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HISTOIRE DE FRANCE,HISTOIRE,POLITIQUE ET PROTESTANTISME

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Jeux Paralympiques : comment les médias marquent des points ,femmes, sport ,

30 Août 2021 , Rédigé par hugo Publié dans #feminisme, #femmes, #sport

Jeux Paralympiques : comment les médias marquent des points
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L'athlète belge Joyce Lefevre lors des Jeux Paralympiques de 2016. © Belga

Tiphaine Counali
 Publié le jeudi 26 août 2021 à 11h40
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Mardi 24 août 2021, les Jeux paralympiques d'été ont démarré à Tokyo. Des sportifs et sportives en situation de handicap physique, visuel ou mental du monde entier vont s’affronter pendant deux semaines. Les athlètes sont dans les startings blocks, mais les médias, eux, le sont-ils ?


"Je crois que j’en ai marre […] car se congratuler, se dire qu’on fait du bon travail, alors pas un seul journaliste français […] n’était présent aux derniers championnats du monde de paraathlétique (sport n°1 paralympique) à Dubaï, en dit long sur nos intentions". L’année dernière, Arnaud Assoumani, un champion paralympique français s’est insurgé contre le journal sportif l’Equipe et le manque de visibilité des Jeux paralympiques. Alors que les conséquences du report des Jeux olympiques avaient été analysées dans tous les médias français, celles des Jeux paralympiques ont été reprises dans peu d’articles. La couverture médiatique des Jeux paralympiques est historiquement moins importante que celle des Jeux olympiques. Mais pourquoi une telle différence de médiatisation ?


Géraldine Letz est chercheuse en sciences de l'information et de la communication à l’université de Lorraine. Elle est spécialisée sur la question du sport et du handicap. Selon l’universitaire, la visibilité réduite des Jeux paralympiques s’explique en partie par leur émergence tardive.

La première session s’est, en effet, tenue à Rome en 1960. Un suivi médiatique s’est ensuite progressivement mis en place, mais de manière sporadique. C’est à partir des années 2010 que les médias commencent à porter un réel intérêt aux Jeux paralympiques. Davantage de moyens sont mis en œuvre pour relayer l’actualité des Jeux.

►►► Retrouvez en cliquant ici tous les articles des Grenades, le média de la RTBF qui dégoupille l’actualité d’un point de vue féministe

Deuxième frein à la visibilité médiatique de l’événement : l’aspect économique, explique Géraldine Letz. Les Jeux olympiques et paralympique s’inscrivent dans une logique de sport spectacle, par conséquent, les médias investissent de l’argent et attendent qu’il y ait un retour sur investissement. Les industries médiatiques craignent un désintérêt du public, du fait du manque de connaissance sur certaines disciplines ou du manque de connaissance sur le handicap. Pour la chercheuse, la problématique centrale des médias est : "Comment mettre en avant des corps qui ne répondent pas aux moules normatifs de la société ?". L’enjeu est de permettre une visibilité "accessible et compréhensible par tous".

Trouver l’angle juste 
Autre enjeu médiatique : mettre en scène et filmer les personnes en situation de handicap sans tomber dans le pathos. "Lorsqu’on voit des reportages à la télévision, ça peut vite aller dans le pathos si le handicap fait suite à un accident", détaille l’universitaire. Pour les Jeux de Londres en 2012, le Royaume-Uni a décidé de filer la métaphore du super-héros. Avec la chaîne publique Channel 4, le pays a organisé une campagne de publicité massive sur la thématique “Meet the Superhumans”.

En 2016, le modèle est repris pour les Jeux de Rio en ajoutant une ouverture sur la vie quotidienne. Pour la chercheuse, l’objectif est de montrer "que l’approche capacitaire n’est pas seulement dans le stade, mais que l'athlète est une personne comme une autre".


Le fait de montrer les athlètes et de les identifier avec cette étiquette de héros permet de créer un modèle compréhensible par tous. "On connait tous un super-héros ou une super-héroïne et on sait ce que ça cache derrière, sur les blessures et la vie stigmatisée". Mais la métaphore est ambigüe : elle permet certes une identification du public aux athlètes, cependant cela réduit les sportifs en situation de handicaps à ce statut. "Les athlètes avec qui j’ai discuté ne se considèrent pas comme des super-héros. Ils veulent être considérés comme des athlètes à part entière. Comme les athlètes valides, ils s’entraînent dur, sans forcément avoir les mêmes moyens derrière". 

Guillaume Gobert, le porte-parole du Belgian paralympic commitee (BPC) pointe également du doigt une couverture parfois inégalitaire des sportifs. "On voit que si l’athlète n’est pas connu, beaucoup dépend de son histoire : d’où il a eu son handicap etc. Si l’histoire n’est pas très spectaculaire, il est vite moins intéressant".

Le communicant se souvient de Marieke Vervoort. "L’athlète avait une histoire particulière, et donc des performances qui n'étaient peut-être pas importantes pour elle étaient médiatisées comme si elle avait gagné le championnat du monde". Le BPC prépare et envoie les athlètes aux Jeux paralympiques, aux compétitions internationales et aux championnats du monde. L’organisation s’est aussi fixée comme objectif de visibiliser le handisport en Belgique, afin que "toute personne en situation de handicap puisse pratiquer un sport à son niveau et inspirer autour de lui ou elle".

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Une visibilité accrue
En 2012, alors que les Jeux olympiques sont largement diffusés, les Jeux paralympiques fin août attirent moins les caméras. De nombreuses contestations éclatent et dénoncent le manque de couverture médiatique. "La cérémonie d’ouverture et de clôture ainsi qu’un match de cécifoot avaient été les seules diffusions sur France Télévision", précise Géraldine Letz. Pour les Jeux suivants à Rio, il y a un effort médiatique. Plusieurs centaines d’heures des Jeux sont diffusées sur la chaîne publique française.

On n’est plus pris comme des handisportifs, on est pris pour des sportifs

En Belgique, les Jeux ont commencé à être suivis à partir des Jeux de Londres, retrace Guillaume Gobert. Aujourd’hui, il remarque une vraie évolution dans la couverture des Jeux. Les moyens mis en place augmentent : on envoie davantage de journalistes. "On voit une très grande différence entre Londres [...] et Tokyo. La dernière update, c’est qu’on aura huit équipes de télévision à Tokyo".

