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HISTOIRE DE FRANCE,HISTOIRE,POLITIQUE ET PROTESTANTISME
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Jeux Paralympiques : comment les médias marquent des points ,femmes, sport ,

30 Août 2021 , Rédigé par hugo Publié dans #feminisme, #femmes, #sport

Jeux Paralympiques : comment les médias marquent des points
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L'athlète belge Joyce Lefevre lors des Jeux Paralympiques de 2016. © Belga

Tiphaine Counali
 Publié le jeudi 26 août 2021 à 11h40
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Mardi 24 août 2021, les Jeux paralympiques d'été ont démarré à Tokyo. Des sportifs et sportives en situation de handicap physique, visuel ou mental du monde entier vont s’affronter pendant deux semaines. Les athlètes sont dans les startings blocks, mais les médias, eux, le sont-ils ?


"Je crois que j’en ai marre […] car se congratuler, se dire qu’on fait du bon travail, alors pas un seul journaliste français […] n’était présent aux derniers championnats du monde de paraathlétique (sport n°1 paralympique) à Dubaï, en dit long sur nos intentions". L’année dernière, Arnaud Assoumani, un champion paralympique français s’est insurgé contre le journal sportif l’Equipe et le manque de visibilité des Jeux paralympiques. Alors que les conséquences du report des Jeux olympiques avaient été analysées dans tous les médias français, celles des Jeux paralympiques ont été reprises dans peu d’articles. La couverture médiatique des Jeux paralympiques est historiquement moins importante que celle des Jeux olympiques. Mais pourquoi une telle différence de médiatisation ?


Géraldine Letz est chercheuse en sciences de l'information et de la communication à l’université de Lorraine. Elle est spécialisée sur la question du sport et du handicap. Selon l’universitaire, la visibilité réduite des Jeux paralympiques s’explique en partie par leur émergence tardive.

La première session s’est, en effet, tenue à Rome en 1960. Un suivi médiatique s’est ensuite progressivement mis en place, mais de manière sporadique. C’est à partir des années 2010 que les médias commencent à porter un réel intérêt aux Jeux paralympiques. Davantage de moyens sont mis en œuvre pour relayer l’actualité des Jeux.

►►► Retrouvez en cliquant ici tous les articles des Grenades, le média de la RTBF qui dégoupille l’actualité d’un point de vue féministe

Deuxième frein à la visibilité médiatique de l’événement : l’aspect économique, explique Géraldine Letz. Les Jeux olympiques et paralympique s’inscrivent dans une logique de sport spectacle, par conséquent, les médias investissent de l’argent et attendent qu’il y ait un retour sur investissement. Les industries médiatiques craignent un désintérêt du public, du fait du manque de connaissance sur certaines disciplines ou du manque de connaissance sur le handicap. Pour la chercheuse, la problématique centrale des médias est : "Comment mettre en avant des corps qui ne répondent pas aux moules normatifs de la société ?". L’enjeu est de permettre une visibilité "accessible et compréhensible par tous".

Trouver l’angle juste 
Autre enjeu médiatique : mettre en scène et filmer les personnes en situation de handicap sans tomber dans le pathos. "Lorsqu’on voit des reportages à la télévision, ça peut vite aller dans le pathos si le handicap fait suite à un accident", détaille l’universitaire. Pour les Jeux de Londres en 2012, le Royaume-Uni a décidé de filer la métaphore du super-héros. Avec la chaîne publique Channel 4, le pays a organisé une campagne de publicité massive sur la thématique “Meet the Superhumans”.

En 2016, le modèle est repris pour les Jeux de Rio en ajoutant une ouverture sur la vie quotidienne. Pour la chercheuse, l’objectif est de montrer "que l’approche capacitaire n’est pas seulement dans le stade, mais que l'athlète est une personne comme une autre".


Le fait de montrer les athlètes et de les identifier avec cette étiquette de héros permet de créer un modèle compréhensible par tous. "On connait tous un super-héros ou une super-héroïne et on sait ce que ça cache derrière, sur les blessures et la vie stigmatisée". Mais la métaphore est ambigüe : elle permet certes une identification du public aux athlètes, cependant cela réduit les sportifs en situation de handicaps à ce statut. "Les athlètes avec qui j’ai discuté ne se considèrent pas comme des super-héros. Ils veulent être considérés comme des athlètes à part entière. Comme les athlètes valides, ils s’entraînent dur, sans forcément avoir les mêmes moyens derrière". 

Guillaume Gobert, le porte-parole du Belgian paralympic commitee (BPC) pointe également du doigt une couverture parfois inégalitaire des sportifs. "On voit que si l’athlète n’est pas connu, beaucoup dépend de son histoire : d’où il a eu son handicap etc. Si l’histoire n’est pas très spectaculaire, il est vite moins intéressant".

Le communicant se souvient de Marieke Vervoort. "L’athlète avait une histoire particulière, et donc des performances qui n'étaient peut-être pas importantes pour elle étaient médiatisées comme si elle avait gagné le championnat du monde". Le BPC prépare et envoie les athlètes aux Jeux paralympiques, aux compétitions internationales et aux championnats du monde. L’organisation s’est aussi fixée comme objectif de visibiliser le handisport en Belgique, afin que "toute personne en situation de handicap puisse pratiquer un sport à son niveau et inspirer autour de lui ou elle".

