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HISTOIRE DE FRANCE,HISTOIRE,POLITIQUE ET PROTESTANTISME

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12 Mai 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #protestants, #histoire de france, #histoire, #politiques, #extreme droite, #racisme

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Auguste Scheurer-Kestner
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Scheurer.
Auguste Scheurer-Kestner
Auguste Scheurer-Kestner.jpg
Auguste Scheurer-Kestner


Fonctions
Sénateur inamovible
Député à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés
Sénateur de la Troisième République (d)
Biographie
Naissance
11 février 1833Voir et modifier les données sur Wikidata
MulhouseVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès
19 septembre 1899Voir et modifier les données sur Wikidata (à 66 ans)
Bagnères-de-LuchonVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
FrançaisVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Homme politique, chimisteVoir et modifier les données sur Wikidata
Frère
Jules ScheurerVoir et modifier les données sur Wikidata
modifier - modifier le code - modifier WikidataDocumentation du modèle
Auguste Scheurer-Kestner, né à Mulhouse (Haut-Rhin) le 11 février 18331 et mort à Bagnères-de-Luchon (Haute-Garonne) le 19 septembre 1899, est un chimiste, un industriel, un protestant et un homme politique alsacien.


Il était l’oncle par alliance de l'épouse de Jules Ferry2.


Il fut directeur de la première industrie française uniquement consacrée à la chimie Thann et Mulhouse située à Thann.


Républicain, opposant à l'Empire de Napoléon III, il fut élu député du Haut-Rhin le 2 juillet 1871 et devint sénateur inamovible le 15 septembre 1875. Vingt ans après, il était le dernier représentant de l'Alsace française au Parlement.


Ami très proche de Georges Clemenceau et de Léon Gambetta, il fournit à ce dernier une partie des fonds nécessaires à la publication de La République française, journal qu'il dirigea de 1879 à 1884.


En 1894 Scheurer-Kestner, premier vice-président du Sénat, était considéré comme une autorité morale en politique.


Son frère, Jules Scheurer, resté en Alsace sous occupation allemande, fut sénateur du Haut-Rhin de 1920 à 1927.


Sommaire [masquer]
1 L'affaire Dreyfus
2 Hommages à Scheurer-Kestner
3 Notes et références
4 Voir aussi
4.1 Bibliographie
4.2 Liens externes
L'affaire Dreyfus[modifier | modifier le code]


Scheurer-Kestner vu par le caricaturiste antidreyfusard Charles Léandre au tournant de l'affaire Dreyfus fin 1897.
Légende : « M. Scheurer-Kestner ou un crâne sous une tempête.
Que nous réserve la fin de ce tracas ?
Dreyfus est-il Judas ? Scheurer est-il Gribouille ?
Kestner est-il Voltaire et Dreyfus un Calas ?
On attend le secret de l'auteur de Pot-Bouille. »
Publié dans Le Rire, 18 décembre 1897.
Le 13 juillet 1897, Louis Leblois, l'avocat du lieutenant-colonel Picquart, l'informe en détail de l'affaire Dreyfus.


Au départ, il ne doute pas de la culpabilité de Dreyfus, mais il écrit dans son journal qu'il sent « quelque chose de vague et de douloureux »3.


Après l'intervention de Bernard Lazare, qui tente de vaincre ses hésitations en 1897, cet homme « passionnément épris de justice » (Mathieu Dreyfus), qui se considérait comme le protecteur de tous les Alsaciens de France, a multiplié les entretiens pour tenter de se faire une opinion sûre.


Scheurer-Kestner va désormais défendre l'innocence du capitaine auprès du ministre de la guerre, Jean-Baptiste Billot, et auprès du président de la République, Félix Faure.


Le 26 novembre 1897, par l'intermédiaire de son avocat Me Jullemier, Madame de Boulancy, cousine et ancienne maîtresse de Ferdinand Walsin Esterhazy, qui a décidé de se venger de son amant et débiteur, fait parvenir à Scheurer-Kestner les lettres de l'officier, dont la fameuse « lettre du uhlan ».


Scheurer-Kestner montre la lettre au général de Pellieux, commandant militaire de la Place de Paris, chargé de l'enquête administrative sur Esterhazy. Une perquisition chez Madame de Boulancy a lieu dès le 27 ; le Figaro publie la lettre le 28, éclairant l'opinion sur les sentiments qu'Esterhazy porte à la France et à son armée.


Scheurer-Kestner se persuade de la culpabilité d’Esterhazy après les confidences de maître Louis Leblois, ami de Picquart, alsacien aussi. Scheurer-Kestner communique confidentiellement ses certitudes au président de la République Félix Faure, au président du Conseil et rend une visite aussi vaine au général Billot, ministre de la Guerre. Prenant en main la cause de la révision, il contacte Joseph Reinach, entraîne Clemenceau et en novembre 1897, il publie dans Le Temps une lettre ouverte où il affirme l'innocence de Dreyfus.


