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HISTOIRE DE FRANCE,HISTOIRE,POLITIQUE ET PROTESTANTISME

Handicap et dépendance : Les objectifs de la Fondation protestante John-Bost,handicap,protestant

7 Mars 2017 , Rédigé par hugo Publié dans #protestants, #handicap

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 © Fondation John Bost "LA FONDATION EST IDENTIFIÉE À L’ÉCHELLE NATIONALE COMME UN RECOURS POUR LES GENS QUI SONT SANS SOLUTION"  -  © FONDATION JOHN BOST
Handicap et dépendance : Les objectifs de la Fondation protestante John-Bost
 3 MARS 2017  Claire Bernole 1
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Entretien avec Christian Galtier, directeur général de la Fondation John Bost. Il allie à sa formation initiale de pasteur, celle de directeur d’établissement sanitaire et médico-social.

Comment perpétuer l’esprit insufflé par John Bost lorsqu’il a créé les premiers asiles, il y a 170 ans ?

Nous continuons à accompagner les personnes par des soins de santé, des conditions de vie adaptées à leur niveau de dépendance ou de handicap et un soutien spirituel. Aussi, l’engagement de John Bost d’accueillir « ceux que tous repoussent » au nom du « Maître » reste d’actualité dans le fait d’accueillir des gens qui ne trouvent pas leur place ailleurs. La Fondation est identifiée à l’échelle nationale comme un recours pour les gens qui sont sans solution. Elle est organisée pour répondre à des besoins et non à des injonctions à caractère administratif.

Par exemple, certains établissements possèdent trois agréments pour permettre aux personnes de suivre un parcours qui peut s’étendre jusqu’à leur fin de vie, dans le même environnement. Bien souvent, ce parcours est discontinu, ce qui représente un facteur aggravant pour des personnes en situation de fragilité. En outre, nous travaillons sur la hiérarchie de parole : nous écoutons d’abord celle du patient (ou de son entourage) pour savoir ce qu’il veut. Devant chaque personne, quelles que soient les difficultés, il y a toujours un mieux possible que les professionnels s’efforcent de faire émerger.

Quels sont les enjeux actuels de la Fondation ?

D’abord, il faut s’adapter au changement, notamment celui lié aux normes sécuritaires, alimentaires, médicales… D’autre part, les secteurs sanitaire et médico-social sont en perpétuelle évolution. Leur offre connaît actuellement une restructuration importante autour de regroupements permettant de mutualiser des fonctions, de répondre à des exigences réglementaires et, aux pouvoirs publics, d’avoir moins d’interlocuteurs.

Enfin, un changement de paradigme est en cours, qui veut qu’on passe des modalités d’accompagnement spécialisé de personnes handicapées à des situations d’inclusion sociale. La partie résidentielle devient alors marginale par rapport à l’offre d’accompagnement. Il s’agit de retrouver une vie sociale malgré les obstacles qui peuvent l’entraver.

Avec autant d’établissements sur le site historique de La Force et ailleurs en France, la Fondation est à un tournant de son développement. Quelles raisons motivent son expansion ?

Le sens profond de l’intégration ou de la création d’établissements dans de grands bassins de vie – Nouvelle-Aquitaine mais aussi Ile-de-France, Normandie et Occitanie –, est de mieux répondre aux besoins des personnes et des familles en proposant des solutions de proximité. En effet, ce qui était possible et accepté au XIXe siècle et durant la première moitié du XXe siècle ne l’est plus. On ne peut plus faire venir jusqu’ici des gens de toute la France. Par ailleurs, pour certaines personnes, il n’y avait pas d’horizon en dehors de l’institution. Cela est dangereux car cela rend l’institution toute-puissante. On est alors dans un système asilaire qui s’autoentretient. Cela n’est pas envisageable.

À une volonté de proximité s’ajoute l’intérêt de la Fondation pour les appels à projets lancés par les pouvoirs publics. Parfois, ceux-ci sollicitent notre action car nous proposons des accompagnements médicalisés, ce que ne font pas tous les autres acteurs du champ du handicap.

La Fondation s’apprête à fêter les 200 ans de la naissance de John Bost. Qu’est-ce que cela signifie ?

C’est l’occasion de témoigner de la fidélité et de l’actualité de la Fondation. Nous tenons l’une et l’autre à parts égales. On ne peut pas changer hier, demain n’est pas encore là. C’est ce que nous faisons aujourd’hui qui compte. Pour cette raison, la fidélité à ce qui a construit notre histoire ne fait pas obstacle aux progrès ou aux évolutions.