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Une visibilité accrue
En 2012, alors que les Jeux olympiques sont largement diffusés, les Jeux paralympiques fin août attirent moins les caméras. De nombreuses contestations éclatent et dénoncent le manque de couverture médiatique. "La cérémonie d’ouverture et de clôture ainsi qu’un match de cécifoot avaient été les seules diffusions sur France Télévision", précise Géraldine Letz. Pour les Jeux suivants à Rio, il y a un effort médiatique. Plusieurs centaines d’heures des Jeux sont diffusées sur la chaîne publique française.

On n’est plus pris comme des handisportifs, on est pris pour des sportifs

En Belgique, les Jeux ont commencé à être suivis à partir des Jeux de Londres, retrace Guillaume Gobert. Aujourd’hui, il remarque une vraie évolution dans la couverture des Jeux. Les moyens mis en place augmentent : on envoie davantage de journalistes. "On voit une très grande différence entre Londres [...] et Tokyo. La dernière update, c’est qu’on aura huit équipes de télévision à Tokyo".

Les dispositifs mis en place par les médias aussi ont évolué. " La RTBF va faire des directs chaque jour, pendant plusieurs heures. La VRT prépare plusieurs directs en télévision et en ligne. [...] Ils font beaucoup plus qu’avant". Le porte-parole remarque également une meilleure médiatisation du handisport en dehors des périodes de Jeux. Bien qu’en télévision, cela soit encore rare, de plus en plus de directs en ligne diffusent des compétitions de handisport.

Joachim Gérard, est classé troisième au ranking mondial de tennis en chaise. En août, il participera aux Jeux paralympiques pour la quatrième fois. Avoir de la visibilité médiatique est primordial pour l’athlète. "C’est un cercle vertueux. Ça me permet d’avoir des sponsors, les sponsors permettent d’avoir de l’argent, l’argent permet d’avoir des résultats et les résultats permettent d’avoir de la médiatisation".

Comment mettre en avant des corps qui ne répondent pas aux moules normatifs de la société ?

Mais ce même cercle peut devenir vicieux : sans médiatisation, il y a un accès plus difficile aux sponsors. Il a observé l’évolution de sa couverture médiatique et celle du handisport. "On n’est plus pris comme des handisportifs, on est pris pour des sportifs. On voit le changement dans les médias mais aussi dans le regard des spectateurs". Satisfait de sa médiatisation, il déplore tout de même un manque d’intérêt pour le handisport plus largement. "Je pense que la couverture médiatique pourrait être beaucoup plus répandue à d’autres athlètes qui ont d’aussi bons ou de meilleurs résultats que moi. Sur ce point, je suis déçu. La médiatisation s’arrête à un ou deux sportifs, alors que tous le mériteraient". 

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Joachim Gérard, joueur de tennis en chaise, participe à ses 4èmes Jeux Paralympiques à Tokyo © Tous droits réservés
Et les femmes ?
Une étude de l’UNESCO en 2018 révèle qu’en sport, les femmes ne reçoivent que 4% de la couverture médiatique. Les Jeux olympiques est l’un des rares moments où les sportives valides font la une. Mais quelle une !

Le rapport montre également que leur médiatisation est stéréotypée et sexiste. Les articles se focalisent sur leur apparence et leur vie privée. Ils valorisent le physique des sportives au détriment de leurs performances. Cette couverture complique l’héroïsation de ces athlètes. Les termes les plus souvent associés aux sportives valides dans les médias sont "âgée", "enceinte" ou "mariée", selon une étude de Cambridge de 2016 sur les médias anglophones. Quant aux hommes, ce sont les termes "fort", "grand" ou "rapide".

On joue encore un peu sur les clichés attachés au corps féminin. On joue sur l’érotisation du corps féminin, sur la féminité. L’image de la mère aussi. Les articles et les photos vont s’attacher à ça

Les para-athlètes féminine cumulent les problématiques médiatiques liés à leur statut de femme, ainsi que ceux liés à leur statut d’athlète en situation de handicap. A l’instar des athlètes paralympiques hommes, ces sportives sont sujettes à une visibilité médiatique moindre ; et comme les athlètes valides femmes, elles rencontrent une couverture médiatique centrée sur leur vie quotidienne et leur physique.

Pour Géraldine Letz, "on joue encore un peu sur les clichés attachés au corps féminin. On joue sur l’érotisation du corps féminin, sur la féminité. L’image de la mère aussi. Les articles et les photos vont s’attacher à ça. Pour beaucoup d’athlètes avec prothèse, on est dans la mise avant de la féminité. Dans les photos, la prothèse est soit façonnée de façon artistique ou soit gommé par la mise en scène".

La chercheuse a étudié le cas de Marie-Amélie Lefur, para-athlète et aujourd’hui présidente du Comité paralympique et sportif français. Elle explique que la sportive "avait un tatouage papillon sur le ventre et de nombreuses photos étaient centrées sur ça". Mais l’universitaire convient que l’érotisation de l’athlète est moins présente depuis les Jeux de Tokyo.

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© Tous droits réservés
Catherine Vanden Perre est productrice dans la section sport de la RTBF. Elle explique qu’en termes de couverture médiatique, effectivement le média "est un peu en déficit de diversité. On couvre cérémonie d’ouverture, de clôture et des directs, mais il faut avouer qu’il y a peu de femmes dans les élites paralympiques. Celle qui a le plus de chance de médaille, c’est Michèle George et elle évidemment on va couvrir". Deux directs sont prévus pour la cavalière handisport.

