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HISTOIRE DE FRANCE,HISTOIRE,POLITIQUE ET PROTESTANTISME

chants

La complainte des Prisonnières de la Tour de Constance, protestant, histoire, histoire de france

19 Août 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #protestants, #histoire de france, #histoire, #chants

La complainte des Prisonnières
de la Tour de Constance
Paroles d’Antoine Bigot en Languedocien – Adaptation en Français par Ruben Saillens
La viéyo villo d'Aigo Morto
La villo dou réi Sant Louis
Panlo e maigro darriès si porto
Au bord de la mar s'espandis
Uno tourré coumo un viel gardo
Viho en déforo di rampar
Aouto e sourno liun liun regardo
Regardo la plano e la mar.
L'aubre se clino, l'auro coure
La poussièro volo au camin,
Tout es siau dins la vieio tourre
Mai per tems passa 'ro pas sin.
Li pescaîre que s'atardavon
Dins la niue, souvent entendien
Tantost de fenno que cantavon
Tantost de voues que gemissien.
De qu'éro aco ? De presouniero.
De qu'avien fa ? Vioula la lei,
Plaça Dieu en ligno proumiero,
La couscienci au dessus dou rei.
Fièri iganaudo, is assemblado
Dou Désert, séguido di siéu,
Lou siaume en pocho, éron anado
A travès champ, per préga Dieu.
Mais li dragoun dou rei vihavon:
Sus la foulo en preiero, zou!
Zou! lou sabre nus, s'accoussavon...
E d'ome de cor e d'ounou
Leu li galèro eron pouplados
E si fenno, i man di dragoun,
En Aigo-Morto eron menado,
E la tourre ero sa presoun.
Souffrissien, li pauri doulento,
La fam, la set, lou fre, lou caud;
Avien li languitudo sento
Dis assemblado e de l'oustau.
Mais vien la fe, counfort e baume
Di cor murtri que reston fier;
Ensemble cantavon li siaume
Dins la presoun coumo au Desert
Li jour, li mes, lis an passavon,
E noun jamai li sourtissien.
D'uni i soufrenco resistavon,
D'autri, pechaire, mourissien.
Mais sa fe, l'aurien pas vendudo,
Mais soun Dieu l'aurien pas trahi,
Noun! Iganaudo eron nascudo,
Iganaudo voulien mouri.
D'avans ti peiro souleiado
Qu'un autre passe indiferent,
O tourre, a mis iuel siès sacrado,
Siei tout esmougu'n te vesent,
Tourre de la fe simplo e forto,
Simbel de glori e de pieta,
Tourre di pauri fenno morto
Per soun Dieu e sa liberta.

----------------------------------------------------------------------------------
La vieille ville d’Aigues-Mortes
La ville du Roi Saint Louis
Enorme étendue entre ses portes
Rêve aux grands environs.
Elle dort mais comme un vieux garde
De son œil rouge grand ouvert
La Tour de Constance regarde
Regarde la plaine et la mer.
De la campagne, de la plage
S’élèvent mille bruits confus
Mais la Tour, géant d’un autre âge
La Tour sombre ne parle plus.
Seulement par les nuits voilées
Le pécheur entend des sanglots,
Et des voix qui chantent mêlées,
Au lointain murmure des flots.
Qui vécut là, des prisonnières
Qui mettaient Dieu devant le Roi
Là, jadis des femmes, des mères
Moururent pour garder la foi.
Leur seul crime était d’être allées
La nuit par un sentier couvert
Fondre leurs voix aux assemblées
Qui priaient Dieu dans le désert.
Mais les dragons, ô temps infâmes
ô lions changés en renards
Les dragons veillaient sus, aux femmes
Braves soldats, sus aux vieillards.
Bientôt d’un peuple dans défense,
Les sabres nus avaient raison
Les Huguenots à la potence
Les Huguenotes en prison.
A jamais ses murailles grises
Me rediront ce qu’ont souffert
Ces paysannes, ces marquises
Ces nobles filles du désert.
Mais dans leur foi, puisant un baume
D’une voix tremblante de pleurs
Ensemble elles chantaient un psaume,
Les cœurs brisés sont les grands cœurs.
Les ans passèrent sur la Tour sombre
Et la porte ne s’ouvrait pas
Les unes veillaient dans l’ombre
D’autres sortaient par leur trépas.
Mais jamais aucune à son maître
De le trahir ne fit l’affront
Huguenotes, il les fit
Huguenotes, elles mourront.
Ah que devant cette ruine
Un autre passe insouciant
Mon cœur bondit dans ma poitrine
Tour de Constance en te voyant.
ô sépulcre où ces âmes fortes
Aux ténèbres ont résisté
ô Tour des pauvres femmes mortes
Pour le Christ et la liberté.
La complainte des Prisonnières de la Tour de Constance