On pourrait s’en étonner mais dans un contexte de laïcité, la fidélité à des valeurs évangéliques n’est pas mal perçue par les pouvoirs publics. Plus personne ne pense qu’on devrait écarter la spiritualité alors qu’il faut mobiliser toutes les ressources de la personne face à une situation difficile.

Ce qui se vit sur ce plan avec les résidents nous sauve de la tentation de passer de la parole au discours. Ce qui a mis en mouvement les protestants, c’est une Bonne Nouvelle, une parole qui rejoint chacun dans son intimité. Mais la tentation est permanente de la transformer en discours. Par exemple : quand on est un protestant, on se comporte comme ceci ou comme cela.

Cette fidélité à la Parole dont est porteuse la Bible est étayée par les sollicitations des résidents, l’implication des professionnels mais aussi les donateurs. Ils sont en majorité protestants et ont souvent un membre de leur famille accueilli à la Fondation. Leur engagement suscite des responsabilités : celles de porter les missions pour lesquelles l’action de la Fondation est soutenue.

Propos recueillis par Claire Bernole

Mots clés Christian GaltierFondation John BostHandicapésLa ForceSpiritualité

https://www.reforme.net/une/la-fondation-john-bost-entre-fidelite-et-actualite/

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Jésus, premier chrétien de gauche ?,religion,politiques,

