favorable à l’évolution de la femme : le savoir lire et écrire, d’où un niveau d’instruction qui allait de pair avec l’esprit de responsabilité ; quand l’évolution de la société le permit, les protestantes étaient prêtes à franchir le pas. La loi de 1905 les y aidait puisque, par l’instauration des associations cultuelles, elles devenaient électrices dans leur paroisse.


En Alsace d'abord


Le 23 mars 1930, pour la première fois, une femme est consacrée : c’est Berthe Bertsch, dans l’Église réformée d’Alsace et de Lorraine. Pourquoi ?


Parce que la Première Guerre Mondiale a mis au travail les femmes pour remplacer les hommes, aussi bien dans les usines qu’à la poste. Des cas sont connus d’épouses de pasteurs mobilisés ou tués qui remplacèrent leur mari en poursuivant leur rôle habituel auprès des enfants, auprès des malades, qui prêchèrent même, assurèrent services funèbres et baptêmes.


Parce que les premières étudiantes en théologie sont entrées dans les facultés – bien après les autres disciplines. La faculté de Strasbourg comptait 4 jeunes filles au début des années 1920, elle fut la première avec celle de Genève, toutes deux appartenant à des Universités d’État ; la Faculté libre de Paris suivit : Marguerite Thourot, est reçue bachelière en théologie (équivalent de la maîtrise) en 1933.


Les remplaçantes


On a besoin de femmes pour faire face à la pénurie d’hommes, consécutive à la guerre. « L’ordre, la bienséance, l’honneur exigent que les femmes se taisent lorsque les hommes parlent ; mais lorsque aucun homme ne parle, il devient nécessaire que les femmes prêchent » écrit Luther en 1521, et cela définit la mentalité des Églises vis-à-vis des femmes dans la première moitié du XXe siècle. On a besoin d’elles, mais on va les laisser à ce qu’on estime leur place : celle d’aide pour la catéchèse, la diaconie en général et, à la rigueur, la prédication.


Mais elles s’obstinent. Elles sont qualifiées, elles font leurs preuves en paroisses, là où leur Église les envoie. Elles travaillent.


Vouées au célibat


Quels arguments pour refuser les femmes pasteurs ? Elles ne parlent pas assez fort, elles n’ont pas assez d’autorité et ne pourront ni présider un Conseil presbytéral ni coordonner des actions. Elles ne savent pas garder un secret…


Il y a surtout le poids de la tradition, avec de notables différences culturelles : les Églises luthérienne et réformée d’Alsace (ECAAL et ERAL) admettent les femmes plus tôt que celles de France, à l’exception de Montbéliard où Geneviève Jonte est ordonnée dès 1937.


Les Églises vont trouver une solution pour concilier la nécessité sans trop troubler la tradition : des femmes oui, mais célibataires ou, à la rigueur, veuves, et toujours maintenues dans un rôle secondaire.


Pour s’imposer, les pionnières prennent des allures masculines, décidées. Elles sont décrites comme mal habillées, vêtues de couleurs sombres et doivent se durcir pour supporter des réflexions : on imagine ce que fut l’arrivée dans une vallée des Cévennes en 1935 de la citadine Elisabeth Schmidt, alors âgée de 27 ans.


Des pionnières


Elisabeth Schmidt (1908-1986) incarne la lutte pour le ministère pastoral dans l’Église Réformée de France (ERF). Fille d’un député, elle avait étudié la philosophie à la Sorbonne puis la théologie à Genève. Assistante de paroisse de 1935 à 1941 à Ste-Croix-Vallée française puis à Sète jusqu’en 1958. Ce fut sa paroisse qui demanda sa consécration.
Geneviève Jonte (1906-1983), fille et petite-fille de pasteur du Pays de Montbéliard. Études de théologie à Paris. Assistante en 1934 dans la paroisse de Montbéliard, ordonnée le 5 septembre 1937, elle fut le premier pasteur du petit temple Saint-Jean que la famille Peugeot avait fait érigé à ses frais dans un nouveau quartier ouvrier (démoli par la suite quand la Société Peugeot eut besoin du terrain).
Marieleine Hoffet (1905-1996), fille de pasteur, études de théologie à Strasbourg, Genève et Édimbourg. Vicaire dans l’Église réformée d’Alsace-Lorraine, elle se marie en 1931. Participe à la Résistance, accepte en 1945 un poste dont personne ne veut : l’aumônerie des camps d’internement des collaborateurs. S’oriente ensuite vers la formation biblique des femmes. Lutte pour la suppression de l’interdiction du pastorat aux femmes mariées, obtenue en 1968.
Jeanne Zurcher (née en 1917), père d’origine suisse et mère américaine. Vocation précoce se heurtant à l’opposition de sa famille. Études théologiques à Genève, complétées à Paris. Assistante de paroisse dans l’Église réformée (Paris-Etoile), à la Mission populaire en banlieue, puis dans l’Église évangélique luthérienne. Ordonnée à 58 ans à la paroisse de Suresnes.
Ces pionnières étaient issues soit de milieux sociaux aisés soit d’un milieu pastoral. Elles n’étaient pas portées par les mouvements d’émancipation des femmes. Elles n’étaient pas non plus portées par leurs Églises – où des collègues pasteurs votaient parfois contre elles – mais par leurs paroisses, qui louaient leurs compétences et leurs capacités d’écoute, et surtout par une vocation indéfectible.


