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HISTOIRE DE FRANCE,HISTOIRE,POLITIQUE ET PROTESTANTISME

Musulmans et chrétiens s’engagent contre la discrimination,racisme,

5 Décembre 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #protestants, #respect, #racisme

INTERRELIGIEUX
Musulmans et chrétiens s’engagent contre la discrimination
Tags: COE Islam Paix Interreligieux
Ahmad al-Tayyeb et Olav Fykse Tveit (à droite) ©COE/Albin HillertDeux grandes faîtières religieuses se sont réunies ce week-end à Genève et Bossey (VD) pour s’engager à promouvoir le rôle pacificateur de leur religion respective.
Photo: Ahmad al-Tayyeb et Olav Fykse Tveit (à droite) ©COE/Albin Hillert
Le Conseil œcuménique des Eglises (COE) et le Conseil musulman des ainés (MCE) ont signé un engagement commun ce week-end à Genève.
Rejeter toute forme d’extrémisme et toute discrimination basée sur la religion, la race, le sexe ou l’origine ethnique; encourager les responsables religieux à travailler avec les autorités et organisations nationales appropriées pour améliorer l’enseignement religieux et l’image des religions; soutenir et reproduire des initiatives visant l’unité telle que «la Maison de famille» fondée en Egypte par la Mosquée Al-Azhar et l’Eglise orthodoxe copte; explorer ensemble les contributions vitales que peuvent proposer les femmes, en particulier dans le domaine de la consolidation de la paix basée sur la religion; renforcer les engagements des jeunes au sein des communautés religieuses; encourager la fin de la course à l’armement qui menace la sécurité de tous et encourager plutôt l’utilisation de ressources nationales pour combattre la pauvreté, l’ignorance et la maladie qui pèsent tant sur les pays pauvres que riches; tels sont les engagements qui ont été pris par les deux organisations religieuses.
Ce texte a été adopté après une série de discussions, vendredi 30 septembre et samedi 1er octobre à Genève et au château de Bossey (VD). Les intervenants ont particulièrement insisté sur le rôle des religions, des responsables religieux et des organisations religieuses dans la construction de la paix et sur le lien entre pauvreté et violence religieuse.
Les participants ont convenu de poursuivre leur travail et de se rencontrer à nouveau en 2017 au Caire, en Egypte.
Le COE qui regroupe 348 Eglises protestantes, orthodoxes et anglicanes dans 120 pays, soit 550 millions de chrétiens était représenté par Agnes Abuom, modératrice du comité central et par le révérend Olav Fykse Tveit, secrétaire général. Le MCE était représenté par le grand imam de la Mosquée Al-Azhar, Ahmad al-Tayyeb.
Par ailleurs, Ahmad al-Tayyeb a donné une conférence publique à l’occasion du 70e anniversaire de l’institut de formation œcuménique du château de Bossey qui se tenait ce week-end également. «Une occasion de marquer les 70 ans de travail pour la réconciliation non seulement entre les Eglises, mais plus largement entre les nations», a souligné Dagmar Heller, doyenne de l’institution.
(job/comm)
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Quand Calvin légitimait le prêt à intérêt,protestants,histoire,histoire defrance

