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HISTOIRE DE FRANCE,HISTOIRE,POLITIQUE ET PROTESTANTISME

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Éditorial : Résister à la tentation !,fn,racisme,extreme droite,

6 Mars 2017 , Rédigé par hugo Publié dans #politiques, #FN, #extreme droite

Éditorial : Résister à la tentation !2 Mars 2017Editorial, élections présidentielles

2017ACTUALITÉle_pen.jpgNul n’en doute un instant ; cette élection présidentielle ne ressemble à aucune autre. Évidemment, il y a le feuilleton Fillon, la mise en lumière d’un singulier appétit du gain de la part de celui qui se faisait passer pour un vertueux notable provincial aux moeurs austères, et qu’on découvre être un sinistre Harpagon plus préoccupé de sauver la toiture de son château que les finances de la France. Les électeurs et électrices apprécieront. Ils et elles jugeront aussi cette droite qui refuse de remplacer son champion déshonoré au motif qu’il serait pour elle la seule chance de gagner. Tragédie pour la démocratie qu’un parti devant choisir entre l’honneur et la victoire, et qui ne choisit pas l’honneur.À gauche, ce serait plutôt l’inverse ; il semble qu’on soit en train de préférer l’échec au compromis. Là non plus, la démocratie n’y trouve guère son compte. Quel marasme pour les grands partis réputés structurer la vie politique. Ils sont pourtant cités dès les premières lignes de la Constitution de la Ve République : Titre premier – De la souveraineté, article 4 : « Les partis et groupements politiques concourent à l’expression du suffrage. »Le corps électoral n’est ni une masse, ni une statistique. Un scrutin n’est pas un processus mathématique qui additionne les voix comme on compte les moutons. Le peuple que vise la démocratie est organisé. Certes, un homme ou une femme égale une voix, mais cette voix s’insère dans le processus de constitution d’une opinion qui va se retrouver, suivant le suffrage, dans une majorité ou une opposition. Les partis, avec leurs leaders, leurs combats, leurs engagements, forgent ces opinions, ils les incarnent, les font vivre, parfois les laissent mourir. Ils font du corps électoral un grand organisme vivant… ou plutôt ils devraient.Il est clair que les grands partis sont à bout de souffle et à bout d’idées. En soi, ce ne devrait pas être un drame. C’est l’histoire ordinaire des choses de ce monde de passer. Problème: il y a aujourd’hui une potentielle catastrophe en cours, celle d’une démocratie pervertie qui se corrompt en populisme ; Marine Le Pen voit un boulevard s’ouvrir devant elle. Instruit par l’élection de Trump et le Brexit, personne, aujourd’hui, ne peut raisonnablement penser que « ça ne peut pas arriver ».Que faut-il faire ? On peut dire qu’on n’est pas responsable du délitement des partis de gouvernement, mais de là à se laver les mains de ce qui peut arriver, il y a un très grand pas. La tentation existe de laisser les choses se faire, voire d’espérer secrètement que le pire arrive, pour que la table soit renversée, « pour qu’au moins ça change ». Que chacun interroge sa conscience ; l’histoire nous enseigne qu’il est des risques qu’il vaut mieux ne pas prendre. Comme nous l’avons déjà écrit, quelles que soient nos irritations, et même nos colères, les 23 avril et 7 mai prochains, il faudra voter. Préparons-nous à l’idée qu’il faudra le faire avec toute notre raison, et sans doute à contrecoeur.Photo : © Martin Bureau/AFP

 
http://temoignagechretien.fr/articles/editorial-resister-la-tentation

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Les Églises protestantes face au vote FN,protestant,fn,

22 Février 2017 , Rédigé par hugo Publié dans #protestants, #FN

ACCUEIL / Les Églises protestantes face au vote FN
 © Thomas BREGARDIS /PHOTOPQR/OUEST-FRANCE DES CITOYENS MILITENT POUR L'ACCUEIL DE RÉFUGIÉS, CONTRE LES PARTISANS DU FN, À TRÉBEURDEN, EN BRETAGNE, EN OCTOBRE 2016 -  © THOMAS BREGARDIS /PHOTOPQR/OUEST-FRANCE
Les Églises protestantes face au vote FN
 22 FÉVRIER 2017  Claire Bernole 0
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Les institutions religieuses protestantes prônent la pédagogie pour contrer les idées du Front national.