Au total, 32 athlètes belges prendront part à ses Jeux paralympiques 2020 durant une semaine et demie. Et la première médaille a été décrochée pour la Belgique ce jeudi  : dans le contre-la-montre (1000 mètres) en tandem pour les malvoyantes, Griet Hoet et sa pilote Anneleen Monsieur décroche le bronze en cyclisme sur piste.

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Une logique d’entraide 
Une meilleure visibilité du handisport est primordiale parce que le sport est "vecteur d’intégration", conclut Géraldine Letz. Cela permet de faire une place dans la société à des personnes stigmatisées ou mises à part. 

Le BPC voit les Jeux paralympiques comme une vitrine. C’est l’occasion pour les athlètes de changer la perception des personnes en situations de handicap. L’objectif n’est pas de faire rivaliser Jeux olympiques et paralympiques. Géraldine Letz affirme que l’idée est "de jouir du statut des Jeux olympiques, pour avoir la même dynamique aux jeux paralympiques". On remarque en Belgique que les sports populaires chez les valides pendant les Jeux olympiques, comme l’athlétisme ou le cyclisme, sont des sports de plus en plus suivis au niveau paralympique. 

Le porte-parole du BPC va plus loin. "Les sports valides aident à développer le sport pour tous et le sport paralympique de haut niveau. […] L’inclusion est devenue importante au niveau du sport valide. Dans la politique et dans les structures, il y a de plus en plus une intégration du handisport. Par conséquent, il y a de plus en plus de possibilités pour les personnes en situation de handicap de trouver un sport qu’elles aiment, près de chez eux".

Jeux paralympiques : un autre regard !

Jeux paralympiques : revivez les meilleurs moments de la 1ère journée


Cet article a été écrit dans le cadre d'un stage au sein des Grenades-RTBF.

Si vous souhaitez contacter l’équipe des Grenades, vous pouvez envoyer un mail à lesgrenades@rtbf.be

Les Grenades-RTBF est un projet soutenu par la Fédération Wallonie-Bruxelles qui propose des contenus d’actualité sous un prisme genre et féministe. Le projet a pour ambition de donner plus de voix aux femmes, sous-représentées dans les médias.


https://www.rtbf.be/info/dossier/les-grenades/detail_jeux-paralympiques-comment-les-medias-marquent-des-points?id=10830075

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Projet de loi et décision sur l’avenir des migrants,lois,politiques,

18 Mars 2018 , Rédigé par hugo Publié dans #lois, #politiques, #france, #societe

 Projet de loi et décision sur l’avenir des migrants

 21 février 2018  MAJ 21/02 14:50  Claire Bernole  Nathalie Leenhardt 0
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JE M'ABONNE
Conseil d’Etat, engagement d’association protestante et décryptage du projet de loi, quelques brèves concernant les migrants et leur avenir sur le sol français.
La Cimade décrypte le projet de loi
Ce 21 février, le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, devait présenter en Conseil des ministres le nouveau projet de loi Asile et immigration. La Cimade analyse le texte, qu’elle qualifie de « dangereux » car il consacre « un très net recul pour les droits des personnes étrangères en France ». Jean-Claude Mas, secrétaire général de La Cimade, dénonce dans un communiqué publié le 19 février le manque de concertation réelle du ministère avec les acteurs associatifs de terrain et demande le retrait du projet de loi. N. L.
lacimade.org
Pas de décision pour la circulaire
Le Conseil d’État (photo) n’a pas statué définitivement sur l’avenir de la circulaire du 12 décembre 2017. Il refuse toutefois de la suspendre et vient de publier une ordonnance qui en fixe l’interprétation, rappelant notamment que le recensement ne peut se faire que sur la base du volontariat. Compte tenu de ces indications, la condition d’urgence à laquelle est soumise une mesure de suspension n’est pas remplie. C. B.
La Miss’ Pop’ s’engage
Dans un communiqué du 17 février, la Mission populaire évangélique de France (MPEF) exprime son inquiétude et son indignation quant à la façon dont sont traités les demandeurs d’asile, en particulier les jeunes étrangers isolés. Alors que l’avenir de la circulaire Collomb reste à trancher, le comité national des MPEF invite « les membres de ses fraternités, des diverses Églises avec lesquelles la Mission populaire collabore et tous les citoyens de ce pays à s’engager davantage encore dans toutes les initiatives, légales ou non, qui permettront de les protéger, les accueillir et les soutenir ».  C. B.
www.missionpopulaire.org

https://www.reforme.net/actualite/societe/projet-de-loi-decision-concernant-migrants/
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"La plupart des aventures extraconjugales sont repérées sur le portable du conjoint" - © RAWPIXEL.COM / UNSPLASH Les multiples facettes de la jalousie,couples,amours,