Les dispositifs mis en place par les médias aussi ont évolué. " La RTBF va faire des directs chaque jour, pendant plusieurs heures. La VRT prépare plusieurs directs en télévision et en ligne. [...] Ils font beaucoup plus qu’avant". Le porte-parole remarque également une meilleure médiatisation du handisport en dehors des périodes de Jeux. Bien qu’en télévision, cela soit encore rare, de plus en plus de directs en ligne diffusent des compétitions de handisport.

Joachim Gérard, est classé troisième au ranking mondial de tennis en chaise. En août, il participera aux Jeux paralympiques pour la quatrième fois. Avoir de la visibilité médiatique est primordial pour l’athlète. "C’est un cercle vertueux. Ça me permet d’avoir des sponsors, les sponsors permettent d’avoir de l’argent, l’argent permet d’avoir des résultats et les résultats permettent d’avoir de la médiatisation".

Comment mettre en avant des corps qui ne répondent pas aux moules normatifs de la société ?

Mais ce même cercle peut devenir vicieux : sans médiatisation, il y a un accès plus difficile aux sponsors. Il a observé l’évolution de sa couverture médiatique et celle du handisport. "On n’est plus pris comme des handisportifs, on est pris pour des sportifs. On voit le changement dans les médias mais aussi dans le regard des spectateurs". Satisfait de sa médiatisation, il déplore tout de même un manque d’intérêt pour le handisport plus largement. "Je pense que la couverture médiatique pourrait être beaucoup plus répandue à d’autres athlètes qui ont d’aussi bons ou de meilleurs résultats que moi. Sur ce point, je suis déçu. La médiatisation s’arrête à un ou deux sportifs, alors que tous le mériteraient". 

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Joachim Gérard, joueur de tennis en chaise, participe à ses 4èmes Jeux Paralympiques à Tokyo © Tous droits réservés
Et les femmes ?
Une étude de l’UNESCO en 2018 révèle qu’en sport, les femmes ne reçoivent que 4% de la couverture médiatique. Les Jeux olympiques est l’un des rares moments où les sportives valides font la une. Mais quelle une !

Le rapport montre également que leur médiatisation est stéréotypée et sexiste. Les articles se focalisent sur leur apparence et leur vie privée. Ils valorisent le physique des sportives au détriment de leurs performances. Cette couverture complique l’héroïsation de ces athlètes. Les termes les plus souvent associés aux sportives valides dans les médias sont "âgée", "enceinte" ou "mariée", selon une étude de Cambridge de 2016 sur les médias anglophones. Quant aux hommes, ce sont les termes "fort", "grand" ou "rapide".

On joue encore un peu sur les clichés attachés au corps féminin. On joue sur l’érotisation du corps féminin, sur la féminité. L’image de la mère aussi. Les articles et les photos vont s’attacher à ça

Les para-athlètes féminine cumulent les problématiques médiatiques liés à leur statut de femme, ainsi que ceux liés à leur statut d’athlète en situation de handicap. A l’instar des athlètes paralympiques hommes, ces sportives sont sujettes à une visibilité médiatique moindre ; et comme les athlètes valides femmes, elles rencontrent une couverture médiatique centrée sur leur vie quotidienne et leur physique.

Pour Géraldine Letz, "on joue encore un peu sur les clichés attachés au corps féminin. On joue sur l’érotisation du corps féminin, sur la féminité. L’image de la mère aussi. Les articles et les photos vont s’attacher à ça. Pour beaucoup d’athlètes avec prothèse, on est dans la mise avant de la féminité. Dans les photos, la prothèse est soit façonnée de façon artistique ou soit gommé par la mise en scène".

La chercheuse a étudié le cas de Marie-Amélie Lefur, para-athlète et aujourd’hui présidente du Comité paralympique et sportif français. Elle explique que la sportive "avait un tatouage papillon sur le ventre et de nombreuses photos étaient centrées sur ça". Mais l’universitaire convient que l’érotisation de l’athlète est moins présente depuis les Jeux de Tokyo.

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© Tous droits réservés
Catherine Vanden Perre est productrice dans la section sport de la RTBF. Elle explique qu’en termes de couverture médiatique, effectivement le média "est un peu en déficit de diversité. On couvre cérémonie d’ouverture, de clôture et des directs, mais il faut avouer qu’il y a peu de femmes dans les élites paralympiques. Celle qui a le plus de chance de médaille, c’est Michèle George et elle évidemment on va couvrir". Deux directs sont prévus pour la cavalière handisport.

Au total, 32 athlètes belges prendront part à ses Jeux paralympiques 2020 durant une semaine et demie. Et la première médaille a été décrochée pour la Belgique ce jeudi  : dans le contre-la-montre (1000 mètres) en tandem pour les malvoyantes, Griet Hoet et sa pilote Anneleen Monsieur décroche le bronze en cyclisme sur piste.

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Une logique d’entraide 
Une meilleure visibilité du handisport est primordiale parce que le sport est "vecteur d’intégration", conclut Géraldine Letz. Cela permet de faire une place dans la société à des personnes stigmatisées ou mises à part. 

Le BPC voit les Jeux paralympiques comme une vitrine. C’est l’occasion pour les athlètes de changer la perception des personnes en situations de handicap. L’objectif n’est pas de faire rivaliser Jeux olympiques et paralympiques. Géraldine Letz affirme que l’idée est "de jouir du statut des Jeux olympiques, pour avoir la même dynamique aux jeux paralympiques". On remarque en Belgique que les sports populaires chez les valides pendant les Jeux olympiques, comme l’athlétisme ou le cyclisme, sont des sports de plus en plus suivis au niveau paralympique. 

Le porte-parole du BPC va plus loin. "Les sports valides aident à développer le sport pour tous et le sport paralympique de haut niveau. […] L’inclusion est devenue importante au niveau du sport valide. Dans la politique et dans les structures, il y a de plus en plus une intégration du handisport. Par conséquent, il y a de plus en plus de possibilités pour les personnes en situation de handicap de trouver un sport qu’elles aiment, près de chez eux".