http://www.tresorsonore.com/media/docs/la_complainte.pdf

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Ruben Saillens,protestant,histoire,histoire de france,

29 Mars 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #protestants, #histoire de france, #histoire, #chants

Ruben Saillens
Ruben Saillens
Ruben Saillens.jpg
Biographie
Naissance
24 juin 1855Voir et modifier les données sur Wikidata
Saint-Jean-du-GardVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès
6 janvier 1942Voir et modifier les données sur Wikidata (à 86 ans)
CondéVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
FrançaisVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Écrivain, musicien, pasteurVoir et modifier les données sur Wikidata
modifier - modifier le code - modifier WikidataDocumentation du modèle
Ruben Saillens, né le 24 juin 1855 à Saint-Jean-du-Gard et mort le 6 janvier 1942, chantre, auteur et pasteur protestant, est une personnalité du protestantisme évangélique français.


Sommaire [masquer]
1 Biographie
1.1 Hymnologie
2 Responsabilités institutionnelles
3 Vie privée
4 Publications
5 Sources
6 Références
7 Liens externes
Biographie[modifier | modifier le code]
Né à Saint-Jean-du-Gard, dans les Cévennes, dans une famille protestante de tradition réformée qui pratique dans une église libre, il est attaché à l'héritage de Calvin. Par un choix personnel, il devient pasteur baptiste : « orateur brillant, fondateur d'églises, chantre prolifique, écrivain et poète, ce Cévenol d'origine réformée a marqué son temps »1.


Consacré comme pasteur le 18 août 1879, collaborateur du pasteur Mac All, puis fondateur de l'église baptiste parisienne de la rue Saint-Denis (devenue plus tard Église et Mission du Tabernacle), il traverse une crise personnelle en 18862. C'est un tournant et, après cette date, il s'investit beaucoup dans l'expansion baptiste en France à laquelle il apporte une « impulsion décisive »3. À partir de 1905, las des divisions et querelles internes aux églises baptistes françaises, il prend du champ et se tourne vers l'ensemble des publics protestants. Il se consacre alors en priorité à la prédication évangélique, dans un cadre interconfessionnel, comme dans les conventions de Nîmes (France), Chexbres et Morges (Suisse). Il publie des écrits théologiques et des recueils de prédication. Selon Sébastien Fath, il est « le « père spirituel » de l'Église du Tabernacle »4. Selon cet auteur, il milite pour l'envoi d'un pasteur au bagne de Cayenne et s'engage en faveur de Dreyfus.


Hymnologie[modifier | modifier le code]
Il est l'auteur ou le traducteur de plus de 160 cantiques, réunis pour la plupart dans le recueil Sur les ailes de la foi. Il est notamment le compositeur de La Cévenole, chant emblématique des protestants français méridionaux, entonné chaque année lors de l'Assemblée du Désert au Mas Soubeyran.


Responsabilités institutionnelles[modifier | modifier le code]
Avec son épouse Jeanne, ils fondent en octobre 1921 l'Institut biblique de Nogent-sur-Marne, qui forme des pasteurs et des missionnaires.


Il est le premier président de la Fédération franco-suisse des Églises évangéliques baptistes5


Vie privée[modifier | modifier le code]
Il épouse Jeanne Crétin le 1er août 1877. Ils ont cinq enfants, dont Madeleine Blocher-Saillens, première pasteure protestante française. Une autre de leurs enfants, Marguerite Wargenau-Saillens, a consacré un ouvrage à ses parents, Ruben et Jeanne Saillens évangélistes.


