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HISTOIRE DE FRANCE,HISTOIRE,POLITIQUE ET PROTESTANTISME

Jésus, premier chrétien de gauche ?,religion,politiques,

6 Mars 2017 , Rédigé par hugo Publié dans #religion, #politiques

Jésus, premier chrétien de gauche ?Jesus Asurmendi6 Mars 2017JésusREPORTAGEtemple.jpgL’homme de Nazareth n’a cessé de bouleverser l’ordre établi et de prendre soin des pauvres, des malades, des exclus, s’opposant à toutes formes de pouvoir.Jésus était-il révolutionnaire ? D’emblée, la réponse est oui. Les preuves ? Le profil historique de Jésus de Nazareth est actuellement assez bien connu (1). Ses paroles et ses gestes ne se situent pas dans la continuité de l’ordre établi et ne montrent aucune volonté de le cultiver ni de le renforcer. Le pouvoir dominant était celui de l’Empire romain, soutenu en Palestine par la classe dirigeante, les familles du haut clergé et les grands propriétaires terriens. Par rapport à la société traditionnelle juive, les paroles et le comportement de Jésus étaient choquants, provoquants, révolutionnaires.Il était toujours entouré de ses disciples, de paysans ignorants et de femmes. Jamais un rabbi juif n’aurait eu un « disciple » femme. D’ailleurs, ces femmes disciples, pour la plupart, n’étaient pas des « meilleures familles », Il n’est qu’à voir la scène où une prostituée baigne les pieds de Jésus de ses larmes (Lc 7, 36-50). Ailleurs, Jésus déclare : « Les collecteurs d’impôts et les prostituées vous précéderont dans le Royaume des cieux. » (Mt 21, 28-32.)Ce comportement dans les « relations » de Jésus va bien au-delà. Les malades au premier rang desquels les lépreux, étaient considérés comme impurs et à éviter car leur impureté les éloignait de Dieu. Or Jésus ne fuyait pas les malades, ni même les lépreux. Ce qui provoquait la stupeur, voire la réprobation de la société. Quant à sa posture vis-à-vis du sabbat, cette institution clé du judaïsme, elle n’était pas davantage conforme aux conceptions et comportements de l’époque.Même si les Évangiles ne déploient aucun discours à propos du pouvoir romain, il est clair que face aux prétentions totalitaires de Rome sur l’économie, la religion et la société en général, la scène de l’impôt (la pièce à l’effigie de César) sape définitivement toute volonté hégémonique de n’importe quelle puissance (Mc 12,13-17; Mt 22,15-22; Lc 20, 20-26).Un cul-terreux subversifÀ l’égard des pauvres, les mentalités juive et romaine diffèrent profondément. Pour un Romain, mettre en première ligne les pauvres et les rejetés de la société était une provocation insultante et méprisable. La figure de Jésus dans le monde romain ne pouvait être vue autrement que comme insupportable, révolutionnaire. Mais Jésus est aussi subversif face aux puissances religieuses de l’époque. La scène de l’expulsion des marchands du Temple en est l’illustration. Les trois synoptiques (Mt, Mc, Lc) la situent dans les derniers jours de son séjour à Jérusalem, avant sa mort. Le Temple était l’un des deux piliers essentiels de la religion juive. Il était contrôlé par les prêtres et plus particulièrement par le haut clergé. Il ne faut pas oublier qu’à l’époque le Temple était la plus grande banque du pays et la seule institution locale autorisée par l’Empire romain à frapper monnaie, signe évident de pouvoir. Comme les juifs venaient à Jérusalem pour les fêtes et devaient payer, une fois par an, l’« impôt du Temple », les changeurs de monnaie avaient la vie belle. Le Temple, avec les changeurs et les vendeurs des bêtes pour les sacrifices, était sans aucun doute, le plus grand centre commercial du pays. Et voici qu’un cul-terreux insignifiant menace tout ce business, ne serait-ce qu’un tout petit peu, par son geste. Insupportable ! La cause immédiate, le motif déclencheur de l’arrestation et de la mort de Jésus fut l’expulsion des marchands du Temple. D’autant plus que ses autres paroles et gestes avaient mis en évidence la relativité du culte par rapport à la fraternité et à la justice. Ce que le texte de Matthieu (5, 23-24) résume de manière lapidaire : « Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande, là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande. » Sa condamnation à mort met en scène la manière dont il a été perçu et correspond à la réalité historique : Jésus a été exécuté comme un brigand. Dénoncé par les autorités juives, exécuté par les Romains. Tous les pouvoirs unis contre ce bouseux qui mettait en péril le statu quo, l’ordre établi. La tâche des premiers chrétiens fut rude. Comment présenter comme un sauveur, un héros celui qui vient d’être exécuté sur la croix comme vulgaire agitateur, ennemi menaçant l’ordre ? Comment le présenter comme celui qui donne sens à la vie de tous ?Paul, gardien de l’ordre ?« Que chacun soit soumis aux autorités supérieures, car il n’y a d’autorité qu’en dépendance de Dieu, et celles qui existent sont établies sous la dépendance de Dieu. » (Rm 13, 1.) Ces mots souvent cités signifient-ils l’acceptation sans conditions de l’ordre établi ? Pas si clair. Certes Paul n’a pas traversé terres et mers pour prêcher la révolution politique contre l’Empire romain. Mais ce qu’il a annoncé, la foi dans le crucifié / ressuscité, portait les germes de sa désagrégation et de sa destruction. Ce pouvoir totalitaire était très fortement structuré : l’argent, la gloire et l’« éclat » déterminaient le rôle, l’importance, l’identité de chacun dans la société. L’« éclat » ? La richesse visible dans les vêtements luxueux et la bonne odeur à la sortie des bains. Ce que Paul préconise et prêche est aux antipodes des « valeurs » de l’Empire romain. L’odeur, le parfum des Romains n’avait rien à voir avec « la bonne odeur du Christ » (2 Corinthiens 2, 15), un brigand crucifié. C’était plutôt « le scandale de la croix ». Pouvait-il y avoir quelque chose de plus subversif dans le monde romain que l’annonce du salut venant par la foi dans un crucifié ? Il est bien connu que l’axe essentiel de la prédication de Paul était la Croix. C’était une telle énormité, une telle absurdité pour un Romain lambda que les porteurs d’une telle annonce ne pouvaient être considérés, au mieux, que comme des fous. « Il n’y a plus de juif et de Grec, esclave et homme libre, homme et femme. » (Ga 3, 28.) Ce qui pouvait rester comme proclamation théorique prenait corps dans l’action propre et essentielle des communautés chrétiennes : la célébration du Repas du Seigneur. Dans l’Empire romain on ne mangeait pas n’importe comment et surtout pas avec n’importe qui. Les repas de quartier, des confréries, des métiers étaient strictement codifiés. Mais le Repas du Seigneur cassait radicalement la structure même de la société romaine manifestée et vécue dans les repas. Certes, Paul n’était pas un tribun de meeting électoral prêchant la révolution. Mais avec sa foi, sa parole et sa vie, il sapait les fondements même de l’Empire. Rien que cela. Il faut revenir à l’Écriture, elle est d’une actualité brûlante !Jesus Asurmendi, Bibliste1. Voir José Antonio Pagola, Jésus. Approche historique, Cerf, Paris, 2012.Illustration : Le Christ chassant les marchands du Temple, Garofalo (Benvenuto Tisi), v. 1540-1550. National Galleries of Scotland
Les autorités LégitimesLe texte de Romains 13 si souvent cité pour exhorter au respect des autorités (civiles, temporelles ou politiques) a été sciemment détourné de son sens. Paul ne dit pas qu’une autorité quelle qu’elle soit peut se réclamer de Dieu (et donc exiger obéissance absolue), mais qu’il n’est d’autorités que celles qui viennent de Dieu et sont sous sa dépendance. Et une autorité qui ne répondrait pas à la volonté et au dessein de Dieu (qui est de salut et d’accueil pour tous) ne mériterait pas le nom d’autorité, et n’aurait donc aucun titre à être obéie. C’est à la conscience de chacun de discerner !