Le Front national s’est installé durablement sur la scène politique. S’il séduit des chrétiens – y compris des protestants et pas seulement des évangéliques – nombreux aussi sont ceux qui, comme François Clavairoly, mettent l’accent sur l’incompatibilité entre le discours de l’extrême droite et le message de l’Évangile, comme il l’a fait lors des vœux de la FPF. « La candidate qui porte la parole d’extrême droite n’est pas honorable car ses valeurs ne sont pas honorables : le repli, la haine de l’autre… », affirme le président de la Fédération protestante de France.

S’il est impossible d’évaluer la part des protestants tentés par ce vote, les pasteurs interrogés s’accordent néanmoins à constater la levée d’un tabou. « Il y a des choses qui ne se disaient pas avant, comme : Ça suffit avec les étrangers et cette prédication qui dit qu’on pourrait en accueillir encore, c’est une catastrophe », raconte Jean-Marc Dupeux, qui préside en Alsace l’association Comprendre et s’engager.

La peur et la colère

Alertée sur cette tendance dans une région particulièrement concernée, Sibylle Klumpp, pasteure et présidente du conseil régional de l’ÉPUdF en PACA, refuse de « banaliser cette question et qu’on dise : le FN ne va jamais gagner ! ».

Selon un sondage Ifop publié dans Réforme en 2012, Marine Le Pen avait gagné six points par rapport à son père en 2007 auprès de l’électorat protestant. Certes, nous ne pouvons présager du choix que chacun exprimera dans les urnes aux mois d’avril et de mai. On peut toutefois interroger les raisons qui poussent certains à céder aux sirènes de l’extrême droite. En fait, les chrétiens et en l’occurrence les protestants n’échappent ni à la peur ni à la colère qui sont les ressorts ordinaires du succès du FN. Certains marqueurs sont néanmoins propres à toucher les croyants tels que l’ordre et la sécurité mais encore la famille et les racines chrétiennes de la France.

Du côté des institutions protestantes : FPF, CNEF, ÉPUdF, UÉPAL (1), et des pasteurs, les arguments sont prêts. « Les chrétiens ne devraient pas accepter des discours qui jouent sur la peur. C’est là que le protestantisme est vraiment un rempart. Sinon, ce ne sont que des mots », lance Clément Diedrichs, directeur du CNEF. Quant à la famille, nul besoin d’y regarder de très près pour s’apercevoir que les Le Pen ne sont pas exemplaires. « De quelle famille parle-t-on ? Ce n’est qu’une posture politicienne », affirme Luc Maroni, maire adjoint de Lens. Et faut-il rappeler à quelles racines le FN fait allusion ? « Les gens ne se rendent pas compte que c’est à un catholicisme identitaire que Marion Maréchal-Le Pen se réfère  », souligne Luc Olekhnovitch. Pour ce pasteur, qui préside également la Commission d’éthique protestante évangélique, c’est une question de maturité spirituelle et du choix du modèle qu’on véhicule : culture infantilisante du chef ou fraternité et collégialité, par exemple.

Reste à savoir, au-delà de l’intérêt des éléments d’analyse, comment réagir. Les Églises sont-elles d’ailleurs fondées à influer sur le vote des paroissiens ? La réponse est « oui ». « Si l’Église ne fait pas de politique, elle n’échappe pas au politique », explique Michel Bertrand qui a coordonné en 2000 un ouvrage collectif toujours d’actualité, La tentation de l’extrême droite.

Toutes les instances protestantes ou presque ont d’ailleurs développé une documentation claire et fournie. Un travail qui ne date pas d’hier et se poursuit. Le hors-série des Cahiers de l’école pastorale, « Politique, parlons-en ! (2) », en est un témoin des plus récents. L’idée n’est pas de combattre frontalement et nommément un parti, un homme ou femme politique, mais de défendre des principes. « Nous proposons des ateliers et un accompagnement individualisé au discipulat. Si les jeunes comprennent ce que Christ a fait pour eux, je ne me fais pas de souci sur la manière dont ils vont voter », insiste Clément Diedrichs.