Jeux paralympiques : un autre regard !

Jeux paralympiques : revivez les meilleurs moments de la 1ère journée


Cet article a été écrit dans le cadre d'un stage au sein des Grenades-RTBF.

Si vous souhaitez contacter l’équipe des Grenades, vous pouvez envoyer un mail à lesgrenades@rtbf.be

Les Grenades-RTBF est un projet soutenu par la Fédération Wallonie-Bruxelles qui propose des contenus d’actualité sous un prisme genre et féministe. Le projet a pour ambition de donner plus de voix aux femmes, sous-représentées dans les médias.


https://www.rtbf.be/info/dossier/les-grenades/detail_jeux-paralympiques-comment-les-medias-marquent-des-points?id=10830075

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UNE FEMME À LA TÊTE DE LA PRINCIPALE EGLISE PROTESTANTE DE FRANCE,femmes,protestant,

28 Mai 2017 , Rédigé par hugo Publié dans #protestants, #religion, #femmes

Une femme à la tête de la principale Eglise protestante de FranceCapture d'écran France 3
UNE FEMME À LA TÊTE DE LA PRINCIPALE EGLISE PROTESTANTE DE FRANCE

Par Avec AFP, 27 mai 2017 | 4h44
Emmanuelle Seyboldt a été nommée à la tête de la principale église protestante de France. Une vraie révolution copernicienne. 
Cinq cents ans après la Réforme de Luther, elle est la première femme portée à la tête des luthériens et réformés français : Emmanuelle Seyboldt a été désignée, à 46 ans, présidente du conseil national de l'Eglise protestante unie de France (EPUdF), lors d'un synode à Lille. Jusqu'alors, seule l'Eglise réformée d'Alsace et de Lorraine avait été dirigée par une femme, Thérèse Klipffel (1920-2006), de 1982 à 1988.
 
«Je n'étais pas candidate, j'ai été très surprise quand j'ai été appelée à cette fonction» de présidente, confie Emmanuelle Seyboldt, pasteur à Besançon depuis 2013 pour l'EPUdF, la principale Eglise protestante française, qui revendique 250.000 fidèles engagés dans ses rangs.
 
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Emmanuelle Seyboldt @EPUdF conférence de presse "les débats sont importants en Eglise mais il faut rester frères et sœurs" @FPFoecumenisme
10:50 - 27 May 2017
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Divorcée et remariée

 
«J'y vois une cohérence de notre Eglise : depuis 1965, elle accueille des femmes pasteurs. Que plus de 50 ans après des femmes soient appelées à ce type de responsabilités, c'est la logique», juge-t-elle, abordant ses nouvelles fonctions «avec modestie et confiance», dans une «continuité» avec son prédécesseur, Laurent Schlumberger.
 
Divorcée et remariée à un pasteur d'origine allemande, cette brune à l'allure sobre assume une famille recomposée avec sept enfants, donc cinq vivent encore sous son toit. En phase avec un «protestantisme qui n'a pas peur de ce que l'époque produit», dit-elle sans en faire un étendard.
 
Née le 18 août 1970 à Lunel (Hérault), fief du protestantisme cévenol, d'une mère «communiste militante» et d'un père très engagé dans l'Eglise réformée (calviniste), Emmanuelle Carrière-Seyboldt a grandi à Saint-Etienne, avant de suivre les enseignements de l'Institut protestant de théologie à Paris et Montpellier.
 
Libérale évangélique

 
Reconnue comme pasteur en 1994, elle l'a été en Ardèche et dans l'Indre, assumant aussi des missions dans l'aumônerie hospitalière, à Poitiers, dans la presse protestante et le service de catéchèse de l'Eglise réformée de France. Avant d'être appelée aux plus hautes fonctions nationales, elle a eu des responsabilités régionales au sein de son Eglise dans l'Est.
 
Au sein d'une communion luthéro-réformée qui affiche une grande pluralité de tendances, des libéraux jusqu'aux «calvinistes orthodoxes» et aux charismatiques, Emmanuelle Seyboldt affiche une sensibilité doctrinale volontiers consensuelle. «J'aime bien me qualifier de libérale évangélique, ou d'évangélique libérale», sourit-elle, en ajoutant: «On a besoin de toutes les voix de l'Eglise».
 
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La pasteur Emmanuelle Seyboldt répond aux questions des journalistes lors de sa première conférence de presse.
10:55 - 27 May 2017
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Marquée par la lecture de l'Américain Paul Tillich, apôtre du dialogue avec la culture, la philosophie et les religions non chrétiennes, la nouvelle présidente de l'EPUdF cite aussi, parmi ses influences théologiques, Lytta Basset et Marion Muller-Colard, et leur «manière de dire leur foi près du concret, de la vie». «Comme femme, mère, peut-être est-on amenée à développer davantage une théologie «les mains dans le cambouis». Je ne suis pas une théologienne hors sol, universitaire, ce n'est pas ma façon de réfléchir», explique-t-elle.
 
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Organiste au temple dès sa plus tendre jeunesse, elle a appris le piano, le chant, la direction de choeur et l'alto, dans une grande proximité avec la musique, notamment celle du luthérien Jean-Sébastien Bach. Comme ses trois frères et soeurs, tous devenus musiciens professionnels.
laparisienne.com
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La pasteure Emmanuelle Seyboldt élue à la tête de l’Église protestante unie,femmes, protestant,

28 Mai 2017 , Rédigé par hugo Publié dans #protestants, #femmes

ACCUEIL / La pasteure Emmanuelle Seyboldt élue à la tête de l’Église protestante unie
 © Corinne Simon / Ciric LA PASTEURE EMMANUELLE SEYBOLDT  -  © CORINNE SIMON / CIRIC
La pasteure Emmanuelle Seyboldt élue à la tête de l’Église protestante unie
 27 MAI 2017  Marie Lefebvre-Billiez 1
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Vendredi 26 mai 2017, l’EPUdF s’est dotée d’une nouvelle présidente en la personne de la pasteure Emmanuelle Seyboldt. Elle prend la succession de Laurent Schlumberger.

