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HISTOIRE DE FRANCE,HISTOIRE,POLITIQUE ET PROTESTANTISME

Festival de Cannes : coup de cœur pour "Paterson", de Jim Jarmusch,reforme,couples,film,

26 Mai 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #reforme, #protestants, #femmes, #couples, #amours, #film

"PATERSON", DE JIM JARMUSCH, AVEC ADAM DRIVER ET GOLSHIFTEH FARAHANI© MARY CYBULSKI
CINÉMA/DVD 17 MAI 2016
Auteurs
Jean-Michel Zucker
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Festival de Cannes : coup de cœur pour "Paterson", de Jim Jarmusch


De grandes déceptions et quelques belles découvertes pour Jean-Michel Zucker, envoyé spécial au Festival de Cannes.


Les festivaliers arpentent fébrilement la Croisette pour essayer de combler leur boulimie d’images animées. Des satisfactions, nombreuses certes, mais aussi des frustrations, lorsqu’une longue attente de deux heures ne permet pas d’accéder à la séance convoitée.


Dans la Compétition, la journée du lundi de Pentecôte a été dominée d’assez haut par le remarquable Paterson de Jim Jarmusch. Il faut être un très grand réalisateur pour se permettre, à une époque où les médias, l’argent, le sexe, les paillettes et la musique assourdissante tiennent le haut du pavé d’écrire un film si apaisé, si tendre, si quotidien, si poétique, mais si merveilleusement authentique.


La vie comme elle passe


Inspiré et toujours décalé, Jarmusch nous offre le récit d’une semaine de la vie du couple que forment le jeune chauffeur de bus et poète Paterson et Laura, la ravissante Golshifteh Farahani, actrice de Syngué sabour d’Atiq Rahimi et de My Sweet Pepper Land d’Hiner Saleem. Il n’y a pas de scénario, mais il y a la vie comme elle passe et c’est tout simplement magique. Le contenu et le ton des deux autres films est beaucoup plus prosaïque.





Dans Mal de pierres, Nicole Garcia donne une nouvelle version à l’écran d’une madame Bovary issue de la petite bourgeoisie agricole. Le film, de facture très classique, ne convainc ni par son scénario trop convenu, ni par le jeu conventionnel des acteurs.


Loving, de Jeff Nichols, est l’évocation d’une lutte particulièrement chaude aux États-Unis pour le mariage interracial et le droit de mettre au monde des enfants métis. Le film retrace sobrement, mais de façon un peu plate et sentimentale, l’aventure authentique du maçon blanc Richard Loving et de Mildred, sa femme de couleur. Derrière des images ternes, une musique sirupeuse, et des personnages bien fades nous cherchons vainement le réalisateur de Mud.


Les stigmates de l’horreur


À "Un certain regard", il faut signaler l’intérêt du second long métrage prometteur de Boo Junfeng, un réalisateur singapourien : Apprentice est un drame psychologique, assez prenant, qui élucide l’étrange vocation pour le quartier de haute sécurité d’une prison d’un jeune fonctionnaire rattrapé par son passé.


Enfin, le Festival s’est honoré en accueillant le chaleureux réalisateur tchadien Mahamat-Saleh Haroun qui présentait son dernier film, un témoignage documentaire émouvant, Hissein Habré, une tragédie tchadienne. Accompagné par le président de l’association des victimes, l’auteur va à la rencontre des rescapés des exactions et des tortures de ceux qui portent dans leur chair les stigmates de l’horreur. Une horreur qu’explore pour sa part au Cambodge Rithy Panh, dont le dernier film, Exil, méditation sur l’absence et la solitude intérieure, a été projeté en début de festival.


Extrait d'Exil, de Rithy Panh :

http://reforme.net/une/culture/cinemadvd/62548-cannes-cite-cinema-tourne-maintenant-a-plein-regime

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