Certaines régions et certaines Églises continuent cependant d’être particulièrement exposées à cette tentation du vote FN. En Alsace, l’association Comprendre et s’engager (3), créée en 1995, reprend de la vigueur autour d’un projet de campagne œcuménique mais ce n’est pas facile. « Nous avons perdu nos illusions de départ. Cela fait mal de sentir autour de nous un bloc de gens que les Églises ne touchent peut-être plus assez par l’Évangile », s’émeut Jean-Marc Dupeux. L’association a fait des jeunes une cible à sensibiliser en priorité à travers la campagne « Deviens un héros ». Il s’agit aussi de donner une dimension œcuménique, interreligieuse et transfrontalière à l’action de Comprendre et s’engager. « On sait que la vague doit passer, ce n’est pas le moment de se dire qu’on ne va pas être mouillé », insiste Jean-Marc Dupeux.

Sur le terrain

C’est donc sur le terrain que se situe la bataille pour les valeurs chrétiennes plutôt que contre l’idéologie d’extrême droite. L’accueil de l’étranger représente à ce titre un enjeu concret particulier. « Ce dont j’arrive à parler avec mes paroissiens, ce sont des préjugés à l’égard des étrangers. Ce sont des conversations très fréquentes. J’essaie de les détromper », raconte Gérard Janus, pasteur de l’UÉPAL. En ce sens, la campagne « Exilés : l’accueil d’abord », lancée par l’ÉPUdF, est une façon de montrer en pratique que d’autres réponses sont possibles. Toutes les actions autour du thème de la fraternité qui marqueront 2017 en seront autant d’exemples supplémentaires. « C’est une urgence absolue que les chrétiens se ressaisissent de l’espace public et occupent le terrain au même titre que les libres-penseurs et d’autres », affirme Luc Maroni. Souvent invité pour intervenir dans des Églises dans le nord de la France et notamment sur la tentation de l’extrême droite, il prône la nécessité de s’informer, de lire et de réfléchir pour nourrir une pensée plus complexe que celle d’un monde en noir et blanc. Cela implique de prendre le temps et de décloisonner vie ecclésiale et vie sociopolitique.

« Les Églises devraient offrir en leur sein des lieux d’écoute des souffrances et des peurs qui peuvent amener à être tenté par le FN », propose Michel Bertrand. En effet, « on ne conjure pas la peur par la culpabilisation mais par l’écoute, la dédramatisation et la réflexion. Or, dans notre tradition, les Églises protestantes sont des lieux de dialogue ». Pour Luc Olekhnovitch, l’idéal serait de se situer à côté de l’Église : « Il faudrait susciter des espaces d’échanges et de formation, animés par des acteurs de terrain et des chrétiens qui aient une réflexion globale ». Évidemment, mobiliser les membres suppose de sortir de la pensée du « tous pourris ».

« Le protestantisme a le souci singulier et spécifique qu’il donne du crédit au politique au sens noble du terme », rappelle François Clavairoly. Et d’ajouter : « Il faut continuer à témoigner de cette confiance dans le mandat politique malgré ceux qui veulent le défigurer. »

Et ce, même si cette confiance est relative. Ni défaitiste, ni positiviste, car il n’existe pas non plus d’homme providentiel, Luc Maroni rappelle l’engagement du chrétien pour améliorer le monde, tout en sachant qu’il ne sera jamais parfait.

(1). FPF : Fédération protestante de France. CNEF : Conseil national des évangéliques de France. ÉPUdF : Église protestante unie de France. UÉPAL : Union des Église protestantes d’Alsace-Lorraine.

(2). Cahiers de l’école pastorale à découvrir sur www.publicroire.com

(3). www.comprendreetsengager.fr

Mots clés

https://www.reforme.net/gratuit/les-eglises-protestantes-face-au-vote-fn/

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Les protestants français combattent ouvertement le Front national,protestant,fn,extreme droite,