Assistantes ou aide-pasteur


Dames-aide-pasteurs dans les Églises d’Alsace-Lorraine, assistantes de paroisse dans les Églises de France, elles ont un statut assez flou, sauf en ce qui concerne le célibat. Leurs tâches d’enseignement et de diaconie conduisent à leur demander de suivre des cours d’assistante sociale ou d’assistantes familiales, en même temps que la théologie (une « école des ministères féminins » avec enseignement social de 3 ans fonctionne chez les Diaconesses de Reuilly, à Paris, entre 1946 et 1950). Dans les années 20 et 30, on ne les autorise à prêcher qu’exceptionnellement, puis leurs qualités de prédicatrices sont peu à peu reconnues.


Quand c’est possible, elles sont envoyées dans des paroisses à plusieurs postes, en complément avec un pasteur ; nommées à un poste autonome, à une aumônerie, elles font le travail d’un pasteur, tout en touchant 70 % du salaire (ERF) ou 50 % (EELF) avec, en principe, un logement. Il est entendu que leurs fonctions cessent si elles se marient, mais une femme divorcée pourrait être admise !


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La montée des femmes pasteurs de 1960 à 2000
Bibliographie
Livres
LAUTMAN Françoise, Ni Eve, ni Marie, Labor et Fidès, Genève, 1997
Notices associées
Le Mouvement Jeunes FemmesSuzanne de Dietrich (1891-1981)Le scoutisme fémininLes Unions chrétiennes de jeunes filles (UCJF)Madeleine Barot (1909-1995)
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Marie Durand (1711-1776),protestant,histoire, histoire de france,femmes,

28 Mars 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #protestants, #histoire, #histoire de france, #femmes, #feminisme

Marie Durand (1711-1776)
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Marie Durand est, pour les protestants français, la figure emblématique de la résistance à l’intolérance religieuse, après la révocation de l’Édit de Nantes.


L'enfance de Marie


Marie Durand (1711-1776)
Marie Durand (1711-1776) © S.H.P.F.
Marie Durand, sœur du pasteur Pierre Durand, naquit en 1711,dans le hameau du Bouschet de Pranles en plein Vivarais.


La famille Durand soutenait clandestinement sa foi par la lecture quotidienne de la Bible.


Pierre Durand, né en 1700, jeune prédicateur, organisa une assemblée clandestine en 1719. Cette assemblée, dénoncée par un voisin, fut surprise par les soldats du roi. C’est alors que la mère de Pierre et Marie, Claudine Gamonet, disparut.


Pierre devait avoir un rôle important dans les Églises du Vivarais pour lesquelles il essayait de mettre en applications les décisions prises au Synode du Languedoc de mai 1721. Consacré en 1726, il est pasteur clandestin itinérant en Vivarais. Poursuivi, il échappe aux recherches pendant plusieurs années.


En 1729, afin de faire pression sur la famille, l’Intendant du roi fait arrêter le père, Étienne Durand, qui est emprisonné au fort de Brescou. Puis, en 1730, Marie et son mari, Matthieu Serres sont arrêtés. Celui-ci est envoyé au Fort de Brescou tandis que Marie, âgée de 19 ans, est emprisonnée à la Tour de Constance.


Pierre est finalement arrêté en 1732 et exécuté à Montpellier le 22 avril.