18 Mars 2018 , Rédigé par hugo Publié dans #article femmes hommes,, #couples, #amours

 
Accueil / Les multiples facettes de la jalousie
 
"La plupart des aventures extraconjugales sont repérées sur le portable du conjoint" -  © RAWPIXEL.COM / UNSPLASH
Les multiples facettes de la jalousie
 26 février 2018  MAJ 26/02 10:44  Fanny Bijaoui 0
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JE M'ABONNE
Au cœur des relations humaines, la jalousie serait le sentiment le mieux partagé. Refoulée ou assumée, elle continue d’animer les cœurs et de faire des victimes en revêtant les habits de la modernité.
Faites-en l’expérience : demandez à des proches, s’ils sont, ou ont été, jaloux de leur conjoint, leur collègue ou leurs amis. Il y a fort à parier qu’ils vous jureront la main sur le cœur que cette émotion leur est étrangère. Pas étonnant, tant cette affection est, dans l’inconscient collectif, attachée au vocabulaire de la honte et de la rancœur.
Et pourtant, ce sentiment vieux comme l’humanité, trouve son premier réceptacle dans l’enfance. « La jalousie est un ressenti parfaitement normal qui se forge dans la fratrie, indique le psychiatre Robert Neuburger. Le sentiment apparaît lorsqu’un frère ou une sœur arrive…et il y a de quoi ne pas être ravi d’avoir un concurrent ! L’aîné aimerait rester seul pour ne pas avoir à partager l’amour de ses parents. Parfois, il l’exprime de manière claire et lucide. »
À l’instar de Mila, petite Niçoise de 8 ans et troisième d’une famille de cinq enfants qui, lors d’un repas chez un couple d’amis de ses parents, lance tout de go : « Elle a de la chance votre fille, elle est toute seule ! »
Fraternités bibliques
Mais attention, souligne le docteur, un enfant unique peut aussi être jaloux de l’intérêt que porte son papa à sa maman et vice versa. Bref, seul ou en tribu, on n’échappe pas à ce sentiment qui, loin d’être exclusivement stérile, contribue à forger le caractère.
La Bible ne s’y est pas trompée en relatant de nombreux épisodes de jalousies fraternelles, au premier rang desquels Caïn et Abel. Pour Hervé Ott, théologien de formation et consultant en Approche et transformation constructives des conflits (ATCC), derrière la jalousie de Caïn se cache un profond sentiment d’injustice qu’il faut reconnaître. « Le texte dit que Dieu a pris en considération l’offrande d’Abel, un premier-né de son troupeau, et refusé celle de Caïn qui offre des produits du sol. Ce dernier se sent déconsidéré et se laisse gagner par un sentiment d’injustice lié à la frustration du besoin de reconnaissance. De là découlent la jalousie puis le meurtre fatal. Le texte montre bien que ce désir mimétique est le moteur de la créativité, mais aussi d’une violence destructrice. »
Une rivalité fraternelle que l’on retrouve chez Jacob et Esaü et Joseph et ses frères. Avec un message clair : faute de l’exprimer par la parole, la jalousie peut ronger et pousser à l’irréparable. D’autant qu’en grandissant, ce sentiment peut être réveillé par les frustrations de la vie.
À en croire Carolina Costa, pasteure de l’Église protestante de Genève, nous passons tous par des moments de jalousie car nous sommes des êtres habités et incarnés. « Le mouvement naturel de l’humain, plutôt que de chercher ce qu’il n’a pas en lui, préfère désirer ce qu’a l’autre. Nous vivons comme si tout nous manquait et que nous devions chercher à l’extérieur. Notre société exacerbe ce sentiment de manque et de jalousie qui commence dès l’enfance. » Faute d’école de l’humanité, elle invite chacun à apprendre à découvrir ses forces et ses richesses plutôt que d’avoir les yeux rivés vers autrui. « C’est ce que j’essaye d’inculquer à ma petite fille, même si ce n’est pas toujours facile ! »
Quand l’amour s’emmêle
Cette trentenaire dynamique, qui accompagne les couples dans leurs projets de vie à deux, s’est également formée à la thérapie relationnelle Imago, développée aux États-Unis dans les années 80 et fondée sur la compréhension de la dynamique du couple. « On sait que la jalousie au sein d’un couple vient souvent d’un besoin qui, dans l’enfance, n’a pas été honoré, celui d’explorer. En cause, des parents anxiogènes ou à l’inverse trop permissifs. J’essaye donc de donner aux couples des méthodes pour les aider à communiquer et à prendre conscience de leurs blessures d’enfant. Car toutes leurs mécaniques d’adultes proviennent de ces manques. »
Si la jalousie existe dans toutes les relations humaines, c’est bien dans le couple qu’elle donne la mesure de son talent. Pour autant, les psys sont formels : une petite dose de jalousie est tout à fait normale.
C’est ce que la thérapeute de couple Violaine-Patricia Galbert appelle la « jalousie positive », celle qui respecte le consentement de l’autre. « Il faut un minimum de jalousie qui laisse le partenaire libre, mais qui vous pique suffisamment pour lui dire : je tiens à toi. Sinon, c’est la marque d’un désintérêt ou d’un désamour. Cette petite jalousie met en place une certaine exclusivité, mais respecte le consentement de l’autre. » Là où le bât blesse, c’est lorsque ce sentiment devient excessif. Pour la thérapeute, dès que l’on demande au conjoint de restreindre ses relations sociales, de diminuer son périmètre d’autonomie et qu’on le place en mode « surveillance permanente », c’est que l’on est au bord de la ligne jaune. « C’est une jalousie qui va crescendo et que j’appelle pathologique ou maladive car tous ses gestes vont être interprétés comme étant une tromperie éventuelle. Et rien ne sert de jouer la transparence, cela accentue la paranoïa de la personne ! »
Des jaloux 2.0
Pour Violaine-Patricia Galbert, s’il y a toujours eu des femmes et des maris trompés, ce qui change aujourd’hui, c’est la place qu’occupent Internet, les réseaux sociaux et les outils numériques dans la sphère privée. « Avant, la rencontre entre amants était difficile car on avait peur des ragots. Aujourd’hui, cela se passe sur votre écran. Beaucoup de gens découvrent des tromperies en tombant par hasard sur des messages via Internet. Et que dire des caméras et logiciels espions vendus sur le net, mais totalement illégaux, que l’on peut placer sur une voiture ou un téléphone ! »
C’est ce qui est arrivé à Sandrine, 40 ans, commerciale à Paris. En déplacement pour un congrès, elle a eu la surprise de voir son mari sur le quai de la gare alors qu’elle ne lui avait donné ni le jour, ni l’heure de son retour. « J’ai découvert qu’il avait mis un mouchard dans mon téléphone portable ! J’ai eu la peur de ma vie car je l’ai vécu comme une effraction dans mon intimité. J’ai demandé le divorce peu de temps après. »
Robert Neuburger, thérapeute familial, confirme d’expérience que  la plupart des aventures extraconjugales sont repérées sur le portable du conjoint. « J’ai trois cas sur quatre de couples en crise à cause d’une tromperie découverte via SMS. Cela a incontestablement changé la donne. » La limite ? « Chacun doit pouvoir dire : voilà les frontières de mon intimité, je n’accepterai pas que tu regardes mes SMS ou mes mails. »
Soigner la jalousie
Difficile dans ces cas extrêmes de retisser le lien de la confiance et du respect. Pour autant, la jalousie est-elle un mal inguérissable ?
Pour Bernard Geberowicz, psychiatre et thérapeute familial, il est possible de s’en sortir, mais c’est un long travail. « Cela commence par la reconnaissance des mécanismes propres à la jalousie que sont l’anxiété, la peur de perdre l’autre et la colère. Si l’on arrive à exprimer les choses autrement que par la violence verbale, alors la respiration et la relaxation peuvent être efficaces. Mais il est plus pertinent de mener ce parcours à deux. »
En ce domaine, les psys travaillent au cas par cas tant les histoires et les chemins de vie sont singuliers. Mais devant des modèles familiaux évolutifs et aux nouvelles façons de vivre les relations amoureuses, Violaine-Patricia Galbert nous invite à repenser le couple et à envisager sa pérennité comme un « travail de nourrissage pour se rechoisir chaque jour ».
Une invitation à sublimer les valeurs de patience, de compromis, de bienveillance et de pardon.
 