20 Janvier 2017 , Rédigé par hugo Publié dans #protestants, #FN, #extreme droite

Les protestants français combattent ouvertement le Front national


Par Jean-Marie Guénois Mis à jour le 19/01/2017 à 20:10 Publié le 19/01/2017 à 19:15
François Clavairoly, président de la Fédération Protestante de France, n'a pas hésité à mettre en garde les Français .
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Lors d'une cérémonie des voeux en présence du premier ministre Bernard Cazeneuve, mercredi soir à Paris, le président de la Fédération Protestante de France, François Clavairoly, a estimé qu'une victoire du FN lors de la prochaine élection présidentielle serait une «honte» pour la France.
Il est rare qu'un responsable religieux se mouille explicitement en France sur une question aussi politique que l'élection présidentielle. Mercredi soir à Paris, François Clavairoly, président de la Fédération Protestante de France, n'a pas hésité à mettre en garde les Français contre un vote en faveur du Front national.
À la Cité du Refuge, construit par Le Corbusier et tenue pour les pauvres, par l'Armée du Salut, il présentait alors ses voeux annuels, en présence du premier ministre, Bernard Cazeneuve et du ministre de l'intérieur, Bruno Le Roux. Une occasion de lancer également en France l'année de commémoration des 500 ans de la réforme luthérienne.
«J'espère que les discours et les ricanements des parleurs du Front national, a déclaré François Clavairoly, n'auront pas l'écho que certains observateurs lui prédisent et que nous n'aurons pas honte de nos choix lors de la présidentielle qui s'annonce. Je forme le vœu que l'on ne dira jamais en une forme d'analyse prédictive que l'extrême droite sera bientôt le premier courant de pensée dans notre pays.»
«Des discours populistes auxquels même les plus vigilants se laissent parfois prendre»
Ce responsable protestant venait de déplorer le contexte «désenchanté» de cette campagne politique qui a perdu «sa dynamique d'inclusion»: «L'absence d'un grand projet pour le pays crée de la désillusion et ouvre la voie au cynisme et au repli sur soi. Et dans un contexte international peu rassurant, la prise de conscience de la fragilité de notre système et surtout de notre démocratie elle-même - à laquelle le protestantisme a tant contribué - n'empêche pas de laisser de plus en plus de place à des discours populistes auxquels même les plus vigilants se laissent parfois prendre.»
Sur le plan des «spiritualités et des croyances», François Clavairoly a aussi déploré «les tentations nombreuses de reformulation du discours religieux sur le mode identitaire» avec des prédications sur le «réarmement confessionnel», avec la reprise de «recettes anciennes et de traditions religieuses imaginaires» mais qui sont autant de «remparts illusoires».
«Penser les nouvelles façons de dire la foi»
De même s'est-il inquiété du climat médiatique où il faudrait «offrir des événements religieux à vivre sur le mode du divertissement et du spectacle» et non sur le mode «du véritable recueillement et du discernement de l'intelligence».
Mais, a-t-il insisté, «le défi de notre engagement et l'exigence de notre foi ne sont pas de faire la une des journaux, ni même de compter nos succès comme l'on se regarde dans un miroir». Le défi demeure de «penser les nouvelles façons de dire la foi».
Le défi sociétal consiste aussi à aider à ce que «le pays puisse se parler à lui-même sans se déchirer, sur tous les sujets, dans l'espace public, y compris sur les questions spirituelles» car «l'enjeu est celui de l'avenir de notre vivre ensemble» où «chacun se respecte». Ce qui revient à prendre «le parti de croire que le politique fait sens par ses débats» afin de «redonner confiance à ce pays» par une «parole fiable dans l'espace public», loin donc des «confusions» et des «simplifications falsifiées». Nettement au rebours, en tout cas, du «temps de la ‘post-vérité' où les faits objectifs ont moins d'influence pour modeler l'opinion que les appels à l'émotion».
En France, les festivités du 500e anniversaire de la réforme protestante - c'est en 1517 que Luther afficha ses fameuses 95 thèses à Wittemberg - seront notamment marquées par un rassemblement national à Strasbourg (27, 28, 29 octobre), «Protestants en fête», sur le thème «vivre la fraternité» et d'un colloque international sur le même sujet à Paris les 22 et 23 septembre.

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2017/01/19/01016-20170119ARTFIG00328-les-protestants-francais-combattent-ouvertement-le-front-national.php

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"Populisme" – L'édito vidéo d'Antoine Nouis,france,usa,extreme droite,fn

9 Octobre 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #france, #usa, #extreme droite, #FN

"Populisme" – L'édito vidéo d'Antoine Nouis


"Quand un électeur voit ses conditions de vie se détériorer alors que les hauts salaires sont en augmentation, on comprend qu’il n’ait pas envie d’être poli avec son bulletin de vote !"

http://reforme.net/une/societe/63753-populisme-ledito-video-dantoine-nouis

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