Après 38 années de prison dans la Tour de Constance, Marie est libérée en 1768 ; retirée au Bouschet de Pranles, elle mourra 8 ans plus tard en 1776.


La prisonnière de la Tour de Constance


Prisonnières huguenotes à la Tour de Constance, tableau de Jeanne Lombard
Prisonnières huguenotes à la Tour de Constance, tableau de Jeanne Lombard © Musée du Désert
On sait peu de choses des premières années de Marie dans cette prison, où sur la trentaine de femmes incarcérées, elle retrouve plusieurs vivaroises. Elle était la plus jeune, mais dans l’épreuve sa foi s’affermit ; la douleur causée par le martyre de son frère deux ans après son propre emprisonnement, son courage, sa résignation lui donnent vite un grand ascendant sur ses compagnes. Elle soutient les plus découragées, lutte avec elles contre les tentations de l’abjuration qui ouvre les portes de la prison et devient l’âme de cette résistance aux pressions de la hiérarchie catholique pour favoriser les conversions.


L’inscription « RESISTER » gravée sur la margelle du puits de la prison, est attribuée sans vraie certitude à Marie Durand, mais elle symbolise pour le peuple protestant la foi et l’exhortation à l’espérance de ces témoins au temps du Désert.


Les Lettres de Marie Durand


« résister », inscription à la Tour de Constance
« résister », inscription à la Tour de Constance © O. d'Haussonville
Il existe une cinquantaine de lettres de Marie Durand, qui ont été publiées. Les lettres représentaient l’unique lien des prisonnières avec le monde extérieur. Ce sont :


des suppliques pour demander du secours,
des remerciements aux rares donateurs,
des nouvelles au pasteur Paul Rabaut de Nîmes qui s’occupait des prisonnières,
quelques lettres personnelles à la fille de son frère, Anne Durand réfugiée à Genève.
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La Tour de Constance d’Aigues-Mortes (Gard)
Bibliographie
Livres
BASTIDE Samuel, Les prisonnières de la Tour de Constance, Musée du Désert, 1901
BENOIT Daniel, Marie Durand, prisonnière à la Tour de Constance de 1730 à 1768 : son temps, sa famille, ses compagnes de captivité, Edipro, 2008, p. 174
FABRE André, Marie Durand, prisonnière de la Tour de Constance, 1712-1768, Nouvelle Société d'édition de Toulouse, Dieulefit, 1935
GAMONNET Étienne, Lettres de Marie Durand, Presses du Languedoc, Montpellier, 1986
GAMONNET Étienne, Pierre Durand, E.et C. Editions, 2002
Notices associées
Inscriptions sur des murs de prisonPaul Rabaut (1718-1794)Aigues-MortesLa Tour de Constance d'Aigues-Mortes (Gard)Musée du Vivarais protestant
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Le rôle des femmes dans le protestantisme
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Le scoutisme féminin,protestant,femmes,feminisme,histoire, histoire de france,

27 Mars 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #protestants, #femmes, #feminisme, #histoire, #histoire de france

Le scoutisme féminin
Suivant l’exemple anglais le scoutisme féminin va naître dans un souci de former et d’encadrer les jeunes filles et la création de la Fédération Française des Eclaireuses (FPE) en 1920 aura pour les femmes protestantes une fonction véritablement émancipatrice.


Le début des éclaireuses unionistes


Scoutisme féminin, un clan d'éclaireuses unionistes
Scoutisme féminin, un clan d'éclaireuses unionistes © Collection privée
C’est en Angleterre, que naît le scoutisme féminin, influencé par le mouvement masculin fondé par Lord Baden-Powell (1857-1941), général anglais à la retraite, qui créa les premiers groupements de « boy-scouts » en 1910.


Et dès 1912, les Unions chrétiennes déjà sensibilisées au perfectionnement physique spirituel et social des jeunes filles, vont favoriser la naissance de sections d’éclaireuses. Même si les Unions chrétiennes sont fortement imprégnées de protestantisme, les éclaireuses unionistes vont dès le début de leur existence ouvrir leur mouvement à des jeunes filles sans éducation religieuse, et dans les années 1920, à des catholiques puis à des israélites. La Fédération française des éclaireuses sera donc pionnière dans le dialogue inter-religieux. Ceci n’empêchera pas la création en 1923, des « Guides de France », mouvement très proche dans son fonctionnement de celui de la FPE, mais qui se ralliera à l’autorité de la hiérarchie catholique.