À lire
On arrête… ? on continue… ?
Faire son bilan de couple
Robert Neuburger
Payot, 2017, 176 p., 12 €.

https://www.reforme.net/actualite/societe/les-multiples-facettes-de-la-jalousie/
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"La laïcité n’est pas une philosophie surplombante que l’État aurait à promouvoir " - © Edmund Vermeulen / CC BY SA via Flickr Laïcité : « Le rapport Clavreul met en péril le droit à la liberté de croyance »,religion,laicite

18 Mars 2018 , Rédigé par hugo Publié dans #religion, #laicite

 
"La laïcité n’est pas une philosophie surplombante que l’État aurait à promouvoir " -  © Edmund Vermeulen / CC BY SA via Flickr
Laïcité : « Le rapport Clavreul met en péril le droit à la liberté de croyance »
 28 février 2018  MAJ 28/02 15:54  Valentine Zuber 2
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Valentine Zuber, chroniqueuse à Réforme, porte un regard critique et inquiet sur le rapport Clavreul remis au ministre de l’Intérieur, qui présente une vision idéologique de la laïcité.
Un rapport d’une quarantaine de page intitulé « Laïcité, valeurs de la République et exigence minimales de la vie en société » vient d’être remis par son auteur, le préfet Gilles Clavreul, à son commanditaire, le ministre de l’Intérieur. Lorsque l’on connaît les prises de position publiques particulièrement engagées et les amitiés politiques entretenues par ce préfet, ancien responsable de la Délégation interministérielle à la Lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine LGBT (Dilcrah) et compagnon de route affiché de Manuel Valls, la tonalité particulièrement alarmiste de ce rapport n’étonne guère. Pas plus que ses propositions pour le moins musclées.
Valeur républicaine ?
Dès le titre, l’objectif est donné. La laïcité y est directement associée à une valeur républicaine, que l’État aurait pour mission impérative de diffuser au-delà de la sphère publique, jusqu’au sein même de la société civile, afin d’emporter l’adhésion de tous les citoyens – sans exception – à son contenu normatif voire éthique.
Faisant fi de la neutralité exigée depuis 1905 à l’État en matière de religion ou de conviction particulière, son auteur prône l’élaboration d’un « corps de doctrine » permettant de prévenir « les atteintes à la laïcité ». Cette doctrine devrait certes être enseignée aux fonctionnaires de la République, les seuls astreints jusque-là à l’exigence absolue de neutralité religieuse et politique dans l’exercice de leurs fonctions, mais aussi à tous les cadres associatifs, représentatifs de la société civile qui auraient pour mission de la relayer, en particulier auprès de la jeunesse.
Cette position de principe transforme dangereusement la tradition républicaine laïque établie lors de la loi de séparation de 1905 et constamment réitérée par la jurisprudence administrative du Conseil d’État depuis lors, dont l’antienne a toujours été qu’en matière de conviction individuelle ou collective, la liberté devait être la règle, et l’interdiction, l’exception.
Au-delà de propositions plus classiques de ce rapport, qui ne bouleversent pas la tendance actuellement à l’œuvre dans la l’organisation et la gestion de la fonction publique, à savoir le renforcement de la formation des personnels des services publics au principe de laïcité, certaines paraissent nettement plus transgressives et semblent franchir une ligne rouge. Elles mettent directement en péril le droit de chacun à une pleine et entière liberté de croyance et d’expression qui marque l’éthos indépassable de nos sociétés à la fois libérales, plurielles et démocratiques.
Ces propositions invitent en effet expressément les pouvoirs publics à conditionner leur soutien (financier ou autre) aux activités des organismes sociaux, des associations ou aux événements publics ponctuels à une allégeance affichée à des valeurs intangibles, imposées par le haut, et qu’il deviendrait impensable de nuancer ou même de contester.
Doit-on le rappeler ? La laïcité n’est pas une philosophie surplombante que l’État aurait à promouvoir, ni une religion civile dont les valeurs exclusives s’opposeraient aux autres propositions éthiques ou de sens s’exprimant dans notre société résolument plurielle.
La laïcité est un principe juridico-politique de gouvernement, exigible du seul État et de ses représentants, un cadre légal garantissant le libre débat et permettant la confrontation pacifiée des différentes opinions émanant des citoyens dans la société, avec pour seules limites le respect de la loi et de l’ordre public.
Religion politique
La multiplication des chartes de la laïcité et l’injonction d’adhésion solennelle qui est demandée dans ce rapport aux individus et aux représentants de la société civile à leur contenu met directement en péril nos libertés publiques les plus chèrement acquises. De plus, ce type de mesures – de nature toute coercitive – fragilise en retour ce beau principe démocratique et d’équilibre qu’est la laïcité.
En ciblant une fois de plus une pratique religieuse particulière, le catholicisme jadis, l’islam aujourd’hui, en entretenant les amalgames entre foi religieuse et radicalisme politique, l’idéologie anticléricale portée par ce préfet bien peu laïc se teinte – de plus – d’un racisme latent et d’un paternalisme inavoué.
Il faut donc décidément dénoncer ces tentatives abusives de neutralisation autoritaire de la société et œuvrer à démasquer cette « laïcité » dogmatique qui prend des allures de religion politique.