http://temoignagechretien.fr/articles/jesus-premier-chretien-de-gauche

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Hoang Do Boi 01/02/2019 15:29

Dans mon cas, la France est un pays totalitaire. Ils ont mis une puce dans ma tête depuis au moins 20 mois. Peut être dans ma gorge, le crane, ou l' intérieur des oreilles. Je ne peut même pas faire confiance en mes 5 sens. C' est la police dans le cerveau , totalitarisme façon high tech. Ces puces synthétisent des extraits de voix et les transformes en paroles difusés dans mon cerveau ou mes oreilles. Les émetteurs qui envoient des ondes a ce dispositif dans mon crane répète à longueur de temps "c' est le diable " "il n' est pas categorisable" " on va organiser son assassinat dans les prochain mois" "il est trop mauvais" "c 'est le premier surhumain", "il a ralenti son vieillissement", "mon père a rencontré Peter Grushin". Mais heureusement avec le temps, ces paroles se font moins fortes et parfois indistingables. Vu que les emetteurs répètent "on va organiser son assassinat dans les prochains mois", ce sont des terroristes, peut être , vu qu' ils le revendiquent, la CIA, le Mossad ou la DGSI. En plus, ces émetteurs racontent que je suis un gars divin (sic!) et que je vais provoquer une deuxième shoah (sic!). Quand on sait l' exclusivité d' Israel dans l' arme atomique dasn le moyen orient élargi, ces emetteurs n' ont pas peur du ridicule.