6 Mars 2017 , Rédigé par hugo Publié dans #religion, #politiques

Jésus, premier chrétien de gauche ?Jesus Asurmendi6 Mars 2017JésusREPORTAGEtemple.jpgL’homme de Nazareth n’a cessé de bouleverser l’ordre établi et de prendre soin des pauvres, des malades, des exclus, s’opposant à toutes formes de pouvoir.Jésus était-il révolutionnaire ? D’emblée, la réponse est oui. Les preuves ? Le profil historique de Jésus de Nazareth est actuellement assez bien connu (1). Ses paroles et ses gestes ne se situent pas dans la continuité de l’ordre établi et ne montrent aucune volonté de le cultiver ni de le renforcer. Le pouvoir dominant était celui de l’Empire romain, soutenu en Palestine par la classe dirigeante, les familles du haut clergé et les grands propriétaires terriens. Par rapport à la société traditionnelle juive, les paroles et le comportement de Jésus étaient choquants, provoquants, révolutionnaires.Il était toujours entouré de ses disciples, de paysans ignorants et de femmes. Jamais un rabbi juif n’aurait eu un « disciple » femme. D’ailleurs, ces femmes disciples, pour la plupart, n’étaient pas des « meilleures familles », Il n’est qu’à voir la scène où une prostituée baigne les pieds de Jésus de ses larmes (Lc 7, 36-50). Ailleurs, Jésus déclare : « Les collecteurs d’impôts et les prostituées vous précéderont dans le Royaume des cieux. » (Mt 21, 28-32.)Ce comportement dans les « relations » de Jésus va bien au-delà. Les malades au premier rang desquels les lépreux, étaient considérés comme impurs et à éviter car leur impureté les éloignait de Dieu. Or Jésus ne fuyait pas les malades, ni même les lépreux. Ce qui provoquait la stupeur, voire la réprobation de la société. Quant à sa posture vis-à-vis du sabbat, cette institution clé du judaïsme, elle n’était pas davantage conforme aux conceptions et comportements de l’époque.Même si les Évangiles ne déploient aucun discours à propos du pouvoir romain, il est clair que face aux prétentions totalitaires de Rome sur l’économie, la religion et la société en général, la scène de l’impôt (la pièce à l’effigie de César) sape définitivement toute volonté hégémonique de n’importe quelle puissance (Mc 12,13-17; Mt 22,15-22; Lc 20, 20-26).Un cul-terreux subversifÀ l’égard des pauvres, les mentalités juive et romaine diffèrent profondément. Pour un Romain, mettre en première ligne les pauvres et les rejetés de la société était une provocation insultante et méprisable. La figure de Jésus dans le monde romain ne pouvait être vue autrement que comme insupportable, révolutionnaire. Mais Jésus est aussi subversif face aux puissances religieuses de l’époque. La scène de l’expulsion des marchands du Temple en est l’illustration. Les trois synoptiques (Mt, Mc, Lc) la situent dans les derniers jours de son séjour à Jérusalem, avant sa mort. Le Temple était l’un des deux piliers essentiels de la religion juive. Il était contrôlé par les prêtres et plus particulièrement par le haut clergé. Il ne faut pas oublier qu’à l’époque le Temple était la plus grande banque du pays et la seule institution locale autorisée par l’Empire romain à frapper monnaie, signe évident de pouvoir. Comme les juifs venaient à Jérusalem pour les fêtes et devaient payer, une fois par an, l’« impôt du Temple », les changeurs de monnaie avaient la vie belle. Le Temple, avec les changeurs et les vendeurs des bêtes pour les sacrifices, était sans aucun doute, le plus grand centre commercial du pays. Et voici qu’un cul-terreux insignifiant menace tout ce business, ne serait-ce qu’un tout petit peu, par son geste. Insupportable ! La cause immédiate, le motif déclencheur de l’arrestation et de la mort de Jésus fut l’expulsion des marchands du Temple. D’autant plus que ses autres paroles et gestes avaient mis en évidence la relativité du culte par rapport à la fraternité et à la justice. Ce que le texte de Matthieu (5, 23-24) résume de manière lapidaire : « Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande, là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande. » Sa condamnation à mort met en scène la manière dont il a été perçu et correspond à la réalité historique : Jésus a été exécuté comme un brigand. Dénoncé par les autorités juives, exécuté par les Romains. Tous les pouvoirs unis contre ce bouseux qui mettait en péril le statu quo, l’ordre établi. La tâche des premiers chrétiens fut rude. Comment présenter comme un sauveur, un héros celui qui vient d’être exécuté sur la croix comme vulgaire agitateur, ennemi menaçant l’ordre ? Comment le présenter comme celui qui donne sens à la vie de tous ?Paul, gardien de l’ordre ?« Que chacun soit soumis aux autorités supérieures, car il n’y a d’autorité qu’en dépendance de Dieu, et celles qui existent sont établies sous la dépendance de Dieu. » (Rm 13, 1.) Ces mots souvent cités signifient-ils l’acceptation sans conditions de l’ordre établi ? Pas si clair. Certes Paul n’a pas traversé terres et mers pour prêcher la révolution politique contre l’Empire romain. Mais ce qu’il a annoncé, la foi dans le crucifié / ressuscité, portait les germes de sa désagrégation et de sa destruction. Ce pouvoir totalitaire était très fortement structuré : l’argent, la gloire et l’« éclat » déterminaient le rôle, l’importance, l’identité de chacun dans la société. L’« éclat » ? La richesse visible dans les vêtements luxueux et la bonne odeur à la sortie des bains. Ce que Paul préconise et prêche est aux antipodes des « valeurs » de l’Empire romain. L’odeur, le parfum des Romains n’avait rien à voir avec « la bonne odeur du Christ » (2 Corinthiens 2, 15), un brigand crucifié. C’était plutôt « le scandale de la croix ». Pouvait-il y avoir quelque chose de plus subversif dans le monde romain que l’annonce du salut venant par la foi dans un crucifié ? Il est bien connu que l’axe essentiel de la prédication de Paul était la Croix. C’était une telle énormité, une telle absurdité pour un Romain lambda que les porteurs d’une telle annonce ne pouvaient être considérés, au mieux, que comme des fous. « Il n’y a plus de juif et de Grec, esclave et homme libre, homme et femme. » (Ga 3, 28.) Ce qui pouvait rester comme proclamation théorique prenait corps dans l’action propre et essentielle des communautés chrétiennes : la célébration du Repas du Seigneur. Dans l’Empire romain on ne mangeait pas n’importe comment et surtout pas avec n’importe qui. Les repas de quartier, des confréries, des métiers étaient strictement codifiés. Mais le Repas du Seigneur cassait radicalement la structure même de la société romaine manifestée et vécue dans les repas. Certes, Paul n’était pas un tribun de meeting électoral prêchant la révolution. Mais avec sa foi, sa parole et sa vie, il sapait les fondements même de l’Empire. Rien que cela. Il faut revenir à l’Écriture, elle est d’une actualité brûlante !Jesus Asurmendi, Bibliste1. Voir José Antonio Pagola, Jésus. Approche historique, Cerf, Paris, 2012.Illustration : Le Christ chassant les marchands du Temple, Garofalo (Benvenuto Tisi), v. 1540-1550. National Galleries of Scotland
Les autorités LégitimesLe texte de Romains 13 si souvent cité pour exhorter au respect des autorités (civiles, temporelles ou politiques) a été sciemment détourné de son sens. Paul ne dit pas qu’une autorité quelle qu’elle soit peut se réclamer de Dieu (et donc exiger obéissance absolue), mais qu’il n’est d’autorités que celles qui viennent de Dieu et sont sous sa dépendance. Et une autorité qui ne répondrait pas à la volonté et au dessein de Dieu (qui est de salut et d’accueil pour tous) ne mériterait pas le nom d’autorité, et n’aurait donc aucun titre à être obéie. C’est à la conscience de chacun de discerner !