Mots clés Conseil d'ÉtatLaïcitéPratique religieuseRapport Clavreul

https://www.reforme.net/idees/opinions/laicite-le-rapport-clavreul-met-en-peril-le-droit-a-la-liberte-de-croyance/
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UNE FEMME À LA TÊTE DE LA PRINCIPALE EGLISE PROTESTANTE DE FRANCE,femmes,protestant,

28 Mai 2017 , Rédigé par hugo Publié dans #protestants, #religion, #femmes

Une femme à la tête de la principale Eglise protestante de FranceCapture d'écran France 3
UNE FEMME À LA TÊTE DE LA PRINCIPALE EGLISE PROTESTANTE DE FRANCE

Par Avec AFP, 27 mai 2017 | 4h44
Emmanuelle Seyboldt a été nommée à la tête de la principale église protestante de France. Une vraie révolution copernicienne. 
Cinq cents ans après la Réforme de Luther, elle est la première femme portée à la tête des luthériens et réformés français : Emmanuelle Seyboldt a été désignée, à 46 ans, présidente du conseil national de l'Eglise protestante unie de France (EPUdF), lors d'un synode à Lille. Jusqu'alors, seule l'Eglise réformée d'Alsace et de Lorraine avait été dirigée par une femme, Thérèse Klipffel (1920-2006), de 1982 à 1988.
 
«Je n'étais pas candidate, j'ai été très surprise quand j'ai été appelée à cette fonction» de présidente, confie Emmanuelle Seyboldt, pasteur à Besançon depuis 2013 pour l'EPUdF, la principale Eglise protestante française, qui revendique 250.000 fidèles engagés dans ses rangs.
 
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Emmanuelle Seyboldt @EPUdF conférence de presse "les débats sont importants en Eglise mais il faut rester frères et sœurs" @FPFoecumenisme
10:50 - 27 May 2017
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Divorcée et remariée

 
«J'y vois une cohérence de notre Eglise : depuis 1965, elle accueille des femmes pasteurs. Que plus de 50 ans après des femmes soient appelées à ce type de responsabilités, c'est la logique», juge-t-elle, abordant ses nouvelles fonctions «avec modestie et confiance», dans une «continuité» avec son prédécesseur, Laurent Schlumberger.
 
Divorcée et remariée à un pasteur d'origine allemande, cette brune à l'allure sobre assume une famille recomposée avec sept enfants, donc cinq vivent encore sous son toit. En phase avec un «protestantisme qui n'a pas peur de ce que l'époque produit», dit-elle sans en faire un étendard.
 
Née le 18 août 1970 à Lunel (Hérault), fief du protestantisme cévenol, d'une mère «communiste militante» et d'un père très engagé dans l'Eglise réformée (calviniste), Emmanuelle Carrière-Seyboldt a grandi à Saint-Etienne, avant de suivre les enseignements de l'Institut protestant de théologie à Paris et Montpellier.
 
Libérale évangélique

 
Reconnue comme pasteur en 1994, elle l'a été en Ardèche et dans l'Indre, assumant aussi des missions dans l'aumônerie hospitalière, à Poitiers, dans la presse protestante et le service de catéchèse de l'Eglise réformée de France. Avant d'être appelée aux plus hautes fonctions nationales, elle a eu des responsabilités régionales au sein de son Eglise dans l'Est.
 
Au sein d'une communion luthéro-réformée qui affiche une grande pluralité de tendances, des libéraux jusqu'aux «calvinistes orthodoxes» et aux charismatiques, Emmanuelle Seyboldt affiche une sensibilité doctrinale volontiers consensuelle. «J'aime bien me qualifier de libérale évangélique, ou d'évangélique libérale», sourit-elle, en ajoutant: «On a besoin de toutes les voix de l'Eglise».
 