Publications[modifier | modifier le code]
(Recueil de cantiques) Sur les ailes de la foi, Nogent s/Marne, Institut biblique, 1977.
Nos droits sur Madagascar et nos griefs contre les Hovas examinés impartialement, Paris, P. Monnerat, 1885
Dieu protège la France, Alençon, Impr. A.Lepage, 1885
A demi-voix, poèmes, Paris, P.Monnerat, 1886
Environ 160 chants publiés séparément, comme, en particulier:
La Cévenole illustrée, paroles de R. Saillens, musique de L. Roucaute, Valence, Impr. Réunies, Ducros et Lombart, 1926
(en) The Soul of France, London, Morgan & Scott, 1916
Le mystère de la foi, Nogent-sur-Marne, Institut Biblique, 1931
Contes du dimanche, Paris, 1904. 2e ed., Nogent-sur-Marne, Institut Biblique, 1937
Le mystère de l’Église, Nogent-sur-Marne, Institut Biblique, 1938
Grâce et Vérité, Valence, Imprimeries Réunies, 1939
L'ami de la maison, journal mensuel 1873 Administration: Courbevoie (Seine) Dépôt général Paris, 1873-1911.
Sources[modifier | modifier le code]
Marguerite Wargenau-Saillens, Ruben et Jeanne Saillens évangélistes, préface de Jacques Blocher, Paris, Ampelos, 2014 400 p. (1re éd.Paris, Les Bons Semeurs, 1947, 352 p.)
Références[modifier | modifier le code]
↑ Cf. Sébastien Fath, Les Baptistes en France (1810-1950), faits, dates et documents, Cléon d'Andran, Excelsis, 2002, p. 167.
↑ Cf. Marguerite Wargenau-Saillens, Ruben et Jeanne Saillens évangélistes, Paris, Les Bons Semeurs, 1947, p.101.
↑ Cf. Sébastien Fath, Une autre manière d'être chrétien en France, Socio-histoire de l'implantation baptiste (1810-1950), Genève, Labor et Fides, 2001, p. 248 et suivantes.
↑ Sébastien Fath, Une autre façon d'être chrétien, p. 985.
↑ Notice BNF [archive], consultée en ligne le 15.07.15.
Liens externes[modifier | modifier le code]
Notices d'autorité : Fichier d'autorité international virtuel • International Standard Name Identifier • Bibliothèque nationale de France • Système universitaire de documentation • Bibliothèque du Congrès • WorldCat
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Catégories : Pasteur françaisBaptismeNaissance à Saint-Jean-du-GardNaissance en juin 1855Décès en janvier 1942Personnalité française du protestantismePersonnalité baptiste | [+]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Ruben_Saillens

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Chant Huguenot - La complainte des prisonnières de la Tour de Constance,protestant,histoire,histoire de france,

29 Mars 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #protestants, #histoire de france, #histoire, #chants, #femmes

Ajoutée le 27 févr. 2015
La complainte des prisonnières de la tour de Constante fut écrite par Antoine Bigot, poète Nîmois: elle est en Languedocien. Plusieurs traductions ont été faites en Français, notamment par Ruben Saillens, mais la langue d'oc donne plus de relief à ce chant.


Par la chorale "La Cévenole" Branoux-La grand'Combe, 1984.