5 Décembre 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #protestants, #histoire, #histoire de france

ECONOMIE
Quand Calvin légitimait le prêt à intérêt
Tags: Finance Calvin Economie Genève Université de Genève
Médaille à l’effigie de Jean Calvin ©www.saivenumismatique.fr via http://www.saivenumismatique.fr/monnaies_r1/jetons-et-medailles_c54/numismatique-du-mariage-et-de-la-religion_p1327/protestantisme_t4448/turin-p-jean-calvin-noyon-1509-geneve-1564-argent-68mm-1932-sup_article_17830.htmlAu XVIe siècle, Jean Calvin a été le premier théologien à cautionner la pratique du prêt à intérêt en Europe. Dans le cadre des 500 ans de la Réforme, retour en deux volets sur cet aspect peu connu de l’œuvre du célèbre réformateur. Et sur la pertinence de cette pratique dans l’économie moderne. (1/2)
Photo: Médaille à l’effigie de Jean Calvin (1932) ©www.saivenumismatique.fr
Par Martin Bernard
Le prêt à intérêt est au cœur du fonctionnement de la finance contemporaine. Son impact est considérable, et affecte directement les ménages, les entreprises et les Etats. Parfois remis en question, il n’a pourtant pas toujours existé sous sa forme actuelle. Durant tout le Moyen-Age européen, la pratique est en effet prohibée par l’Eglise catholique. Ce n’est qu’au moment de la Réforme – dont on fêtera le 500e anniversaire en 2017 – que le prêt à intérêt trouvera une certaine légitimité théologique. Sous l’impulsion principale de Calvin, à Genève.
Qu’est-ce que l’intérêt aujourd’hui, et pourquoi était-il interdit au Moyen-Age? «En finance, l’intérêt est la rémunération d’un prêt, sous forme, généralement, d’un versement périodique de l’emprunteur au prêteur», indique Bernard Bayot, directeur du réseau Financité, qui promeut en Belgique des initiatives de finance solidaire. C’est, en d’autres termes, le loyer de l’argent, le prix à payer pour pouvoir en disposer. Communément admise aujourd’hui, cette conception est cependant relativement moderne.
Aristote et les scolastiques
Dans l’antiquité, le philosophe grec Aristote s’oppose à l’idée que l’argent puisse produire de l’argent et s’accumuler. Pour lui, «il est donc par nature injuste que le prêt d’une somme d’argent engendre un surplus. La nature de la monnaie repose sur sa fonction d’intermédiaire des échanges et d’étalon monétaire. Comme intermédiaire, elle ne peut pas être considérée comme une marchandise, ce qui intervient lorsque le paiement d’un intérêt est envisagé», écrit Pascaline Houriez, consultante en entreprise et suivi de projet, dans le numéro 266 de la revue de théologie de la Faculté Jean Calvin d’Aix-en-Provence.
Cette définition se trouve être en accord avec des indications du Deutéronome et de l’Evangile de Luc. Elle influencera fortement les Pères de l’Eglise au Moyen-Age. De fait, le prêt à intérêt est condamné canoniquement en 325 lors du Concile de Nicée, puis également par Charlemagne au début du IXe siècle. Au XIIIe siècle, dans sa «Somme théologique», Thomas d’Aquin écrit que «recevoir un intérêt pour de l’argent prêté est en soi injuste, car c’est faire payer ce qui n’existe pas». En ce qui concerne l’argent, il ajoute: «il a été principalement inventé pour faciliter les échanges; donc son usage propre et principal est d’être consommé, c’est-à-dire dépensé, puisque tel est son emploi dans les achats et les ventes. En conséquence, il est injuste en soi de se faire payer pour l’usage de l’argent prêté; c’est en quoi consiste l’usure…» Le droit canonique condamnera le prêt à intérêt jusqu’en 1830, et ne le rendra licite qu’en 1917. Cela dit, si l’intérêt était prohibé durant tout le Moyen-Age, des exceptions existaient, et de nombreux artifices commerciaux permettaient aux marchands de contourner l’interdit.
Le virage calviniste
En 1545, cependant, lorsque Jean Calvin, dans sa fameuse lettre à Claude de Sachins, apporte sa caution morale à la pratique de l’intérêt, il rompt de fait avec une tradition judéo-chrétienne vieille de près de trois millénaires. Il se démarque en cela de Luther et Zwingli. Contrairement à Aristote et aux scolastiques, Calvin considère que la monnaie est une marchandise comme une autre. «Pour lui, il n’y a pas besoin d’avoir une approche particulière de l’argent. L’argent est un bien qu’on prête contre un loyer, de la même manière qu’on loue un appartement. C’est simple, mais c’est une vraie révolution conceptuelle», explique François Dermange, spécialiste de l’éthique économique à l’Université de Genève.
Une fois cela posé, cependant, Calvin émet plusieurs restrictions morales à cette pratique. «La principale est que le prêt à intérêt ne vaut pas pour le pauvre», souligne Michel Grandjean, historien du christianisme à l’Université de Genève. «Pour Calvin, il faut donc distinguer entre celui qui emprunte pour investir et celui qui emprunte pour se nourrir. Dans le premier cas, l’intérêt est légitime, dans le second, il ne l’est pas». Ainsi, selon Calvin, si la Bible condamne bien l’usure là où devrait se manifester la charité, rien n’est précisé concernant le prêt de production nécessaire, par exemple, à la mise en œuvre d’une nouvelle entreprise rémunératrice et créatrice de richesses. Cependant, le réformateur ne souhaite pas voir la fixation du taux d’intérêt laissée à la libre volonté des acteurs économiques. Il n’est ainsi pas question pour lui de faire du commerce d’argent un métier. C’est pourquoi il s’oppose en 1563 à la création d’une banque à Genève.
La réflexion de Calvin s’inscrit par ailleurs dans un contexte particulier. La Genève d’alors connaît une récession économique suite aux luttes politiques et religieuses de la Réforme, et au déclin des foires commerciales. Ce n’est qu’avec l’arrivée de nombreux réfugiés protestants que l’essor de la ville reprend. «Il était alors urgent de trouver de nouveaux moyens d’accroître l’activité économique», explique François Dermange. «La pratique de l’intérêt a permis un fort développement de celle-ci. Et indirectement, elle a aussi permis, plus tard, de développer l’activité financière». S’il n’est pas directement à l’origine du capitalisme moderne, dont il pressentait les abus extrêmes, Calvin a donc favorisé le développement d’un terreau sur lequel il a pu ensuite s’épanouir.
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Vers un mariage sans témoin?,mariage,couples,amours;