Emmanuelle Seyboldt est une femme très discrète. C’est simple, depuis le début du synode de l’Eglise protestante unie de France, réuni ce week-end à Lille, elle écoute attentivement, se plonge avec concentration dans les dossiers des débats, sourit quand les modérateurs plaisantent pour détendre l’atmosphère et faire oublier la chaleur étouffante, puis retourne immédiatement à son travail silencieux. Elle semble à la fois impressionnée, grave et pleinement au rendez-vous qui lui est fixé. Vendredi 26 mai, tard dans la soirée, elle a été élue présidente du conseil national de l’EPUdf. C’est la première fois qu’une femme occupe ce poste tant au sein de la jeune EPUdF, créée en 2012, que dans l’ancienne ERF (Eglise réformée de France) ou Eglise luthérienne évangélique de France.

Emmanuelle Seyboldt est pasteure depuis 1994. Issue de la paroisse réformée de Saint-Etienne, elle a fait ses études de théologie à l’Institut de protestant de théologie à Paris puis à Montpellier avant d’être nommée en paroisse en Ardèche puis à Châtellerault. Elle a été aumônier d’hôpital à Poitiers, puis chargée de mission pour la catéchèse au niveau national de 2007 à 2012. En 2013, elle retourne en paroisse à Besançon et assure la présidence de la région Est de l’ERF. Quand est créée la région unique luthéro-réformée en 2014, elle en devient la vice-présidente.Dans sa vie privée, la musique, et surtout Jean Sébastien Bach, sont ses compagnons préférés, autant que Paul Tillich ou Marion Muller-Collard. Les enfants occupent aussi une place importante dans sa vie : elle est mère de quatre enfants ; son mari Andreas, d’origine allemande, étant lui-même père de trois enfants.

Baptême du feu médiatique

En tant que nouvelle présidente de l’EPUdF, la tâche qui l’attend est immense, tant en interne qu’en externe. Le synode national, qui terminera ses travaux dimanche midi, doit adopter une nouvelle déclaration de foi, après un processus synodal intense. Quelle réception sera réservée à ce texte dans les paroisses ? Les synodaux s’inquiètent aussi de plus en plus ouvertement du manque de renouvellement des générations chez les pasteurs, les départs à la retraite n’étant pas compensés par les nouvelles arrivées. Et ce ne sont là que deux des nombreux enjeux qui attendent cette femme dont le sérieux n’est pas à démontrer, et qui semble habitée par la conviction que plus l’écoute est profonde, plus la parole, même rare, sera féconde.

Elle a vécu son baptême du feu médiatique samedi matin en plein débat sur les finances de l’Eglise unie. Se présentant aux journalistes avec enthousiasme et une joie évidente, qui dénotait par rapport à son relatif effacement de la veille, elle affirme aborder son ministère de présidente avec « humilité et confiance en ceux qui l’ont appelée à cette charge ». Elle veut « enraciner (son action, ndlr) dans la dynamique et l’impulsion données à notre Eglise ces dernières années », c’est-à-dire, « se saisir du geste de Luther pour assumer notre parole au seuil de notre Eglise ».

Interrogée sur les débats houleux qui ont secoué l’Eglise unie ces deux dernières années, elle explique : « Les débats sont importants, il faut les assumer sans les mettre au placard.  Oui, on peut s’engueuler franchement et rester frères et soeurs ».  Alors que son micro-cravate s’emmêle avec son pendentif en forme de colombe, elle sourit : « Le rôle de président est de dénouer les noeuds tout en douceur ».

Marie Lefebvre-Billiez

Envoyée spéciale à Lille

 
Mots clés Emmanuelle SeyboldtÉPUdFpasteureSynode

https://www.reforme.net/religions/pasteure-emmanuelle-seyboldt-elue-a-tete-de-leglise-protestante-unie/

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Égalité hommes/femmes: heurts près du mur des Lamentations,femmes,religions,

4 Novembre 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #femmes, #religion

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Israelreligionjudaïsmefemmesmanifestation
Égalité hommes/femmes: heurts près du mur des Lamentations
Des dizaines de manifestants réclamant les mêmes droits de prière pour les femmes que les hommes au mur des Lamentations à Jérusalem se sont rassemblés mercredi 2 novembre 2016
Des dizaines de manifestants réclamant les mêmes droits de prière pour les femmes que les hommes au mur des Lamentations à Jérusalem se sont rassemblés mercredi 2 novembre 2016
afp.com - MENAHEM KAHANA
02 NOV 2016
 Mise à jour 03.11.2016 à 08:10 AFP 
© 2016 AFP
dansAccueilMondeFemmes, le poids des religions
Des dizaines de manifestants réclamant les mêmes droits de prière pour les femmes que les hommes au mur des Lamentations à Jérusalem se sont empoignés mercredi avec des juifs orthodoxes ayant essayé de leur barrer l'accès du site, a constaté un photographe de l'AFP.

Le mouvement "Les Femmes du mur" se bat depuis des années pour obtenir le droit, actuellement réservé aux hommes, de prier et de lire la Torah collectivement et à voix haute devant le mur des Lamentations et de porter le châle de prière.

Il est soutenu par les mouvements juifs libéraux qui accordent une place égale aux femmes et aux hommes dans les rituels.

Aujourd'hui, les femmes prient individuellement dans un espace qui leur est dédié devant le mur, site le plus sacré où les juifs peuvent prier.

Des dizaines d'entre elles, soutenues par autant de rabbins et de membres de communautés juives non-orthodoxes étrangères, ont marché en direction du mur en portant, dans un geste de défiance, plusieurs rouleaux de la Torah.

Les 200 manifestants se sont heurtés à un groupe d'hommes orthodoxes qui les ont invectivés. Ils ont essayé d'empêcher les femmes d'entrer dans leur espace de prière avec les rouleaux dont ils ont tenté de s'emparer, provoquant une bousculade.

"Deux femmes sont tombées par terre, moi-même j'ai perdu des lunettes" dans la confusion, a raconté l'une des "femmes du mur", Sylvie Rozenbaum.

Pour les orthodoxes, seuls les hommes peuvent porter ces rouleaux qui contiennent une copie manuscrite de l'enseignement divin transmis par Moïse.

