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HISTOIRE DE FRANCE,HISTOIRE,POLITIQUE ET PROTESTANTISME

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18 Août 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #histoire de france, #histoire, #politiques, #reforme

Relire l’Histoire


Combien de fois les Français républicains n’ont-ils pas jugé leurs aînés des années trente ?


« Ils étaient vraiment trop naïfs et n’ont pas vu le danger venir » ou bien : « Pendant qu’Hitler et Mussolini menaçaient nos frontières, ils se divisaient en vaines querelles. » On en passe et de pires. La conclusion de ces propos de comptoir était toujours la même, proclamée sur un ton martial : « Jamais nous ne laisserons faire. » Aujourd’hui que les drames que l’on sait nous plongent non seulement dans l’horreur mais encore dans des abîmes de perplexité, la modestie nous gagne. L’heure a peut-être sonné de relire l’Histoire. Cette année, nous célébrons le 80e anniversaire du Front populaire. Aussitôt surgissent les images de liesse collective, associées, dans un délicieux folklore, aux premiers congés payés. Ces représentations nous émerveillent parce que rien n’est photogénique comme la joie.


Les partisans du Front populaire avaient le désir de conjurer la tragédie. « Nous avons profité du jour de la Pentecôte pour accrocher les œufs de Pâques de la Saint-Barthélemy dans l’arbre de Noël du Quatorze Juillet cela a fait mauvais effet », remarque Jacques Prévert dans un poème. Il est vrai que les périls ne manquaient pas : guerre civile en Espagne, antisémitisme virulent, volonté de remplacer la République par un régime autoritaire, désir à peine voilé, pour certains, d’associer la France à l’Allemagne nazie,
à l’Italie fasciste.


Au-delà de l’évocation d’un grand événement de notre histoire, ce numéro spécial aimerait faire toucher du doigt la complexité, politique, sociale et culturelle, d’une épopée. Non pour en dire les « ombres » – une expression qui tourne au cliché – mais pour en souligner les fragilités.


Les Français d’aujourd’hui n’ont plus grand-chose en commun avec ceux de l’été 36. Mais chacun pourra tirer de cette aventure des leçons pour demain. « No pasaran », disaient les Catalans.

http://reforme.net/journal/%5Breforme-numero-publication%5D/evenement/editorial/relire-histoire

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