5 Décembre 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #protestants, #chretiens, #couples, #amours

 27 septembre 2016 - 08:15    Noriane Rapin    2249 signes

POLITIQUE
Vers un mariage sans témoin?
Tags: Mariage
mariage sans temoin CC(0) via http://freelyphotos.com/bride-groom/La commission des affaires juridiques des Etats a approuvé une motion proposant de supprimer l’obligation pour les fiancés de présenter des témoins. Si cette modification du Code civil n’aurait pas de grandes répercussions sur la célébration du mariage protestant, elle pose néanmoins des questions de fond sur cette institution.
Par Noriane Rapin
Le 30 août dernier, la commission des affaires juridiques des Etats a jugé obsolète l’obligation de présenter deux témoins pour se marier. Elle examinait une motion visant à simplifier la forme du mariage et à accorder une plus grande liberté aux fiancés.
Mais au fait, pourquoi le Code civil exige-t-il des témoins pour se marier? «Jusqu’en 2000, il y avait une procédure qui prévoyait que tout intéressé pouvait s’opposer à l’union pour divers motifs», précise Suzette Sandoz, juriste et professeur honoraire de la Faculté de droit à Lausanne. «Les témoins constituaient donc une garantie de plus que l’union était valable. Cela dit, l’origine des témoins est sans doute religieuse.» Félix Moser, théologien et professeur honoraire de la Faculté de théologie de Neuchâtel, confirme: «Dans l’Eglise catholique, les deux témoins sont appelés à signer le registre. Chez les luthériens, la liturgie de mariage prévoit aussi un moment pour cela.»
La volonté actuelle de supprimer les témoins s’appuie sur deux arguments. «D’abord, il y a depuis l’an 2000, une grande simplification de la procédure préparatoire du mariage civil», explique Suzette Sandoz. «En outre, les témoins ne sont pas requis pour la conclusion d’un partenariat enregistré. L’idée est de montrer que ces deux types de couples sont finalement égaux.»
Mais la présence de témoins à un mariage aurait encore un sens aujourd’hui. «Cette suppression contribue simplement à banaliser le mariage et à en faire un acte de moins en moins public, donc important», réagit la juriste. «Or, l’aspect public est important. Le mariage est une institution que l’Etat reconnaît comme base de la société. Cette union a des conséquences importantes en droit. L’aspect public avait notamment le but d’éviter les abus liés au mariage.»
Ce dernier point concerne de près les Eglises protestantes et leur conception du mariage. «Dans les faits, toutes les liturgies insistent sur le fait que le mariage a un caractère public», affirme Félix Moser. «Cela permet de vérifier la validité d’un mariage, et les témoins représentent ce processus d’authentification. Traditionnellement, le rôle de l’Eglise protestante n’est pas de marier, mais d’offrir une bénédiction à des personnes qui ont consenti à être époux. Ce consentement est fondamental dans le mariage d’amour moderne.»
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