Les femmes ont finalement réussi à entrer dans la section avec les rouleaux.

"Tout ce que nous demandons, c'est que les ultra-orthodoxes n'exercent plus un monopole sur le judaïsme et que le gouvernement reconnaisse qu'il n'y a pas qu'une seule manière d'être juif en Israël et à l'étranger", a dit Sylvie Rozenbaum.

Le rabbin du mur, Shmuel Rabinowitz, a dénoncé une "provocation" de la part des "Femmes du mur": Elles ont "blessé la sensibilité de milliers de fidèles, hommes et femmes", et "profané la Torah en la faisant passer de mains en mains comme un vulgaire objet".

"Les Femmes du mur" disent avoir organisé un acte de "désobéissance civile".

Après des années de querelle, le gouvernement avait décidé en janvier 2016 de créer un espace mixte de prière, au sud du mur des Lamentations, dans le prolongement des sections hommes et femmes.

Mais cet espace attend toujours de voir officiellement le jour, à cause de l'opposition des partis ultra-orthodoxes, partenaires de la coalition gouvernementale de Benjamin Netanyahu.

Le bureau du Premier ministre a critiqué la manifestation de mercredi.

"Les violations du statu quo commises ce matin au mur des Lamentations sapent les efforts que nous menons actuellement pour parvenir à un compromis", a-t-il dit dans un communiqué.

Israelreligionjudaïsmefemmesmanifestation
AFP
© 2016 AFP
Mise à jour 03.11.2016 à 08:10
SUR LE MÊME THÈME

http://information.tv5monde.com/terriennes/egalite-hommesfemmes-heurts-pres-du-mur-des-lamentations-136969

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L'actualité du couple et de la famille,couples,amours,parite,egalite,

4 Novembre 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #couples, #amours, #femmes, #parites, #egalite,

L'actualité du couple et de la famille
L'actualité du couple et de la famille
 
20.10.16 - Le Q.I., c’est maman!
D’après plusieurs études universitaires réunies sur le site Psychology Spot, l’intelligence des enfants serait héritée de la mère. Entre 40% à 60% des facultés cognitives sont héréditaires, détaille l’auteur de l’article. 
En majorité, ces capacités cérébrales sont transmises par la mère, car «les gènes porteurs de l’intelligence se retrouvent dans les chromosomes X», qu’on retrouve en double chez les femmes. 
Les chercheurs n’ont par ailleurs pas trouvé de gène paternel dans le cortex cérébral qui abrite, entre autres, des fonctions cognitives comme l’intelligence, la pensée, le langage. Toujours selon cet article, le père transmettrait davantage des gènes déterminant les émotions. D’après une étude réalisée sur plus de 12 000 jeunes entre 14 et 22 ans, la différence entre le QI des mères et de leurs enfants variait effectivement de seulement 15 points en moyenne.
Enfin, il est aussi fait état que le lien émotionnel entre la mère et son enfant est fondamental dans le développement des capacités cognitives. L’environnement a, en effet, un rôle central à jouer dans le développement des enfants.

 

Manque de valeurs
Une étude Kantar Sofres indique que deux tiers des Français estiment qu’il est aujourd’hui plus difficile de s’occuper de sa famille qu’il y a trente ans. Les sondés évoquent l’augmentation du chômage et la précarité (56%). Mais près de la moitié des Français (46%) accusent la perte des valeurs traditionnelles, ainsi que par la montée de l’individualisme. 

Sexe heureux et partage des tâches 
Les conjoints qui partagent les responsabilités liées à l’éducation ont une vie sexuelle plus épanouie. C’est le constat de l’étude publiée dans la revue de l’American Sociological Association. L’étude a permis de distinguer trois groupes: celui où plus de 60% des tâches éducatives reposent sur les épaules maternelles, celui où ces tâches relèvent principalement du père et celui où les responsabilités sont bien réparties entre les parents. Puis les scientifiques ont analysé la fréquence des relations sexuelles, le taux de satisfaction et l’existence de conflits dans le couple. Les plus bas niveaux de satisfaction sexuelle concernent le groupe où les femmes sont responsables de le majorité des tâches éducatives. En revanche, l’harmonie sexuelle est au rendez-vous lorsque les tâches éducatives sont portées par les deux parents ou majoritairement par le père. 

Une minorité d’enfants en crèche 
Moins d’un enfant sur quatre fréquente une crèche ou est placé chez une «maman de jour» en Suisse. Ces petits y passent entre dix et un peu moins de trente heures par semaines. Seuls 5% des enfants de moins de quatre ans passent plus de 40 heures par semaine à la crèche. 

«Un enfant» avec une touche pause 
Toyota Motors annonce la commercialisation de Kirobo Mini (espoir en japonais), un robot dont l’ambition est d’offrir aux femmes sans enfant les joies de la maternité. 
Haut comme trois pommes, il se balance comme un jeune enfant, est capable de marcher, de reconnaître des visages, d’enregistrer des images et il devrait atténuer les effets néfastes de la chute de natalité au Japon, selon les concepteurs. Enfin, contrairement à un vrai bébé, il dispose d’une touche pause... Commercialisation prévue en 2017.    

es Suisses font compte commun
Deux tiers des couples suisses ont un compte commun. La proportion grimpe même à 75% pour les couples mariés... contre 22% chez les concubins, selon l’Office fédéral de la statistique. Autre enseignement: la probabilité d’un compte commun augmente avec le nombre d’enfants. Il passe ainsi de 69% avec un enfant à 85% pour une famille avec trois enfants. Sur le plan européen, cette culture du compte commun est davantage latine et slave que scandinave. Dans les pays catholiques du sud et les pays de l’Est, les couples sont plus nombreux à mettre en commun leurs revenus que dans les pays du nord du continent.