http://temoignagechretien.fr/articles/jesus-premier-chretien-de-gauche

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Éditorial : Résister à la tentation !,fn,racisme,extreme droite,

6 Mars 2017 , Rédigé par hugo Publié dans #politiques, #FN, #extreme droite

Éditorial : Résister à la tentation !2 Mars 2017Editorial, élections présidentielles

2017ACTUALITÉle_pen.jpgNul n’en doute un instant ; cette élection présidentielle ne ressemble à aucune autre. Évidemment, il y a le feuilleton Fillon, la mise en lumière d’un singulier appétit du gain de la part de celui qui se faisait passer pour un vertueux notable provincial aux moeurs austères, et qu’on découvre être un sinistre Harpagon plus préoccupé de sauver la toiture de son château que les finances de la France. Les électeurs et électrices apprécieront. Ils et elles jugeront aussi cette droite qui refuse de remplacer son champion déshonoré au motif qu’il serait pour elle la seule chance de gagner. Tragédie pour la démocratie qu’un parti devant choisir entre l’honneur et la victoire, et qui ne choisit pas l’honneur.À gauche, ce serait plutôt l’inverse ; il semble qu’on soit en train de préférer l’échec au compromis. Là non plus, la démocratie n’y trouve guère son compte. Quel marasme pour les grands partis réputés structurer la vie politique. Ils sont pourtant cités dès les premières lignes de la Constitution de la Ve République : Titre premier – De la souveraineté, article 4 : « Les partis et groupements politiques concourent à l’expression du suffrage. »Le corps électoral n’est ni une masse, ni une statistique. Un scrutin n’est pas un processus mathématique qui additionne les voix comme on compte les moutons. Le peuple que vise la démocratie est organisé. Certes, un homme ou une femme égale une voix, mais cette voix s’insère dans le processus de constitution d’une opinion qui va se retrouver, suivant le suffrage, dans une majorité ou une opposition. Les partis, avec leurs leaders, leurs combats, leurs engagements, forgent ces opinions, ils les incarnent, les font vivre, parfois les laissent mourir. Ils font du corps électoral un grand organisme vivant… ou plutôt ils devraient.Il est clair que les grands partis sont à bout de souffle et à bout d’idées. En soi, ce ne devrait pas être un drame. C’est l’histoire ordinaire des choses de ce monde de passer. Problème: il y a aujourd’hui une potentielle catastrophe en cours, celle d’une démocratie pervertie qui se corrompt en populisme ; Marine Le Pen voit un boulevard s’ouvrir devant elle. Instruit par l’élection de Trump et le Brexit, personne, aujourd’hui, ne peut raisonnablement penser que « ça ne peut pas arriver ».Que faut-il faire ? On peut dire qu’on n’est pas responsable du délitement des partis de gouvernement, mais de là à se laver les mains de ce qui peut arriver, il y a un très grand pas. La tentation existe de laisser les choses se faire, voire d’espérer secrètement que le pire arrive, pour que la table soit renversée, « pour qu’au moins ça change ». Que chacun interroge sa conscience ; l’histoire nous enseigne qu’il est des risques qu’il vaut mieux ne pas prendre. Comme nous l’avons déjà écrit, quelles que soient nos irritations, et même nos colères, les 23 avril et 7 mai prochains, il faudra voter. Préparons-nous à l’idée qu’il faudra le faire avec toute notre raison, et sans doute à contrecoeur.Photo : © Martin Bureau/AFP

 
http://temoignagechretien.fr/articles/editorial-resister-la-tentation

NOUS SOMMES  TOUS DES ENFANTS D IMMIGRES 

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