En compagnie de maître Leblois, il expose l’affaire à Émile Zola, qui prend sa défense dans le Figaro quelques jours plus tard. Scheurer-Kestner n’a en effet reçu aucun appui de ses amis politiques. Le débat ayant été rendu public par Mathieu Dreyfus, il est violemment attaqué, traité d’« industriel allemand », de « boche », etc.


En décembre 1897, il interpelle le Sénat sur le refus de révision du procès, déclarant : « la vérité finit toujours par triompher ».


Mais Scheurer-Kestner ne parvient pas à convaincre ses collègues du Sénat de mener avec lui le combat de la réhabilitation du capitaine : le 13 janvier 1898, il n'obtient que 80 voix sur 229 votants lorsqu'il se représente à la vice-présidence.


Il a incarné les espoirs dans la légalité et la justice du gouvernement de la République et a toujours recommandé la patience et la prudence, désapprouvant notamment le coup d'éclat d'Émile Zola (J'Accuse).


Rongé par un cancer de la gorge, il suit la révision du procès de sa chambre de malade. Il meurt le 19 septembre 1899 jour de la signature de la grâce de Dreyfus par Émile Loubet.


De la correspondance d'Auguste Scheurer-Kestner est conservée aux Archives nationales sous la cote 276AP4


Hommages à Scheurer-Kestner[modifier | modifier le code]
On cite les derniers mots des condoléances adressées par Clemenceau à sa veuve :


"...lui regardait la vie dans les yeux".




Monument à Auguste Scheurer-Kestner par Jules Dalou, Jardin du Luxembourg, Paris
13 juillet 1906 : hommage du Sénat à Auguste Scheurer-Kestner.
11 février 1908 : le Sénat inaugure le monument posthume de Jules Dalou à la mémoire de Scheurer-Kestner dans le jardin du Luxembourg.
19 mars 2007 : près d'un siècle après le dernier hommage, trois délégations des lycées Marie Curie de Sceaux, Racine de Paris et Scheurer-Kestner de Thann sont rassemblées pour exposer et débattre l'Affaire Dreyfus.
Son nom a été donné :


au Lycée d'enseignement général et technologique de Thann ;
à une rue de Thann - Allée Scheurer-Kestner ;
à une rue de Mulhouse, sa ville natale5 ;
à une rue de Belfort, ville située dans le Haut-Rhin avant l'annexion de l'Alsace ("rue Auguste Scheurer-Kestner") ;
à une rue de Saint-Étienne, préfecture du département de la Loire ;
à une place de Colmar (Haut-Rhin) ;
On trouve également des "Rue Scheurer-Kestner" à Asnières-sur-Seine; Caudebec-lès-Elbeuf; Denain; Poitiers et Tours; une "Allée Scheurer-Kestner" à Suresnes et une "Rue Auguste Scheurer-Kestner" à Rennes


Notes et références[modifier | modifier le code]
↑ Mulhouse, Naissances, 1828-1837 Archives Départementales Du Haut-Rhin [archive]
↑ Auguste Scheurer [archive] Lycée Scheurer Kestner à Thann
↑ Mémoires d'un sénateur dreyfusard [archive] par Auguste Scheurer-Kestner (1988)
↑ Archives nationales [archive]
↑ Ironiquement, cette rue, située dans le "Quartier des Juristes" est séparée de la "Rue du Capitaine Alfred Dreyfus" par le bâtiment du Tribunal d'Instance.
Voir aussi[modifier | modifier le code]
Bibliographie[modifier | modifier le code]
Sylvie Aprile, Auguste Scheurer-Kestner (1833-1899) et son entourage : étude biographique et analyse politique d'une aristocratie républicaine, Thèse d'histoire sous la direction d'Adeline Daumard, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, 1994.
Joseph Reinach, Histoire de l'Affaire Dreyfus.
Auguste Scheurer-Kestner, Mémoires d'un sénateur dreyfusard (Présentation et notes d'André Roumieux, préface d'Alain Plantey), Strasbourg, Bueb & Reumaux, 1988.
Jean-Denis Bredin, L'Affaire, Paris, Fayard/Julliard, 1993.
Philippe Oriol, L'Histoire de l'affaire Dreyfus de 1894 à nos jours, Les Belles Lettres, 2014.
Daniel Stehelin et Léon Strauss, « Daniel Nicolas Auguste Scheurer-Kestner », in Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne, vol. 33, p. 3426
Liens externes[modifier | modifier le code]
Sur les autres projets Wikimedia :
Auguste Scheurer-Kestner, sur Wikimedia Commons
Site de la Société internationale d'histoire de l'affaire DreyfusNotices d'autorité : Fichier d'autorité international virtuel • International Standard Name Identifier • Bibliothèque nationale de France • Système universitaire de documentation • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • WorldCat


« Auguste Scheurer-Kestner » (Biographies alsaciennes avec portraits en photographie, série 1, A. Meyer, Colmar, 1884-1890, 4 p.)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Auguste_Scheurer-Kestner

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