Coup de frein pour l’adoption?
La réorganisation annoncée par le gouvernement de l’Agence française de l’adoption (AFA) fait craindre un coup de frein pour l’adoption. La ministre des Familles Laurence Rossignol a annoncé la fusion de l’AFA et Enfance en danger. 
Suite à l’interpellation du président Hollande et de la ministre par plusieurs associations d’adoption, l’AFA sera maintenue au sein de la nouvelle structure, afin d’éviter que cet intermédiaire accrédité dans plusieurs pays ne disparaisse et retarde encore davantage les procédures d’adoption. Fin 2015, l’AFA comptait plus de 5300 dossiers d’adoption ouverts.
L’adoption internationale connaît une chute massive en France comme ailleurs. Les adoptions sont passées de 4000 par an (2003-2006), à un peu plus de 800 en 2015. Avec comme effet collatéral, une attente toujours plus longue pour les parents adoptants.

Six familles en surpoids suivent un programme Pilote
Le programme pilote «C.O.R.P.S» de la Ligue nationale contre l’obésité permet à six familles en surpoids de la région de Montpellier de bénéficier d’un coaching suivi sur six mois. Une fois par mois, la famille reçoit la visite d’une diététicienne. Elle lui apprend à cuisiner plus léger, à lire les étiquettes des aliments et à effectuer des courses alimentaires. Établissement d’un plan de menus et des activités sportives complètent l’arsenal de mesures dispensées par ce programme.

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Religion : une femme catholique ordonnée prêtre ? Le pape François l'exclut,femmes,feminisme,

3 Novembre 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #femmes, #religion

Religion : une femme catholique ordonnée prêtre ? Le pape François l'exclut
>Société|02 novembre 2016, 0h37|4
Le pape François salue la foule en montant à bord de son avion à Malmö en Suède, le 1er novembre 2016.AFP/JONATHAN NACKSTRAND.
SociétéPape FrançoisReligionCatholiqueéglisePrêtre

Alors qu'ils étaient dans un avion qui les ramenait d'une visite en Suède, le pape François s'est confié auprès de journalistes présents avec lui dans le vol. Au menu de la conversation - notamment - s'il pensait qu'un jour des femmes seraient ordonnées prêtres dans la religion catholique. Interrogé sur ce sujet par une journaliste suédoise, il a complètement exclu cette possibilité, selon l'agence Reuters, qui rapporte l'échange. La journaliste lui faisant au passage remarquer que le "chef" de l'Église luthérienne de Suède qui les avait reçus était une femme...
Jean-Paul II a fermé la porte à cette évolution

Mais le pape a fermé la porte en citant un de ses prédécesseurs. «Le saint pape Jean-Paul II a eu le dernier mot limpide sur ce sujet et il tient, il tient», a-t-il rapporté, en excluant ainsi la possibilité que les femmes soient ordonnées prêtres dans la religion catholique. «Pour toujours ?» a demandé la reporter. «Si on lit soigneusement la déclaration de saint Jean-Paul II, cela va dans cette direction» a conclu l'homme d'Église.

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Une femme dans la Grande Guerre,femmes,livres,

18 Août 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #femmes, #histoire, #histoire de france, #livres

Accueil > Culture > Une femme dans la Grande Guerre
Une femme dans la Grande Guerre
Une femme dans la Grande Guerre


Un éclairage original et passionnant et un rare témoignage d’une femme sur la Grande Guerre, par Madeleine Blocher-Saillens.
Un contenu proposé par Éditions Ampelos


Publié le 10 novembre 2015



Quel triste dimanche ! dès le 2 Août 1914, lendemain de la déclaration de guerre, Madeleine Blocher-Saillens comprends que la période qui commence ne sera pas une joyeuse marche victorieuse mais une longue épreuve meurtrière.


Qui mieux qu’une femme, croyante et féministe engagée qui deviendra la première pasteure baptiste française dans les années 30, pouvait avoir l’intuition de la folie des hommes et la décrire dans sa progression quotidienne telle qu’elle était ressentie à l’arrière ? Madeleine Blocher-Saillens, femme de pasteur et fille du célèbre évangéliste Ruben Saillens analyse les nouvelles et l’impact de la guerre sur le quotidien des français avec l’intelligence d’une jeune femme aisée à la fibre sociale et la compassion d’une sœur de soldat et d’une mère de jeunes enfants.


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Suffragette, genèse d’une militante,femmes,feminisme,protestant,

18 Août 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #femmes, #feminisme, #politiques, #histoire, #livres

Accueil > Culture > Suffragette, genèse d’une militante
Suffragette, genèse d'une militante
Suffragette, genèse d’une militante


Emmeline Pankhurst est, d’après Time Magazine, une des plus importantes personnalités du XXe siècle.
Un contenu proposé par Éditions Ampelos


Publié le 5 novembre 2015



Dès 1905 elle organise des manifestations massives de femmes pour demander à un gouvernement anglais très réticent d’accorder le droit de vote aux femmes. Ces manifestations non-violentes n’obtiennent aucun résultat tangible et sont sauvagement réprimées par la police. Après que plusieurs centaines de militantes pacifiques aient été emprisonnées et gavées de force suite à leur grève de la faim, elle se résout à recommander des actions plus militantes en particulier des bris de vitrines.


Pionnière d’un féminisme engagé et militant, elle démontre une perspicacité politique remarquable et finira par obtenir le droit de vote pour les femmes anglais à la fin de la première guerre mondiale.


Suffragette, son autobiographie en 2 tomes (Genèse d’une militante et La Révolution des Femmes) a inspiré le film Suffragettes où son personnage est joué par Meryl Streep.


« Je préfère être une rebelle qu’une esclave » Emilienne Pankhurst.


La préfacière, Dr Anne Nègre, avocate, militante de la parité, de la place des femmes dans les prises de décisions, past dirigeante de l’Association Française des Femmes Diplômées d’Universités, AFFDU, de International Federation of University Women, depuis 2015, Experte Égalité, Conférence des OING du Conseil de l’Europe. Elle analyse l’héritage d’Emmeline Pankhurst et nous rappelle que la lutte pour l’égalité continue.


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Festival de Cannes : coup de cœur pour "Paterson", de Jim Jarmusch,reforme,couples,film,

26 Mai 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #reforme, #protestants, #femmes, #couples, #amours, #film

"PATERSON", DE JIM JARMUSCH, AVEC ADAM DRIVER ET GOLSHIFTEH FARAHANI© MARY CYBULSKI
CINÉMA/DVD 17 MAI 2016
Auteurs
Jean-Michel Zucker
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Festival de Cannes : coup de cœur pour "Paterson", de Jim Jarmusch


De grandes déceptions et quelques belles découvertes pour Jean-Michel Zucker, envoyé spécial au Festival de Cannes.


