Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
HISTOIRE DE FRANCE,HISTOIRE,POLITIQUE ET PROTESTANTISME

Marguerite de Witt-Schlumberger,protestante,femmes,feministes,histoire,histoire de france,

6 Avril 2016 , Rédigé par hugo Publié dans #protestants, #histoire de france, #histoire, #femmes, #feminisme

Marguerite de Witt-Schlumberger
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Schlumberger.


Cet article est une ébauche concernant le protestantisme.
Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.


Marguerite de Witt-Schlumberger
Marguerite de Witt-Schlumberger, née le 20 janvier 1853 à Paris1 et décédée le 23 octobre 1924 au Val-Richer (Saint-Ouen-le-Pin,Calvados)2 est une féministe française qui fut présidente de l'Union française pour le suffrage des femmes. Elle marqua aussi de sa forte personnalité la dynastie d'industriels protestants alsaciens, les Schlumberger.


Sommaire [masquer]
1 Biographie
1.1 Famille
1.2 Philanthropie et féminisme
2 Écrits
3 Notes et références
4 Voir aussi
4.1 Articles connexes
4.2 Bibliographie
4.3 Liens externes
Biographie[modifier | modifier le code]
Famille[modifier | modifier le code]
Elle est la fille de Conrad de Witt, maire de Saint-Ouen-le-Pin puis député du Calvados, et de Henriette Guizot, elle-même fille de François Guizot, académicien, homme politique français et ministre de Louis-Philippe.


Marguerite et sa sœur Jeanne sont éduquées3 par leur mère, femme de lettres de lettres4 et philanthrope5, au milieu de leurs cousins et cousines. La demeure familiale du Val-Richer voit se côtoyer les familles de Witt-Guizot, mais également la famille de Broglie ou celle du britannique lord George Hamilton-Gordon, comte d'Aberdeen.


Le 30 juin 1876, Marguerite de Witt épouse à Paris Paul Schlumberger, issu d'une famille d'industriels dont l'ancêtre Nicolas Schlumberger a fondé au début du XIXe siècle une filature de coton. Ils ont cinq fils et une fille qui naissent à Guebwiller : Jean (fondateur de la NRF), Conrad (1878-1936), Daniel (tombé au champ d'honneur en 1915), Marcel (1884-1953), Maurice et Pauline. Installés en Alsace annexée par les Allemands, la famille est consciente qu'à 15 ans, les garçons doivent s'inscrire sur les listes militaires allemandes ou s'exiler. À partir de 1893, les enfants quittent l'Alsace pour s'installer chez leur grand-mère Henriette de Witt-Guizot. Malade, celle-ci doit accepter l'aide financière de son gendre Paul Schlumberger pour faire face aux dettes de son mari.


Conrad et Marcel se firent connaître par leurs inventions liées à la géophysique et au pétrole.


Elle est inhumée, comme le reste de la famille, au cimetière de Saint-Ouen-le-Pin dans le Calvados, où se trouvait la propriété de François Guizot. Elle est l'ancêtre des entrepreneurs Nicolas Seydoux, Jérôme Seydoux et Michel Seydoux.


Philanthropie et féminisme[modifier | modifier le code]
Marguerite et Jeanne participent activement aux œuvres philanthropiques de leur mère. En 1865, un ouvroir pour jeunes filles est créé au Val-Richer, puis cinq ans plus tard une salle d'asile pour les enfants. Pendant vingt ans, Henriette de Witt travaille comme visiteuse des prisonnières protestantes par le biais de l'Œuvre des détenues libérées de la prison de Saint Lazare6. Marguerite de Witt-Schlumberger prend la suite de sa mère et préside l'Œuvre de Saint-Lazare, devenue en 1891 le Patronage des femmes libérées. L'association est reconnue d'utilité publique par décret du 28 janvier 1907.


Écrits[modifier | modifier le code]
Le rôle des femmes de pasteurs en France pendant la guerre, Librairie Fischbacher, Paris, 1917
Notes et références[modifier | modifier le code]
↑ Acte de mariage, Archives de Paris
↑ http://www.archivesdufeminisme.fr/article.php3?id_article=53 [archive]
↑ Selon Catherine Coste, Henriette de Witt-Guizot "leur montra qu'une femme pouvait s'intéresser à la vie de l'esprit et gagner de l'argent pour faire vivre les siens, tout en remplissant le rôle que la société de l'époque lui assignait". Catherine Coste in François Guizot, Lettres à sa fille Henriette (1836-1874), 2002.
↑ Henriette et Pauline Guizot, Guizot.com, consultable sur http://www.guizot.com/fr/famille/enfants-de-guizot/henriette-pauline/ [archive]
↑ Henriette de Witt-Guizot fait partie des fondatrices de l'Œuvre des détenues libérées de Saint-Lazare.
↑ Catherine Coste, op. cit.
Voir aussi[modifier | modifier le code]
Articles connexes[modifier | modifier le code]
Frères Schlumberger
Droit de vote des femmes
Bibliographie[modifier | modifier le code]
Anne Cova, Maternité et droits des femmes en France : XIXe-XXe siècles, Anthropos, Paris, 1997, 435 p. (ISBN 2-7178-3261-0)
Geneviève Poujol, Un féminisme sous tutelle : les protestantes françaises, 1810-1960, Éditions de Paris, 2003, 286 p. (ISBN 9782846210317)
Liens externes[modifier | modifier le code]
(en) The Schlumberger family

https://fr.wikipedia.org/wiki/Marguerite_de_Witt-Schlumberger

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article