https://www.youtube.com/watch?v=Xi4ULaN-Yvo

https://www.youtube.com/watch?v=p2ZxcpKNyv4

La complainte des Prisonnières
de la Tour de Constance
Paroles d’Antoine Bigot en Languedocien – Adaptation en Français par Ruben Saillens
La viéyo villo d'Aigo Morto
La villo dou réi Sant Louis
Panlo e maigro darriès si porto
Au bord de la mar s'espandis
Uno tourré coumo un viel gardo
Viho en déforo di rampar
Aouto e sourno liun liun regardo
Regardo la plano e la mar.
L'aubre se clino, l'auro coure
La poussièro volo au camin,
Tout es siau dins la vieio tourre
Mai per tems passa 'ro pas sin.
Li pescaîre que s'atardavon
Dins la niue, souvent entendien
Tantost de fenno que cantavon
Tantost de voues que gemissien.
De qu'éro aco ? De presouniero.
De qu'avien fa ? Vioula la lei,
Plaça Dieu en ligno proumiero,
La couscienci au dessus dou rei.
Fièri iganaudo, is assemblado
Dou Désert, séguido di siéu,
Lou siaume en pocho, éron anado
A travès champ, per préga Dieu.
Mais li dragoun dou rei vihavon:
Sus la foulo en preiero, zou!
Zou! lou sabre nus, s'accoussavon...
E d'ome de cor e d'ounou
Leu li galèro eron pouplados
E si fenno, i man di dragoun,
En Aigo-Morto eron menado,
E la tourre ero sa presoun.
Souffrissien, li pauri doulento,
La fam, la set, lou fre, lou caud;
Avien li languitudo sento
Dis assemblado e de l'oustau.
Mais vien la fe, counfort e baume
Di cor murtri que reston fier;
Ensemble cantavon li siaume
Dins la presoun coumo au Desert
Li jour, li mes, lis an passavon,
E noun jamai li sourtissien.
D'uni i soufrenco resistavon,
D'autri, pechaire, mourissien.
Mais sa fe, l'aurien pas vendudo,
Mais soun Dieu l'aurien pas trahi,
Noun! Iganaudo eron nascudo,
Iganaudo voulien mouri.
D'avans ti peiro souleiado
Qu'un autre passe indiferent,
O tourre, a mis iuel siès sacrado,
Siei tout esmougu'n te vesent,
Tourre de la fe simplo e forto,
Simbel de glori e de pieta,
Tourre di pauri fenno morto
Per soun Dieu e sa liberta.

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La vieille ville d’Aigues-Mortes
La ville du Roi Saint Louis
Enorme étendue entre ses portes
Rêve aux grands environs.
Elle dort mais comme un vieux garde
De son œil rouge grand ouvert
La Tour de Constance regarde
Regarde la plaine et la mer.
De la campagne, de la plage
S’élèvent mille bruits confus
Mais la Tour, géant d’un autre âge
La Tour sombre ne parle plus.
Seulement par les nuits voilées
Le pécheur entend des sanglots,
Et des voix qui chantent mêlées,
Au lointain murmure des flots.
Qui vécut là, des prisonnières
Qui mettaient Dieu devant le Roi
Là, jadis des femmes, des mères
Moururent pour garder la foi.
Leur seul crime était d’être allées
La nuit par un sentier couvert
Fondre leurs voix aux assemblées
Qui priaient Dieu dans le désert.
Mais les dragons, ô temps infâmes
ô lions changés en renards
Les dragons veillaient sus, aux femmes
Braves soldats, sus aux vieillards.
Bientôt d’un peuple dans défense,
Les sabres nus avaient raison
Les Huguenots à la potence
Les Huguenotes en prison.
A jamais ses murailles grises
Me rediront ce qu’ont souffert
Ces paysannes, ces marquises
Ces nobles filles du désert.
Mais dans leur foi, puisant un baume
D’une voix tremblante de pleurs
Ensemble elles chantaient un psaume,
Les cœurs brisés sont les grands cœurs.
Les ans passèrent sur la Tour sombre
Et la porte ne s’ouvrait pas
Les unes veillaient dans l’ombre
D’autres sortaient par leur trépas.
Mais jamais aucune à son maître
De le trahir ne fit l’affront
Huguenotes, il les fit
Huguenotes, elles mourront.
Ah que devant cette ruine
Un autre passe insouciant
Mon cœur bondit dans ma poitrine
Tour de Constance en te voyant.
ô sépulcre où ces âmes fortes
Aux ténèbres ont résisté
ô Tour des pauvres femmes mortes
Pour le Christ et la liberté.

http://www.tresorsonore.com/media/docs/la_complainte.pdf

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