Les festivaliers arpentent fébrilement la Croisette pour essayer de combler leur boulimie d’images animées. Des satisfactions, nombreuses certes, mais aussi des frustrations, lorsqu’une longue attente de deux heures ne permet pas d’accéder à la séance convoitée.


Dans la Compétition, la journée du lundi de Pentecôte a été dominée d’assez haut par le remarquable Paterson de Jim Jarmusch. Il faut être un très grand réalisateur pour se permettre, à une époque où les médias, l’argent, le sexe, les paillettes et la musique assourdissante tiennent le haut du pavé d’écrire un film si apaisé, si tendre, si quotidien, si poétique, mais si merveilleusement authentique.


La vie comme elle passe


Inspiré et toujours décalé, Jarmusch nous offre le récit d’une semaine de la vie du couple que forment le jeune chauffeur de bus et poète Paterson et Laura, la ravissante Golshifteh Farahani, actrice de Syngué sabour d’Atiq Rahimi et de My Sweet Pepper Land d’Hiner Saleem. Il n’y a pas de scénario, mais il y a la vie comme elle passe et c’est tout simplement magique. Le contenu et le ton des deux autres films est beaucoup plus prosaïque.





Dans Mal de pierres, Nicole Garcia donne une nouvelle version à l’écran d’une madame Bovary issue de la petite bourgeoisie agricole. Le film, de facture très classique, ne convainc ni par son scénario trop convenu, ni par le jeu conventionnel des acteurs.


Loving, de Jeff Nichols, est l’évocation d’une lutte particulièrement chaude aux États-Unis pour le mariage interracial et le droit de mettre au monde des enfants métis. Le film retrace sobrement, mais de façon un peu plate et sentimentale, l’aventure authentique du maçon blanc Richard Loving et de Mildred, sa femme de couleur. Derrière des images ternes, une musique sirupeuse, et des personnages bien fades nous cherchons vainement le réalisateur de Mud.


Les stigmates de l’horreur


À "Un certain regard", il faut signaler l’intérêt du second long métrage prometteur de Boo Junfeng, un réalisateur singapourien : Apprentice est un drame psychologique, assez prenant, qui élucide l’étrange vocation pour le quartier de haute sécurité d’une prison d’un jeune fonctionnaire rattrapé par son passé.


Enfin, le Festival s’est honoré en accueillant le chaleureux réalisateur tchadien Mahamat-Saleh Haroun qui présentait son dernier film, un témoignage documentaire émouvant, Hissein Habré, une tragédie tchadienne. Accompagné par le président de l’association des victimes, l’auteur va à la rencontre des rescapés des exactions et des tortures de ceux qui portent dans leur chair les stigmates de l’horreur. Une horreur qu’explore pour sa part au Cambodge Rithy Panh, dont le dernier film, Exil, méditation sur l’absence et la solitude intérieure, a été projeté en début de festival.


Extrait d'Exil, de Rithy Panh :

http://reforme.net/une/culture/cinemadvd/62548-cannes-cite-cinema-tourne-maintenant-a-plein-regime

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Porter ou non le voile, parole aux femmes,femmes,religion,

14 Mai 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #femmes, #religion

LES FEMMES MUSULMANES SOUHAITENT DÉCIDER POUR ELLES-MÊMES DE PORTER OU NON LE VOILE © "DONNA CON HIJAB"/DANIELE FEBEI/CC BY SA 2.0 VIA FLICKR
DOSSIERISLAM 21 AVRIL 2016
Auteurs
Marie Lefebvre-Billiez
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Porter ou non le voile, parole aux femmes


Elles sont toutes musulmanes, françaises, certaines portent le voile, d’autres pas. Elles témoignent à titre personnel de leurs choix, de leur liberté, de leurs aspirations alors que le débat est relancé en France.


Zora, 37 ans, aime grimper aux arbres avec ses enfants et s’est engagée voilà dix ans chez les scouts musulmans et dans le dialogue interreligieux. À la maison, c’est son mari qui cuisine la plupart du temps. Diplômée en électrotechnique, elle fut longtemps la seule femme dans un environnement d’hommes. À 18 ans, elle a décidé de porter le voile. « Dans mon cheminement personnel, il m’a paru logique et normal. J’étais une rebelle et le mettre m’a apaisée. Aujourd’hui, il fait partie de moi. C’est une tenue simple qui met en valeur la beauté de la femme. J’aime les foulards très colorés. »


Des aspirations esthétiques auxquelles certaines grandes marques, comme Uniqlo et Marks & Spencer, veulent désormais répondre, en incluant des hijabs (voiles couvrant les cheveux et le cou mais laissant apparaître le visage) et des burkinis (maillots de bain couvrant également les cheveux) dans leurs collections. En France, la polémique ne s’est pas fait attendre. Appel au boycott d’Élisabeth Badinter, propos très contestés de Laurence Rossignol, ministre des Droits de la femme, comparant les femmes volontairement voilées aux esclaves consentants aux États-Unis. Manuel Valls a lui relancé le débat autour de l’interdiction du voile à l’Université.