Après l’exaltation patriotique des années de la première guerre, le scoutisme aussi bien masculin que féminin, va développer l’idée de fraternité, d’ouverture vers des classes moins favorisées, d’initiative dans le domaine social.


Mais il apportera aussi dans la vie de jeunes filles confinées dans un rôle traditionnel de futures épouses et mères, le goût du plein air, du sport et de la vie en groupe.


Aussi la FPE connaîtra-t-elle, dès des années 1920, une expansion considérable. Les membres passent d’environ 3 000 éclaireuses en 1925, 5 000 en 1940 et à plus de 25 000 en 1960, au moment de son apogée.


L'organisation du mouvement et son encadrement


Marguerite Walther sous la tente
Marguerite Walther sous la tente © SHPF
À un mouvement aussi dynamique et porteur d’aspirations très variées, il faut une solide organisation, une pédagogie très diversifiée et un bon encadrement.


L’organisation est très inspirée du modèle anglais : patrouilles d’environ une dizaine de filles, sous l’autorité d’une éclaireuse confirmée. Plusieurs patrouilles forment une compagnie, troupe ou section, dirigée par une ou plusieurs cheftaines regroupées à l’échelon régional puis national.


Les éclaireuses se retrouvent, environ 2 fois par mois, pour des activités de plein air : jeux, marches, soirées de chant autour d’un feu ; quand elles sont à l’intérieur le « local » est en général fourni par la paroisse dont dépend la troupe.


Elles prononcent à l’occasion d’un camp d’été et après une initiation de quelques mois à la vie d’éclaireuse, une « promesse » – moment fort de ces périodes de vie en commun- qui est un engagement d’obéissance à la loi scoute : loyauté, sens des autres, goût du travail, bonne humeur, pureté ; tel est l’idéal auquel doit tendre la jeune éclaireuse. Il faut pour susciter et soutenir chez des filles jeunes, des exigences allant de la correction vestimentaire, à l’adoption d’une morale personnelle, un grand sens pédagogique et une autorité naturelle qui sera l’apanage des fondatrices du mouvement.


Marguerite Walther (1882-1942), Violette Mouchon (1893-1985) et surtout Antoinette Butte (1898-1986), toutes issues de milieux protestants et bourgeois – seul le père d’Antoinette Butte était catholique – sauront mettre leur foi et leurs qualités intellectuelles au service de cette entreprise ambitieuse qu’était la Fédération Française des Éclaireuses


Par la suite, les cadres du mouvement se recruteront de manière démocratique, par promotion interne les responsables étant élues par les représentantes régionales, elles-mêmes issues de l’encadrement de la base.


La familiarité du protestantisme avec la laïcité a par ailleurs favorisé l’autonomie du mouvement des éclaireuses par rapport aux Unions chrétiennes et à la vie des paroisses en général.


Les acquis du scoutisme féminin


Même si le scoutisme a parfois rebuté par ses aspects un peu trop « militaires » (uniforme, nécessité d’obéir à une organisation un peu martiale, etc.), il a permis :


de fortifier chez les jeunes filles, leurs dons, leurs initiatives, leur goût de plus en plus affirmé pour une certaine liberté, et d’accéder ainsi à une vie professionnelle, en ayant par ailleurs acquis des diplômes ;
de leur permettre de conjuguer leur désir de promotion féminine avec, le respect d’une forte tradition religieuse et morale ;
de montrer aux femmes protestantes en général que les œuvres de charité, n’étaient plus l’unique moyen d’avoir une activité vers d’autres confessions et d’autres milieux.
Le scoutisme les aura fait avancer sur le chemin de la modernité.


Bibliographie
Livres
GALTIER S., Contribution à l’étude de la FFE (1917-1964), Mémoire de maîtrise d'histoire contemporaine, Université Paul Valéry, Montpellier, 1997
POUJOL Geneviève, Un féminisme sous tutelle – Les protestantes françaises 1810-1960, Max Chaleil éditeur, Paris, 2003
Articles
FAULLIMEL Anne-Sophie, « Aux origines du scoutisme féminin en France », Bulletin de la SHPF, SHPF, Paris, juillet-septembre 1997, Tome 127
Notices associées
Suzanne de Dietrich (1891-1981)Madeleine Barot (1909-1995)La montée des femmes pasteurs de 1960 à 2000Les femmes pasteurs de 1900 à 1960Les Unions chrétiennes de jeunes filles (UCJF)
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Les Amish en Alsace au XVIIIe siècleRenée de France (1510-1575)Rôle des femmes protestantes XVIe – XIXe siècleLa Réforme catholique ou Contre-Réforme au XVIe siècleLe pasteur Louis Dallière (1897-1976), réformé-pentecôtisteSaint-Germain-en-Laye et Poissy