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La pasteur Emmanuelle Seyboldt répond aux questions des journalistes lors de sa première conférence de presse.
10:55 - 27 May 2017
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Marquée par la lecture de l'Américain Paul Tillich, apôtre du dialogue avec la culture, la philosophie et les religions non chrétiennes, la nouvelle présidente de l'EPUdF cite aussi, parmi ses influences théologiques, Lytta Basset et Marion Muller-Colard, et leur «manière de dire leur foi près du concret, de la vie». «Comme femme, mère, peut-être est-on amenée à développer davantage une théologie «les mains dans le cambouis». Je ne suis pas une théologienne hors sol, universitaire, ce n'est pas ma façon de réfléchir», explique-t-elle.
 
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Emmanuelle Seyboldt @EPUdF conférence de presse "les débats sont importants en Eglise mais il faut rester frères et sœurs" @FPFoecumenisme
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Organiste au temple dès sa plus tendre jeunesse, elle a appris le piano, le chant, la direction de choeur et l'alto, dans une grande proximité avec la musique, notamment celle du luthérien Jean-Sébastien Bach. Comme ses trois frères et soeurs, tous devenus musiciens professionnels.
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Les Eglises d’Allemagne centrale et de Suède concluent un partenariat,protestant,

28 Mai 2017 , Rédigé par hugo Publié dans #protestants

Les Eglises d’Allemagne centrale et de Suède concluent un partenariat
La Cathédrale de Lund https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/6/68/Lund_domkyrkan2007.jpgPour pérenniser leurs liens existant depuis 1983, l’Eglise protestante d’Allemagne et le diocèse de Lund de l’Eglise luthérienne de Suède ont signé un accord, la semaine dernière.
Photo: La Cathédrale de Lund CC
Erfurt (EPD/protestinter). L’Eglise protestante d’Allemagne centrale (EKM) et le diocèse suédois de Lund ont signé un accord la semaine dernière, dans l’Eglise du château de Wittenberg. L’objectif de ce partenariat consiste à développer et pérenniser la variété des liens et des contacts déjà existants. Ce traité a été signé par l’évêque protestante d’Allemagne centrale, Ilse Junkermann, et l’évêque lundois Johan Tyrberg de l’Eglise luthérienne de Suède. Ilse Junkermann s’est réjouie du «renouvellement et du renforcement d’un attachement développé depuis 30 ans, qui se fait de plus en plus évident et gagne en stabilité».

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La consécration d’une évêque lesbienne est contraire au règlement ecclésial selon la cour de discipline de l’Eglise méthodiste unie,homophobie,

28 Mai 2017 , Rédigé par hugo Publié dans #racisme, #religion

La consécration d’une évêque lesbienne est contraire au règlement ecclésial selon la cour de discipline de l’Eglise méthodiste unie
L'évêque Karen Oliveto entourée de sa maman (gauche) et de sa compagne (droite) lors de l'audience du Conseil de discipline. ©Agence de presse méthodiste unie (UMNS)/RNS
Alors que l’Eglise méthodiste unie mène un travail de réflexion sur la place des minorités sexuelles en son sein, l’organe disciplinaire de la dénomination rappelle que l’ordination de personnes homosexuelles n’est pas conforme au règlement en vigueur.
Photo: L’évêque Karen Oliveto entourée de sa maman (gauche) et de sa compagne (droite) lors de l’audience du Conseil de discipline. ©Agence de presse méthodiste unie (UMNS)/RNS
Par Emily McFarlan Miler, RNS/Protestinter
La cour supérieure de l’Eglise méthodiste unie a tranché: consacrer comme évêque une pasteure ouvertement homosexuelle n’est pas conforme aux règles de l’Eglise. Mais dans son jugement un peu confus qui reflète le débat interne concernant la place des personnes LGBTQ au sein de la deuxième plus grande dénomination protestante aux Etats-Unis, la cour a aussi décidé que la révérende Karen Oliveto, sa première évêque ouvertement lesbienne «restait en règle». La décision a été annoncée fin avril, à la suite d’une rencontre de quatre jours à Newark dans le New Jersey.

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Découvertes intérieures et découvertes de l’autre au programme des Terreaux,protestant,