Des prises de position qui ont provoqué un tollé parmi les femmes musulmanes françaises. Lila Charef est responsable juridique du Collectif contre l’islamophobie en France. Avocate, elle a exercé trois ans au barreau de Paris avant de porter le voile. « Toute femme a le droit de disposer elle-même de son corps, y compris celles qui ont choisi librement de porter le voile. On doit cesser d’infantiliser ces femmes à qui la parole est confisquée. Nous sommes en pleine capacité de décider pour nous-mêmes. L’émancipation n’est pas une, elle est diverse. Contraindre une personne à ôter son voile, c’est l’aliéner. »


Confiance et respect


Hela Khomsi est présidente de la Ligue française des femmes musulmanes et ne décolère pas. « On devrait dire au Premier ministre que le chômage est islamique pour qu’il se mette à le combattre vraiment ! Le foulard est devenu un “super voile” qui masque les vrais problèmes de société, comme la précarité. » Dans sa compréhension de la foi, « le foulard n’est pas un signe de soumission de la femme à l’homme. Dans ma propre vie, des hommes se sont opposés à ce que je le porte. Mais ils ne sont pas un intermédiaire entre moi et mon Seigneur, ce n’est pas à eux que je cherche à plaire. S’il faut parler de “soumission”, parlons de notre volonté de plaire à Dieu. »


Sur ce point-là, les interprétations des textes coraniques varient. Le verset 33 de la sourate de la Lumière demande aux femmes de « rabattre leur voile sur leur poitrine », sans mentionner explicitement les cheveux. Angélique, 44 ans, responsable d’une mosquée en Normandie, commente : « Dans l’islam, le pilier de la société est la famille, qui peut être mise en danger par l’instinct de séduction. Pour préserver la cellule familiale, les hommes et les femmes doivent suivre des codes portant sur leur comportement et leurs vêtements. Ces derniers ne doivent être ni moulants, ni transparents, ni sensuels. » Mais pourquoi le voile ? « La chevelure fait partie du charme de la femme. »


Pour Zora, le voile « différencie l’homme de la femme » de façon positive. Inégalitaire, le voile ? « Bien sûr qu’il y a une hiérarchie ! Contrairement à mon mari, j’ai pu porter mes enfants, et les allaiter. Il y aura toujours une hiérarchie. » Youssra, 39 ans, voilée depuis presque vingt ans, estime que c’est sa « liberté d’expression individuelle. Si demain, on me disait d’enlever mon voile, je ne me sentirais pas libre et ça ne serait pas moi. »


Aujourd’hui, elle milite à l’association Mamans toutes égales contre l’interdiction faite aux femmes voilées, dans certains établissements, d’accompagner des sorties scolaires.


Le voile, un morceau de liberté ? Samira, 44 ans, l’affirme. Adolescente, on la « traitait de “sale Arabe” ou de “bougnoule”. J’avais peur de sortir de chez moi. Ça a été très dur. À un moment donné, la religion m’a beaucoup aidé. » Elle s’est mise à porter le voile, et tout a changé. « Ça m’a donné confiance en moi. Je n’avais plus à me cacher. Si quelqu’un me regardait de travers, je m’en fichais. Pour moi, le voile, c’était la liberté. C’est comme si j’étais respectée. Aujourd’hui, plus on me regarde, et plus je le porterai. Quand j’entends que les femmes voilées sont soumises, je vous demande : soumises à qui ? »


Sarah, 18 ans, lycéenne, souhaite se voiler, plus tard, quand elle sera prête. « De nos jours, les hommes n’ont plus aucun respect. Avec le voile, la femme garde sa beauté pour une seule et unique personne, son mari. » Zahra, 33 ans, enseignante dans un lycée professionnel, ne se voile pas, malgré son envie de le faire. « Je souhaite être humble, simple, me préserver du regard des autres. Je voudrais ne pas être obligée de montrer mes cheveux. Mais la pression sociale est trop forte. Alors je n’atteins pas l’épanouissement auquel j’aspire. » Porter le voile est incompatible avec son travail et lui ferait perdre sa vie sociale, notamment beaucoup d’amis.


Inès (1), 39 ans, employée dans une préfecture, non voilée, envie les femmes qui ont le courage de le mettre. « J’aimerais ressentir la foi qu’elles ont. Il doit y avoir un amour si fort entre Dieu et elles. L’amour de Dieu, elles, elles le méritent. » Elle souhaite d’abord renforcer sa foi avant de se voiler. « Ce qui m’en empêche, c’est le regard des autres. » Christine, 46 ans, a fait le choix de ne pas porter le voile pour ne pas choquer sa famille, qui a très mal vécu sa conversion à l’islam. Et puis, son mari, musulman, a tempéré son ardeur de convertie. « Il m’a demandé d’attendre avant de porter le voile. Il veut que je prenne mon temps. »


Femme-objet


Selon Inès, « les femmes qui portent le voile par obligation existent, mais elles sont minoritaires. Et puis, ça ne va pas durer, car elles se rebelleront. J’en connais qui étaient obligées de le mettre, et qui ne le portent plus ». Marion, 38 ans, professeur d’histoire en collège, a volontairement porté le voile pendant sept ans après sa conversion, puis l’a retiré.


« Au début, j’aimais l’idée de la femme libérée de l’image de son corps physique, ce détachement dans un cheminement spirituel. Le voile était présenté comme un instrument d’émancipation de la femme-objet. Mais au bout d’un moment, je l’ai mal vécu. Je ne voyais pas en quoi il allait m’élever spirituellement, et puis j’avais l’impression que ce n’était plus mon choix. Paradoxalement, le voile sexualise le corps de la femme, puisque le moindre petit orteil devient un objet de fantasme. » Pour elle, « le voile n’est pas obligatoire. Il y a des choses plus importantes : la foi, l’éthique, l’honnêteté, les grandes valeurs universelles ». Myriam (1) acquiesce, elle qui n’a jamais porté le voile et n’envisage pas de le faire. Elle tâche de vivre sa foi à travers les « grandes valeurs universelles comme la sincérité, la présence à ceux qui nous entourent, la droiture, la justice ».
Lamia, la quarantaine, assistante maternelle, a choisi un béret pour cacher ses cheveux quand elle est en public, pour préserver le trésor « sacré que Dieu a mis dans la femme ».


Mais elle a quitté le voile plus classique qu’elle a porté un temps, car elle ne s’y retrouvait plus. « Nous, les femmes musulmanes, voilées ou non, nous sommes d’accord sur nos désaccords. C’est une question intime de notre rapport personnel à la pudeur. » Elle prévient : « Je ne supporte pas quand les hommes se mêlent de notre rapport à l’intime. Ils se croient intellectuels, ils disent de belles phrases soit pour attaquer le voile, soit pour critiquer les femmes. Mais de quoi se mêlent-ils ? Laissez les femmes tranquilles. »


(1). Prénoms d’emprunt.

http://reforme.net/une/religion/porter-non-voile-parole-aux-femmes

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