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Femmes Protestantes à la « Fédé »,protestant,femmes,feminisme,

27 Mars 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #protestants, #femmes, #feminisme, #histoire, #histoire de france

Femmes Protestantes
à la « Fédé »
Une association d'étudiants immédiatement ouverte à la mixité


Suzanne de Dietrich (1891-1981)
Suzanne de Dietrich (1891-1981) © Fédération Protestante de France
L’accès des jeunes filles aux plus hauts diplômes de l’Université (la première agrégée de l’Université est en 1908 une protestante Geneviève Bianquis) et leur regroupement en association les font participer aux instances de discussion.


A la Fédé, 10 ans après sa création, des jeunes filles siègent dans les comités, et cette convergence de prise de responsabilité contribue à lever les réticences encore très fortes dans les milieux les plus conservateurs, envers « la prise de parole » des femmes.


Si la direction de la Fédé fut le le plus souvent assurée par des hommes – le poste principal est celui de secrétaire général – si ce sont des rédacteurs qui sont chargés de diffuser les grandes orientations du mouvement, dans les revues Hic et Nunc et Le Semeur, de nombreuses femmes protestantes de premier plan se sont formées à la Fédé.


Suzanne de Dietrich (1891-1981) et Madeleine Barot (1909-1995) ont participé l’une et l’autre à la création d'œuvres marquantes du protestantisme, dont la Cimade. Elisabeth Schmidt (1908-1986), issue d’une famille agnostique, se convertira après sa rencontre avec Pierre Maury et Suzanne de Dietrich, et sera la première femme consacrée pasteur en 1949.


Son rôle sur le plan théologique


Pasteur Pierre Maury (1890-1956)
Pasteur Pierre Maury (1890-1956) © Fédération Protestante de France
La dimension d’évangélisation du mouvement est dès ses débuts clairement annoncée, et dépasse le cadre des Églises traditionnelles. La Fédé se veut un lieu de débat et d’ouverture sur le monde. Elle aura en outre sur le plan théologique un rôle capital. Grâce au pasteur Pierre Maury (1890-1956) secrétaire général pendant les années de l’entre-deux guerre, l’œuvre de Karl Barth (1896-1968) le grand théologien allemand est traduite, diffusée et rencontre un immense écho. En opposition avec les courants libéraux et chrétiens-sociaux dominant pendant les années 1930, cette théologie provoque à l’intérieur du protestantisme des débats difficiles et parfois douloureux.


La « Fédé » présente dans son temps


Les dirigeants successifs, Charles Westphal (1896-1972), Georges Casalis (1917-1987), Jean Bosc (1910-1969), Roland de Pury (1907-1979), André Dumas (1918-1996) et Jacques Maury (né en 1920), auront toujours le souci d’engager une réflexion sur les problèmes du temps présent. La Fédé prend des options claires et souvent radicales sur des questions aussi bien théologiques que politiques, concernant les hommes et les femmes. Elle soutiendra les objecteurs de conscience, la décolonisation, l’ouverture vers le monde communiste et l’œcuménisme. Elle apparaît ainsi comme un lieu de formation, et de sensibilisation proposant une approche à la fois critique et compréhensive de la société contemporaine.


Bibliographie
Livres
DE DIETRICH Suzanne, La Fédération universelle des associations chrétiennes d’étudiants (1895-1945), Éditions du Semeur, Paris, 1948
POUJOL Geneviève, Un féminisme sous tutelle – Les protestantes françaises 1810-1960, Max Chaleil éditeur, Paris, 2003
Articles
« Depuis 100 ans la Fédé (1898-1998) », Hors Série, Libre Sens, CPED, 1998
FABRE Rémi, « La Fédé au sortir de la Deuxième Guerre mondiale (1945-1950) », Bulletin de la SHPF, SHPF, Paris, juillet-septembre 1997, Tome 127
Notices associées
Le scoutisme fémininSuzanne de Dietrich (1891-1981)Le Mouvement Jeunes FemmesLa montée des femmes pasteurs de 1960 à 2000Madeleine Barot (1909-1995)
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