28 Mai 2017 , Rédigé par hugo Publié dans #protestants

CULTURE
Découvertes intérieures et découvertes de l’autre au programme des Terreaux
Tags: Espace culturel des Terreaux Lausanne Théâtre Musique
«Le Blues de la tortue», Compagnie ParadoxeL’ancien temple devenu théâtre a présenté sa nouvelle saison. Quinze spectacles de théâtre, musique et danse sont à l’affiche entre octobre 2017 et mai 2018. Parmi ceux-ci, on compte cinq créations.
Photo: «Le Blues de la tortue», Compagnie Paradoxe, à voir en février 2018. 
Par Joël Burri
L’Espace culturel des Terreaux a intitulé sa saison 2017-2018 «Un bateau pour le rêve», pourtant derrière ce titre onirique, c’est bien aux questions de société que le programme laisse une large place. Violence conjugale, le lobbying dans les institutions politiques, l’antisémitisme, la recherche de ses racines ou la peur de la mort sont autant de thèmes abordés dans l’un ou l’autre des 15 spectacles proposés dès la rentrée dans l’ancien temple de la rue des Terreaux, à Lausanne.
Une large place au théâtre dans ce programme, avec notamment «Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran» de et avec Eric-Emmanuel Schmitt; «L’entretien de M. Descartes avec M. Pascal le jeune»; «Un Juif pour l’exemple» ou «Les Curistes» de Patrick Lapp et Jean-Charles Simon. Mais aussi de la danse avec «Petrouchka, le clown» ou de la musique avec «Liturgie Orthodoxe— Eva Quartet» ou «Beethoven, ce manouche».
Spécificité de l’espace culturel des terreaux, dont le principal sponsor et l’Eglise évangélique réformée du Canton de Vaud, ce programme propose des réflexions plus spirituelles que ce soit au travers du théâtre «painting Luther» ou de la musique avec par, exemple, «Les 7 dernières paroles du Christ» avec le Quatuor Sine Nomine.
Avec ce vaste choix, 15 spectacles, dont 5 créations, l’Espace culturel des terreaux signe un programme qui fait voyager tout en appelant au voyage intérieur. Un subtil mélange entre découvertes de l’autre et découverte de soi même qui ne peut laisser indifférent.
Cette année encore, l’offre de ce lieu culturel est étoffée, permettant davantage de choix aux abonnés. Même s’il est un peu tôt pour parle de comptes, ce paris semble gagnant et les comptes de la saison qui s’achève s’annoncent réjouissants. «Je tire mon chapeau à toute l’équipe», souligne toutefois Jean-Chollet directeur de l’Espace culturel des Terreaux. «Il n’est plus possible de souffler entre deux spectacles. Le rythme est effréné.»
 
Saison 2017-2018
Le programme complet se trouve sur Terreaux.org
«Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran», 28, 29 septembre, 1er octobre 2017
«L'entretien de M. Descartes avec M. Pascal le jeune», 26, 27 octobre 2017
«Liturgie Orthodoxe - Eva Quartet», 2, 5 novembre 2017
«Petrouchka, le clown», 16, 17, 18, 19 novembre 2017
«Painting Luther», 30 novembre, 3 décembre 2017
«Le Lac des Cygnes», 13, 14, 15, 17 décembre 2017
«Quand je pense à Audrey Hepburn», 18, 21 janvier 2018
«Europe Connexion», 1er, 4 février 2018
«Le Blues de la tortue», 15, 18 février 2018
«Saïdou Abatcha», 1er, 4 mars 2018
«Un Juif pour l'exemple», 15, 18 mars 2018
«Les 7 dernières paroles du Christ», 30 mars 2018
«Les Curistes», 12, 13, 15, 26, 27, 29 avril 2018
«The Indian Queen», 19, 22 avril 2018
«Beethoven, ce manouche», 3, 6 mai 2018
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https://protestinfo.ch/201705268464/8464-decouvertes-interieures-et-decouvertes-de-l-autre-au-programme-des-terreaux.html

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La transmission au cœur du Jubilé de la Réforme,protestant reforme,martin luther

28 Mai 2017 , Rédigé par hugo Publié dans #protestants, #histoire, #religion, #martin luther

La transmission au cœur du Jubilé de la Réforme
MaisonLutherLors des célébrations du Jubilé de la Réforme à Eisenach, en Allemagne, le président de l’Eglise protestante a rappelé l’importance de continuer à transmettre le message de l’Evangile.
Photo: La Maison de Luther à Eisenach CC (by-sa) Robert Scarth 
Eisenach (EPD/Protestinter) - Heinrich Bedford-Strohm, le président du Conseil de l’Eglise protestante d’Allemagne (EKD), a salué l’évangélisation comme «une dimension tout à fait indispensable de l’Eglise et de la foi chrétienne». Indépendamment du fait que les autres aient ou non envie d’entendre le message d’un Dieu d’amour envers les hommes, «il serait irresponsable de négliger de parler de cet amour», a déclaré le pasteur dans un communiqué publié en marge d’un prêche au château de la Wartburg. Il a lancé avec ce culte en plein air la semaine de célébrations des «500 ans de la Réforme» qui s’est déroulée du 4 au 7 mai à Eisenach.

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https://protestinter.ch/201705228457/8457-la-transmission-au-coeur-du-jubile-de-la-reforme.html

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L’exposition universelle de la Réforme débutera le 20 mai à Wittenberg,protestant,martin luther,

28 Mai 2017 , Rédigé par hugo Publié dans #protestants, #martin luther, #histoire

L’exposition universelle de la Réforme débutera le 20 mai à Wittenberg
WittenbergL’exposition pour les 500 ans de la Réforme se déroulera en plein air, dès le 20 mai, à Wittenberg. Plus de 80 Eglises du monde entier y participeront jusqu’au 10 septembre.
Photo: Wittenberg CC (by-nc-nd) Neuwieser 
Wittenberg (EPD/Protestinter) – A partir du 20 mai, une exposition pour les 500 ans de la Réforme dans l’enceinte de la vieille ville de Wittenberg s’intéressera aux événements historiques et à leurs conséquences jusqu’à notre époque. Sept «Portes de la liberté» serviront jusqu’à la mi-septembre de surface de présentation à plus de 80 exposants. Des Eglises et des organisations issues du monde entier s’y questionneront sur les défis de notre époque et proposeront information, discussions et célébrations.

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https://protestinter.ch/201705178451/8451-l-exposition-universelle-de-la-reforme-debutera-le-20-mai-a-wittenberg.html

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